Peter Rowen – Le Boy de U2

Boy U2. Photo Hugo McGuinessEn février 1980, managés par Paul McGuiness les membres de U2 entrent en studio. Pendant sept mois et  sous la houlette de Steve Lilywhite, ils mettent au point les 11 titres de leur premier LP, Boy. Sur la pochette de l’album, la photo en noir et blanc du visage d’un jeune enfant aux yeux emplis d’un mélange de tristesse et de crainte. L’enfant s’appelle Peter Rowen, frère cadet de Derek Rowen, un artiste avant-gardiste, musicien membre des Virgin Prunes et aussi ami de longue date de The Edge et de Bono qui déclarait à l’époque: ″J’ai l’image de la pochette en tête depuis deux ans. Elle exprime beaucoup de choses pour moi. Écouter l’album en tenant la pochette, c’est merveilleux!″. Publié sur Island Records, le disque sort en octobre 1980 au Royaume-Uni et en Irlande. Cinq mois supplémentaires seront nécessaire pour que Boy arrive sur le marché U.S. En effets, les Etats Unis et le Canada craignent que la photo soit perçue en tant qu’incitation à la pédophilie (ça ne s’invente pas!). La photo prise par Hugo McGuiness se voit donc censurée et remplacée par un patchwork – soit disant artistique – de clichés des quatre musiciens irlandais. Trois plus tard l’enfant a grandi. Yeux cernés, lèvre tuméfiée et expression colérique illustrent War, le troisième album de la bande à Bono incluant le fameux Sunday Bloody Sunday. Après avoir abandonné l’école à 15 ans et fait de la figuration dans le film d’Alan Parker The Commitments, Peter Rowen deviendra… photographe.

Patrick BETAILLE, septembre 2019

Cal Schenkel – Frank Zappa: We’re Only in It for the Money

Cal Schenkel: Zappa We're In It for the MoneyEn 1968, le mouvement hippie et ses élucubrations fleuries laissent Frank Zappa de marbre et les appels du pied des tendances Rock Psyché du moment lui en touche une sans faire bouger l’autre. Même l’unanimement plébiscité Sgt. Pepper’s des Beatles paru un an plus tôt ne trouve pas grâce auprès de ce Dali des sixties qui trouve l’album ″pas mal mais sans plus″ allant même jusqu’à déclarer: ″Ils ne m’ont jamais fait fantasmer. J’avais le sentiment qu’ils n’étaient motivés que par l’argent″. Fidèle à sa réputation de génie cynique et rebelle, le guitariste californien accompagné de ses Mothers of Invention sort en octobre 68 We’re only in it for the money, En plus du titre provocateur (″On est là que pour le fric!″) ce quatrième album du Zap est bourré de propos acerbes sur les policiers, les réactionnaires, les racistes ou les hippies. Musicalement parlant les 19 morceaux, dont certains d’à peine une minute et même 26 secondes pour Hot Poop (Caca Chaud!) font souvent l’objet de divagations déjantées à base d’assemblages sonores, d’effets spéciaux, de distorsions et de bruitages. Mais le plus saisissant réside dans le visuel qui parodie clairement le Sgt pepper’s lonely hearts club band des 4 de Liverpool. Cal Schenkel réalise pour le recto un collage de personnages (dont Jimi hendrix) avec au premier plan les Mothers au complet et une grosse caisse sur laquelle figure le titre de l’album. Au verso, paroles imprimées sur fond rouge et en guise d’encart la photo des 7 membres du groupe alignés sur un fond jaune. Ce cliché est signé Jerry Schatzberg, le photographe qui a fait poser les Stones déguisés en femmes pour la pochette de leur 45 tours Have You Seen Your Mother, Baby, Standing in the Shadow? Ici pas de grimage pour l’hirsute combo, juste des accoutrements féminins improbablement kitsch. Zappa demande la permission de publier l’artwork en l’état à Paul McCartney mais ce dernier lui suggère de s’adresser à sa maison de disques. Refus catégorique de Capitol Records; on ne touche pas aux Beatles! Verve Records, la maison de disque de Zappa, prend donc la décision de faire figurer  l’image  controversée à l’intérieur et de la remplacer par la photo du groupe. La censure ne s’arrête pas là. Le label fait passer certaines phrases jugées malsaines à l’envers pour les rendre inintelligibles et d’autres sont carrément coupées sans que le Maître en soit informé. En 1984, We’re only in it sera réédité  avec les paroles d’origine et quand il est élu parmi les meilleurs albums de tous les temps, Zappa se contente de maugréer: ″Je préfère que la récompense aille à ceux qui ont censuré cet album, ils la méritent plus que moi″.

Patrick BETAILLE, septembre 2019

 

Boxer – Below the Belt

Nigel Thomas Censure Boxer, Below the BeltLa première tentative du groupe Boxer, Below the Belt, sort en janvier 1976 chez Virgin. Malgré la présence de Mike Patto (ex Spooky Tooth) au chant et aux claviers, ce premier opus se distingue plus par son Cover Art que par des compostions somme toute assez poussives.  A partir d’une photo d’ Alex Henderson, Nigel Thomas élabore le packaging de l’album. Au recto, Stepanie Marrian, une habituée de la page 3 du tabloïd The Sun,  pose nue, jambes écartées, avec pour seul accessoire un paire de talons aiguille… rouges. Dans le prolongement d’un bras, un gant de boxe vient opportunément cacher l’entrejambe du top model. Au verso par contre le bras tendu du boxer disparaît, dévoilant sur la même photo la pilosité généreuse de la belle brune qui à l’occasion se voit affublée d’une paire de gants… rouges. Pas moyen de se concentrer sur le tracklisting qui pourtant figure en bonne place! Pour le marché américain, la toison pubienne sera recouverte dans un premier temps par une ceinture de boxeur à l’effigie du groupe, puis, pour les éditions suivantes par une réduction de la photo illustrant l’intérieur du LP. Malgré tout, ne suscitant que peu d’intérêt et de succès, Boxer splittera deux albums plus tard en 1979.

Patrick BETAILLE, septembre 2019

 

Henry Diltz – Doors: Morrison Hotel

Henry Diltz Morrison HotelAlors qu’il se promène avec sa femme dans les rues de Los Angeles, Ray Manzarek, clavier et bassiste de son état, tombe au 1246 South Hope Street sur un hôtel du nom de Morrison Hotel. Belle occasion!  Le musicien en parle aux autres et dans la foulée le groupe se rend sur place avec le photographe Henry Diltz, un de leurs amis. Le propriétaire de lieux refuse que son établissement soit photographié. Un peu plus tard, Diltz, remarquant qu’il n’y a plus personne à la réception, demande aux gars d’entrer et de se mettre derrière la devanture. La photo est faite et c’est celle qui figure au recto de l’album qui du coup s’intitule Morrison Hotel. Le même jour, quelques rues plus loin au 300 East 5th Street, The Lizard King remarque un bar dont le nom l’inspire et toute la troupe entre pour y écluser quelques bières. Nouvelle série de photos dont une avec le groupe accoudé au comptoir qui est retenue pour l’intérieur de la pochette de ce cinquième opus des Doors; quant à la façade du troquet, elle en illustre le verso. Un an plus tard, le patron du café reçoit un appel. Un certain Peter Morton lui demande l’autorisation d’utiliser le nom du lieu car il a en tête la création d’une nouvelle chaîne de restauration. Le Hard Rock Cafe était né!

Henry Diltz. Doors Morrison HotelDès sa sortie en février 70 Morrison Hotel connait un gros succès, mettant ainsi fin à une période difficile pour The Doors. Période marquée par l’échec commercial du précédent The Soft Parade et les démêlés judiciaires de Jim Morrison. Quant à Henry Diltz il a à son actif quelques 200 pochettes d’albums pour des artistes tels que Buffalo Springfield, The Lovin’ Spoonful, James Taylor ou encore les Eagles. Certains clichés du photographe font les couvertures de BillboardNewsweekRolling Stone et The Los Angeles Times.

Patrick BETAILLE, septembre 2019

René Magritte – De Jeff Beck à Pink Floyd

Magritte Records CoversLes grands peintres ont souvent été source d’inspiration chez les concepteurs et créateurs de pochettes de disques et René Magritte reste probablement l’artiste qui a été le plus emprunté. Il faut dire que les toiles de l’artiste belge se prêtent admirablement à l’expression d’une approche esthétique au sein de laquelle domine un surréalisme source de questionnements et d’errances intellectuelles. Le cas le plus flagrant reste l’album du Jeff Beck Group qui pour son deuxième album Beck-Ola paru en 1969, s’approprie carrément La Chambre D’écoute peinte par Magritte en 1958. Le Beau monde, un autre tableau réalisé en 1962, est lui repris sur le Finnegans Wake de Tangerine Dream. Quant à Golconde, une toile datant de 1953, elle est reprise et adaptée pour la jaquette du premier opus éponyme de Dreams, un groupe de Jazz Rock éphémère incluant Michael Brecker et Billy Cobham.

En 1977 c’est au tour de Styx de pasticher le surréaliste en utilisant Le Blanc-Seing de 1965 pour l’album, le septième, qui lui ouvre les portes du succès: The Grand Illusion. Les emprunts au peintre belge sont parfois plus subtils mais tout aussi intéressants. C’est le cas de la pochette de Late For The Sky de Jackson Browne inspirée de L’empire Des Lumières daté de 1954. Enfin, il y a ce personnage typique de la peinture magritienne objet notamment du Fils de l’homme un autoportrait de 1964 et, la même année, de L’homme au Chapeau Melon. Mis en cène par Storm Thorgerson pour le compte du collectif Hypgnosis, l’homme en costume noir et chapeau melon est présent en 1978 sur l’album de Rush, Hemisphères et sur le Wish You Were Here de Pink Floyd dans la version coffret collector remastérisé de 2011. Sur ce dernier la mention ″Ceci n’est pas une boite″ fait évidemment référence à une huile de 1929 intitulée Ceci n’est pas une Pipe.

Patrick BETAILLE, juillet 2019

Ken Kelly – Rainbow Rising

Rainbow RisingAu printemps 1975, Ritchie Blackmore, ténébreux pourvoyeur de riffs plombés devant l’éternel, quitte Deep Purple pour former son propre groupe. Depuis quelques mois déjà, il s’est acoquiné avec les musiciens du groupe Elf qui assure les premières parties des concerts du Pourpre. A l’exception de Ronnie James Dio, lutin hirsute aux cordes vocales surdimensionnées, les musiciens quittent la formation peu après la parution d’un premier essai quelque peu pompeux, Ritchie Blackmore’s Rainbow. Arrivent alors Tony Carey aux claviers, Jimmy Bain à la basse et Cozy Powell à la batterie. Tout ce beau monde entre en studio et, sous la houlette de Martin Birch, enregistre en 1976 et avec la contribution de l’Orchestre Philharmonique de Munich ce qui deviendra LA référence du Hard Rock mélodique: Rising. ″Tarot Woman″, une longue intro aux synthés, suivie par une guitare galopante vite rejointe par une section rythmique dominée par la frappe lourde de Powell. Le décor est planté. Avec son timbre à la fois puissant et lyrique, et surtout cette aisance pour atteindre les notes hautes, la voix prend alors une ampleur inégalable. D’emblée on pénètre dans un monde féerique, celui qu’affectionne le regretté Ronnie James Dio, auteur de tous les textes et co-signataire de toutes les musiques. L’album culmine avec en face B deux titres très énervés de plus de 8 minutes chacun, modèles du genre. ″Stargazer″ tout d’abordun véritable joyau dans lequel Dio donne toute la mesure de son talent et Blackmore assure une prestation immense avec un solo mémorable. ″A Light In The Black″ enfin, morceau d’anthologie, encore un, le summum étant atteint avec un duel guitare/synthé éblouissant au cours duquel Powell martyrise sa double batterie comme il a rarement eu l’occasion de le faire, avant ou après. Imparable! Mais le premier contact avec ce monument a lieu via la pochette signée Ken Kelly, connu pour ses illustrations de Conan le Barbare, Tarzan, Vampirella mais aussi au travers de son travail pour Manowar, Kiss et Ace Frehley. Dans le plus pur style de l’Heroïc Fantasy, l’artiste marque les esprits avec cette main gigantesque émergeant des profondeurs d’un océan tempétueux pour saisir un arc-en-ciel (Rainbow). En 1981 Rising a été élu par le magazine Kerrang meilleur album de Heavy Metal de tous les temps.

Patrick BETAILLE, juin 2019

UFO – Force it

UFO Censure Force ItForce It, cinquième opus de UFOsort en juin 1975 sur Chrysalis Records. Comme son prédécesseur Phenomenom, il est produit par le bassiste de Ten Years After, Leo Lyons et enregistré à Londres avec Chick Churchill, lui aussi membre de TYA, aux claviers. La formation, qui à l’époque comporte entre autres Phil Mogg au chant et un certain Michael Schenker aux guitares, sera rejointe en 1977 par le regretté Paul Raymond. L’artwork de cet album, véritable catalogue de robinetterie pour salle de bain, est signée du collectif Hipgnosis. On y voit un couple en train de s’ébattre dans un baignoire. Chaude ambiance, mise en scène sans équivoque, titre ambigu, la pochette sera censurée aux Etats Unis. Malgré tout Force it rencontre un beau succès auprès du public et, pour la première fois, fait entrer les hard rockers anglais dans les charts US.

Patrick BETAILLE, mai 2019

Gotlib – Hamster Jovial in Rock!

Rock: Hamster Jovial et ses LouveteauxParu dans les années 1970 dans le magazine  Rock et Folk et publié sous forme d’album à partir de 1977, Hamster Jovial est l’un des sommets de l’art Gotlibien. On y suit les aventures d’un guide scout passionné de Musique Pop. L’énergumène en question, sorte de Baden-Powell allumé, essaie de faire partager sa passion à ses protégés, deux garçons et une fillette totalement désintéressés et hermétiques à la musique. Bien loin de l’image innocente et naïve que l’on se fait d’une troupe de louveteaux, les trois gosses sont de véritables pestes. L’un des jeunes bambins et sa copine s’essayent aux baisers langoureux, tandis que le troisième larron, obsédé notoire, passe son temps à se curer le nez et à tenter de glisser sa main sous la jupe de la petite fille, féministe convaincue qui met régulièrement ses compagnons au tapis. les aventures de Hamster Jovial et ses Louveteaux sont jalonnées de bivouacs improbables, de veillées douteuses de concours de pipis et de foireuses adaptations rock de l’hymne scout Flamme pure et légère. L’occasion pour Marcel Gotlib de parodier les jaquettes des disques emblématiques qui mettent en émoi un chef de troupe complètement abruti et naïf, toujours prêt, surtout à croire qu’il est en résonance avec le monde qui l’entoure. Au catalogue de cette discothèque idéale: Beatles, Rolling Stones, King Crimson, Who, Deep Purple, Pink Floyd, Joe Cocker, Frank Zappa, Captain Beefheart, John Lennon, et Bob Dylan. Un Must!

Patrick BETAILLE, avril 2019

Mark Wilkinson – Marillion

Marillion: Artwork by Mark WilkinsonMark Wilkinson est un dessinateur/illustrateur anglais, spécialiste de l’Heroic Fantasy, dont les illustrations se retrouvent aussi bien sur des couvertures de livres ou de magazines que sur des affiches de cinéma ou des posters. Particulièrement à l’aise dans l’expression d’un art proche de l’allégorique et considéré comme l’un des Maître de l’aérographe, l’artiste doit surtout sa renommée à la réalisation de pochettes de disques. Son premier artwork il le réalise en 1982 pour le single Market Square Heroes de Marillion, formation britannique à laquelle il reste associé jusqu’en 1988. Ses illustrations mettent en scène des personnages dans des lieux aux ambiances éthérées et surréalistes. Le peintre le dit lui-même: ″il y a toujours un visage derrière le masque qui distord la réalité″. Le Cover Art de Misplaced Childhood, quatrième album sorti en 1985, est un bel exemple de l’art de Mark Wilkinson. Au recto, un enfant en uniforme, debout, une pie sur le bras droit, dans un décor au fond nuageux duquel émerge un arc-en-ciel. Un coquelicot parvient à pousser au travers de la dalle sur laquelle gît une alliance. L’arc-en-ciel se prolonge au verso et la pie réapparaît, cette fois juchée sur une cage dans laquelle est enfermé une espèce de caméléon. L’oiseau tient dans son bec une clef et regarde Jester (le fou déjà présent sur le 1er album) s’échapper par la fenêtre. Deux colombes prennent leur envol en traçant un autre arc-en-ciel et, au sol, une ouverture béante découpée selon les contours d’un puzzle. Les symboles récurrents de cet artwork (certains sont déjà présents sur Fugazi en 1983) sont en parfaite adéquation avec un imaginaire tourmenté à la Tolkien, l’auteur favori des membres du groupe. Sous la forme d’un concept album porté par une voix sombre et des textes alambiqués, Misplaced Childhood et son Rock néo progressif mélodiquement jouissif évoque l’enfance perdue sous différentes facettes, la soudaineté de la gloire et un amour au dénouement heureux. Mark Wilkinson a également travaillé pour le chanteur Fish après son départ de Marillion mais il a aussi œuvré pour des groupes tels que Judas Priest, Iron MaidenEurope et The Darkness.

Marillion: Artwork Mark Wilkinson

Patrick BETAILLE, avril 2019

Alice Cooper – Love it to Death

Censure Love it to DeathSorti en 1971, Love it to Death est sans conteste l’album grâce auquel tout a commencé pour Alice Cooper. Alors qu’avec les prédécesseurs Pretties for You et Easy Action le groupe de Vincent Damon Furnier flirtait sans réussite avec un rock Psychédélique expérimental, ce troisième album est l’annonce d’une métamorphose radicale due essentiellement à la présence aux manettes d’un nouveau producteur. Bob Erzin oriente le quintet américain vers une écriture et un son high energy, plus adapté à ce qui se faisait à l’époque du côté de Detroit avec les Stooges et MC5. Il s’occupe aussi de leur image en mettant en place un show théâtral et trash grâce auquel les prestations scéniques d’Alice et sa bande font l’objet de tous les excès. Dans une ambiance grand-guignolesque et une profusion de décibels, poupées décapitées à la hache, chaise électrique, guillotine, simulacre de pendaison, camisole de force et boa constrictor se succèdent durant les concerts qui révèlent néanmoins de réels talents chez les musiciens. Narrateur cynique et provocateur d’une Amérique sombre et déprimée, Alice Cooper devient une attraction et se voit désormais classé dans la catégorie ″Shock Rock. D’abord sorti sur le label de Frank Zappa, Love it to Death bénéficie d’un tel succès que Warner Bros Records rachète les droits, offre un nouveau contrat au groupe et ressort l’album en exigeant toutefois une modification du cover art. En effet, l’illustration originale de la pochette montre une photo en noir et blanc du combo au milieu duquel le leader déjanté donne avec son pouce l’impression d’exhiber son pénis. L’image sera donc retravaillée afin que l’outrance soit cachée par la cape du chanteur. Au final, ce nouvel opus sera pour Alice Cooper celui d’une reconnaissance internationale méritée et confirmée dans la foulée par Killer la même année, School’s Out en 1972 et Billion Dollars Babies en 1973. C’est aussi et surtout l’album qui contient le premier gros hit du groupe: I’m Eighteen!

Patrick BETAILLE, avril 2019