Philippe Moine – Caricatures au sommet

Philippe Moine: Caricatures

Donald Trump et Kim Jong-Un qui adorent s’insulter à distance et se menacer, en affirmant qu’ils ont la plus grosse, envisagent aujourd’hui de se faire face. En attendant ce jour, voici côte à côte les deux chefs d’état, magnifiquement croqués par Philippe Moine. L’artiste excelle dans l’art de grossir le trait d’amis, de musiciens ou de célébrités et il maitrise à la perfection le sens du détail. Le sang et les impacts sur le drapeau US, les pin’s au revers des protagonistes et les boutons en forme de rockets du coréen, de quoi sourire sans pour autant oublier que les deux plus grands maboules égocentriques du moment sont bien capables de foutre le feu à la planète.

 

Juncker V/S Trump – Harley, Levi’s et Jack Daniel’s sur la sellette!

Trump & Junker Barrière douanièresWhat the fuck! Suite aux tonitruantes déclarations de Donald Trump à propos de barrières douanières sur l’acier et l’aluminium, l’Europe menace les États-Unis. Par la voix de Jean-Claude Juncker, le président de la commission européenne qui dit L’Europe doit se défendre et elle va se défendre″, des mesures de rétorsion sans précédent sont annoncées: ″Nous allons mettre en place des contre-mesures concernant les droits d’importation de produits américains, notamment Harley-Davidson, le bourbon et les jeans Levi’s″. Ça fait peur hein? Mouarf! Étonnamment il n’est pas question de s’attaquer à MacDonald’s, Ford, Apple, Coca Cola, Boeing et encore moins à Google, Amazon, Hewlett Packard et d’autres à qui l’Europe fait des ponts d’or en matière de fiscalité. Tremble Donald! Bientôt tous les français rouleront en Triumph, BMW ou Guzzi, porteront des Tuffery et se murgeront au Pastaga. Et si ça suffit pas nous demanderons à SuperMacron SuperDupont de noyer ton pays sous des milliers de tonnes de camemberts au lait cru, moulés à la louche et faits à cœur. Na!

Black Bonnie – Voeux 2018!

Black Bonnie Voeux 2018

Plus personne ne veut d’un dialogue constructif qui reconnaisse difficulté, complexité et intrication. Invités de débats télévisuels ou radiophoniques, les politiques courent après l’audience à grand renfort d’opportunisme et de dénigrement. L’égocentrisme balaie le consensus. La mauvaise foi mine de potentiels terrains d’entente. L’agressivité annihile tout espoir d’aboutissement pragmatique. Le buzz plutôt que l’acceptation, le clash plutôt que le compromis. Faut qu’ ça pète et on en redemande. Nos pauvres égos torturés par l’audimat et pétris de facilité consumériste n’ont même plus conscience que nos existences s’atrophient et que nous nous mettons au service d’adorateurs du profit immédiat et de fanatiques aux idées simples. Il est temps de renouer avec la vigilance, de revenir aux vraies valeurs et de croquer la vie en appréciant des plaisirs simples: ceux qui s’écoutent, se lisent ou se regardent. Partageons, aimons, jouissons et, puisque ″l’ humour reste la politesse du désespoir″, profitons bien de cette année pour accepter de sourire, c’est salutaire et… encore gratuit.

PB, janvier 2018

 

Black Friday – Orgie consumériste

Black Friday

Généralement associé aux crashs boursiers, aux catastrophes naturelles, aux événements terroristes ou aux défaites militaires, le noir en tant que couleur s’est invité dans le monde de la consommation. Venue des Etats Unis, chaque année la tradition du ″Black Friday″ s’immisce un peu plus en France. Pour les commerçants c’est l’occasion de faire du chiffre et pour les acheteurs le moment de participer à la frénésie consommatrice. Les marketeurs survitaminés s’en donnent à cœur joie. Presse, radio, télévision, internet, smartphones… Les sollicitations envahissent le paysage et gavent le quidam jusqu’à la nausée en lui faisant miroiter la bonne affaire qui le fera consommer plus et plus vite. A l’heure où se pose la question de la surconsommation, du partage des ressources, de l’épuisement de la planète et de la protection de l’environnement, il serait peut être temps de promouvoir et d’adhérer au ″Buy Nothing Day″. Depuis 1992, à l’initiative du canada et dans 65 pays, le dernier samedi de novembre est devenu le jour où l’on n’achète rien!

 

PS – Que reste t’il de nos amours?

Parti Socialiste, état des lieux2004, le Parti Socialiste décroche la majorité aux élections européennes avec 31 des 74 sièges. 2010, la présidence de 20 régions françaises sur 26 revient au PS. 2011, le parti à la rose fait le plein au Sénat avec 140 sièges. En mai 2012, François Holande est élu président de la république. La même année, lors des législatives de juin, la Gauche rafle 290 circonscriptions, obtenant ainsi la majorité absolue à l’assemblée nationale dont la présidence échoit à Claude Bartolone. En avril 2014 Jean Christophe Cambadélis est élu Premier Secrétaire; candidat à sa réélection aux législatives de juin 2017, il est battu dès le premier tour en n’obtenant que 8,60 % des suffrages exprimés. Il démissionne de son poste le 18 juin. Le PS, lui, perd 250 sièges et ne conserve que 30 malheureux députés au Palais Bourbon. Force est de constater, qu’ au moment crucial que traverse la Gauche, de bien tristes perdants se contentent d’ alimenter le débat à grand renfort de ”Cépamoicélui”, ”Javédikeuh” et ”Yavéka”, laissant un goût amer de déception, de colère et d’indécence dans la bouche des électeurs qui, de moins en moins nombreux, n’ont plus comme choix que de partir ailleurs. Face à une telle débâcle et pour stopper l’ hémorragie, le Parti Socialiste, s’il ne veut pas disparaitre définitivement, doit se poser les bonnes questions et se renouveler. Long sera le chemin!

Donald Trump – Permis de tuer en Alaska!

Ours polaires en Alaska

Existe t’il des mots assez forts pour exprimer l’horreur ressentie face à des résolutions aussi aberrantes? Existe t’il des termes adaptés à l’incompréhension suscitée par l’irresponsabilité méprisante d’un pouvoir? Existe t’il un remède à la haine et au dégoût éprouvés à l’égard  d’un égocentrique pervers et décérébré? Depuis le 10 avril 2017, les loups, les ours et leurs progénitures pourront être à nouveau abattus en Alaska, y compris dans leurs tanières. Cette nouvelle loi, que l’on doit à l’ inénarrable Donald Trump, est entrée en vigueur, faisant machine arrière sur tout un ensemble de mesures mis en place aux États-Unis par l’ancien président Barack Obama. Alors oui! Il existe un moyen de s’insurger contre ces exactions qui aujourd’hui et de façon ignominieuse nuisent aux valeurs humaines les plus élémentaires:  Signons contre la cruauté et pour la sauvegarde de notre planète. C’est ici et maintenant!

Élections Américaines – Yes they can!

Donald Trump élu à la présidence américaineÉcouter celui qui trouve Vladimir Poutine sympathique et qui a les faveurs de Kim Jong-Un? Yes they Can!

Donner du crédit à celui qui promet d’isoler le Mexique grâce à un mur? Yes they Can!

Se rallier à celui qui affirme que les émigrés sont des drogués et des violeurs? Yes they Can!

Appécier celui qui prétend qu’une femme ne peut tenir tête à un homme que lorsqu’elle a ses règles? Yes they can!

Encenser celui qui avance qu’une partie de sa beauté consiste en sa richesse? Yes they Can!

Se fier à celui qui certifie que face à une attaque, vous devez riposter, être brutal et féroce? Yes they Can!

Plébisciter celui qui promet d’être le plus grand président de l’emploi que Dieu a crée? Yes they can!

Flatter celui qui révèle que le réchauffement climatique a été créé par et pour les chinois dans le but de rendre l’économie américaine non compétitive? Yes they can!

Voter pour celui qui présume que le monde serait meilleur avec Hussein et Kaddhafi? Yes they Can!

Comme quoi, un Eléphant ça Trump énormément!