In Vinyle Veritas – Ils ont dit! (Part. 1)

… À propos de ce livre que le fantôme du chat de l’auteur considère comme l’entreprise intellectuelle la plus aboutie depuis La Critique de le raison Pure d’Emmanuel Kant…

Pierre COUDOUY : ″L’avertissement de l’auteur au lecteur est sans concession et je m’y suis complètement retrouvé ! Question écriture, il faut parfois savoir prendre des risques et les assumer. C’est ce que fait l’auteur, chapeau ! La mise en page est superbe! Beau boulot, vraiment.  Ce que je trouve vraiment génial, c’est l’approche du sujet. La culture a toujours été (ou presque…) subversive et créative, l’un étant lié à l’autre et ça c’est super bien évoqué. J’adore. Il ya aussi bien sûr de l’engagement et… beaucoup d’humour. Ah, l’humour ! Quelle belle arme ! En parcourant tout ça, non seulement, on apprend plein de choses, mais en plus, ça soulève des questions. Ça interpelle, ça fait sourire, ça fait se mettre en boule, bref, ça fait PLAISIR ! On en arrive à se dire : Mais putain, qu’ils sont cons, avec leur censure à deux balles, ils réussissent à créer l’effet inverse de ce qu’ils souhaitent ! À travers ce travail, c’est notre société qui est pointée du doigt et ça, vraiment, ça me plaît énormément″.

André VIALA : ″C’est un travail de dingue et en plus c’est beau ! À lui seul ce bouquin est une médiathèque″.

Vincent DEBACKER : ″Où est la limite entre provocation gratuite et la réelle démarche artistique ? Ce livre, grâce à tous ces exemples, vous aidera à vous faire votre propre opinion. Vous pourrez également voyager dans un univers musical et graphique, aussi varié qu’intéressant, aussi riche qu’étonnant, montrant sans aucun doute, que les pochettes de disques censurées sont bel et bien le reflet de notre société. Bon voyage sur ces chemins que cette dernière voudrait bien trop balisés, trop lisses ou trop uniformes″.

Patrick HIGGINS : ″Fabuleux!!! Un must pour tous les fans de vinyles et de musique pop/rock. L’histoire de ces pochettes de disques de légende, le cover art tel qu’il aurait parfois dû être avant de subir non-sens de la censure ! Bravo Patrick BETAILLE et Rock’n’Roll bordel!

Gregory HOCQUET : ″Déjà question poids et nombre de pages on est pas volé ! Avec ça et une présentation impeccable, la qualité est là! Un bouquin contenant autant de visuels doit être aussi beau qu’agréable à lire et c’est les cas! Étant plus de la génération CD, j’ai lu/regardé ce livre presque comme un traité sur l’histoire de la musique. Il donne un goût de liberté que j’ai connue petit, mais qui aujourd’hui a disparu … À l’époque, à cause d’un sein nu sur une pochette de disque, la censure frappait l’auteur du délit. Maintenant dans notre monde ultra aseptisé, la musique c’est clean, consensuel et fade! Merci de nous faire découvrir (ou redécouvrir) tout cet environnement musical″.

Jean-François TIDDU : ″Merci pour ce très bel ouvrage″.

Gérard JACQUIN : ″Quel bonheur de retrouver dans cet ouvrage ces instants magiques d’un temps passé où les illustrations des pochettes des disques que nous attendions gravaient dans nos esprits embrumés des œuvres que nous n’avions même pas encore écoutées. L’art pictural et l’art musical se rejoignaient alors pour notre plus grande satisfaction. Voici un livre que j’ai pris plaisir à effeuiller, page après page, pour pouvoir remettre au lendemain quelques belles nostalgies d’hier. Mais aussi un livre d’actualité à l’heure où, sans autre considération de qualité d’écoute, le regain d’intérêt pour les vinyles permet aux plus jeunes de tenir entre leurs mains la réalité d’un univers musical aujourd’hui dématérialisé. Et la plume stylée et efficace de l’auteur qui vient renforcer avec virtuosité l’ambiance historique et parfois hystérique de toute cette aventure. Un livre à écouter, une musique à lire. J’adore!

José NICOLAS : ″Le livre est à l’honneur : dans les chiottes. C’est là que je peux le lire tranquillement″.

Juliette MARCHESAN : ″Un très bel ouvrage qui me donne encore et toujours plus envie d’écouter du rock, du vrai et d’en savoir encore et toujours plus″.

Laurent HOLIN : ″J’ai fini ce livre comme on finit une bouteille de bon vin (in vino veritas) et j’ai adoré. Bien écrit, avec humour, précis, référencé et clair. C’est impressionnant le nombre d’infos contenues dans ce bouquin. Sacré Boulot !

Jean-Marc PEREZ : ″Merci Patrick pour ce In Vinyle Véritas! Un vrai travail de Titan, avec, au final, un très bel ouvrage, concocté avec passion, qui fourmille de détails et d’anecdotes sur le pourquoi et le comment des pochettes choisies par les grands du Rock pour enrober leurs vinyles. On peut le feuilleter à sa guise, le lire au gré de nos gouts musicaux ou de notre intérêt pour les belles illustrations. Bref, à chaque album évoqué le plaisir est au rendez vous. Un régal!

Bruno BRETAGNE :″Il fut un temps où un disque, avant de l’écouter, se regardait, s’admirait, laissant en suspend les questions que l’on pouvait se poser sur la conception des pochettes. Ce livre très bien documenté et bien écrit ravira les amateurs de musique populaire curieux et désireux de parfaire leur culture. Si, si!

Stéphane CERON :″Ce livre est un investissement ! Non seulement les illustrations sont super belles, mais, et c’est le plus important, elles sont mises en valeur par un texte riche et très intéressant. On peut le lire d’une traite ou lire quelques articles par-ci par là, selon l’humeur du moment. À tous les coups, on apprend. Merci.

Gaël TOULEMEONT :″Du Rock ,du Rock et encore du Rock! Visiblement Patrick BETAILLE connait son sujet sur le bout des doigts et j’ai passé un bon moment de lecture. Par contre, pour ce qui est de la Zumba ou de la Tecktonik, Là, il n’y a plus personne!« .

Pour Commander: In Vinyle Veritas Éloquence et Désaveu du Cover Art!

Patrick BETAILLE, mars 2001

Mick McGinty – Bécanes, Pin Up & Rock’n’Roll!

Artiste du Midwest, Mick McGinty est né et a grandi dans le Nebraska. Il a commencé sa carrière en tant que portraitiste pastel, mais s’est rapidement orienté vers le design et l’illustration. Diplômé en 1979 du Art Center College of Design de Pasadena, il fréquente le milieu hollywoodien et travaille notamment sur des campagnes publicitaires pour MTV, Nike, Reebok, Budweiser, Disney et Universal. C’est à ce tire qu’en 1975 il compose l’affiche de Jaws (les Dents de la Mer) et qu’en 1988 il devient l’auteur de celle de Who Frame Roger Rabbit (Qui veut la Peau de Roger Rabbit). Dans l’intervalle, McGinty fréquente également le milieu musical et réalise quelques illustrations, dont certaines bien dans l’esprit de ce blog: Bécanes, Pin Up & Rock’n’ Roll. Parmi ces groupes figurent 38 Special (Wild-Eyed Southern Boys 1981), Doc Holliday (Doc Holliday Rides Again 1982) et Tora Tora, un groupe de glam rock de Memphis pour lequel en 1989 il dessine la pochette du premier album: Surprise Attack.

Patrick BETAILLE, mars 2021

Le Cover Art en Livre: In Vinyle Veritas!

 

William Stout – Trademark of Quality

Il y a une poignée d’années, pratiquant fébrile de l’immersion en milieu vinylique, je rencontrais par hasard les Who en cage dans un zoo. Ni une ni deux, je me portais acquéreur pour un temps hélas trop bref de ce que l’on appelait à l’époque un DISQUE PIRATE. Reste l’occasion (merci Lolo!) de parler de celui qui dessina la pochette de cette compilation: William Stout. 1968, diplômé du California Institute of the Arts, l’artiste débute sa carrière en tant qu’illustrateur de bandes dessinées et de fanzines underground. Avec un style assez proche de celui de Robert Crumb, il commence à se faire un nom et, en 1973, travaille comme illustrateur pour Trademark of Quality, une maison de disques spécialisée dans la diffusion d’enregistrements non-officiels. En 1974, il créé le logo du label Rhino Records et, de 1975 à 1977, se retrouve directeur artistique des magazines rock Bomp! et Heavy MetalStout continue à travailler occasionnellement à la conception d’affiches et de pochettes d’albums. Parmi ses travaux, la comédie musicale Rock’n’Roll High School et en 81 la pochette de Beatlesongs, une compilation de titres parodiant la musique des Beatles dont l’illustration suscita un tollé. En cause, le personnage de gauche, qui tient la banderole; c’est David Chapman, l’assassin de John Lennon. Dans une interview, William Stout déclarait: ″mes groupes favoris étaient les Yardbirds, les Who, Led Zeppelin, les Rolling Stones, Humble Pie, Jeff Beck, Fleetwood Mac et les Kinks. Musicalement j’étais un anglophile convaincu″! L’interview dans son intégralité, la biographie de l’artiste, les pochettes, ses travaux, sa filmographie, etc.  sont à retrouver ici: The Worlds of William Stout.

Patrick BETAILLE, février 2021

 

Roger Dean – Vertigo Records

Au départ, Vertigo Records c’est une idée du directeur artistique de Phonogram, d’Olav Wyper. Son intention est de lancer un label britannique destiné à concurrencer Harvest, une filiale d’EMI en hébergeant des groupes de rock progressif et autres musiques alternatives du moment. Pour son lancement en 1969, la maison de disques crée son propre logo en noir et blanc. Une fois le vinyle en rotation, le ″Vertigo Swirl″ génère une illusion d’optique dont le tourbillon est conçu pour ″vous attirer au cœur du disque″. Au milieu des années 1970, le tourbillon est remplacé par un ″Spaceship Acid Trip″  peint par l’artiste emblématique du rock progressif: Roger Dean. Ce visuel sera décliné en bleu et en vert jusqu’à la fin des seventies. Après quoi, il sera remplacé par un nommage basique sur fond uni jaune-orangé et, dans les années 80, par un simple V entouré d’un cercle, le tout sur fond gris.

Patrick BETAILLE, janvier 2021

Noël en toc et Rock en stock

Difficile de s’y soustraire! À l’approche des fêtes et avec l’arrivée éminente du Père Noël, le mercantilisme hivernal ciblé gère sa masse critique en vomissant son trop plein de consommables divers et déjà avariés. Le monde du rock, hélas, ne déroge ni à la règle, ni à ce déluge de trucs compilés, incontournables, indispensables, méga-top et déjà dans les bacs, à côté des invendus d’une saison déjà trop pauvre. Les artistes les plus intègres, les interprètes les plus déjantés, les musiciens les plus destroy, les groupes les plus cloutés s’y sont essayés. Tous ou presque – Doors, Beatles, Elvis, Ramones, Pearl Jam, etc – de près ou de loin et tôt ou tard, se sont commis avec plus ou moins de bonheur dans la célébration du White Christmas et ce sans forcément se déshonorer sur les lauriers de Petit Papa Noël ou Jingle Bells.  Certains mêmes, comme Dutronc, Bijou, Arno & Beverly Jo Scott, se sont adonnés avec humour à la célébration de Marie-Noël et de Jean-Baltazar. Admettons ! Tout le monde peut trouver son bonheur dans ces hommages de circonstance mais il est temps de reprendre le pouvoir et de lutter contre les ringardises auto-tunées des uns ou la soupe samplée des autres. Pour la préservation de vos cages à miel et de votre intellect, il ne vous reste plus qu’à vous rabattre sur les quelques valeurs sûres qui échappent aux saisons et n’obéissent ni au forcing des majors, ni à la bouillie assénée H24 par les médias. Or donc, et pour la lettre au Père Noël, il n’est pas encore trop tard: Rock’ n’ Roll Bordel!

Patrick BETAILLE, décembre 2020

Gotlib – Hamster Jovial in Rock!

Rock: Hamster Jovial et ses LouveteauxParu dans les années 1970 dans le magazine  Rock et Folk et publié sous forme d’album à partir de 1977, Hamster Jovial est l’un des sommets de l’art Gotlibien. On y suit les aventures d’un guide scout passionné de Musique Pop. L’énergumène en question, sorte de Baden-Powell allumé, essaie de faire partager sa passion à ses protégés, deux garçons et une fillette totalement désintéressés et hermétiques à la musique. Bien loin de l’image innocente et naïve que l’on se fait d’une troupe de louveteaux, les trois gosses sont de véritables pestes. L’un des jeunes bambins et sa copine s’essayent aux baisers langoureux, tandis que le troisième larron, obsédé notoire, passe son temps à se curer le nez et à tenter de glisser sa main sous la jupe de la petite fille, féministe convaincue qui met régulièrement ses compagnons au tapis. les aventures de Hamster Jovial et ses Louveteaux sont jalonnées de bivouacs improbables, de veillées douteuses de concours de pipis et de foireuses adaptations rock de l’hymne scout Flamme pure et légère. L’occasion pour Marcel Gotlib de parodier les jaquettes des disques emblématiques qui mettent en émoi un chef de troupe complètement abruti et naïf, toujours prêt, surtout à croire qu’il est en résonance avec le monde qui l’entoure. Au catalogue de cette discothèque idéale: Beatles, Rolling Stones, King Crimson, Who, Deep Purple, Pink Floyd, Joe Cocker, Frank Zappa, Captain Beefheart, John Lennon, et Bob Dylan. Un Must!

Patrick BETAILLE, avril 2019

Le Cover Art en Livre: In Vinyle Veritas!

MC5 – Kick Out The Jams

MC5 Kick out the JamsKick out the Jams motherfuckers or get off the stage″ (Envoie la sauce enfoiré ou barre toi de la scène!) C’est par ces mots que Rob Tyner (chant), accompagné des guitaristes Fred Sonic Smith et Wayne Kramer, avait pour habitude de harceler les groupes qui partageaient la scène avec lui. Régulièrement, la formation du Michigan se faisait arrêter pour violence, obscénité ou grossièreté; parfois même, les musiciens n’avaient même pas le temps de monter sur scène que le police était déjà à la manœuvre. Le premier album du MC5 sort en février 1969 sur le label Elektra. C’est un live enregistré les 30 et 31 octobre 1968 au Grand Ballroom de Detroit lors de la fête d’Halloween. Protopunk par excellence, ce disque comporte entre autres titres ravageurs Ramblin Rose″Rama Lama Fa Fa Fa et Starship″.  Figure aussi Kick out the jams″ qui donne son titre à l’album et qui devient l’objet de nombreuses polémiques, notamment avec la maison de disque qui d’emblée impose une version édulcorée sur laquelle Motherfuckers″ est remplacé par Brothers’n’Sisters″. Le terme fuck″, lui, reste présent sur l’intérieur de la pochette qui sera rapidement censurée. Pour ne rien arranger, le célèbre journaliste musical Lester Bangs, écrit dans Rolling Stone que le disque est ridicule, ennuyeux et prétentieux. Dès lors, certains disquaires refusent de vendre l’album allant même jusqu’à menacer le label de stopper les ventes de tous ses artistes. Craignant pour la discographie des Doors, eux aussi au catalogue, Elektra prend la décision de se séparer du groupe. Brûlot live sans concession, Kick out the jams, marquera définitivement l’histoire de la musique rock. Les 8 titres rendent compte sans fioriture de la provocation, de la puissance et de la sauvagerie des prestations scéniques du Motor City 5, par ailleurs magnifiquement représentées sur la jaquette réalisée à partir de clichés du photographe Joel Brodsky. And right now… right now… right now, it’s time to… kick out the jams, motherfuckers″!

Patrick BETAILLE, janvier 2019

La Censure du Cover Art en Livre: In Vinyle Veritas!

1969 – La Révolution Musicale!

1969 la révolution musicale!

Cinquantenaire oblige, retour sur une année politiquement bouleversante, socialement agitée, culturellement créative et musicalement prolixe: 1969! Le Concorde décolle, De Gaulle démissionne, le Vietnam est en feu, Denis Hopper débarque au Festival de Cannes avec Easy Rider, la lune se fait piétiner, le sang coule en Irlande du Nord et Jack Kerouac disparaît. Mais pendant ce temps là…

… Le 12 janvier, parution du 1er album de Led Zeppelin. Page, Plant, Jones & Bonham brandissent les tables de la loi du Hard Rock. Le 30 janvier les Beatles donnent leur dernier concert sur le toit des locaux d’ Apple à Londres.

Le 1er mars Jim Morrison est arrêté pour outrage public lors d’un concert à Miami. En avril, Bob Dylan avec Nashville Skyline et Neil Young avec Everybody Knows, réinventent la Country Music.  A la même époque Joe Cocker convoque Page, Winwood et Stainton pour son With a little help from my friends.

Joli mois de mai avec le premier opéra rock des Who. Pete Townsend met en scène Tommy, un ado perturbé, sourd et aveugle qui devient champion de flipper. Crosby, Stills & Nash, eux, établissent les fondements d’un rock californien sur fond d’harmonies vocales et de guitares lyriques.

Le 1er juin The Jeff Beck Group publie Beck-Ola. Jeff improvise, Rod Stewart chante Elvis, Nicky Hopkins pianote et Ron Wood tient la basse. Le 3 juillet Brian Jones est retrouvé mort dans sa piscine et le 21, sur les ruines de Cream,  Eric Clapton forme Blind Faith avec Steve Winwood, Ginger Baker et Ric Grech. Juillet c’est aussi la Soft Parade pour les Doors, l’album le plus atypique du groupe. Punk avant l’heure, Iggy Pop déballe ses outrances le 5 août à la tête des Stooges. 500.000 spectateurs, 3 morts (1 overdose, 1 accident de tracteur, 1 péritonite), 4 fausses couches, 2 naissances; c’est le bilan du festival de Woodstock qui a lieu du 15 au 18 août dans l’état de New York. Santana est sur scène avec un Soul Sacrifice mémorable qui figure sur l’album éponyme qui parait le 30 août.

Septembre: le 11, Janis Joplin en rupture d’avec Big Brother & the Holding Cie, revient avec son Kozmic Blues Band; frisson garanti! Le 22, un lundi, deuxième album de Robbie Robertson et ses potes canadiens: The Band. Le 26, John, Paul, George et Ringo traversent Abbey Road et livrent leur chant du cygne.

C’est en octobre que le Roi Pourpre est intronisé; le 10, Robert Fripp, Greg Lake & Ian McDonald sont In the Court Of the Crimson King. Le même jour Frank Zappa, sans les Mothers of Invention, sort Hot Rats, un album instrumental dans lequel rock et jazz sont en fusion. Le 22, Led Zeppelin revient avec un deuxième album; son whole Lotta Love orgiaque entre dans la légende. Le double Ummagumma de Pink Floyd  sort le 

Novembre! Creedence Clearwater Revival est au sommet de la créativité. A peine 3 mois après Green River et 10 mois après Bayou Country, John et Tom Fogerty servent un Willy and the Poor Boys éblouissant. Premier album et gros succès pour The Allman Brothers Band et son blues rock solidement imprégné des ambiances du sud. Grateful Dead sous LSD arrive dans les bacs le 10 novembre avec le psychédélique Live Dead. The Rolling Stones en sont déjà à leur huitième album avec le monumental Let it Bleed qui sort le 28 novembre; Live with meGimme ShelterMidnight Rambler et Let it bleedmagiques! Que ça saigne! C’est bien ce qui va se passer le 6 décembre 1969 à Altamont. Au cours d’un concert qui rassemble plus de 300 000 personnes un adolescent noir de 18 ans, Meredith Hunter, est poignardé par un Hells Angels.

En 1969 j’ai 16 ans! j’ignore allègrement les Bee Gees et je découvre Jethro Tull qui fait un Stand Up au son d’une Bourée enchanteresseJe n’oublie pas non plus ma totale incompréhension à l’écoute de Trout mask replica du Captain Beefhart ni mon intérêt pour le Good morning little school girl  de Ten years After dont le I’m going home me laissera sur le cul un an plus tard lors de la projection de Woodstock, le film. Quant au disque du MC5, il n’a été sauvé de la vindicte paternelle destructrice qu’une fois prouvé qu’il m’avait été prêté par un mien ami. Kick out the jams motherfuckers brothers’n’sisters!

Patrick BETAILLE, janvier 2019

 

Alfra Martini – The Kitten Covers

Alfra Martini covers: Dylan, U2, StoogesOriginaire de Brooklyn, musicienne, designer, PDG du label All Hands Electric et spécialiste dans le commerce d’affiches publicitaires originales, Alfra Martini est avant tout une artiste freelance. Elle est à l’origine du projet baptisé ″The Kitten Covers″. Son idée: revisiter des pochettes d’albums en les détournant avec… des chatons. Si les lascars de Motörhead deviennent moins badass en kitties, Syd Barret lui, même mué en chat, est toujours aussi allumé. Au travers de quelques 150 covers réalisées entre 2011 et 2016 on se doit d’admettre que le plus souvent les codes des originaux sont respectés et que le résultat est parfois étonnant.Alfra Martini covers: Blondie, Doors, T.Rex

Patrick BETAILLE, septembre 2018

Le Cover Art Emblématique en Livre: In Vinyle Veritas!