Le Chat – Portraiture

Catherine Levesque: Portrait de ChatLe Chat n’est pas adopté, il adopte. Son amitié est une faveur. Rien moins que l’animal fidèle et docile que l’on pense pouvoir s’approprier, ce fauve familier, indépendant et solitaire entre tous, nous tolère seulement. C’est tout juste s’il condescend à nous prêter attention, à nous accorder un regard. Et à peine l’a-t-il fait, à peine s’est-il laissé caresser qu’il se dérobe, ayant obtenu de nous ce qu’il souhaitait obtenir. Lui dont Churchill disait ″il nous toise avec dédain″. Dédain peut-être, mais alors quel honneur, quel privilège lorsqu’il consent à se laisser approcher! Tout de charme et de légèreté sans volonté de séduire, tout de grâce et de désinvolture sans même faire d’effort, le chat se dévoile alors sous tous les aspects de sa féline beauté.

Le chat – Sentinelle assidue!

Le chat fait le guêt

Perché sur un promontoire judicieusement sélectionné, l’animal, soucieux de savoir ce qui se passe sur son territoire, observe. Détendu, il se sait hors d’atteinte. Nez au vent, moustaches en alerte, oreilles dressées, regard perçant, le chat guette le moindre mouvement, prêt à tout et surtout, si besoin, à prouver que le Chef c’est Lui!

Black Cat moan!

Miaulement

J’ai miaulé jusqu’à ce qu’ils se lèvent. J’avais besoin de rien. C’est juste que je m’ennuyais… Et puis j’aime bien les harceler aussi!

Moto Guzzi – Cat on wheels!

Casque Moto Guzzi

If you think I’m cute now, wait until you see me on my Moto Guzzi!

Journal intime du chat – Extraits

Chat redoutable

Jour n° 152: Mes ravisseurs me provoquent avec des trucs débiles pendouillant au bout d’une ficelle et ils me forcent à manger des trucs déshydratés.

Jour n° 154: La seule chose qui m’aide à tenir le coup c’ est la satisfaction que je retire de la destruction d’un meuble ou de la lacération d’un rideau. Demain, je ravagerai une plante.

Jour n° 161: Aujourd’hui, ma tentative d’éliminer mes geôliers en me faufilant entre leurs jambes a failli réussir. Plus tard il faudra que j’essaie depuis le haut des escaliers.

Jour n° 162: Dans l’espoir de provoquer dégoût et répulsion chez mes oppresseurs, j’ai vomi sur leur fauteuil préféré. A l’occasion il faudra que j’urine sur leur lit.

Jour n° 165: Afin de leur faire comprendre ce dont je suis capable, j’ai décapité une souris et déposé le corps à leurs pieds. Ces imbéciles se sont extasiés me disant à quel point j’étais un bon chasseur.

Jour n° 177: J’ai réalisé jusqu’à quel point allait leur sadisme. J’ai été victime du supplice de l’eau savonneuse. Quel cerveau malade a bien pu inventer une telle horreur? Ma seule consolation est le morceau de peau que je tiens encore entre mes dents.

Jour n° 181: Aujourd’hui il y avait des invités et j’ai été placé à l’isolement. J’ai compris que ma réclusion était due à mon pouvoir allergisant. Il va falloir que j’apprenne à en tirer avantage.

Jour n° 215: Je suis persuadé que les autres prisonniers sont des comédiens ou peut-être même des mouchards. Le chien est relâché tous les jours et semble plus qu’heureux de revenir. C’est visiblement un attardé mental. L’oiseau lui doit être une balance. Il doit leur rapporter mes moindres faits et gestes. Tant qu’il restera dans cette cage, sa sécurité est assurée. Mais je sais attendre. Ce n’est qu’une question de temps.

Le Chat – Passager de la nuit

Chat la nuit

″C’est un chat. Il aime les lumières de la nuit. Il avance en dansant, souplement, doucement. Il va ou il veut, s’en va comme il peut. A minuit il te suit, ce qui luit est a lui…″  [″Le Chat″: Corine Mariennaud, extrait]