Jerry Lee Lewis – Jack Daniels, Old No7

Jerry Lee Lewis Jack Daniel's Old No7Bruce Springsteen a dit de lui: ″This Man doesn’t play Rock’n’Roll. He is Rock’n’Roll! (Cet homme ne joue pas du rock’n’roll!). Il est le rock’n’roll !). Véritable pionner en la matière,  Jerry Lee Lewis  exprime au chant et au piano un rock fulgurant et déjanté. Plusieurs compos de ce bad boy du rock ‘n’ roll sont devenus de grands classiques: Great Balls of FireWhole Lotta Shakin’ Goin’ OnHigh School Confidential, ou encore sa reprise de What’d I say de Ray Charles. Marqué par de nombreux drames familiaux et autres démêlés avec la justice, celui que l’on surnomme The Killer cultive le sens de la provocation aussi bien à la ville en épousant sa nièce de 13 ans, que sur scène en mettant le feu à son clavier. Mais Jerry Lee est aussi un gros consommateur de drogues diverses et d’alcool avec une appétence avérée pour le Jack Daniel’s. Il rend hommage au Tennessee Whiskey dans une chanson country (Il affirme d’ailleurs: ″le rock ‘n’ roll n’aura été pour moi qu’un moyen de gagner de quoi enregistrer des disques de country, ma véritable passion″) et anecdotique intitulée Jack Daniels, Old Number Seven.

A woman wrings her hands and cries, ‘I’ve lost my man’. You should a seen him, tote that diesel ‘cross the land. Now you’ll find him upon Lynchburg, Tennessee. Collecting bottles in his old dungarees″. Traduction: Une femme pleure et se lamente: ″Mon mari est parti!″ Tu aurais dû le voir au volant de son pick-up mais à l’heure qu’il est tu le trouveras du côté de Lynchburg Tennessee, occupé à bourrer son vieux bleu de travail de bouteilles.

A écouter: Live at the Star Club, Hamburg (1964) un paquet de dynamite mèche courte considéré comme le meilleur album live de l’histoire du rock ‘n’ roll!

Patrick BETAILLE, juillet 2019

St Patrick – A boire et à Manger!

17 Mars, St PatrickC’est de rigueur, le 17 mars il convient de célébrer comme il se doit l’événement le plus Rock’n’roll de la chrétienté. Évangélisateur de la verte Erin et fauteur de trouble par excellence, St Patrick vous accueille avec Shane McGowan. Le ″Lord of the drinks″ n’a pas son pareil pour vanter les vertus de la Murphy’s et de la Guiness qui sont à l’honneur et servies à température ambiante. Sur fond de ″Dirty Old Town″, un blend de chez Jameson, apte à cohabiter avec The Boomtown Rats et Stiff Little Fingers est lui ausssi de circonstance. La température monte. Thin Lizzy et son Whiskey in the Jar annoncent le Black Bushmills tout droit sorti de la plus vieille distillerie du monde. A table maintenant! Seeafood Chowder servi en entrée par The Corrs qui s’éclipsent quand gary Moore déboule avec le plat de résistance: Irish Stew à la Guinness accompagné d’un Côte de Beaune [St Patrick a séjourné en France!]. La fougue de The Answer et des Strypes couvre à peine les ″Miam, Scroch et autres Slurp. Au dessert, les Dubliners enchantent l’Apple crumble cake alors que vient enfin le temps du café et du digestif: l’Irish Coffee! Le deux en un est servi par Rory Gallagher et c’est la ″Tatoo’d lady qui mettra un terme à cet Irish Tour commémoratif. Erin Go Bragh! Suivez le guide en musique: St Patrick Rocks!

Patrick BETAILLE, mars 2019

Fats Domino – Ain’t that a shame!

Fats Domino 1928-2017

Près de soixante-dix ans après son arrivée tonitruante sur la scène musicale américaine, Fats Domino vient de perdre la partie contre la grande faucheuse. A 89 ans le chanteur pianiste est parti rejoindre Elvis Presley, Chuck Berry, Buddy Holly, Eddie Cochran et tous ceux qui comme lui ont écrit les plus belles pages du Rock’n’Roll. Oublié depuis longtemps Fats sort un dernier CD (Alive and Kickin’) en 2006 pour venir en aide aux musiciens amateurs de la Nouvelle-Orléans. Aujourd’hui, il laisse derrière lui un nombre impressionnant de hits dont celui qui restera la première chanson que John Lennon apprit à jouer: Ain’t That a Shame.

PB, octobre 2017

Chuck Berry – Bye bye Johnny!

Décès de Chuck Berry

A 18 ans déjà, Charles Edward Anderson Berry fait un séjour en maison de redressement pour vol à main armée. En 1961 il est condamné à 20 mois de prison pour avoir employé dans son club une ado de 14 ans alors poursuivie pour prostitution. Plus tard, Chuck est encore une fois inquiété pour avoir installé des caméras dans les toilettes pour dames de son restaurant. Il s’en tire après avoir versé aux nombreuses plaignantes des indemnités pour un total de plus de 1 million de dollars. Tête brulée, proxénète, voyeur, obsédé ou caractériel, qu’importe! Alors qu’il vient de décéder à l’âge de 90 ans, ce que l’on retient de  Chuck ″Crazy Legs″ Berry, c’est avant tout l’artiste visionnaire et l’immense talent de celui qui a écrit les lettres de noblesse du Rock’n’Roll, le vrai!… Lire la suite!

PB, mars 2017

St Patrick – Suivez le guide!

Eirin Go Brach St PatrickEn ce 17 mars et pour célébrer la Saint Patrick, les convives sont accueillis par Shane McGowan. Le Lord of the drinks n’a pas son pareil pour vanter les vertus de la Murphy’s, de la Guiness ou de la Smithwick’s qui sont à l’honneur et servies à température ambiante. Après quelques tartines de malt houblonné et sur fond de ”Dirty old Town” il faut s’attaquer à un blend de chez Jameson particulièrement apte à cohabiter avec the Boomtown Rats et Stiff Little Fingers. La température monte. Thin Lizzy et son ”Whiskey in the Jar” escortent le Bushmills tout droit sorti de la plus vieille distillerie du monde. A table maintenant! Irish Stew à la Guinness accompagné d’un Côte de Beaune [St Patrick a séjourné en France! NDLR]. La fougue de The Answer et des Strypes couvre à peine les ”Miam”, ”Scroch” et autres ”Slurp”. Vient enfin le temps du dessert, du café et du digestif: l’ Irish Coffee! Le trois en un est servi par Rory Gallagher et la ”Tatoo’d lady” met un terme à cet Irish Tour commémoratif. Ite missa est!

PB,mars 2017

Irish Tour pour la St Patrick!

St Patrick Erin go BraghSaint Patrick n’est pas Irlandais. Il est né en Grande-Bretagne vers l’an 390. A 15 ans, il est envoyé en Irlande comme esclave en charge chargé de la garde des moutons. C’est durant cette période que Maun Succat devient profondément chrétien. Sacré prêtre il fuit le pays. Il y revient des années plus tard et devient le premier évangélisateur, évêque fondateur du christianisme irlandais. Ceci admis, il est temps de se focaliser sur la célébration de Patricius. En ce 17 mars, les convives sont accueillis par Shane McGowan. Le Lord of the drinks n’a pas son pareil pour vanter les vertus de la Murphy’s, de la Guiness ou de la Smithwick’s qui sont à l’honneur et servies à température ambiante. Après quelques tartines de malt houblonné et sur fond de ″Dirty old Town il faut s’attaquer à un blend de chez Jameson particulièrement apte à cohabiter avec the Boomtown Rats et Stiff Little Fingers. La température monte. Thin Lizzy et son Whiskey in the Jar escortent le Bushmills tout droit sorti de la plus vieille distillerie du monde. A table! Irish Stew à la Guinness accompagné d’un Côte de Beaune [St Patrick a séjourné en France!]. La fougue de The Answer et des Strypes couvre à peine les ″Miam, Scroch et autres Slurp. Vient enfin le temps du dessert, du café et du digestif: l’ Irish Coffee! Le trois en un est servi par Rory Gallagher et la ″Tatoo’d lady met un terme à cet Irish Tour commémoratif. Ite missa est!

PB, mars 2015

Chuck Berry – Johnny B. Goode!

Chuck Berry, Johnny B. Good″S’il fallait trouver un autre nom au rock ‘n’ roll, il faudrait l’appeler Chuck Berry″ (John Lennon). Pas de doute, le Rock a pu acquérir ses lettres de noblesse grâce à lui. Charles Edward Anderson Berry lui a offert une avalanche d’hymnes intemporels et est ainsi devenu le prototype même du Guitar-Hero. Tous les grands guitaristes voient en lui leur père spirituel et tous se sont fait les doigts en apprenant par cœur ses chorus. ″Maybelline″, ″Sweet Little Sixteen″, ″Johnny B. Goode″, ″Roll Over Beethoven″, regorgent de chorus dignes de ce nom. Le style est nerveux, saccadé, élaboré sur de courts phrasés incisifs exécutés sur une Gibson 355 Stéréo rouge entrée depuis au panthéon des six cordes. Quand il se produisait sur scène Chuck avait pour habitude d’exécuter un pas de danse de canard dégingandé qui lui valut le surnom de ″Crazy Legs″.  Ce damné bonhomme de Saint Louis connut au cours des Sixties un succès constant et s’il n’a pas eu droit à la consécration d’un Elvis Presley il le doit sans doute à la couleur de sa peau. Quoiqu’il en soit, son sens de l’innovation et son talent ont enterré toute la concurrence des petits blancs gominés. Le 18 Octobre 1926, date de sa naissance, devrait figurer dans tous les manuels d’histoire et Keith Richard ou Angus Young ne diront certainement pas le contraire !

Ecouter: Démerdez vous avec la foultitude de compils disponibles  sur le marché, pourvu qu’y figure l’indispensable ″Johnny B. Goode″ .
Voir: Pour les 60 ans de Chuck en 1986 Taylor Hackford a filmé le concert de  Berry au Fox Theatre de Saint Louis. Certains membres de la famille ainsi qu’une dizaine d’artistes (Little Richard, Bo Diddley, Willie Dixon, Eric Clapton, Keith Richard, etc…)  apparaissent dans ce documentaire de 2 heures pour raconter l’artiste.

PB, avril 2012