Eric McFadden – AC/DC Acoustic Tribute

Eric McFadden AC/DC acoustic tributeCertes, la parodie de la jaquette du POWERAGE d’AC/DC pourrait donner envie à un cul de jatte de prendre ses jambes à son cou. Surtout pas! Tout est dans le titre. Contre toute attente le maître incontesté du Gipsy Blues se livre à un exercice quelque peu inattendu de sa part. Le guitariste américain nous offre une relecture blues de la puissance de feu du combo australien et il donne à son interprétation acoustique des arpèges, de la slide, du Jazz et même parfois des accents hispanisants. La superposition de sa voix chaude façon Tom Waits à jeun, parfois accompagnée de chœurs féminins, de tambourin, de mandoline ou de violon ajoute du feeling et du sublime à l’intensité de son jeu de guitare. Fallait oser! L’album s’ouvre sur un Hells bells superbement métamorphosé et se termine par un Ride On aux accents gospel. Entre les deux? Rock’n’roll damnation, Girls got rhythm, une sublime version jazzy de Have a drink on me,  et un You shook me all night long en version ballade brumeuse. Et puis il y a Beatin’ around the Bush, It’s a long way to the top, Sin city, Kicked in the teeth et bien sûr un Whole lotta Rosie survitaminé. Ce disque est une gageure incroyable, une  énorme surprise, une bouffée d’air pur et une baffe dans la gueule qui prouve si besoin en était que Eric McFadden est un fabuleux guitariste au mieux de sa forme quand il assène le blue grass déjanté et techniquement époustouflant de Beatin’ around the bush!

Patrick BETAILLE, décembre 2018

AC/DC – Nouvel album studio?

AC/DC nouvel albumDe source sérieuse provenant de l’entourage du groupe, AC/DC serait en train de travailler sur un nouvel album. Angus Young aurait déjà sélectionné des titres mis de côté dans les années 2000 mais exclusivement composés et joués avec son frère Malcolm décédé en 2013Rien n’a filtré quant à la date de parution du successeur de Rock or Bust mais apparemment  Phil Rudd, Cliff Williams et même Brian Johnson (un temps écarté suite à de graves problèmes d’audition et remplacé en tournée par Axl Rose) seraient en train d’enregistrer et de mixer au Warehouse studios de Vancouver.  Affaire à suivre…

Patrick BETAILLE, septembre 2018

AC/DC – Malcolm Young tire sa révérence

Décès de Malcolm Young

La guitare, ça se caresse pas, ça se cogne. C’est l’un des premiers conseils qu’ Angus reçut de la part de son frère Malcom, celui là même qui vouait à son instrument de prédilection un culte exclusif. Durant toute sa carrière avec AC/DC, Malcolm Young est resté fidèle à la Gretsch Firebird qui lui avait été offerte par Harry Vanda, partenaire de son frère aîné George au sein des Easybeats. C’est avec cette guitare vampirisée à outrance que la quasi totalité des titres d’ AC/DC ont été composés par celui qui au sein du groupe était en charge des parties rythmiques. C’est grâce à cette guitare que le style inimitable des australiens a construit le succès phénoménal d’un hard rock basique et puissant qui dure depuis plus de 40 ans. Sur scène, bien que discret, Malcom était le maitre incontestable des accords de puissance distordus qu’il plaquait sans faillir pendant des heures donnant à l’ensemble une ampleur diabolique sur laquelle Angus Young pouvait donner libre court à sa frénésie. En 2013, le guitariste est victime d’un accident cérébral dont il ne s’est jamais vraiment remis et qui, en septembre 2014, l’a conduit dans un établissement spécialisé traitant des maladies neurodégénératives. Le 18 novembre, trois semaines seulement après George, Malcom Young meurt à l’âge de 64 ans. Euh… Angus?! Tu peux attendre un peu steuplé?!… Parce que là…. Ça commence à faire hein! Let there be Rock!

PB, novembre 2017

George Young – Friday on my mind

Décès de George Young

Dans cette famille écossaise émigrée en Australie, il y avait Angus et Malcolm, fournisseurs historiques du heavy Rock survolté d’AC/DC. Les frangins avaient déjà perdu leurs aînés, Stephen, en 1989, et Alexander, musicien également (Grapefruit), en 1997. George, le quatrième de la fratrie vient de décéder. ″C’est avec le cœur lourd que nous annonçons la disparition de notre frère bien-aimé et mentor″, a annoncé le groupe sur son site le 23 octobre. Mentor car dans l’ombre et dès les origines, George Young assura l’émergence d’AC/DC, en produisant notamment des albums tels que High Voltage, Dirty Deeds Done Dirt Cheap ou Let There Be Rock. Musicien et compositeur il accéda à la célébrité dans les années 60 en tant que guitariste rythmique et co-fondateur du groupe The Easybeats pour lequel il écrit le hit planétaire Friday on my mind.

PB, octobre 2017

ACDC – Cour-circuit!

ACDC Brian Johson et Angus Young

Le heavy rock australien est sous tension. Il y a peu, ACDC s’est vu contraint de se séparer de son batteur Phil Rudd judiciairement poursuivi pour détention de drogues et tentative de meurtre. Plus récemment encore, Malcolm Young, le guitariste rythmique atteint de démence sévère a été admis en établissement spécialisé. C’est donc avec un changement d’effectif que les rockeurs avaient débuté le 2 février une série de concerts à travers les Etats-Unis qui devait prendre fin le 4 avril au prestigieux Madison Square Garden de New York. Mais voilà que le chanteur Brian Johnson souffre de problèmes d’audition graves. Au point que les médecins lui ont recommandé d’arrêter immédiatement la scène sous peine de perdre définitivement l’ouïe. Diagnostic lourd de conséquences puisque  la tournée se voit interrompue. Il n’est pas clair à ce jour s’ils pourront, comme initialement prévu, traverser l’Atlantique pour poursuivre leur tournée ″Rock or Bust″ en Europe. Elle devait commencer le 7 mai par Lisbonne, au Portugal, passer par le Stade Vélodrome de Marseille le 13 mai  et s’achever le 12 juin au Danemark. Pourvu qu’Angus ne se coince pas les doigts dans la prise… High Voltage!

PB, mars 2016

Angus Young – Highway to Hell!

Angus Young LiveDes riffs imparables, des chorus bruts de décoffrage; dès la première note on sait de quoi il s’agit et à qui l’on a affaire : Angus Young. Celui qui avec son frère Malcom a créé un son simple et puissant que tout le monde essaie d’imiter sans jamais y parvenir. Que dire d’autre ? AC/DC est l’exemple parfait d’un groupe sincère et honnête qui joue du Rock, du bon gros Rock bien solide, porté par une espèce de feu follet qui triture sa Gibson SG d’un bout à l’autre de la scène qu’il inonde de sueur et de solos d’anthologie. En transe il est entièrement possédé par la musique et par son jeu ; c’est de là que vient son efficacité. De là et du matériel utilisé. Guitare directement connectée aux amplis, sans détours par la moindre pédale d’effet. Pas même une petite pédale de volume ; le contrôle du niveau de distorsion se fait via le potard de la Gibson. Seul luxe, au moment des solos un technicien déclenche un ampli situé sous la scène (Source Phil Sutclife). Alors est ce que Angus est bon ? La question n’est pas là ! Il a une bonne technique, de l’énergie à revendre et il ne cherche jamais l’épate. Il grimpe sur scène, fait le bœuf et sa musique est béton de la première à la dernière note. Que demander de plus?

Ecouter: ″Highway to Hell″ (1979): un paquet de dynamite ! le dernier album enregistré avec Bon Scott. ″Back in Black″ (1980); personne n’y croyait mais Brian Johnson au chant assure comme une bête. Un des grands albums de Heavy Rock.

Voir: Le Dvd ″Live at Donington″ (1992). 2 heures, 18 titres enregistrés en Août 1991 à Castle Donington Park. Tous les standards y sont. Énorme prestation du groupe au mieux de sa forme.

Lire: AC/DC par Phil Sutcliffe. L’ultime biographie illustrée aux éditions du Chêne. Indispensable!

PB, avril 2013

 

AC/DC – High Voltage Rock’n’Roll, l’ultime biographie

Livre AC/DC: High Voltage Rock'n'Roll!J’ai toujours été fan d’ AC/DC; à des degrés divers certes, et notamment avec un creux au cours de la période 1981-2000 (putain 30 ans!) qui a brillé par une production discographique qualitativement légèrement en dessous. Il faut quand même reconnaitre aussi qu’après “Back in Black” (2ème place des albums les plus vendus au monde… quand même!) faire mieux relevait plus de la quête du Graal que des courses à carrefour un premier samedi du mois. Fan donc! au point que quand se pose la question –Tiens qu’ est ce que je vais bien pouvoir m’écouter là tout de suite maintenant? – et que la fulgurance de la réponse n’est pas au rendez vous, il se passe quasiment toujours la même chose. Le tiroir avale goulument soit un Doctor Feelgood première époque, soit un skud d’Angus et sa bande. Et ça marche! Impossible de rester en place, vous avez des fourmis dans les jambes et vous tapez du pied (Jimmy Page). Fan disais je, mais pas au point de dévorer ou de collecter tout ce qui de près ou de loin concerne les Anglo/Australiens High Energy. En clair je me souciais peu de leur histoire… jusqu’à ce qu’une âme bien intentionnée mette entre mes mains l’ultime et splendide biographie par Phil Sutcliffe. Cet éminent journaliste anglais écrit sur le monde du rock depuis les années 70, il a arboré son pass backstage sur les scènes du monde entier pour interviewer les plus grands et alimenter de nombreuses publications. Autant dire que nous avons à faire à un spécialiste, un fan et un passionné surtout. Il n’en est pas à son coup d’essai le Phil! Il avait commis, entre autres publications, un très bel ouvrage consacré à Queen et publié aux Editions du Chêne en 2010. Aujourd’hui, avec High Voltage Rock’n’roll l’auteur retrace avec précision et exaltation la carrière de ceux qui ont donné au Heavy Rock ses lettres de noblesse. Au travers des 224 pages illustrées (pas moins de 150 photos couleur, une centaine de photos en noir et blanc) et bourrées d’anecdotes le lecteur est littéralement pris en otage. Consciencieusement et chronologiquement, des Easybeats à la mort de Bon Scott et au nouveau départ, on apprend tout et le reste. Tout, vous saurez tout sur…. les line up successifs, les bastons, la diabolisation du groupe et même le type de cordes qu’affectionne Angus, c’est dire! Personnellement ce que j’ai particulièrement apprécié c’est la façon dont sont décortiqués tous les albums et les touches d’humour qui, çà et là, ponctuent le récit: « We’re going to be one of the greatest bands in the world…It’s a shame Hendrix is dead: I wanted to blow him off stage. (Angus Young). Voilà pour le contenu. Couverture animée, papier glacé et mise en page soignée rendent la lecture agréable et placent incontestablement le contenant au rang des beaux objets. Au final le résultat est un superbe hommage à AC/DC et à la puissance sonore. Il se peut que cette année, le 24 décembre à minuit pour être précis, vous entendiez un gros son de cloches… Ne paniquez surtout pas, c’est juste que Belzébuth aura fait un queue de poisson au traineau du père Noël pour arriver chez vous le premier! Heeeells Beeeells!

PB, nov 2011