Le lundi tout est permis – GaaaaaZ!

Joe Bar Team: GAAAAAZ!Les faits remontent au mois d’août 2017. Au guidon de sa Ducati Multistrada 1200, un motard corse a multiplié les grands excès de vitesse sur l’Île de Beauté. 64 au total en une seule année. 11 de ces infractions dépassaient les 200 km/h, avec un pic à 235 km/h, le tout sur route limitée à 70 km/h. Jusqu’au jour où..! Le contrevenant, qui roulait sans permis et sans assurance, a écopé d’une peine de 6 mois de prison et d’une amende de 30.000 euros. Jackpot!

Patrick BETAILLE, novembre 2018

 

Guy Martin – Rocket III Streamliner

Triumph Rocket III Streamliner

Triumph Motorcycles confirme son intention de battre le record du monde de vitesse sur 2 roues, actuellement enregistré à 605,696 km/h. La tentative devrait normalement avoir lieu en août 2016 au cours de la Bonneville Speed Week. Voilà maintenant deux saisons que l’emblématique manifestation est reportée pour cause de dégradation de l’environnement salin (Lire l’article!). La reprise des hostilités accueillera donc cette année les équipes Triumph  qui procèdent aux derniers réglages de la Rocket III Streamliner, prête depuis 2015. Avec 7.80 m de long, 0.60 m de large et 0.91 m de hauteur l’engin  consiste en un monocoque Kevlar et fibre de carbone. La propulsion est assurée par 2 moteurs turbocompressés de Rocket III alimentés par un combustible à base de méthanol et développant la bagatelle de 1000 ch à 9000 tr/mn. Guy Martin est à la fête et dans les starting blocks car c’est lui qui sera aux commandes pour tenter de prendre le record détenu depuis 2010 par Rocky Robinson et son ″Oil-Ack Attack″ streamliner à propulsion Susuki Hayabusa.

 

Bonneville Salt Flats – Régime sans sel

Utah: Bonneville Salt Flats

Il se passe quelque chose dans l’Utah! pour la deuxième fois la ″Speed Week a été annulée. Les fondus de vitesse venus pour se frotter aux différents exploits déjà établis se sont vus dans l’obligation de remballer et de quitter le site de Bonneville Salt Flats. La raison? La croûte de sel jusqu’alors capable de supporter le poids des engins motorisés tout en leur offrant surface et longueur idéales à l’établissement de records de vitesse est en train de se détériorer. Le phénomène n’est pas nouveau mais il semble connaître une montée en puissance liée à la conjonction de plusieurs facteurs.  La surexploitation industrielle du sel, les variations brusques des conditions climatiques et les caprices de Mère Nature ont des conséquences visibles sur l’épaisseur et la qualité du sel qui recouvre les marais.  Ainsi, récemment, de fortes précipitations ont déversé des quantités énormes de boues depuis les montagnes avoisinantes, rendant impraticables certains secteurs traditionnellement dédiés aux activités mécaniques. Sans pour autant pointer du doigt telle ou telle responsabilité les parties prenantes sont sur le qui-vive. La communauté scientifique est sur le point de lancer une campagne de forages destinée à collecter les données nécessaires à l’analyse du comportement géologique du site au travers des âges. Dans l’intervalle et jusqu’à plus ample informé, les organisateurs de courses prévoient d’ores et déjà d’investir des pistes d’aéroport désaffectées dans le désert de Mojave et les industriels commencent à revoir leur copie quant aux modalités d’exploitation du sel. Voici ce qu’en substance évoque le National Geographic.

Patrick BETAILLE, septembre 2015

 

Bonneville Salt Flats – Centenaire des records salés

Bonneville Salt Flats

Les lacs salés de Bonneville sont un lieu culte pour ceux qui pensent, vivent et respirent par, avec et pour la Moto. Situés dans le Tooele County au nord-ouest de l’Utah, ces lieux, géologiquement si particuliers, doivent leur nom au français Benjamin Bonneville qui, en son temps, explora minutieusement la région. Cette année The Bonneville Salt Flats  célèbrent leur 100 ème anniversaire en tant que référence mondiale dans le domaine du record de vitesse sur terre, tous engins mécaniques confondus. En effet, c’est en 1914 que Teddy Tetzlaff bat le record sur une Benz de 200 chevaux qui le propulse à un peu plus de 229 km/hEn Octobre 1955, un jeune Texan de 22 ans débarque avec un drôle de cigare rouge de 4,50 mètres propulsé par un moteur de Triumph T110 gavé de Nitrométhane. Johnny Allen atteint ce jour là les 312 km/h. L’année suivante, toujours sur une machine  dotée d’ un moteur 650 cm³ de Triumph Tiger 110, il explose le record en le portant à 354 km/h. Malgré des problèmes liés à l’homologation des performances enregistrées,  Triumph va profiter de l’événement pour promouvoir la future T110 à deux carburateurs  qui, en 1959, se voit tout naturellement baptisée Triumph Bonneville T120.