Keith Richards et Donald Trump – A couteau tiré!

Keith Richards joue du couteauLa BBC révèle que lors d’une récente interview, Keith Richards a fait part d’une anecdote à propos de l’actuel président des États-Unis. Les faits remontent à 1989. A l’époque, Donald Trump était impliqué dans l’organisation d’un concert des Rolling Stones à Atlantic City. Le guitariste révèle que, passablement énervé par les exigences financières de Trump, il a posé son schlass sur le bureau du promoteur: Mec, il va falloir que tu t’expliques avec ça! aurait il dit. S’appuyant sur ces faits, l’artiste a ensuite ironisé: Désormais, l’ Amérique doit se débarrasser de lui, en ajoutant: …et ne dites pas que je ne vous avais pas prévenus!..″. Faut pas faire chier Keith, surtout quand un président s’approprie sans autorisation You Can’t Always Get What You Want pour en faire un de ses hymnes de campagne. Let it bleed!

PB, mai 2018

 

Keith Richards – Osteoarthritis Fingers

Keith Richards arthrose des doigtsPhysiquement ravagé par des excès divers et variés, le guitariste des Stones n’a même pas eu besoin de passer par la cage maquillage pour tenir le rôle de  Teague Sparrow, le père du Pirate des Caraïbes.  Tellement marqué par les saccages du temps, le créateur de ″Satisfaction″ est désormais incapable de prendre un solo. Keith Richards est atteint d’une telle arthrose des doigts qu’il passe la plupart de ses concerts à prendre les vieilles poses de flibustier psychopathe en triturant le moins possible ses guitares. ″Keef Riff″ laisse le boulot à Ron Wood, pièce rapportée depuis 1976 et qui ressemble désormais à un pivert empaillé fignolé à la chevrotine. La légende, elle, reste inaltérable et pour l’heure la notoriété de la star la plus élégamment délabrée du rock’n’roll est intacte. Comme par miracle il devient impossible d’oublier que de ces doigts aujourd’hui difformes sont nés un nombre inépuisable de riffs monstres : ″Jumpin’ Jack Flash″, ″Honky Tonk Women″, ″Gimme Shelter″, ″Bitch″ ouBrown Sugar″.

PB, septembre 2017

Keith Richards – Life.

Keith Richard LifeComment dire…Une biographie qui débute bien avec l’enfance, la jeunesse, la découverte du blues et ses influences, les rencontres, les débuts du groupe et les galères. Un bouquin qui s’achève bien également avec notamment une peinture assez pointue de la dégradation relationnelle Jagger/Richards qui débouche sur le changement de cap musical de l’auteur avec les X-pensive Winos et son implication avec les jamaïcains de Wingless Angels. En gros c’est 200 pages sur les quelques 600 qui composent ce pavé. Non, le problème c’est les 400 autres pages. Dope mode d’emploi ! Tout ou quasiment tourne autour de çà, rien que çà. On savait qu’on y couperait (Mmouarf !) pas  mais que c’est loooong… même si au détour d’un joint ou d’un fix on arrive à glaner quelques infos dignes de ce nom : les problèmes avec Anita, les compos, les embrouilles judiciaires, les rencontres, les gosses, l’open tunnig etc… Globalement rien de fondamental et somme toute une peinture assez People et frustrante. On aurait aimé en savoir plus sur les relations avec Mick Taylor ou Lennon, les rencontres avec  d’autres musiciens (le passage de Rory Gallagher au sein des Stones n’est même pas évoqué !). Et puis faut quand même pas déconner, à en croire Keith tous les albums des Stones sont d’un très bon niveau ! Or tout le monde sait que depuis It’s only Rock’n’Roll en 1974 la production discographique des Glimmer Twins est assez moyenne, et ce, même si Some Girls et Tatto You sortent un peu du lot. Bref, en refermant le livre on aurait aimé avoir les Sticky Fingers ; ce n’est pas le cas et c’est dommage. Allez, disons que ça restera un assez  bon bouquin… dès qu’il sera disponible en format Poche.

PB, février 2011