CRIT’Air – Malus Poena!

Malus Vignette CRIT'AirEn 1956 la vignette auto est imposée pour venir en aide aux personnes âgées. En 1998 la pastille verte fait le distinguo entre les véhicules polluants et ceux qui le sont moins. En 2007 arrive le dispositif de bonus-malus qui doit inciter les usagers à privilégier l’achat de véhicules ″propres″. Depuis peu c’est le diesel qui connait une augmentation constante des taxes auxquelles il est assujetti. 2017 enfin, c’est la vignette Crit’Air qu’il faut payer et afficher pour que soit clairement identifié le niveau d’agression que l’utilisateur du moteur thermique fait subir à l’environnement. Ah le monde merveilleux de l’écologie qui persuade l’individu que, si il est taxé, c’est pour son bien et celui de la planète. Honni soit le collectionneur qui refuse d’admettre qu’en roulant avec la 203 du grand père il contribue à l’augmentation du taux de mortalité des indigents trop indigents. Haro sur le modeste qui se déplace avec sa charrette d’avant 1997 en ignorant la fragile santé de sa descendance. Sus à ceux qui refusent d’exhiber le coloriage ministériel. Et pendant ce temps là?  Étonnamment, est occulté le fait qu’à une époque tout à été mis en œuvre pour favoriser le diesel aujourd’hui incriminé. Bizarrement, en France aucune sanction n’est envisagée à l’encontre des tricheries de l’industrie automobile. Malheureusement, un 4×4 commercialisé en 2015 est jugé moins polluant qu’une petite voiture mise en circulation dans les années 2000. Étrangement, le ferroutage est régulièrement glissé sous le tapis. Curieusement les 2RM ne sont pas considérés en tant que solution, même partielle, aux problèmes de circulation. Etc… Etc… Le propos ne consiste pas à nier le fait qu’il devient urgent de se préoccuper du devenir la planète. Non! Le propos relève d’un simple constat. Seules les mesures à court terme ont droit de cité. La stigmatisation se substitue à la sensibilisation, la taxation à la responsabilisation. Les incohérences sont couvertes par les agitations convulsives de caciques qui brandissent l’étendard d’une écologie fallacieuse, hypocrite et punitive. Les redevances gouvernementales ont la vie belle, à fortiori lorsqu’elles sont complexes et qu’elles renflouent les caisses. Nos dirigeants se perdent dans la multiplication effrénée de mesures invasives, de normes, de labels, sans pour autant se préoccuper des états d’âme d’un peuple qui serait en droit, pour une fois, d’arborer l’estampille du malus poena.  Gratuitement bien sûr!