Ricky Warwick – Fire & Vengeance

 

Originaire d’Irlande du Nord où il a passé son enfance et son adolescence, Ricky Warwick a consacré plus de quatre décennies à bâtir une carrière fondée sur une une passion profonde pour le rock. Auteur-compositeur-interprète, le guitariste connait ses premiers succès avec New Model Army et  surtout avec The Almighty. Au début des années 1990, le groupe tourne beaucoup au Royaume-Uni et en Europe en première partie de grands noms comme Motörhead, Megadeth, Alice Cooper, Iron Maiden et Metallica. Split, reformation, tournées solo et participation à divers projets amènent Warwick à rejoindre la nouvelle formation de Thin Lizzy et intègre le groupe en tant que chanteur et guitariste. Il participe à la tournée commémorant les 25 ans de la mort du chanteur original, Phil Lynott. Nous sommes en 2008. En décembre 2012, il cofonde Black Star Riders et un premier album sort en 2013: All Hell Breaks Loose.
Quatre autres albums du line up suivront jusqu’en 2023, époque au cours de laquelle Ricky entame parallèlement une carrière solo. Avec cinq disques en studio à son actif, il revient avec un nouvel Opus: Fire & Vengeance. Coécrit et coproduit avec Keith Nelson, ancien gratteux de Buckcherry, l’album réunit un groupe d’amis exceptionnels. Phil Collen (Def Leppard), Doug Aldrich (Whitesnake et The Dead Daisies), Charlie Starr (Blackberry Smoke) y font tous des apparitions. Cette collaboration fonctionne à merveille, mêlant guitares furieuses, rhythmiques soutenues et la voix si caractéristique de Warwick. Nouveau chapitre donc destiné à explorer de nouveaux horizons sans pour autant s’éloigner d’un rock énergique et percutant.
L’album s’ouvre sur le morceau éponyme qui fait appel à l’énergie rebelle de Ricky. Il est évident qu’un certain Monsieur Lynott n’est pas loin. Rapide, furieux et sacrément jouissif, Hellbent & Heaven Sent déborde d’intensité punk. Seek Zen Destroy propose un riff original teinté de funk et une belle prestation de Phil Collen, solo compris. Mid tempo décontracté et nonchalant, When the King Falls prend une nouvelle tournure grâce à la guitare acoustique. Effet de surprise garanti avec You Just Lie et ses changements de rythme, une voix low-fi et des sonorités arabisantes. À la fois simple, délicate et entraînante The Angel’s Share porte bien son nom. L’ambiance qui s’en dégage est une belle offrande que Tom Petty accepterait dans hésiter. Un autre clin d’œil à Thin Lizzy avec un Last Chance to Dance accrocheur et on ne peut plus efficace. Sweet County Down tient toutes ses promesses. C’est un mix de country jubilatoire et de folk enjoué qui sent bon l’Irlande. Riffs teintés d’écho, batterie tonitruante et voix rocailleuse mettent Tumbleweed Town dans une atmosphère plus brute avec une baisse de tempo à mi-parcours pour laisser la place à un (trop) bref solo de six cordes. If You Think Your Country Needs You, le dernier des 10 titres du disque, est empreint de puissance. Sombre, lourd et poignant, il résume à lui seul le fait que le rock bande encore et que c’est grâce à Ricky Warwick.


Étonnamment Fire & Vengeance semble d’emblée familier tant il rassemble toutes les facettes d’une musique authentique. Habité ou rebelle – en tout cas inspiré – Ricky Warwick assume ses influences et leur offre une dimension inattendue grâce à un équilibre musical magistral. Difficile de passer à côté de cette belle réussite viscéralement rock’n’roll!


The Gems – Year of the Snake

 

Seulement trois ans après ses débuts, le trio féminin de hard rock suédois, The Gems, présente son deuxième album: Year Of The Snake. Composée par les ex-Thundermother Guernica Mancini au chant, Mona Lindgren (guitare, basse) et Emlee Johansson à la batterie, la formation continue sur sa lancée avec 14 nouveaux titres composés en 2025.
Après Walls, une introduction presque a capella, l’album démarre pied au plancher avec The Year of the Snake qui met d’emblée en lumière les atouts majeurs du groupe : puissance de la voix, riffs incisifs et rythmique percutante. Avec Gravity, les filles jouent la carte pop colorée destinée aux radios. Groove impeccable pour Diamond in the Rough. Invitation à un retour vers les années 80 avec Live And Let Go au refrain typé arena rock, Cloud Chaser en mode Joan Jett, Hot Bait teinté ZZ Top et un Forgive & Forget qui ralentit le tempo pour la ballade de rigueur. La seconde partie de l’album maintient le tempo. Le percutant Go Along To Get Along, l’entraînant Math Ain’t Mathing et le puissant Firebird confirment l’autorité du trio. Stars et Buckle up mettent en valeur le sens du solo parfaitement maîtrisé de Lindgren. Happy Water et sa virulence quasi punk apporte une conclusion explosive en démontrant tout un savoir-faire fondé sur une cadence soutenue, des riffs catchy et la voix maitrisée de Guernica.


Si l’on veut être honnête, The Gems n’est pas encore le groupe incontournable d’un heavy rock que Year Of The Snake ne cherche pas forcément à réinventer. Mais ce que l’album fait, il le fait bien et ça fonctionne. Certains morceaux marquent plus que d’autres, mais l’ensemble reste solide et fun.


The Dead Daisies – Live Plus Five

 

Live Plus Five des Dead Daisies capture le groupe dans son environnement de prédilection: la scène. Fidèles à leurs habitudes, les ″ Défuntes Marguerites ″ reviennent avec un nouveau live enregistré le 23 août 2025 lors du festival Stonedead à Newark dans le Nottinghamshire. En tête d’affiche, John Corabi et les siens se sont livrés à une prestation digne de leur rang. La setlist de quatorze titres a été enrichie de cinq morceaux supplémentaires enregistrés lors d’autres concerts en Europe (à Lyon notamment), aux États-Unis et au Royaume-Uni.
Ouverture du set avec Long Way To Go. Suivent Rise Up et Dead And Gone annonciateurs d’une version incisive de Light Em Up. Pour le classique Bustle And Flow, Tommy Clufetos y va de son solo de batterie. Efficace. Puissance et explosivité ont pris rendez-vous avec I Wanna Be Your Bitch et le I’m Gonna Ride dédié aux motards.  Take a long Line et Resurrected enclenchent le turbo suralimenté par les solos de Doug Alrich.
Parmi les reprises on retiendra notamment un Helter Skelter des Beatles incluant un clin d’œil à Led Zep (Nobody’s Fault but Mine). Le blues rock énergique de  Going Down (Freddie King) à la hauteur des attentes. Tout comme les inévitables Fortunate Son (Creedence Clearwater Revival), Midnight Moses (Alex Harvey Band), Black Betty (Ram Jam) et l’étonnant Get a Haircut (George Thorogood & the Destroyers).


À plein régime, The Dead Daisies prouvent avec Live Plus Five qu’ils sont l’une des formations les plus convaincantes du heavy metal actuel. Le son est direct, puissant et sans fioritures. Soutenu par une rythmique persuasive, John Corabi fait preuve d’une autorité incontestable.


 

The Pretty Reckless – Dear God

 

Les newyorquais de The Pretty Reckless ont passé une grande partie de ces dernières années dans les stades en première partie d’AC/DC. Cinq ans d’absence avant que Taylor Momsen et ses acolytes ne reviennent avec Dear God. Si le précédent Death By Rock And Roll puisait essentiellement dans le registre rock alternatif ou grunge, ce cinquième album ne déroge pas à la règle mais annonce un virage significatif. Les 14 titres révèlent une formation qui, sous une apparente simplicité, explore avec subtilité un univers baigné de tensions portées par la voix de Momsen. Totalement investie, elle est capable avec la même aisance de passer du murmure au cri primal pour créer un lien entre puissance et vulnérabilité. Énergie directe pour For I Am Death et When I Wake Up, soutenus par la guitare rageuse de Ben Phillips sans qui l’album ne serait pas ce qu’il est. Intro acoustique pour Dragonfire qui prend son temps avant de déclencher une dévastation sonore. Le titre éponyme devient quasiment viscéral, laissant Momsen livrer l’une de ses interprétations les plus remarquables. C’est le mid tempo qui caractérise un Dark Days quasiment aérien et touchant. Délicieusement acoustique, Devil In Disquise s’achève tout en douceur sur un nappage de pedal steel guitar. Surprenant, Life Evermore décliné en trois interludes respiratoires de 45 secondes: Pt.2 en intro, Pt.3 au milieu du gué et Pt.1 en conclusion.
Question son, tout est géré de main de maitre. Pas de superflu, pas de surproduction. Riffs efficaces, rhythmiques dosées, lignes vocales aussi simples qu’organiques. L’authenticité est remarquablement présente et le sens du détail propulse l’ensemble dans une atmosphère eurythmique.


Dear God s’écoute sans effort et offre une cohérence rare. Le hard rock musclé qui a fait la réputation du groupe est toujours là, mais il s’accompagne de nombreuses nuances. Les compositions accrocheuses s’articulent harmonieusement sans jamais tomber dans la facilité et Taylor Momsen confirme qu’elle reste l’une des voix les plus intéressantes du rock contemporain. Magistral! 


 

Jayler – Voices Unheard

 

Tout commence dans les West Midlands en 2021, lorsque James Bartholomew (chant) et Tyler Arrowsmith (guitare) se rencontrent. Au constat d’une appétence commune pour le classic rock, les deux musiciens décident de se lancer dans l’aventure. Ils fondent Jayler en s’adjoignant les services de Ed Evans (batterie) et de Ricky Hodgkiss (basse/claviers).  Après un EP prometteur de six titres paru en 2023 et de nombreux concerts, le quatuor vient de confirmer son intention de raviver la flamme de l’âge d’or du rock en publiant Voices Unheard, leur premier LP.
Dès la première écoute, l’évidence est palpable. Les britanniques ont été biberonnés au blues et au rock des seventies portés par Humble Pie, Aerosmith ou Led Zeppelin. Tempos, riffs, sonorités, tout est là pour remettre sur l’ouvrage le hard rock à l’ancienne. Même le look! En effet, à y regarder de près, James Bartholomew a la dégaine de Robert Plant jeune. Même si certains plans de guitare, envolées vocales, intonations ou structures évoquent immédiatement leurs influences, le quatuor évite soigneusement le piège qui consiste à se réfugier dans l’ombre du dirigeable.
Down Below et son intro bluesy à l’harmonica illustre parfaitement une approche qui laisse une place de choix pour une montée en puissance que vient confirmer un Riverboat Queen boosté à la slide de Tyler Arrowsmith. Groove discret mais redoutable de Need Your Love et des très classiques, The Getaway et Hate to See I End qui s’appuient sur une immédiateté mélodique et chaleureuse. L’album fonctionne aussi grâce à ses contrastes. Bittersweet ralentit la cadence avec une approche plus folk acoustique qui dévoile une autre facette du groupe. Over The Mountain, Alectrona et Lovemaker: attaques, certes sans surprise, qui s’achèvent en frénésies électriques. Moins évident, The Rinsk ferme le ban en multipliant les ambiances et laisse entendre que l’originalité est également au rendez-vous.


Avec Voices Unheard, Jayler ne bouleverse pas les codes, mais signe un album de hard blues rock réjouissant. Exactement ce dont le rock classique a besoin aujourd’hui: de groupes capables de redonner envie d’y croire. Ce qu’à oublié Greta Van Fleet.


 

 

Social Distorsion – Born To Kill

 

15 ans d’absence discographique depuis Hard Times and Nursery Rhymes publié en 2011. Après cette pause forcée – due notamment à des problèmes de santé chez le fondateur, guitariste et chanteur – les californiens de Social Distortion sont de retour! Et ils ne se contentent pas de rompre le silence. Ils reviennent en force, avec la puissance qui les caractérisent. Born To Kill repose sur les fondements qui ont permis au groupe de rester aussi dynamique pendant près de cinquante ans avec ce rock classieux qui a toujours coulé dans les veines de Mike Ness.
Le morceau titre qui déferle sur l’autoroute du rock’n’roll donne le ton. Partners In Crime s’appuie sur un riff gras et puissant. No Way Out enfonce le clou tandis que The Way Things Were ralentit le rythme, juste assez pour pouvoir jeter un coup d’œil dans le rétroviseur. Et puis il y a Tonight, un hymne entraînant taillé sur mesure pour taper du pied en faisant gaffe de ne pas renverser sa Budweiser. Le plus intéressant dans ce huitième opus, c’est la facilité avec laquelle Social.D parvient à maintenir un équilibre subtil entre énergie et succès commercial. Sous une apparente simplicité, l’album repose sur les modèles qui ont permis au groupe de rester dynamique et créatif pendant près de 50 ans. Hommage à la country avec Crazy Dreamer, incursion pop rock dans D’ont Keep Me Hanging On et même une belle reprise de Chris Isaak: Wicked Game. Rock vintage à souhait pour Walk Away et Never Goin’ Back Again. Un pt’it dernier pour la route. Over You appuie encore sur l’accélérateur pour une fin de course fracassante.


11 titres pour un rock bien balancé, simple et sincère. Des amplis qui crachent, une rythmique entraînante, des guitares omniprésentes, le tout pour appuyer la présence étonnante de Mike Ness au chant. Les Social Distorsion roulent encore, ils viennent de refaire le plein!

 

The Black Crowes – A Pound Of Feathers

 

Avec un dixième album studio, The Black Crowes confirment un retour tonitruant amorcé avec Happiness Bastards en 2024 et ce, sans jamais avoir succombé aux chants des sirènes de la facilité ni adapté leur son aux modes passagères. De Shake Your Money Maker à The Southern Harmony And Musical Companion, en passant par Amorica et leur album avec Jimmy Page, Live At The Greek, Chris et Rich ont bâti une discographie imprégné d’assurance et de créativité.
Pound Of Feathers, c’est une vague de rock à la fois débridé et subtil qui déferle avec une puissance indéniable dès les deux premiers titres. Gorgés de riffs incisifs et de chœurs rythmés, Profane Prophecy et Cruel Streak s’imposent en tant que tels avant de dévoiler Pharmacy Chronicles, une ballade sombre qui explore un territoire inhabituel chez les gars d’Atlanta. Redoutable, le Do the Parasite crasseux qui suit brille d’un tempo appuyé et de guitares explosives. Électro acoustique et solo en reverb de rigueur pour un swinguant High & Lonesome ponctué par les phrasés d’un violon aérien. En à peine un peu plus de 2 minutes Queen Of The B-Sides nous promène dans un univers mélancolique dans lequel la complicité entre voix, dobro et piano fait des merveilles. À n’en pas douter, le classique et entrainant It’s Like That est fait pour les stades alors que Blood Red Regrets flirte avec un psychédélisme sombre aux arrangements somptueux. You Call This a Good Time: par excellence le son et l’empreinte Black Crowes en mode AC/DC avant ce Eros Blues fiévreux aux variations de cadence surprenantes. Pour finir, Doomsday Doggerel migre vers un environnement sonore apocalyptique rageur, lourd et mélodique dont Led Zeppelin avait jusqu’alors la primeur.
Malgré les virages stylistiques, les onze compositions nourrissent une cohésion harmonieuse au sein de laquelle les frères Robinson sont au sommet de leur art grâce à un équilibre issu de quarante années de collaboration fraternelle. Rich gratte comme si sa vie en dépendait en balançant riffs ou solos incandescents et Chris n’a pas son pareil pour allier énergie viscérale et maîtrise émotionnelle.


A pound of Feather est un témoignage audacieux qui prouve que Les Corbeaux Noirs ne se contentent pas de faire revivre le rock; ils le réinventent.


 

Black Stone Cherry – Celebrate

 

Originaire d’Edmonton dans le Kentucky, Black Stone Cherry s’inscrivait au départ dans la tradition d’un Southern Rock couillu rondement mené. Après un premier album éponyme tonitruant paru en 2006, le groupe s’est peu à peu forgé une solide réputation et, malgré un virage FM dommageable avec Between The Devil And The Deep Blue Sea en 2011, sa notoriété est allée croissante. Grâce notamment à des apparitions aux côtes de Chickenfoot, Def Leppard, Buckcherry, Black Label Society ou encore Whitesnake.
Avec Celebrate, le quatuor s’essaie à un nouvel exercice, celui de l’Exented Play. Une première après huit albums au format standard. Sept titres donc, et autant de facettes qui se rejoignent dans une démarche coutumière chez ceux du Bluegrass State: ne pas s’installer dans la routine.
Dans la lignée des deux derniers albums, s’installe désormais un Alt Metal nerveux qui, tout en dissipant définitivement l’empreinte sudiste, affiche une sincérité et une authenticité sans faille. Sans atteindre le brio des débuts, BSC nous offre 25 minutes de puissance, de rythme et de guitares rageuses. Cette célébration de 20 ans de carrière du combo de Chris Robertson s’achève sur une reprise étonnante du classique d’un classique pop des années 80: Don’t You (Forget About Me) des écossais Simple Minds. Va comprendre Charles!

Gluecifer – Same Drug New High

 

Les frimats sont là mais la vague de chaleur en provenance du nord de l’Europe, elle, persiste. Après le Kickstarter des suédois de Bullet, leurs voisins norvégiens de Gluecifer reviennent avec le baume réparateur pour lèvres gercées et mains abimées par la rigueur des températures hivernales. Entre 1994 et 2005 les gars d’Oslo ont occupé une place privilégiée au sein du heavy rock scandinave. Split, reformation en 2017 avec un nouveau line up mais depuis l’album Atomic Thrill paru en 2004,  ingenting, nothing, nada, nichts, que dale!
Le titre de ce nouvel album, le sixième, annonce la couleur: même médoc, nouveaux effets. Le groupe reprend les assauts sonores dont il avait le secret avec onze brûlots insolents et accrocheurs. Du furieux The Idiot à l’équilibre instable de On the Wire aucun temps mort avec au passage un clin d’œil à AC/DC (Made in the Morning) et une main tendue au punk rock avec Armadas et 1996. Fusion électrisante de rock, de punk et de glam, Same Drug, New High reste un hommage en toute simplicité à l’efficacité d’un rock euphorique et le signe annonciateur du retour de Gluecifer au sommet avec une signature sonore brute et incisive.

Danko Jones – Leo Rising

 

Fidèle à la tradition, le douzième album studio de Danko Jones propose un heavy rock sec, carré et percutant. Leo Rising ne fera pas certainement basculer la carrière du groupe canadien mais il confirme une sincérité qui n’est pas étrangère au fait que l’on apprécie ce power trio depuis plus de 20 ans. Certes, pas de quoi faire oublier la frénésie de We sweet Blood paru en 2003 mais les onze titres du nouvel opus prouvent que, sans chichis, sans esbrouffe et loin des tendances, le rock n’est pas encore mort dans l’Ontario. Pour preuve, Diamond in the Rough et son clip en hommage à Kiss s’impose avec un solo incandescent de Marty Friedman (Megadeth) qui transforme le morceau en explosion de virtuosité et de flamboyance.