Moto GP – La fin des Umbrella Girls

Paddock Girls

Liberty Media vient d’annoncer que désormais elle ne fera plus appel aux Umbrella Girls sur la grille de départ des courses de F1. La tradition de ces jeunes femmes généralement court vêtues ou portant des tenues très près du corps sur les grilles de départ des courses moto, est-elle amenée à disparaître? C’est à craindre ou à espérer, c’est selon. C’est en tous cas le souhait de plusieurs défenseurs de l’image de la femme. Déjà en 2017 les Umbrella Girls du GP d’Espagne ont eu ″chaud aux fesses″. Au nom de la dignité de la femme, le mouvement Ganemos Jerez (proche de Podemos), appuyé par le Parti Socialiste avait demandé leur interdiction. Idem lors du GP de Catalogne au cours duquel des représentant des Verts ont dénoncé le machisme et la ringardise de cette vision de la femme. Quand on sait qu’en Australie la tradition du bécot à l’arrivée des courses cyclistes a été abandonnée; quand on prend en compte le fait que le championnat du monde d’endurance auto a carrément renoncé aux Grid Girls en 2015; et quand on constate l’ampleur de la polémique Harvey Weinstein, la fin de ces Sexy Girls rémunérées pour arborer des logos publicitaires semble d’ores et déjà programmée. C’est à craindre ou à espérer, c’est selon. Une chose est sûre, les Rossi, Marquez et autres Dovizioso vont avoir chaud sans ces jolis parapluies au dessus de leurs casques.

 

The Throttle Dolls – Nina, Maria & Erica

In Venus Veritas: TheThrottle Dolls

Les trois filles sont en train de connaître une notoriété grandissante au sein de la communauté Custom Culture australienne. Le credo quelles se sont approprié: ”4 wheels move the body, 2 move the Soul”. Ce qui peut se traduire par: Il faut 4 roues pour trimbaler le corps, 2 suffisent pour transporter l’âme. Pour avoir fréquenté plusieurs clubs de Sidney et roulé avec bon nombre de Cafe Racers elles ont rapidement adhéré à cette culture et à sa déclinaison Vintage qui peu à peu se sont imposées en tant que mode de vie, ou presque. S’est imposée également l’envie de monter leur propre club, The Throotle Dolls. Physiquement intelligentes, ces poupées ne sont pas pour autant disposées à laisser de côté lipsticks ou make-up qui sont devenus en quelque sorte leur carte de visite et on le comprend! Reste que, même si elle ne rechignent pas à apprendre comment faire une vidange, elles admettent que la route est longue pour assimiler jargon et mécanique liés à la pratique du 2 roues.  Sources, articles et photos sur In Venus Veritas.

 

In Venus Veritas – Las Marias Motorcycle Club

In Venus Veritas: Las Marias Mc

Bien que le fait de voir la moto conjuguée au féminin ne relève pas d’un phénomène nouveau, force est de constater que de plus en plus émergent un peu partout événements et associations faits par et pour ces amazones motorisées désireuses d’assumer et de partager leur passion pour le 2 roues. Las Marias MC est un club moto 100% féminin de Mexico. 4 des ”Pétrolettes” qui le composent roulent en Thruxton, Sportster , Beta 200 et GS 650 et ont récemment fait l’objet d’un reportage disponible sur In Venus Veritas, site récent exclusivement dédié aux femmes adeptes de tous engins à moteur.

 

Jasmine Barnett – L’égérie de Davida au Dirt Quake

Jasmine Barnett DavidaJasmine Barnett est une habituée du monde motocycliste. Depuis quelques années déjà elle coiffe son joli minois de casques Davida (que si à 50 ans t’en as pas c’est que t’as foiré quelque chose dans ta vie de motard-hipster). Pour la marque en question, l’anglaise s’affiche régulièrement dans la presse spécialisée ou parade lors d’événements tels que le Wheels & Waves de Biarritz, le Clasic Bike Festival de Donington où encore le Dirt Quake. Organisé par Sideburn Magazine le Dirt Quake consiste en un rassemblement déjanté où toutes sortes d’activités plus ou moins loufoques (Stunt, parades, concerts, animations, etc…)  viennent en renfort des courses qui se déroulent selon 3 catégories. En 2014 la belle se contentait de jouer le rôle de Flag Girl au départ des runs d’ IRB (Inappropriate Road Bike) de Street Trackers et de Choppers. Cette année, lors de la quatrième édition, c’est sur la piste que Jasmine a effectué ses premiers tours de roues en IRB, manquant de peu le podium après avoir brillamment accédé aux phases finales.

Livia Lancelot – Joyau du WMX

Livia Lancelot MX- WMX

Contrairement aux champions masculins, qui peuvent gagner jusqu’à 1 million d’euros pour la simple ­signature d’un contrat avec leur team, le motocross féminin est très loin, financièrement parlant, du professionnalisme. Sur la base de ce constat, Livia Lancelot décide de créer sa propre structure, le Team 114, au sein de laquelle elle joue le bien sûr le rôle de pilote, de manager et de gestionnaire. Une pionnière en la matière! Un rôle qu’elle affectionne, y compris dans le domaine de la compétition. Elle fut ainsi la première championne du monde féminine en 2008 (WMX: Women’s Motocross Championship), et compte parmi les initiateurs de la création d’un championnat de France féminin en 2009. Largement supérieure aux autres Françaises, parmi les meilleures mondiales depuis ses débuts, Livia Lancelot est la seule pilote qui défie régulièrement les hommes. Tous les terrains sont bons pour ces joutes. En 2014, elle termine 39e du célèbre Enduropale qui réunit plus de 1 000 participants sur la plage du Touquet.  Aujourd’hui, à 27 ans et déjà en tête du championnat de France féminin, la belle s’est emparé de la place de leader au championnat du monde  grâce à un beau doublé au Qatar sur Kawasaki.

Debbie Evans – Stunt Reloaded

Debbie Evans 600 Suzuki Dayton 2002Debbie Evans enfourche sa première bécane à l’âge de 6 ans. A quinze ans elle est considérée comme l’une des meilleures dans le domaine du Trial et obtient le sponsoring de la part de Yamaha. De compétitions d’Enduro en participations en Supercross, de podiums en reconnaissances diverses,  Debbie se sent de plus en plus attirée par les cascades. Elle saisit l’opportunité de réaliser un saut impressionnant pour le film ”Death Sport”. Elle a 19 ans et à partir de là elle ne cesse d’apporter sa contribution à l’industrie du cinéma américain. Avec pas moins de 200 films ou séries télévisées elle est intronisée en 2003 au AMA Motorcycle Hall of Fame. En 2004, après s’être distinguée dans ”Matrix Reloaded” où sur Ducati 996 elle assure la doublure de Carrie-Anne Moss,  elle se voit remettre le Taurus World Stunt Awards  pour l’ensemble de ses prestations en tant que cascadeuse. Pendant une vingtaine d’années sa passion l’éloigne des circuits qu’elle retrouve en 1998 en participant au Women’s Trials World Championship où, à 40 ans, elle obtient une honorable huitième place. En 2002 elle participe à sa première compétition sur piste; elle court en équipe à Daytona sur 600 Suzuki. Lorsque miss Evans ne bosse pas elle aime rouler, pour le plaisir, sur une de ses nombreuses motos dont une 996 et une Triumph Bonneville.

Dane Rowe, un singe au Tourist Trophy

Dane Rowe un singe au TTA l’époque elle possède certainement le plus beau regard du Continental Circus et reste de toutes façons la plus célèbre des trois femmes ayant jamais couru en Grand Prix à la fin des années 60 et au cours des années 70. Comme souvent c’est un peu par hasard que Dane Rowe fait connaissance avec le monde de la moto. A l’âge de 11 ans et sans savoir pourquoi elle se sent attirée par l’ambiance d’un bouclard tout près de la maison de sa grand-mère chez laquelle elle se rend souvent car victime des violences de sa mère et de l’absence d’un père qui a déserté le foyer. Plus tard, elle se lie d’amitié avec une certaine Marie dont le boy-friend participe à des courses sur 350 Norton Manx. A plusieurs reprises donc Dane fréquente les circuits où elle a l’occasion de voir de près des Side Cars qui exercent sur elle une véritable fascination. Après des études de photojournalisme à Londres et alors qu’elle roule déjà sur une Triumph 350 cc, elle revient dans le Lancashire et retrouve ses vieilles habitudes. Un beau jour, alors qu’elle déambule dans les paddocks, un pilote en rade de coéquipier lui propose d’occuper la place du ”Singe”. C’est foutu! Il n’en faut pas plus pour que bientôt la belle accède au Tourist Trophy de l’Ile de Man aux côtés de Colin Bird. L’année d’après, en 1969 et toujours sur le TT,  elle se retrouve coéquipière sur le BMW de Bill Copson. L’équipage finit 8ème de sa catégorie, Mademoiselle Rowe a 20 ans. De courses en courses elle se retrouve un jour sur le circuit de Bourg-en-Bresse où Bill, en panne d’hydraulique, l’envoie quémander de l’huile auprès de Rudi Kurth. « Love at first sight  may sound corny but it happened for both of us » avoue telle en reconnaissant qu’à compter de ce jour elle mettra dans le même ”panier” sa passion pour la moto, pour la course et bien sûr pour son compagnon Suisse. Aujourd’hui Dane Kurth ne fréquente les circuits qu’en tant que spectatrice, même si pendant 7 ans elle a joué le rôle d’interprète sur les Grands Prix anglais. Ultérieurement et comme si la furie de la compétition lui faisait défaut elle se tourne vers un autre domaine générateur lui aussi de sensations fortes: Le Hard Rock. Etonnant non? En fait, elle tombe par hasard sur la retransmission d’un des premiers festivals du genre qui se déroule en Allemagne. A l’affiche Def Leppard, Kiss, Accept et Motorhead. Nouveau coup de foudre qui l’amène cette fois à couvrir ce type de manifestations pour la presse locale et quelques magasines internationaux. A titre personnel la miss va même jusqu’à mettre en place quelques concerts pour finalement se retrouver impliquée pendant 13 ans dans l’organisation d’un des plus gros événements suisses, le Z7, dont elle est actuellement la vice-présidente. Drôle de parcours pour une fille qui rêvait d’être détective ou archéologue!