Philippe Margotin: AC/DC de 1973 à 2023

 

Si à 50 ans tu n’as pas ton livre sur AC/DC c’est, soit que tu vis dans une grotte, soit que le rock tu t’en tapes comme de ta première tétine, soit enfin que tu connais le sujet sur le bout de tout ce que tu veux. Un putain d’anniversaire pour une putain de formation qui, depuis désormais un demi-siècle, occupe le top du décrassage de cages à miel dans l’histoire du rock. Dernier hommage en date, celui rendu par Philippe Margotin: AC/DC – Le Groupe, les Albums, la Musique. Romancier, chroniqueur, directeur de collections, l’auteur a écrit bon nombre de biographies dont celles de Johnny, Amy Winehouse, U2, Bashung, Radiohead, Polnareff, Police, Who, Rolling Stones et Muse. Il a également commis avec Jean-Michel Guesdon une série d’ouvrages intitulée La Totale (Editions EPA) dans laquelle des œuvres musicales sont décryptées et analysées. Les productions des Beatles, Bob Dylan, Pink Floyd, Led Zeppelin, Jimi Hendrix etc, y sont ainsi passées à la moulinette afin de comprendre comment leurs auteurs ont définitivement marqué l’histoire de la musique.

Ce livre célèbre un demi-siècle de AC/DC. Il revient sur un formidable parcours qui a commencé en 1973 avec les premiers pas dans les clubs de Sydney avec le chanteur Dave Evans, la création du style AC/DC avec Bon Scott au chant, Angus et Malcolm Young aux guitares, Mark Evans puis Cliff Williams à la basse et Phil Rudd à la batterie, enfin, la consécration planétaire avec Brian Johnson et avec Back In Black, l’un des albums les plus vendus de toute l’histoire de l’industrie du disque″ [Source: Éditions Glénat]. Ouais bon, une bio de plus me direz vous. Ce à quoi je réponds to de go et sans sourciller: et pourquoi pas! Peut-être n’avez vous pas dans votre bibliothèque le AC/DC Tours de France 1976-2014 (Ed Point Barre 2014) de Philippe Lageat & Baptiste Brelet, un monument de 712 pages retraçant le parcours du groupe dans l’hexagone. Peut-être êtes vous passé à côté de l’indispensable AC/DC High Voltage Rock n Roll (Ed Chêne 2011) que Phil Sutcliffe a consacré à la bande à Angus. Alors c’est le moment! Vous les avez? Eh bien remettez en une couche avec ce dernier ouvrage! Cela prouvera que vous êtes un inconditionnel et qu’à ce titre, repartir en enfer avec la bande aux frères Young ne vous fait même pas peur. En outre, néanmoins, cependant et de toutes façons, une bio n’est jamais définitive, à fortiori quand les grands énervés du rock tournent encore. Pis, Nowel n’est pas si loin non? Pour en savoir plus: Éditions Glénat.

Patrick BETAILLE, novembre 2022

Buddy Guy – The Blues Don’t Lie

 

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a le sourire l’ami Buddy. En poche 4 Grammy Awards, 6 Blues Awards, 1 Billboard Century Awards obtenu en 1993 et le prix du Coup de cœur Blues décerné par l’Académie Charles-Cros en 2018. Un tel succès ne pouvait que laisser présager le meilleur pour ce récent album qui, 4 ans après The Blues is Still Alive and Well, concrétise le retour en studio du dernier blues giant. Ce témoignage arrive à point nommé,  65 ans après que Buddy arrive à Chicago dans un train en provenance de Baton Rouge avec juste quelques fringues et… sa guitare. Avec The Blues don’t Lie, l’âge aidant, le guitariste s’est assagit et joue la carte du calme et de la sérénité. Mais attention: sa guitare est toujours aussi propre, aérienne et musclée. Certains trouveront peut-être l’ensemble trop détendu, trop propre, voir même trop lissé. À ceux là je dis tout de go: ″ne venez pas piétiner ma zone de confort et allez voir du côté de Bigflo et Oli si j’y suis″. Cet album est avant tout, nostalgique, émouvant et sombre mais quand la stratocaster entre en scène, la fougue et l’énergie est au rendez-vous d’un genre dans lequel le guitariste excelle: transmettre avec subtilité et émotion ce qu’il ne peut traduire par les mots. Les ambiances sont variées. Invitée, l’icône du gospel Mavis Staples offre sa voix incomparable à We go back. James Taylor collabore harmonieusement à Follow the Money et Elvis Costello donne le ton sur ​​Symptoms of Love, un boogie lent aux accents ZZTopiens. De la partie également: Bobby Rush sur What’s Wrong with That, Jason Isbell sur un Gunsmoke Blues funky et Wenty Motten qui y va de ses vocalises sur House party. ″Je leur ai promis à tous – BB, Muddy, Sonny Boy! Tant que je serai là, je maintiendrai le blues en vie » disait Buddy Guy. Il tient sa promesse, une fois de plus, et The Blues Don’t Lie le prouve. À 86 ans et pour un trente-quatrième album c’est une putain de belle perf!

Patrick BETAILLE, octobre 2022

 

 

 

Pipi Tornado – Pipi of the Apes

 

Il s’en passe de belles sur la scène montpelliéraine, surtout quand en 2019 une chanteuse déjantée croise la route trois gugus habités par l’énergie d’un rock foutraque depuis bien longtemps absent des ondes françaises sur lesquelles l’auto-tune règne en maitre et où les Fatals Picards, Ultra Vomit, Gossip et autres Shaka Ponk brillent par leur absence. C’est donc au cœur de la scène alternative qu’il faut aller chercher ce qui parfois – et heureusement – colle aussi fort qu’un chewing-gum sur la semelle d’une tong en goguette à Palavas-Les-Flots. Sauf que là, c’est à Montpellier que ça se passe et c’est de platform shoes dont il s’agit. Celles de Mélodie Pastor, la chanteuse de ce groupe de quatre énergumènes visiblement portés sur fun, le sauvage et la dérision, y compris quand il s’agit du choix de leur patronyme: Pipi Tornado! Pipi, c’est le prénom suédois de Fifi Brindacier. Quant à Tornado, c’est le cheval de Zorro. Allez comprendre! En tous cas, musicalement, le quatuor assure comme c’est pas permis avec un mélange détonnant de rock, de jazz, de funk, de pop et de grunge bien présents dans ce premier EP éponyme autoproduit. Cinq titres pimentés à la sauce Nina Hagen que Mélodie revendique en tant qu’influence, au même titre que Juliette Lewis, The Bellrays, mais aussi The Clash et The Sex Pistols. Allez donc voir là bas si je n’y suis pas, en tous cas vous en saurez un peu plus sur ce truc déconnant, épique et jouissif: GlobRocker (Merci à  toi!).

Patrick BETAILLE, octobre 2022

 

The Pretty Reckless – Death by Rock and Roll

Dans le monde du rock énervé il y a trois catégories de femmes qui parviennent à occuper le devant d’une scène généralement squattée par la gent masculine. Celles que j’appelle les plasticiennes d’abord. Elles sont physiquement intelligentes et savent se servir de leurs atouts pour se mettre en valeur, souvent pour faire oublier que leurs voix, même honnêtes, n’ont que peu de chance de vous faire grimper aux rideaux. Les tonitruantes ensuite. Celles qui sont ou qui veulent se (nous) persuader qu’il n’y a pas que les mecs qui en ont et qu’elle peuvent gueuler aussi fort et parfois mieux que les testostéronés de service. Et puis il y a les autres – pas si nombreuses  que ça – qui parviennent à sortir du lot en se payant le luxe d’établir un pont entre deux genres. Taylor Monsen en fait partie. Grâce à cette frontwoman aux allures de poupée Barbie, tôt tombée dans la marmite du rock high energy  et dotée d’une voix grave, sensuelle et légèrement rauque, The Pretty Reckless a su s’imposer. Après trois albums honorables, les new-yorkais sont de retour avec un Death by Rock and Roll qui pourrait bien devenir l’album de la consécration. Pour ce quatrième opus, le groupe a travaillé avec Pearl Jam et le batteur de Soundgarden (Matt Cameron) sur quelques titres et a également fait appel à Tom Morello (Rage Against the Machine). Sorti en février 2021, ce manifeste de 12 titres a beaucoup gagné en maturité. Riffs acérés, tempos lourds et vocalises efficaces (Death By Rock And Roll – Only Love Can Save Me Now –  And So It Went – My Bones) sont toujours d’actualité mais c’est surtout par leur créativité que la belle insouciante et ses fines lames parviennent à passer à la vitesse supérieure en sortant des sentiers battus. Compositions mid tempo (25 – Witches Burn – Turning Gold) ou semi acoustiques (Go so High), registre parfois country rock (Rock and Roll HeavenHarley Darling), ballade orchestrée (Standing at the Wall), de quoi prouver que The Pretty Reckless porte désormais haut les couleurs d’un rock persuasif, mélodieux et donc intéressant.

Patrick BETAILLE, septembre 2022

 

Joanne Shaw Taylor – Live!

 

Inutile de vous dire tout le bien que je pense de cette artiste dont la production discographique a été évoquée à plusieurs reprises ici même. Après deux années difficiles à cause de la pandémie Joanne Shaw Taylor renoue avec les tournées pour exprimer sur scène ce qu’est le blues. Enregistré à Franklin dans le Tennessee le 20 janvier 2022, Blues From The Heart Live témoigne de la performance de la guitariste britannique qui, pour l’occasion, nous livre l’essentiel de son dernier album studio: l’excellent Blues Album paru en 2021. le concert commence à fond  les ballons avec le Stop Messing ‘Round de Peter Green. Interprété avec une maestria à la six cordes qui offre de quoi convaincre un sourd qui ne veut pas entendre. S’en suit un hommage à Aretha Franklin avec une reprise de You’ve Gotta Make A Fool Of Somebody pleine d’émotion. La voix de Joanne, trop souvent sous-estimée, y est délicieusement efficace. Un peu plus loin c’est au tour d’Albert King de passer à la moulinette. Son Can’t You See What You’re Doing To Me devient l’occasion d’inviter Kenny Wayne Shepherd et de se livrer avec lui un duel guitaristique mémorable: 6’30 de pur bonheur, l’un des grands moments du concert! Les trois derniers morceaux bénéficient de la présence de Joe Bonamassa, producteur du précédent album studio, avec à la clef une belle version de Summertime. Blues From The Heart Live est incontestablement un bon investissement en tant que témoignage sur ce que le blues et le rock peuvent apporter quand ils sont si bien interprétés, notamment en live. 16 titres, 75 minutes de son, que demander de plus? Des images? J’ai! Le CD est accompagné d’un Dvd (ou d’un Blue Ray). Alors, heureux?

Patrick BETAILLE, juillet 2022

 

The Wacky Jugs – Wired, wild and wicked

C’est clair! le Concours de l’Eurovision je m’en tape comme de ma première tétine. Que les bretons représentant la France évitent de peu la dernière place, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre. Par contre, que l’Ukraine remporte haut la main la compétition ça me met dans une rogne égale à celle d’un pitbull après 2 semaines de régime végétarien. Sans déconner! On parle culture ou on parle politique? Faut il que Vladimir envahisse le Bignouland pour que les chapeaux tournent rond ou que Poutine aille se faire casser la gueule par les bonnets rouge pour que le Morbihan soit célébré? 

Ça ne vas pas faire bondir les adeptes de la soupe médiatique ni interpeler la beaufitude franchouillarde mais, avec un peu de chance, la nouvelle risque de combler les dénicheurs de talents. Car là, on parle de musique, de blues et de reconnaissance qui va bien. Ne me remerciez pas, je ne suis pas payé pour ça! De plus, sans Gaël – résistant rock planqué au fond d’un canapé à Lanester – je serai moi-même-myself passé à côté de cette putain de bonne nouvelle.

La Bretagne se souviendra sans doute longtemps de cette nuit du lundi 9 au mardi 10 mai 2022, quand le jury de l’International Blues Challenge a annoncé le nom du vainqueur : The Wacky Jugs ! Historique! Pour la première fois, un groupe français remporte le premier prix de la catégorie reine de ce prestigieux concours. Les Pontivyens (NDLR: ceux de Pontivy 56300) sont montés sur la première marche du podium, devant 250 participants venus du monde entier. Source et infos: Pontivy Journal.

Il est donc temps de découvrir Wired, wild and wicked. Sorti fin 2020 voici un album intéressant à plus d’un titre. C’est d’abord un hommage au blues des origines pratiqué par des amateurs qui s’exprimaient avec ce qu’ils avaient sous la main, à savoir des instruments classiques (banjo, guitare, violon, accordéon, harmonica…) pour les plus fortunés, ou bricolés (pichet, planche à laver, bassine, cuillères…) pour les autres. C’est aussi un voyage rythmé par le shuffle de Chicago, le Jive made in New Orleans ou le Zydeco de Louisiane. C’est enfin un ensemble de 10 titres jouissifs qui soufflent un véritable vent de fraicheur, au risque risque de surprendre les amateurs du genre et convertir les plus sceptiques. The Wacky Jugs (NDLR: Les pichets farfelus) sont effectivement Wired, wild and wicked (NDLR: câblés, sauvages et méchants) mais ils sont surtout étonnants, détonants et brillants. Vous savez ce qu’il vous reste à faire! Moi c’est fait et fuck l’Eurovision! Allez, je file, y’a un pitbull qui me mate bizarrement.  Kenavo!

Jax Hollow – Underdog Anthems

Classic ou Revival, il arrive que le rock arrive à produire des choses intéressantes. Originaire de Nashville, Jax Hollow fait partie de ces artistes qui mettent toutes les chances de leur côté pour se placer sur le dessus de la vague. Entourée de la bassiste Leilani Kilgore et de la batteuse Angela Lese, la musicienne a donc mis sur les rails un power trio exclusivement féminin. Jusque là rien de très exceptionnel, je vous l’accorde. Là où le projet ne manque pas d’intérêt c’est que l’ensemble affiche quelques très bonnes dispositions pour faire parler la poudre avec détermination et à-propos. Pour preuve, ce premier album autoproduit paru fin 2021: Underdog Anthems. Globalement, Jax et ses deux copines lorgnent incontestablement vers un blues rock qui fait taper du pied et un heavy rock testéronisé qui envoie de quoi se chauffer l’hiver prochain. En plus d’un charme certain – ou d’un certain charme – la chanteuse/guitariste, ne manque pas d’atouts. La voix est claire et puissante, en parfaite adéquation avec son jeu souvent déchainé d’où sortent riffs qui tuent et solos ébouriffants, le tout mis en valeur par une rythmique pétaradante. Quant aux compos, elles sont largement à la hauteur, même lorsqu’il s’agit d’explorer des terres plus aériennes (Rebound) ou plus émotionnelles (Drift Together). Underdog Anthems est court, très court: 7 titres seulement pour 25 minutes d’écoute. On se  surprend à en vouloir un peu plus. Gageons que Jax Hollow a su éviter le piège de la redite en montrant ce dont elle est capable et en nous laissant espérer qu’elle en a encore sous les cordes. L’avenir le dira. D’ici là il serait dommage de ne pas prêter une oreille attentive à ce premier essai.

Tracklist Underdog Anthems: 1. High Class Bitch – 2. Rebound – 3. Say My Name – 4. Drift Together – 5. Wanted Woman – 6. 52 Pickup – 7. Breathe.

Patrick BETAILLE, avril 2022

 

ZZ Top – Raw

ZZ Top annonce un nouvel album conçu à partir du documentaire réalisé par Sam Dunn en 2019 et désormais disponible en Dvd et Bue Ray. Dans ce long métrage, le trio texan revient sur sa carrière dans un show intimiste et réinterprète quelques-uns de ses titres emblématiques. Voici donc la bande originale de That Little Ol’ Band From Texas. 11 titres qui ont été enregistrés live en une seule journée dans l’une des plus anciennes ballrooms du Texas: Gruene Hall. Plus qu’un best of, Raw est un très intéressant retour aux sources et surtout le dernier enregistrement du groupe avec le bassiste Dusty Hill, décédé en 2021. L’album est annoncé pour le 22 juillet 2022.

Tracklist: Brown Sugar – 02. Just Got Paid – 03. Heard It On The X – 04. La Grange – 05. Tush – 06. Thunderbird – 07. I’m Bad, I’m Nationwide – 08. Gimme All Your Lovin’ – 09. Blue Jean Blues – 10. Certified Blues – 11. Tube Snake Boogie.

Patrick BETAILLE, avril 2022

Mississippi Heat – Madeleine

Allez, disons le comme ça: Mississippi Heat est avant tout un groupe mais c’est aussi et surtout  un collectif de musiciens dont les racines puisent très profond dans les terres du Blues. Formé en 1991 et actuellement dirigé par l’harmoniciste et compositeur Pierre Lacocque, l’ensemble vit par et pour un genre traditionnel qu’il s’attache à promouvoir lors de concerts un peu partout dans le monde et, bien sûr, en studio. Avec à son actif une douzaine d’enregistrements le combo à géométrie variable perpétue la mémoire des Muddy Waters, Howlin’ Wolf, Jimmy Reed, Little Walter et autre Sonny Boy Williamson. Madeleine, treizième album en date enregistré à Chicago et mixé à Memphis vient de sortir, pour le plus grand bonheur des amateurs de bonnes vibrations. Guitares accrocheuses, cuivres percutants, support rythmique – claviers compris – impeccable, chœurs et chants brillants, aucun doute, c’est bien de blues dont il s’agit, et pas n’importe lequel, celui de Chicago. Et puis il y cet harmonica, viscéral, imparable, celui de Pierre Lacocque dont le talent mondialement apprécié et reconnu saura convaincre les plus sceptiques. Madeleine n’est pas un disque passéiste. Il est actuel, inventif même, et méchamment efficace pour perpétuer la mémoire de la musique qui s’écoute avec le cœur. Indispensable!

Patrick BETAILLE, avril 2022

 

The Hellacopters – Eyes of Oblivion

Formé en  1994, The Hellacopters n’avait pas donné signe de vie depuis Head Off, le précédent  album paru en 2008, dans la foulée de l’annonce officielle de leur séparation. 14 ans après,  les suédois sont de retour avec un huitième album studio: Eyes of Oblivion. C’est reparti mon kiki! Les grosses guitares et le heavy rock venus du froid sonnent à nouveau la charge comme au bon vieux temps. Du rock accrocheur, des riffs tranchants, voilà le carburant de ces 10 titres, et ce, même lorsqu’il s’agit d’aller flirter avec des ambiances plus blues (So Sorry I Could Die) qu’à l’accoutumée. Nick Anderson et sa bande ne sont pas frileux quand il s’agit de nous réchauffer et Eyes of Oblivion envoie pas mal de bois. Ça tombe bien, les vagues de froid n’ont peut être pas pas dit leur dernier mot.

Patrick BETAILLE, avril 2022