Disquaire Day 2021 – Promo In Vinyle Veritas!

Aujourd’hui 12 juin c’est le Disquaire Day ! L’occasion de mettre la main sur des vinyles divers et variés et de profiter de la promo sur le livre IN VINYLE VERITAS:

276 pages • 155 Chroniques • 362 Artistes référencés • 245 Images. IN VINYLE VERITAS raconte de façon illustrée et argumentée, la censure des pochettes de disques dans l’histoire de la musique populaire, mais pas que ! Il y est aussi question de la petite histoire du rock, celle qui se cache derrière certaines pochettes emblématiques ! Tout ça pour évoquer l’Éloquence et le Désaveu du Cover Art au cœur de l’épopée du Vinyle.

LIVRAISON FRANCE MÉROPOLITAINE: POUR TOUTE COMMANDE DE UN OU PLUSIEURS EXEMPLAIRES PASSÉE DU 12 AU 19 JUIN INCLUS LES FRAIS DE PORT ET D’EMBALLAGE SONT OFFERTS!

Offrez-vous ou Offrez: IN VINYLE VERITAS – ÉLOQUENCE ET DÉSAVEU DU COVER ART

Patrick BETAILLE, juin 2021

In Vinyle Veritas – La Presse en parle!

Clic sur l’image pour lire l’article de Francis LARRIEU.

Pour Commander: In Vinyle Veritas Éloquence et Désaveu du Cover Art!

Patrick BETAILLE, mai 2021

In Vinyle Veritas – Ils ont dit! (Part. 2)

… À propos de ce livre que le fantôme du chat de l’auteur considère comme l’entreprise intellectuelle la plus aboutie depuis La Critique de le raison Pure d’Emmanuel Kant…

Philippe PONÇON : ″IN VINYLE VERITAS succède en fanfare à CRITIQUE DE LA RAISON PURE d’Emmanuel mais avec 959 grammes, contre 502 pour Kant et nous retrouvons bien le combat éternel entre notre finitude (souffrances, censure, etc) et l’absolu (les plus belles musiques, pochettes, galbes…). C’est ici que j’attendais et retrouve le mieux l’auteur. Son impressionnante culture en musique populaire, jaillissement du peuple sans rhétorique, éclaire maintenant plus concrètement mes écoutes. Désormais je streame. Mes classements Rock et Pop s’enrichissent désormais des choix de mon voisin qui m’étonne souvent par les dessous historiques qu’il me fait découvrir. J’utilise beaucoup son précieux index. Un sommaire détaillé aurait pu m’aider aussi. Mais difficile: car tout cela se lit comme un roman, roman photos. Intrigues et rebondissements d’une page à l’autre. La matière est riche. Les images d’une qualité sans compromis. Et il y beaucoup de passions dans ces créations/réflexions, parfois rudes. Par exemple, page 148 « faire plier sa maison de disque et imposer sa vision authentique et rebelle du rien à foutre ». Des combats qui nous donnent l’impression que comme d’habitude, les tords et censures viennent des autres, avec ces actions-réactions que le cover art nous jette à la figure: mon moi contre ton moi. Les pertinentes analyses de Patrick, son travail, œuvre d’art sur l’art, diffuse une communication entre les hommes qui nous apporte l’essentiel; chacun se dit, cette musique, cette image rompt ma solitude, nos épreuve d’ici-bas, en me montrant qu’un autre au moins a eu la même émotion que moi: tourment, joie, défiance, harmonie… Alors JE ne suis plus seul. Le NOUS libère. Y compris aux chiottes, comme l’évoque la 1ère salve de commentaires sur IN VINYLE VERITAS. Kant doit effectivement s’incliner. D’autant que Patrick reste légèrement plus facile et agréable à lire!

Laurent HOLIN : ″Indispensable, pour comprendre comment et pourquoi nos disques ont été les victimes de la censure… À acheter les yeux fermés, à lire les yeux grands ouverts″.

Veetess Speereet : Pour que rien ne change. C’est cette réplique célèbre du Guépard, qui me semble résumer le mieux cet ouvrage. Au delà des 362 chroniques, c’est un bien mauvais constat qui s’impose une fois ce livre (ce parpaing pourrait-on dire) refermé, laissant un goût plus qu’amer. Car rien n’a strictement changé. Un bout de nichon qui dépasse, une pause subjective, un cul (même moche), une satire trop éloquente… j’en passe et pas forcément des meilleures, tout passera à la trappe après avis défavorable de la censure qui se gargarisera d’avoir fait son travail, exercé par une poignée de connards pensant représenter la majorité. Un des meilleur exemple (actuel) que je retiendrais de cet ouvrage, c’est celui de Damien Saez, brailleur tout le temps vénère dégueulant sa rage d’une voix à peine mué se voyant refuser sa pochette de « J’accuse », pour y avoir représenté une femme dans un caddie de supermarché. À l’époque, « les chiennes de garde » toutes puissantes, n’avaient pas raté l’aubaine de se faire mousser pour faire passer au bûcher l’artiste savoyard pour sa provocation, n’ayant pas eu la finesse de comprendre son ironie. Il n’y avait certainement pas d’autres chats à fouetter, les violences conjugales, l’inceste ainsi que les viols intra-familiaux n’existaient donc pas à l’époque ?! Et se sont-elles offusquées lorsqu’un site de rencontre strictement féminin s’est fait appeler « Adopte un mec » et ayant pour logo, un homme qui tombe dans un caddie ? Le malheur dans cette société, c’est que nous sommes représenté par des connards et que, comble du malheur, c’est que la majorité suit. Et comme dit si justement Damien : « L’homme ne descend pas du singe… mais du mouton. Mais pour revenir au sujet premier, ce bouquin est un vrai bonheur. Un livre qu’on dévore d’un coup mais qu’on aime picorer de temps en temps. Documenté mais rigolo. Un vrai bon livre donc et, cerise sur le gâteau, c’est un ouvrage personnel, réalisé par un amateur pur sucre, un passionné épris de culture musicale et de culture tout court, ce qui ne gâche rien. Alors lâchez vos platines 5 minutes pour vous offrir un voyage temporel qu’on pourrait croire révolu… mais tellement d’actualité« .

Sandrine VIGLIANO : « Marquer les esprits, n’est-il pas le propre de l’Homme ? Et bien, à l’évidence, les auteurs de pochettes de vinyles à travers les temps n’ont pas dérogé à cette vertueuse règle, bien au contraire. Par cet ouvrage, la censure est vite comprise et assimilée tant on y retrouve des corps dénudés, références bibliques ou religieuses et délires psychédéliques en vigueur depuis les années 50. Mais au-delà de cette évocation, il est passionnant de découvrir les intentions, pas toutes issues des cerveaux embrumés de groupes défoncés, mais au contraire esthétiquement bien menées par des artistes aboutis. Souvent, des rencontres entre musiciens, photographes, peintres et autres artistes donnent lieu à des visuels simplement magiques et déconcertants que l’on a du mal à lâcher du regard.

C’est de tout cela dont on parle ici et au-delà du visuel et de son explication rondement menée par l’auteur, ce livre m’a donné furieusement l’envie d’écouter ou de ré-écouter de nombreux opus évoqués ici. 

Globrocker : « un livre sur les vraies pochettes de disques. Ces belles œuvres d’art qu’on admire et qui ne sont parfois que le seul motif d’achat. Combien de fois ai-je acheté un disque à cause de son visuel. Ces pochettes simples, parfois double (gatefold) voire triple (trifold), mais aussi de coffrets qu’on manipule avec respect d’abord puis avec beaucoup de soin pour ne pas les abîmer puis qu’on lit attentivement tout en écoutant la musique. Alors ce n’est pas le premier bouquin consacré à l’art de la pochette de disque (disque vinyle pas compact !) ni le dernier puisque le vinyle revient en force dans les bacs de nos disquaires préférés (et préférez acheter chez les indépendants qui font du bon boulot et seront toujours là, eux, pour vous conseiller et vous faire découvrir des pépites) mais celui-là est en français et s’attache à raconter des histoires incroyables de la vie d’une pochette. Et c’est pas tous les jours facile. Patrick raconte la toute puissance des chaînes de grands magasins type Wall Mart aux US, les pinailleries des maisons de disque, les pleurnicheries des culs bénis de tout bord. Tout au long de la lecture de ce beau bouquin vous allez découvrir du talent, du graphisme, de la beauté, de l’humour, des couleurs, du dessin, de la photo. Mais pas que. Derrière ces simples pochettes qui enveloppent de simples chansons se cachent de la politique, de la religion, de la censure, de la provocation. Vous saurez tout sur la naissance du Parental Advisory Explicit Content. Cachez ce sein, ce cul, ce téton, cette bite. Censeurs, soyez pudibonds, bannissez l’air de rien, cultivez le ridicule car il ne tue pas, la connerie non plus et c’est bien dommage. Car rien de tel pour vendre un disque et rentrer dans l’histoire qu’une bonne censure moralisatrice. Les motifs de censure sont parfois tellement cons qu’on se demande si les censeurs et autres moralisateurs ne possèdent pas quelques intérêts sonnants et trébuchants dans l’objet de leur courroux. La censure, grand concours de connerie. Découvrez pourquoi la chanson de John Lennon, Imagine est blacklistée sur la chaîne de radio américaine, Clear Channels. Pour quel motif l’instrumental Rumble de Link Wray est interdit de diffusion (un instrumental !). Découvrez ceux qui ont cédé et les autres qui ont résisté. L’auteur s’attarde également sur les grands noms du design, les barons de la pochette de disques, les virtuoses du graphisme rock : Guy Pellaert, Roger Dean, Paul Whitehead, Mark Wilkinson et même notre Marcel Gotlib. Un livre riche de graphismes, de grandes et de petites histoires du vinyle, du rock et de la musique en général que vous pouvez lire d’une traite ou picorer par ci par là de temps en temps selon vos envies : le petit zizi de Nirvana, le cul des Strokes, les seins d’Etienne Daho beaucoup plus jolis que ceux de Daniel Lanois, la fournaise de Rage Against The Machine, la foufoune d’XTC plus fleurie que celle de La Femme, Etc. Etc. Vous n’en saurez pas plus. Achetez son livre ! « 

Pour Commander: In Vinyle Veritas Éloquence et Désaveu du Cover Art!

Patrick BETAILLE, mai 2001

 

 

 

 

In Vinyle Veritas – Ils ont dit! (Part. 1)

… À propos de ce livre que le fantôme du chat de l’auteur considère comme l’entreprise intellectuelle la plus aboutie depuis La Critique de le raison Pure d’Emmanuel Kant…

Pierre COUDOUY : ″L’avertissement de l’auteur au lecteur est sans concession et je m’y suis complètement retrouvé ! Question écriture, il faut parfois savoir prendre des risques et les assumer. C’est ce que fait l’auteur, chapeau ! La mise en page est superbe! Beau boulot, vraiment.  Ce que je trouve vraiment génial, c’est l’approche du sujet. La culture a toujours été (ou presque…) subversive et créative, l’un étant lié à l’autre et ça c’est super bien évoqué. J’adore. Il ya aussi bien sûr de l’engagement et… beaucoup d’humour. Ah, l’humour ! Quelle belle arme ! En parcourant tout ça, non seulement, on apprend plein de choses, mais en plus, ça soulève des questions. Ça interpelle, ça fait sourire, ça fait se mettre en boule, bref, ça fait PLAISIR ! On en arrive à se dire : Mais putain, qu’ils sont cons, avec leur censure à deux balles, ils réussissent à créer l’effet inverse de ce qu’ils souhaitent ! À travers ce travail, c’est notre société qui est pointée du doigt et ça, vraiment, ça me plaît énormément″.

André VIALA : ″C’est un travail de dingue et en plus c’est beau ! À lui seul ce bouquin est une médiathèque″.

Vincent DEBACKER : ″Où est la limite entre provocation gratuite et la réelle démarche artistique ? Ce livre, grâce à tous ces exemples, vous aidera à vous faire votre propre opinion. Vous pourrez également voyager dans un univers musical et graphique, aussi varié qu’intéressant, aussi riche qu’étonnant, montrant sans aucun doute, que les pochettes de disques censurées sont bel et bien le reflet de notre société. Bon voyage sur ces chemins que cette dernière voudrait bien trop balisés, trop lisses ou trop uniformes″.

Patrick HIGGINS : ″Fabuleux!!! Un must pour tous les fans de vinyles et de musique pop/rock. L’histoire de ces pochettes de disques de légende, le cover art tel qu’il aurait parfois dû être avant de subir non-sens de la censure ! Bravo Patrick BETAILLE et Rock’n’Roll bordel!

Gregory HOCQUET : ″Déjà question poids et nombre de pages on est pas volé ! Avec ça et une présentation impeccable, la qualité est là! Un bouquin contenant autant de visuels doit être aussi beau qu’agréable à lire et c’est les cas! Étant plus de la génération CD, j’ai lu/regardé ce livre presque comme un traité sur l’histoire de la musique. Il donne un goût de liberté que j’ai connue petit, mais qui aujourd’hui a disparu … À l’époque, à cause d’un sein nu sur une pochette de disque, la censure frappait l’auteur du délit. Maintenant dans notre monde ultra aseptisé, la musique c’est clean, consensuel et fade! Merci de nous faire découvrir (ou redécouvrir) tout cet environnement musical″.

Jean-François TIDDU : ″Merci pour ce très bel ouvrage″.

Gérard JACQUIN : ″Quel bonheur de retrouver dans cet ouvrage ces instants magiques d’un temps passé où les illustrations des pochettes des disques que nous attendions gravaient dans nos esprits embrumés des œuvres que nous n’avions même pas encore écoutées. L’art pictural et l’art musical se rejoignaient alors pour notre plus grande satisfaction. Voici un livre que j’ai pris plaisir à effeuiller, page après page, pour pouvoir remettre au lendemain quelques belles nostalgies d’hier. Mais aussi un livre d’actualité à l’heure où, sans autre considération de qualité d’écoute, le regain d’intérêt pour les vinyles permet aux plus jeunes de tenir entre leurs mains la réalité d’un univers musical aujourd’hui dématérialisé. Et la plume stylée et efficace de l’auteur qui vient renforcer avec virtuosité l’ambiance historique et parfois hystérique de toute cette aventure. Un livre à écouter, une musique à lire. J’adore!

José NICOLAS : ″Le livre est à l’honneur : dans les chiottes. C’est là que je peux le lire tranquillement″.

Juliette MARCHESAN : ″Un très bel ouvrage qui me donne encore et toujours plus envie d’écouter du rock, du vrai et d’en savoir encore et toujours plus″.

Laurent HOLIN : ″J’ai fini ce livre comme on finit une bouteille de bon vin (in vino veritas) et j’ai adoré. Bien écrit, avec humour, précis, référencé et clair. C’est impressionnant le nombre d’infos contenues dans ce bouquin. Sacré Boulot !

Jean-Marc PEREZ : ″Merci Patrick pour ce In Vinyle Véritas! Un vrai travail de Titan, avec, au final, un très bel ouvrage, concocté avec passion, qui fourmille de détails et d’anecdotes sur le pourquoi et le comment des pochettes choisies par les grands du Rock pour enrober leurs vinyles. On peut le feuilleter à sa guise, le lire au gré de nos gouts musicaux ou de notre intérêt pour les belles illustrations. Bref, à chaque album évoqué le plaisir est au rendez vous. Un régal!

Bruno BRETAGNE :″Il fut un temps où un disque, avant de l’écouter, se regardait, s’admirait, laissant en suspend les questions que l’on pouvait se poser sur la conception des pochettes. Ce livre très bien documenté et bien écrit ravira les amateurs de musique populaire curieux et désireux de parfaire leur culture. Si, si!

Stéphane CERON :″Ce livre est un investissement ! Non seulement les illustrations sont super belles, mais, et c’est le plus important, elles sont mises en valeur par un texte riche et très intéressant. On peut le lire d’une traite ou lire quelques articles par-ci par là, selon l’humeur du moment. À tous les coups, on apprend. Merci.

Gaël TOULEMEONT :″Du Rock ,du Rock et encore du Rock! Visiblement Patrick BETAILLE connait son sujet sur le bout des doigts et j’ai passé un bon moment de lecture. Par contre, pour ce qui est de la Zumba ou de la Tecktonik, Là, il n’y a plus personne!« .

Pour Commander: In Vinyle Veritas Éloquence et Désaveu du Cover Art!

Patrick BETAILLE, mars 2001

Mick McGinty – Bécanes, Pin Up & Rock’n’Roll!

Artiste du Midwest, Mick McGinty est né et a grandi dans le Nebraska. Il a commencé sa carrière en tant que portraitiste pastel, mais s’est rapidement orienté vers le design et l’illustration. Diplômé en 1979 du Art Center College of Design de Pasadena, il fréquente le milieu hollywoodien et travaille notamment sur des campagnes publicitaires pour MTV, Nike, Reebok, Budweiser, Disney et Universal. C’est à ce tire qu’en 1975 il compose l’affiche de Jaws (les Dents de la Mer) et qu’en 1988 il devient l’auteur de celle de Who Frame Roger Rabbit (Qui veut la Peau de Roger Rabbit). Dans l’intervalle, McGinty fréquente également le milieu musical et réalise quelques illustrations, dont certaines bien dans l’esprit de ce blog: Bécanes, Pin Up & Rock’n’ Roll. Parmi ces groupes figurent 38 Special (Wild-Eyed Southern Boys 1981), Doc Holliday (Doc Holliday Rides Again 1982) et Tora Tora, un groupe de glam rock de Memphis pour lequel en 1989 il dessine la pochette du premier album: Surprise Attack.

Patrick BETAILLE, mars 2021

Le Cover Art en Livre: In Vinyle Veritas!

 

William Stout – Trademark of Quality

Il y a une poignée d’années, pratiquant fébrile de l’immersion en milieu vinylique, je rencontrais par hasard les Who en cage dans un zoo. Ni une ni deux, je me portais acquéreur pour un temps hélas trop bref de ce que l’on appelait à l’époque un DISQUE PIRATE. Reste l’occasion (merci Lolo!) de parler de celui qui dessina la pochette de cette compilation: William Stout. 1968, diplômé du California Institute of the Arts, l’artiste débute sa carrière en tant qu’illustrateur de bandes dessinées et de fanzines underground. Avec un style assez proche de celui de Robert Crumb, il commence à se faire un nom et, en 1973, travaille comme illustrateur pour Trademark of Quality, une maison de disques spécialisée dans la diffusion d’enregistrements non-officiels. En 1974, il créé le logo du label Rhino Records et, de 1975 à 1977, se retrouve directeur artistique des magazines rock Bomp! et Heavy MetalStout continue à travailler occasionnellement à la conception d’affiches et de pochettes d’albums. Parmi ses travaux, la comédie musicale Rock’n’Roll High School et en 81 la pochette de Beatlesongs, une compilation de titres parodiant la musique des Beatles dont l’illustration suscita un tollé. En cause, le personnage de gauche, qui tient la banderole; c’est David Chapman, l’assassin de John Lennon. Dans une interview, William Stout déclarait: ″mes groupes favoris étaient les Yardbirds, les Who, Led Zeppelin, les Rolling Stones, Humble Pie, Jeff Beck, Fleetwood Mac et les Kinks. Musicalement j’étais un anglophile convaincu″! L’interview dans son intégralité, la biographie de l’artiste, les pochettes, ses travaux, sa filmographie, etc.  sont à retrouver ici: The Worlds of William Stout.

Patrick BETAILLE, février 2021

 

Roger Dean – Vertigo Records

Au départ, Vertigo Records c’est une idée du directeur artistique de Phonogram, d’Olav Wyper. Son intention est de lancer un label britannique destiné à concurrencer Harvest, une filiale d’EMI en hébergeant des groupes de rock progressif et autres musiques alternatives du moment. Pour son lancement en 1969, la maison de disques crée son propre logo en noir et blanc. Une fois le vinyle en rotation, le ″Vertigo Swirl″ génère une illusion d’optique dont le tourbillon est conçu pour ″vous attirer au cœur du disque″. Au milieu des années 1970, le tourbillon est remplacé par un ″Spaceship Acid Trip″  peint par l’artiste emblématique du rock progressif: Roger Dean. Ce visuel sera décliné en bleu et en vert jusqu’à la fin des seventies. Après quoi, il sera remplacé par un nommage basique sur fond uni jaune-orangé et, dans les années 80, par un simple V entouré d’un cercle, le tout sur fond gris.

Patrick BETAILLE, janvier 2021

Noël en toc et Rock en stock

Difficile de s’y soustraire! À l’approche des fêtes et avec l’arrivée éminente du Père Noël, le mercantilisme hivernal ciblé gère sa masse critique en vomissant son trop plein de consommables divers et déjà avariés. Le monde du rock, hélas, ne déroge ni à la règle, ni à ce déluge de trucs compilés, incontournables, indispensables, méga-top et déjà dans les bacs, à côté des invendus d’une saison déjà trop pauvre. Les artistes les plus intègres, les interprètes les plus déjantés, les musiciens les plus destroy, les groupes les plus cloutés s’y sont essayés. Tous ou presque – Doors, Beatles, Elvis, Ramones, Pearl Jam, etc – de près ou de loin et tôt ou tard, se sont commis avec plus ou moins de bonheur dans la célébration du White Christmas et ce sans forcément se déshonorer sur les lauriers de Petit Papa Noël ou Jingle Bells.  Certains mêmes, comme Dutronc, Bijou, Arno & Beverly Jo Scott, se sont adonnés avec humour à la célébration de Marie-Noël et de Jean-Baltazar. Admettons ! Tout le monde peut trouver son bonheur dans ces hommages de circonstance mais il est temps de reprendre le pouvoir et de lutter contre les ringardises auto-tunées des uns ou la soupe samplée des autres. Pour la préservation de vos cages à miel et de votre intellect, il ne vous reste plus qu’à vous rabattre sur les quelques valeurs sûres qui échappent aux saisons et n’obéissent ni au forcing des majors, ni à la bouillie assénée H24 par les médias. Or donc, et pour la lettre au Père Noël, il n’est pas encore trop tard: Rock’ n’ Roll Bordel!

Patrick BETAILLE, décembre 2020

Gotlib – Hamster Jovial in Rock!

Rock: Hamster Jovial et ses LouveteauxParu dans les années 1970 dans le magazine  Rock et Folk et publié sous forme d’album à partir de 1977, Hamster Jovial est l’un des sommets de l’art Gotlibien. On y suit les aventures d’un guide scout passionné de Musique Pop. L’énergumène en question, sorte de Baden-Powell allumé, essaie de faire partager sa passion à ses protégés, deux garçons et une fillette totalement désintéressés et hermétiques à la musique. Bien loin de l’image innocente et naïve que l’on se fait d’une troupe de louveteaux, les trois gosses sont de véritables pestes. L’un des jeunes bambins et sa copine s’essayent aux baisers langoureux, tandis que le troisième larron, obsédé notoire, passe son temps à se curer le nez et à tenter de glisser sa main sous la jupe de la petite fille, féministe convaincue qui met régulièrement ses compagnons au tapis. les aventures de Hamster Jovial et ses Louveteaux sont jalonnées de bivouacs improbables, de veillées douteuses de concours de pipis et de foireuses adaptations rock de l’hymne scout Flamme pure et légère. L’occasion pour Marcel Gotlib de parodier les jaquettes des disques emblématiques qui mettent en émoi un chef de troupe complètement abruti et naïf, toujours prêt, surtout à croire qu’il est en résonance avec le monde qui l’entoure. Au catalogue de cette discothèque idéale: Beatles, Rolling Stones, King Crimson, Who, Deep Purple, Pink Floyd, Joe Cocker, Frank Zappa, Captain Beefheart, John Lennon, et Bob Dylan. Un Must!

Patrick BETAILLE, avril 2019

Le Cover Art en Livre: In Vinyle Veritas!