Ton Up Boys – The Wild Ones!

Ton Up Boys, Leather Boys, Rockers″Rockers″ par rapport à la musique, Leather Boys à cause des cuirs qu’ils arborent, ou encore Ton-up Boys pour ce qui est de la vitesse. Ces termes et nuances cohabitent ou fusionnent en faisant référence à une subculture où Rock’ n’ Roll et Moto occupent une place privilégiée et définissent mode de vie et phénomène social. Années 50, le Royaume Uni sort des restrictions et du rationnement liés à la seconde guerre mondiale. L’économie repart, les industries tournent à fond, il y a du travail pour tout le monde et le gouvernement accorde crédits et facilités aux forces vives de la nation, ces jeunes qui peuvent désormais s’offrir non pas des voitures mais des deux roues. La production de motos en tant que moyen de transport bon marché fait effectivement partie du nouvel essor industriel, au même titre que le développement des axes routiers nécessaires au transport des marchandises. Logiquement, il faut fournir aux transporteurs des endroits où ils peuvent se restaurer et se détendre. Ainsi fleurissent un peu partout le long des voies les Transport Café. Ces Routiers sont également vite fréquentés  par les ”Leather Boys” qui, durant le week end s’amusent à établir des records de vitesse sur des parcours reliant un Transport Cafe à un autre et ce avec un seul but:  Do The Ton, expression argotique signifiant 100 Mph, soit un peu plus de 160 Km/h. Pour tenter d’accéder à de telles performances les bécanes sont modifiées, trafiquées et allégées pour au final devenir des machines de courses, des ″Racers. Dès lors, le terme de Cafe Racer se voit appliqué aux bolides qui déboulent de ou vers les Transport Cafe, lieux de rendez-vous désormais incontournable des Ton-Up Boys. Dans le même temps, un autre facteur devient déterminant pour ce qui concerne les moeurs de cette jeunesse assoiffée de sensations fortes. La musique! Les boys deviennent accros à quelque chose venu tout droit des Etats Unis et qui les fascine, le Rock’ n’ Roll. Dans le pays, club et stations de radio ne diffusent pas encore cette musique qui n’est accessible que dans les Cafe.  Les titres qui dégueulent des Juke Box durent à peu près 3 minutes. Qu’à cela ne tienne! Une piécette dans la fente, sélection du morceau et play! Une fois dehors, coup de kick et gazzz sur un circuit prédéterminé, le but étant de revenir entier au point de départ avant la fin du disque. Ceci se passe notamment du côté de l’Ace Cafe où les ″Rockers paradent en Triumph, Norton, BSA, Royal Enfield et autres Matchless. C’est le début des Sixties et  le Père Bill Shergold, prédicateur de son état, donne sa dimension motarde au mythique Fifty Nine Club dont les 30 000 membres actuels entretiennent la tradition dans le monde entier mais loin des conflits inter bandes qui, comme ceux qui opposèrent les Mods et Les Rockers à Brighton, pourraient nuire à la réputation des clubs.

 

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