Dane Rowe – Un singe au Tourist Trophy

Dane Rowe un singe au TTA l’époque elle possède certainement le plus beau regard du Continental Circus et reste de toutes façons la plus célèbre des trois femmes ayant jamais couru en Grand Prix à la fin des années 60 et au cours des années 70. Comme souvent c’est un peu par hasard que Dane Rowe fait connaissance avec le monde de la moto. A l’âge de 11 ans et sans savoir pourquoi elle se sent attirée par l’ambiance d’un bouclard tout près de la maison de sa grand-mère chez laquelle elle se rend souvent car victime des violences de sa mère et de l’absence d’un père qui a déserté le foyer. Plus tard, elle se lie d’amitié avec une certaine Marie dont le boy-friend participe à des courses sur 350 Norton Manx. A plusieurs reprises donc Dane fréquente les circuits où elle a l’occasion de voir de près des Side Cars qui exercent sur elle une véritable fascination. Après des études de photojournalisme à Londres et alors qu’elle roule déjà sur une Triumph 350 cm3, elle revient dans le Lancashire et retrouve ses vieilles habitudes. Un beau jour, alors qu’elle déambule dans les paddocks, un pilote en rade de coéquipier lui propose d’occuper la place du ”Singe”. C’est foutu! Il n’en faut pas plus pour que bientôt la belle accède au Tourist Trophy de l’Île de Man aux côtés de Colin Bird. L’année d’après, en 1969 et toujours sur le TT,  elle se retrouve coéquipière sur le BMW de Bill Copson. L’équipage finit 8ème de sa catégorie, Mademoiselle Rowe a 20 ans. De courses en courses elle se retrouve un jour sur le circuit de Bourg-en-Bresse où Bill, en panne d’hydraulique, l’envoie quémander de l’huile auprès de Rudi Kurth. « Love at first sight  may sound corny but it happened for both of us » avoue telle en reconnaissant qu’à compter de ce jour elle mettra dans le même ”panier” sa passion pour la moto, pour la course et bien sûr pour son compagnon Suisse. Aujourd’hui Dane Kurth ne fréquente les circuits qu’en tant que spectatrice, même si pendant 7 ans elle a joué le rôle d’interprète sur les Grands Prix anglais. Ultérieurement et comme si la furie de la compétition lui faisait défaut elle se tourne vers un autre domaine générateur lui aussi de sensations fortes: Le Hard Rock. Étonnant non? En fait, elle tombe par hasard sur la retransmission d’un des premiers festivals du genre qui se déroule en Allemagne. A l’affiche Def Leppard, Kiss, Accept et Motorhead. Nouveau coup de foudre qui l’amène cette fois à couvrir ce type de manifestations pour la presse locale et quelques magasines internationaux. A titre personnel la miss va même jusqu’à mettre en place quelques concerts pour finalement se retrouver impliquée pendant 13 ans dans l’organisation d’un des plus gros événements suisses, le Z7, dont elle est actuellement la vice-présidente. Drôle de parcours pour une fille qui rêvait d’être détective ou archéologue!

Pike Peaks – Guy Martin entre dans l’histoire!

Guy Martin Pikes Peak International Hill ClimbMerci à Vince et à son excellent blog pour cette découverte du PPIHC! Pike Peaks International Hill Climb. La course existe depuis 1916, elle se déroule dans le Colorado et c’est la deuxième plus ancienne course aux Etats-Unis après Indianapolis. On y court en auto mais on y court aussi à moto, souvent sous la barre des douze minutes. Quand on sait que le tracé fait quasiment 20 kilomètre de long, comporte 156 virages, que le départ a lieu à 2800 mètres d’altitude et l’arrivée à 4300 mètres, il n’est pas très difficile d’apprécier la performance. Habitué des courses sur route, Guy Martin s’est présenté cette année pour la première fois sur la ligne de départ de cette épreuve prestigieuse avec une « Martek Custom Turbo« . Ne cherchez pas! Pour la circonstance Martin a concocté de ses mains une machine sur base Suzuki GSX-R 1100 de 1380 cc avec système électronique d’injection, cadre maison et turbocompresseur offrant quelques 550 bourrins. Le pilote britannique a remporté la course  dans la catégorie UTV/Exhibition avec un chrono de 11’32’’! De quoi se consoler de n’avoir pour l’instant jamais remporté (malgré 13 podiums!) sa course favorite qu’est le Tourist Trophy de l’Ile de Man. Si tant est que le plus pur, le plus barré, le plus drôle, le plus tête de lard et le plus talentueux des pilotes ait besoin d’être consolé.