Porte-Jaretelles – Définition

Définition Porte JarretellesPorte-jarretelles, définition. Nom masculin invariable. Dessous féminin composé d’une ceinture entourant la taille ou reposant sur les hanches. Il est muni de jarretelles servant à soutenir les bas.

Porte-jarretelles, citations. Jean Yanne: ″Je suis pour le porte-jarretelles. C’est plus excitant qu’un caleçon à pois sous une soutane″. Frédéric Dard: ″C’est beau un porte- jarretelles, c’est musical″. Anonyme: ″Accessoire féminin dont la disparition au profit du collant a pesé lourd dans le faillite de nombreux cinémas de quartier″. Inconnu: ″La nuit porte-jarretelle″. Pierre Desproges: ″Il n’y a pas une Joconde, il n’y a pas une acropole, il n’y a pas un coucher de soleil sur le Nil, qui soit aussi beau, aussi pleinement beau, que le divin spectacle d’une femme en porte-jarretelles! La beauté d’une femme en porte-jarretelles est la preuve même de l’existence de Dieu ! Le porte-jarretelles, c’est toute la différence entre l’homme et la bête! D’ailleurs, je vous le demande, Françaises, Français, a-t-on jamais vu une guenon en porte-jarretelles? Même au RPR?″

 

Pierre Desproges – A mort le foot!

Les hémorragies cérébrales sont moins fréquentes chez les joueurs de football. Les cerveaux aussi !Pierre Desproges

Pierre Desproges: Chroniques de la vie ordinaire

″Voici bientôt quatre longues semaines que les gens normaux, j’entends les gens issus de la norme, avec deux bras et deux jambes pour signifier qu’ils existent, subissent à longueur d’antenne les dégradantes contorsions manchotes des hordes encaleçonnées et sudoripares qui se disputent sur le gazon l’honneur minuscule d’être champions de la balle au pied. Voilà bien la différence entre le singe et le footballeur. Le premier a trop de mains ou pas assez de pieds pour s’abaisser à jouer au football.

Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ? Quelle harmonie, quelle élégance l’esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de bœufs éteints. Quel bâtard en rut de quel corniaud branlé oserait manifester sa libido en s’enlaçant frénétiquement comme ils le font par paquets de huit, à grand coups de pattes grasses et mouillées, en ululant des gutturalités simiesques à choquer un rocker d’usine ? Quelle brute glacée, quel monstre décérébré de quel ordre noir oserait rire sur des cadavres comme nous le vîmes en vérité, certain soir du Heysel où vos idoles, calamiteux extatiques, ont exulté de joie folle au milieu de quarante morts piétinés, tout ça parce que la baballe était dans les bois?

Je vous hais, footballeurs. Vous ne m’avez fait vibrer qu’une fois : le jour où j’ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J’eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu’à la fin du tournoi. Mais Dieu n’a pas voulu. Ça ne m’a pas surpris de sa part. Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu’on fasse et où qu’on se planque, on ne peut y échapper.

 Quand j’étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l’école ou dans la rue. On me disait : ″Oh, la fille !″ ou bien : ″Tiens, il est malade″, tellement l’idée d’anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n’ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades″. Extrait de Chroniques de la haine ordinaire.

Patrick BETAILLE, novembre 2013