Danny Lyon – The Bikeriders

Danny Lyon, Bikers hors-la-loiEn 1968, juste avant qu’ Easy Rider ne s’empare des consciences en devenant l’un des symbole de la contre culture, le photographe américain Danny Lyon publie The Bikeriders. Édité pour la première fois en France en 2014, cet ouvrage nous invite à prendre la route avec le gang du Chicago Outlaws Motorcycle Club auquel l’auteur – qui roule en Triumph – appartient à l’époque. L’ouvrage est un fac-similé de l’édition originale, enrichi de nouvelles reproductions photographiques et consiste en un constat authentique et personnel à propos d’ hommes et de femmes vivant en marge de la société traditionnelle. Une cinquantaine d’images en bichromie regroupant portraits, clichés sur le vif et une quinzaine d’entretiens jalonnent les 100 pages d’un ouvrage indispensable à la compréhension de la culture Biker née il y cinquante ans. Dans le cadre d’un sujet intitulé Photo rebelles, Arte Creative diffuse en ce moment un documentaire de 8 minutes consacré à Danny Lyon: Bikers hors-la-loi.

Un grand merci à André grâce à qui j’ai dû me délester de quelques euros.

Marie Meier – Les Enfers du Rock

Illustrations Marie MeierAlsacienne d’origine, Marie Meier est une artiste qui se définit elle même en tant qu’ illustratrice ″Goth’n’Roll″. Son domaine de prédilection c’est essentiellement le rock et le Burlesque qu’elle met en scène dans un univers où la mort et l’ésotérisme occupent une place prépondérante. Entre tattoos et comics, son style inimitable torturé et très encré, exprime toute sa puissance dans une série consacrée au Club 27, mais se retrouve aussi à l’honneur dans Rock & Folk, Power Glide magazine et sur des jaquettes de bouquins (Virginie Despentes) ou des affiches de festivals. Citée en tant que référence dans des ouvrages tels que ″Be Burlesque″, Marie Meier a aussi œuvré pour la télévision (Tracks), le cinéma (Bye bye Blondie) et en 2009 elle a même collaboré à l’écriture du livre ″Les Enfers du Rock″. Quand les nombreuses expos en France et en Europe lui en laisse le temps il lui arrive aussi de se consacrer, comme ici, aux tarots ou de peindre des guitares sur lesquelles les effigies d’Hendrix et de Robert Johnson sont à l’honneur. Illusrations/Prints/Fine Arts: Marie Meier.

PB, février 2018

Marie Meier Les Enfers du Rock

Barney Hoskyns – LED ZEP

Led Zeppelin, gloire et décadenceUn train de marchandises en pleine tronche! C’est ce que l’on ressentais en 1969 en découvrant le premier album de ce qui allait devenir le plus grand groupe de rock de tous les temps. ″Au XXIe siècle, il n’y aura pas d’autre Led Zeppelin parce que jamais plus un groupe ne réunira quatre génies. L’époque et l’environnement sont différents″. l’auteur de cette lapalissade, Kim Fowley (producteur et figure de la scène de Los Angeles) fait partie des quelques 200 voix qui s’expriment sur l’histoire du dirigeable. En effet, plutôt que de raconter cette saga par lui même, l’auteur, Barney Hoskyns, a préféré donner la parole à ceux qui de près ou de loin ont vécu la gloire et la décadence de Led Zeppelin. Des musiciens, des producteurs, des managers, des groupies, des journalistes, des roadies, les amis, la famille, tous sont au rendez vous pour donner leur propre version ou leur perception des événements  qui ont jalonné les hauts et les bas de la carrière osmotique de Page, Plant, Bonham et Jones. Des morceaux d’interviews, des anecdotes, des témoignages croisés, le tout sous forme de patchwork assemblé sur les 800 pages du livre. Le travail est colossal et l’assemblage chronologique captivant. Des débuts en studio de Jimmy Page et John Paul Jones au pont d’or refusé par Plant pour reformer le groupe (240 millions de dollars) en passant par la création de Stairway to Heaven, les femmes, la drogue, les destructions d’hôtels, la folie des concerts, le décès de john Bonham, et le reste y compris le pire. Une lecture passionnante et indispensable pour le fan qui au bout du compte saura ce qu’il ne voyait pas et verra ce qu’il ne savait pas. Chez le même éditeur (RivagesRouge) que l’épatant Altamont, Gloire et décadence du plus grand groupe du monde est disponible en format poche pour la modique somme de 11,50€.

PB, janvier 2018

Passions Plurielles

Passion artistiques

Au détour d’une errance il arrive que s’offre à nous la résultante de centaines d’heures d’expérimentations, de jours, de semaines de mois ou d’années, de doutes, de frustrations mais aussi de joies immenses. Privilégiés nous sommes, nous qui frissonnons de plaisir en ignorant ce qui se cache derrière l’obsession positive de ces amoureux  animés par une obsession dévorante. Accéder aux articles:

  • 01 Veetess Speereet de Vincent Debacker. De ces ateliers sortiront des chefs-d’oeuvre. Attention! Veetess 3 arrive!
  • 02 Cyclone Motor Gallery de Nicolas Wolleb. Quand la lumière donne une âme au moteur.
  • 03 The Guitar Tank de Joël Gruau. Les accords parfaits sur des guitares qui se bidonnent.
  • 04 Vintage America de Patricia de Gorostarzu. Clichés de rêves d’ Amérique et de ses vestiges.
  • 05 Aristocratic Motocyclist de Lorenzo. C’est lui qui le dit: Il aime les femmes, la moto et il le prouve.
  • 06 Carlingue de Jean Paul Milhé. La revue Vintage & Locomotion, trimestriel vrombissant haut de gamme.
  • 07 Shot of Rhythm & Blues de Patrick Higgins. Au pays du Pub Rock avec Dr FeelGood.
  • 08 Turboflat de Phippe Gürel. Pin Up, Moto, Rock, sont les moteurs de crayons habiles.
  • 09 Pin-Up de Hubert de Lartigue. Hyperréalisme sexy qui pique agréablement les yeux.
  • 10 Caricatures de Philippe Moine. Lou Reed, Keith Richard, Miles Davis, etc.. merveilleusement caricaturés.
  • 11  Rock’n’roll, la musique qui s’écoute avec les pieds, qui fait danser le cœur et qui hérisse les poils de la nuque!

Qu’ils soient amateurs, artisans, autodidactes ou professionnels, tous vivent par et pour une indicible envie de partager leur part de rêve et d’en proposer le fruit. Souvent auto-produit ou édité à compte d’auteur, le livre, le support musical et le tirage ont bien sûr un coût mais ce n’est pas l’objet que l’on achète. Pas que! En réalité on se porte acquéreur d’un morceau de cœur, d’une parcelle d’âme, d’une tranche de vie de ceux qui font ce qu’ils aiment et qui aiment ce qu’ils font.

PB, décembre 2017

 

Carlingue #7 – Happy Planet

Carlingue7 Vintage & LocomotionLes machines les plus farfelues, les bolides les plus improbables, les véhicules les plus emblématiques, c’est du pain bénit pour Carlingue. Happy Planet ne déroge pas à la règle. Du Flying Pankake au Big Red Truck en passant par la résurrection d’un coupé Willis et la magnificence des Paddle Boats du Mississippi, ce ne sont pas les moyens de transport qui manquent pour faire faire de belles balades à nos neurones engourdis par les prémices hivernaux. Billy Redden s’invite au voyage. Avec un peu de chance il vous jouera ″Dueling Banjos″ et, si besoin, vous pourrez l’en convaincre en lui mettant sous le nez le légendaire Colt 45. Le must reste qu’à la lecture d’un superbe article sur les Converse All Stars vous réalisez qu’en les portant vous avez réussi votre vie. Ça valait le coup de patienter pour la version papier de ce somptueux numéro 7 pour lequel le Rédac Chef s’est battu pour que la qualité soit au rendez vous d’un satisfecit méritoire et mérité. C’est ça la presse indépendante et créative, celle à laquelle il faut s’abonner, celle qu’il faut offrir, celle qu’il faut soutenir avant qu’elle ne disparaisse à jamais: Carlingue!

PB, novembre 2017

Carlingue #6 – 1969!

Carlingue, Vintage et LocomotionLa RD 001 démarre, l’afficheur du compteur spatio-temporel à compensation gyroscopique amplifiée calé sur MCMLXIX, l’ année érotique selon le beau Serge. Carlingue (mâtin quel mag!) fait une halte dans une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre: 1969! Judy Garland et Jack Kerouac laissent vacants des espaces qui seront vite occupés par ces petits branleurs de Dave Grohl et Michael Schumacher. On ne le sait pas encore mais plus tard ça va faire du bruit, et pas qu’un peu! Pour l’heure, André Turca, aux commande du Concorde, se prépare à franchir le mur du son pour atteindre Mach 2 et rejoindre les USA en moins de 3 heures. Nous sommes en Mars. Le 26 juin, Petre Fonda, Dennis Hopper et Jack Nicholson se retrouvent à l’affiche d’ Easy Rider, le road movie déjanté qui, sur fond de dope, de bécanes et de liberté, allait devenir le fer de lance cinématographique de la contre-culture hippie. En Juillet, le 16 à 13h32 exactement, c’est un mercredi, les 3000 tonnes du lanceur Saturn V s’arrachent de cap Canaveral. 3 jours après, Neil Armstrong descend d’Apollo XI et pose le pied sur la Lune. Le mois suivant à Bethel, Max Yasgur assiste sur son terrain au déferlement des vagues de décibels qui dégueulent des amplis pour se répandre pendant 3 jours sur les 500 000 acteurs du festival de Woodstock. Et c’est pas fini! Dans ce numéro 6 il est aussi question d’aérotrain, celui de Jean Bertin, de Glastron, ces bateaux avec lesquels James Bond met le feu au lac dans ″Live and let die″ et de quelques joujoux (Gordini 24S, Frerrari, Jaguar ou Aston Martin) si chers au cœur et aux délires de Françoise Sagan. Munissez vous quand même d’une bonne paire de solaires parce que l’emballage du mag à remonter le temps pique les yeux et c’est pas peu dire. Le rédac chef nous avait habitué à mieux mais c’est pas grave! Oubliez ″la famille à remonter le temps″ de M6 et réservez sans plus attendre votre place pour ce beau voyage riche, documenté et, comme d’habitude, bougrement bien organisé: Carlingue!

Charlie Hebdo – Virez Hanouna!

Charlie Hebdo: Virez HanounaAprès la séquence homophobe diffusée dans ″Touche pas à mon poste″ et la polémique qui a suivi, certains chroniqueurs avaient invoqué ″le droit à la caricature″ pour défendre Cyril Hanouna. Valérie Bénaïm a même rappelé en plateau que ″des gens sont morts pour le droit à la caricature″. Celle à la Une de ″Charlie Hebdo″ ne devrait donc pas trop les émouvoir. Cette semaine, Coco représente l’animateur en anus, la langue tirée et titre ″Virez Hanouna, virez l’hémorroïde du PAF″. Ce n’est pas la première fois que la dessinatrice tape sur l’animateur de C8; déjà en décembre 2016 la Une de l’hebdo titrait : ″Hanouna, le virus qui rend con″.