Passion – L’Art et la Manière

Expression de la PassionAu détour d’une errance il arrive que s’offre à nous la résultante de centaines d’heures d’expérimentations, de jours, de semaines, de mois ou d’années, de doutes, de frustrations mais aussi de joies immenses. Privilégiés nous sommes, nous qui frissonnons de plaisir en ignorant ce qui se cache derrière l’obsession positive de ces amoureux  animés par une obsession dévorante. Accéder aux articles:

  • 01 Veetess Speereet de Vincent Debacker. De ces ateliers sortiront des chefs-d’oeuvre.
  • 02 Cyclone Motor Gallery de Nicolas Wolleb. Quand la lumière donne une âme au moteur.
  • 03 The Guitar Tank de Joël Gruau. Les accords parfaits sur des guitares qui se bidonnent.
  • 04 Vintage America de Patricia de Gorostarzu. Clichés de rêves d’ Amérique et de ses vestiges.
  • 05 Customized Ceramic Coating de Gérard Muth. Traitement de blocs moteurs, carters et échappements.
  • 06 GoofProd! de Christophe Goffette. La musique en version encyclopédique. Rock’n’Roll Motherfuckers!
  • 07 Shot of Rhythm & Blues de Patrick Higgins. Au pays du Pub Rock avec Dr FeelGood.
  • 08 Turboflat de Phippe Gürel. Pin Up, Moto et Rock, sont les moteurs de crayons habiles.
  • 09 Mexican Street Art de Laurent Bagnard. Carnet de voyage sud américain haut en couleurs.
  • 10 MotoMania de Clément Bretagne. Concessionnaire Mash, GasGas et bouclard multimarques à Pau.
  • 11 Rock’n’roll de Marcel Destroy. Rock’n’Roll bordel! La discothèque idéale qui s’écoute avec les pieds.

Qu’ils soient amateurs, artisans, autodidactes ou professionnels, tous vivent par et pour une indicible envie de partager leur part de rêve et d’en proposer le fruit. Souvent auto-produit ou édité à compte d’auteur, le livre, le support musical, le tirage ou l’objet ont bien sûr un coût mais ce n’est pas la chose que l’on achète. En réalité on se porte acquéreur d’un morceau de cœur, d’une parcelle d’âme, d’une tranche de vie de ceux qui font ce qu’ils aiment et qui aiment ce qu’ils font.

Patrick BETAILLE, novembre 2018

 

The Beatles – La Rumeur Abbey Road

MacMillan photographe d'Abbey Road1969. Pour illustrer l’album qu’ils sont en train d’enregistrer et qui au départ devait s’appeler Everest, les Fab Four envisagent de se faire photographier au pied de l’Himalaya. Rien que ça! face au refus de leur label, McCartney propose de sortir dans la rue, devant les studios EMI, pour prendre quelques clichés. Rendez vous est pris avec un ami de John Lennon, un photographe écossais indépendant. Le 8 août 1969 vers 11h30, la circulation est arrêtée sur Abbey Road et MacMillan, perché sur un escabeau, prend des photos des quatre Beatles traversant la rue sur le passage piétons. Il fait chaud, Macca le gaucher ôte ses pompes, marche pieds nus avec une démarche en décalage avec celle des trois autres et tient une cigarette dans la main… droite. S’en suivront de délirantes spéculations sur la prétendue mort du bassiste et son remplacement par un sosie. Quelques jours avant la sortie de l’album le 26 septembre 1969, Lennon annonce son départ du groupe et la théorie conspirationniste enfle. D’après certains, l’immatriculation LMW 28IF de la Volkswagen blanche stationnée à proximité signifierait: ″Living McCartney Would be 28 if″ sous-entendant que Paul McCartney aurait 28 ans s’il n’était pas mort. Plus réaliste et tout aussi anecdotique… Après grand nombre de vols de ses plaques, la Beetle est mise en vente et achetée en 1986 par un collectionneur américain pour être revendue en 1998 et exposée au ZeitHaus Museum, à proximité de l’usine Volkswagen de Wolfsburg… Sur la droite de la photo, au dessus de Lennon, la silhouette d’un passant, celle d’un touriste américain qui assiste à la scène. Ce n’est qu’à la publication d’Abbey Road que Paul Cole, le quidam en question, réalise qu’il est présent sur la pochette de l’album… Enfin, à partir de 2003 aux USA, certains éditeurs de posters décident de gommer la cigarette de l’image d’origine. The End!

Patrick BETAILLE, octobre 2018

Morrison Hotel Gallery – Janis Joplin & Grace Slick

Janis & Grace the queen Bees of RockLe lieu doit son nom à l’album des Doors sorti en 1970. Il est devenu une référence mondiale en terme de témoignages photographiques liés à la culture musicale des années 40 à nos jours. Que ce soit à New York, Los Angeles ou Hawaï la Morrison Hotel Gallery propose expos et tirages des plus beaux clichés des grandes stars shootées par pas moins de 125 photographes. Entrée > Fine Art Music Photography.

c’est Jim Marshall qui en 1967 a réalisé cette photo de Janis Joplin et Grace Slick (Jefferson Airplane) à San Francisco. ″Bien que n’ayant jamais été photographiées ensemble, Janis et Grace étaient de grandes amies. Tous ces ragots a propos de leur rivalité pour l’obtention du titre de Reine du Rock’n’Roll ne sont que des conneries. Elles se sont toujours très bien entendues″[Jim Marshall].

Patrick BETAILLE, septembre 2018

Laurent Bagnard – Mexican Street Art

Laurent Bagnard photographeQuelques années de cela, découverte de l’auteur au travers de Rebel Motorcycles Ltd, un beau livre de photos consacré entre autres aux choppers californiens et préfacé par Jake Cavaliere des Lords of Altamont. Laurent Bagnard c’est aussi l’aventure PowerGlide et le malheureusement trop bref épisode de Cast Iron tombé, faute de lecteurs, dans l’oubli après seulement trois numéros. L’exégète a également apporté sa contribution à Carlingue piloté à l’époque par Jean Paul Milhé connement et trop tôt disparu. Véritable Artiste, photographe à l’œil exercé, auteur à la plume juste, passionné de Rock, amoureux de bécanes, Laurent Bagnard revient avec un livre de 136 Pages, sorte de carnet de voyage dédié, une fois n’est pas coutume, au Street Art Mexicain… Lire la suite sur Veetess Speereet!

Laurent Bagnard photographePour tout savoir sur Laurent Bagnard et son récent Mexican Street Art c’est Ici: Laurent Bagnard: Photographie et Publications.

Patrick BETAILLE, septembre 2018

Pink Floyd – Atom Heart Mother

Lulubelle III Atom Heart MotherEn 1970, lors d’une réunion avec l’équipe de designers de Hipgnosis, les membres de Pink Floyd disent vouloir se débarrasser de leur image avant-gardiste, du moins pour ce qui concerne le visuel du disque à venir. D’après le groupe, la jaquette peut représenter n’importe quoi mais elle doit impérativement être simple et bannir toute connotation psychédélique. Avec pour consigne un concept aussi péremptoire que fumeux les photographes de l’agence se mettent en quête et reviennent avec trois propositions: un nageur effectuant un plongeon dans une piscine, une femme posant en haut d’un escalier et un bovidé sur un pâturage de la campagne anglaise. C’est cette dernière image qui au final sera retenue. La pochette de l’album représente donc une vache blanche avec des taches marron, vue de trois quarts arrière, la tête dirigée vers l’objectif. EMI fait de la résistance. Le label est peu emballé par le concept et s’oppose au fait que ni le nom du groupe ni le titre de l’album ne soient mentionnés. Peine perdue! c’est bien Lulubelle III qui se retrouve à l’honneur sur l’une des plus mythiques pochettes de l’histoire du rock, celle de Atom Heart Mother.

PB, mai 2018