Frank Frazetta – Molly Hatchet

Frank Frazetta, était l’un des artistes américains les plus influents de la science-fiction et de l’heroic fantasy. C’est du moins dans cette catégorie que ce peintre a marqué de son empreinte l’univers de la bande dessinée, des couvertures de magazine comme Creepy, des receuils de nouvelles consacrées à Conan le Barbare et du comic strip avec, entre autres, Flash Gordon et Vampirella. Plusieurs groupes de rock et de hard rock ont fait appel à l’artiste newyorkais pour illustrer les pochettes de leurs albums. C’est le cas notamment de Herman’s Hermits, Nazareth, Yngwie Malmsteen et Wolfmother. Mais question artwork, le travail le plus remarquable de Frazetta est celui qu’il a effectué pour un groupe de rock sudiste dont le nom est tiré de celui d’une prostituée qui avait pour habitude de mutiler et décapiter certains de ses clients: Molly Hatchet. Son personnage du Death Dealer à la hache surdimensionnée illustre le premier album éponyme du combo de Jacksonville en 1978 puis celui de Flirtin’ with Disaster l’année suivante. Même ambiance pour Beatin’ the Odds en 1980 mais cette fois le Pourvoyeur de Mort troquera sa hache contre un glaive. C’est sûr, y’a quand même de quoi perdre la tête!

L’éloquence et le Désaveu du Cover Art en Livre: In Vinyle Veritas!

Patrick BETAILLE, avril 2021

In Vinyle Veritas – Ils ont dit! (Part. 1)

… À propos de ce livre que le fantôme du chat de l’auteur considère comme l’entreprise intellectuelle la plus aboutie depuis La Critique de le raison Pure d’Emmanuel Kant…

Pierre COUDOUY : ″L’avertissement de l’auteur au lecteur est sans concession et je m’y suis complètement retrouvé ! Question écriture, il faut parfois savoir prendre des risques et les assumer. C’est ce que fait l’auteur, chapeau ! La mise en page est superbe! Beau boulot, vraiment.  Ce que je trouve vraiment génial, c’est l’approche du sujet. La culture a toujours été (ou presque…) subversive et créative, l’un étant lié à l’autre et ça c’est super bien évoqué. J’adore. Il ya aussi bien sûr de l’engagement et… beaucoup d’humour. Ah, l’humour ! Quelle belle arme ! En parcourant tout ça, non seulement, on apprend plein de choses, mais en plus, ça soulève des questions. Ça interpelle, ça fait sourire, ça fait se mettre en boule, bref, ça fait PLAISIR ! On en arrive à se dire : Mais putain, qu’ils sont cons, avec leur censure à deux balles, ils réussissent à créer l’effet inverse de ce qu’ils souhaitent ! À travers ce travail, c’est notre société qui est pointée du doigt et ça, vraiment, ça me plaît énormément″.

André VIALA : ″C’est un travail de dingue et en plus c’est beau ! À lui seul ce bouquin est une médiathèque″.

Vincent DEBACKER : ″Où est la limite entre provocation gratuite et la réelle démarche artistique ? Ce livre, grâce à tous ces exemples, vous aidera à vous faire votre propre opinion. Vous pourrez également voyager dans un univers musical et graphique, aussi varié qu’intéressant, aussi riche qu’étonnant, montrant sans aucun doute, que les pochettes de disques censurées sont bel et bien le reflet de notre société. Bon voyage sur ces chemins que cette dernière voudrait bien trop balisés, trop lisses ou trop uniformes″.

Patrick HIGGINS : ″Fabuleux!!! Un must pour tous les fans de vinyles et de musique pop/rock. L’histoire de ces pochettes de disques de légende, le cover art tel qu’il aurait parfois dû être avant de subir non-sens de la censure ! Bravo Patrick BETAILLE et Rock’n’Roll bordel!

Gregory HOCQUET : ″Déjà question poids et nombre de pages on est pas volé ! Avec ça et une présentation impeccable, la qualité est là! Un bouquin contenant autant de visuels doit être aussi beau qu’agréable à lire et c’est les cas! Étant plus de la génération CD, j’ai lu/regardé ce livre presque comme un traité sur l’histoire de la musique. Il donne un goût de liberté que j’ai connue petit, mais qui aujourd’hui a disparu … À l’époque, à cause d’un sein nu sur une pochette de disque, la censure frappait l’auteur du délit. Maintenant dans notre monde ultra aseptisé, la musique c’est clean, consensuel et fade! Merci de nous faire découvrir (ou redécouvrir) tout cet environnement musical″.

Jean-François TIDDU : ″Merci pour ce très bel ouvrage″.

Gérard JACQUIN : ″Quel bonheur de retrouver dans cet ouvrage ces instants magiques d’un temps passé où les illustrations des pochettes des disques que nous attendions gravaient dans nos esprits embrumés des œuvres que nous n’avions même pas encore écoutées. L’art pictural et l’art musical se rejoignaient alors pour notre plus grande satisfaction. Voici un livre que j’ai pris plaisir à effeuiller, page après page, pour pouvoir remettre au lendemain quelques belles nostalgies d’hier. Mais aussi un livre d’actualité à l’heure où, sans autre considération de qualité d’écoute, le regain d’intérêt pour les vinyles permet aux plus jeunes de tenir entre leurs mains la réalité d’un univers musical aujourd’hui dématérialisé. Et la plume stylée et efficace de l’auteur qui vient renforcer avec virtuosité l’ambiance historique et parfois hystérique de toute cette aventure. Un livre à écouter, une musique à lire. J’adore!

José NICOLAS : ″Le livre est à l’honneur : dans les chiottes. C’est là que je peux le lire tranquillement″.

Juliette MARCHESAN : ″Un très bel ouvrage qui me donne encore et toujours plus envie d’écouter du rock, du vrai et d’en savoir encore et toujours plus″.

Laurent HOLIN : ″J’ai fini ce livre comme on finit une bouteille de bon vin (in vino veritas) et j’ai adoré. Bien écrit, avec humour, précis, référencé et clair. C’est impressionnant le nombre d’infos contenues dans ce bouquin. Sacré Boulot !

Jean-Marc PEREZ : ″Merci Patrick pour ce In Vinyle Véritas! Un vrai travail de Titan, avec, au final, un très bel ouvrage, concocté avec passion, qui fourmille de détails et d’anecdotes sur le pourquoi et le comment des pochettes choisies par les grands du Rock pour enrober leurs vinyles. On peut le feuilleter à sa guise, le lire au gré de nos gouts musicaux ou de notre intérêt pour les belles illustrations. Bref, à chaque album évoqué le plaisir est au rendez vous. Un régal!

Bruno BRETAGNE :″Il fut un temps où un disque, avant de l’écouter, se regardait, s’admirait, laissant en suspend les questions que l’on pouvait se poser sur la conception des pochettes. Ce livre très bien documenté et bien écrit ravira les amateurs de musique populaire curieux et désireux de parfaire leur culture. Si, si!

Stéphane CERON :″Ce livre est un investissement ! Non seulement les illustrations sont super belles, mais, et c’est le plus important, elles sont mises en valeur par un texte riche et très intéressant. On peut le lire d’une traite ou lire quelques articles par-ci par là, selon l’humeur du moment. À tous les coups, on apprend. Merci.

Gaël TOULEMEONT :″Du Rock ,du Rock et encore du Rock! Visiblement Patrick BETAILLE connait son sujet sur le bout des doigts et j’ai passé un bon moment de lecture. Par contre, pour ce qui est de la Zumba ou de la Tecktonik, Là, il n’y a plus personne!« .

Pour Commander: In Vinyle Veritas Éloquence et Désaveu du Cover Art!

Patrick BETAILLE, mars 2001

Vinyle Covert Art – Le Rock en 1000 morceaux

En ces temps difficiles, voici peut être un moyen de se recentrer sur soi ou de s’occuper en tuant quelques heures: Le Puzzle! Mais pas n’importe lequel. Là il s’agit de casse-tête fragmenté aux formes bizarroïdes ayant pour thème le rock en général et les pochettes de disques en particulier. Parmi les nombreux thèmes vous pourrez choisir les albums les plus célèbres, le Classic Rock, les 60’s, les logos des groupes ou encore des thèmes spécifiques comme celui consacré à Deep Purple. En fonction des thèmes, plusieurs formats sont disponibles : 252 pièces, 500 pièces et 1000 pièces pour les plus motivés. Les éléments sont en carton de qualité supérieure imprimés par sublimation pour des couleurs plus vives. N’étant maqué avec aucun site marchand je vous laisse vous débrouiller pour trouver votre bonheur. Il vous suffit de taper Rock Albums Puzzle sur votre moteur de recherche préféré et le tour est loué. En gros, comptez en entre 27 et 35 euros, selon l’option choisie. Par contre si l’épopée du vinyle au travers du Cover Art vous interpelle, c’est ici que ça se passe: In Vinyle Veritas, le Livre!

Patrick BETAILLE, mars 2021

Mick McGinty – Bécanes, Pin Up & Rock’n’Roll!

Artiste du Midwest, Mick McGinty est né et a grandi dans le Nebraska. Il a commencé sa carrière en tant que portraitiste pastel, mais s’est rapidement orienté vers le design et l’illustration. Diplômé en 1979 du Art Center College of Design de Pasadena, il fréquente le milieu hollywoodien et travaille notamment sur des campagnes publicitaires pour MTV, Nike, Reebok, Budweiser, Disney et Universal. C’est à ce tire qu’en 1975 il compose l’affiche de Jaws (les Dents de la Mer) et qu’en 1988 il devient l’auteur de celle de Who Frame Roger Rabbit (Qui veut la Peau de Roger Rabbit). Dans l’intervalle, McGinty fréquente également le milieu musical et réalise quelques illustrations, dont certaines bien dans l’esprit de ce blog: Bécanes, Pin Up & Rock’n’ Roll. Parmi ces groupes figurent 38 Special (Wild-Eyed Southern Boys 1981), Doc Holliday (Doc Holliday Rides Again 1982) et Tora Tora, un groupe de glam rock de Memphis pour lequel en 1989 il dessine la pochette du premier album: Surprise Attack.

Patrick BETAILLE, mars 2021

Le Cover Art en Livre: In Vinyle Veritas!

 

In Vinyle Veritas-Éloquence et désaveu du Cover Art

Après 15 mois de sévices envers mon neurone, le voici ! Conçu et écrit by myself, autofinancé et auto-distribué – mon bouquin est désormais disponible. In vinyle Veritas évoque, de façon illustrée et argumentée, la censure des pochettes de disques dans l’histoire de la musique populaire, mais pas que ! Il y est aussi question de la petite histoire du rock, celle qui se cache derrière certaines pochettes emblématiques!

276 pages – 155 Chroniques – 362 Artistes référencés – 245 Images – Format 24 cm x 16.5 cm – Reliure dos collé – Imprimé sur papier couché 170 grammes – Couverture brillante 300 Grammes. Poids 930 Gr! Tout ça pour évoquer l’Éloquence et le Désaveu du Cover Art au cœur de l’histoire du Vinyle.

Si la passion de ceux qui aiment ce qu’ils font et font ce qu’ils aiment vous interpelle, un petit partage avec vos amis serait le bienvenu. Merci beaucoup et rock’n’roll bordel! Pour en savoir plus sur In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art: infos, détails, images et modalités de commande c’est par ici: Le livre!

Patrick BETAILLE, Février 2021

William Stout – Trademark of Quality

Il y a une poignée d’années, pratiquant fébrile de l’immersion en milieu vinylique, je rencontrais par hasard les Who en cage dans un zoo. Ni une ni deux, je me portais acquéreur pour un temps hélas trop bref de ce que l’on appelait à l’époque un DISQUE PIRATE. Reste l’occasion (merci Lolo!) de parler de celui qui dessina la pochette de cette compilation: William Stout. 1968, diplômé du California Institute of the Arts, l’artiste débute sa carrière en tant qu’illustrateur de bandes dessinées et de fanzines underground. Avec un style assez proche de celui de Robert Crumb, il commence à se faire un nom et, en 1973, travaille comme illustrateur pour Trademark of Quality, une maison de disques spécialisée dans la diffusion d’enregistrements non-officiels. En 1974, il créé le logo du label Rhino Records et, de 1975 à 1977, se retrouve directeur artistique des magazines rock Bomp! et Heavy MetalStout continue à travailler occasionnellement à la conception d’affiches et de pochettes d’albums. Parmi ses travaux, la comédie musicale Rock’n’Roll High School et en 81 la pochette de Beatlesongs, une compilation de titres parodiant la musique des Beatles dont l’illustration suscita un tollé. En cause, le personnage de gauche, qui tient la banderole; c’est David Chapman, l’assassin de John Lennon. Dans une interview, William Stout déclarait: ″mes groupes favoris étaient les Yardbirds, les Who, Led Zeppelin, les Rolling Stones, Humble Pie, Jeff Beck, Fleetwood Mac et les Kinks. Musicalement j’étais un anglophile convaincu″! L’interview dans son intégralité, la biographie de l’artiste, les pochettes, ses travaux, sa filmographie, etc.  sont à retrouver ici: The Worlds of William Stout.

Patrick BETAILLE, février 2021

 

Richard Corben – Bat out of Hell

Richard Corben est né en 1940 dans une ferme du Missouri. Il passe sa jeunesse à Kansas City où, en 1965, il obtient un diplôme des beaux-arts du Kansas City Art Institute. Il travaille d’abord dans l’animation puis se tourne vers la création de comics underground et se lance dans l’illustration d’histoires d’horreur et de science-fiction pour l’éditeur Warren Publishing. En 1975, l’artiste rejoint Mœbius, Philippe Druillet et Jean-Pierre Dionnet dans l’aventure Métal Hurlant. Edité par Les Humanoïdes associés, le magazine français publie Den, la saga érotico-fantastique du dessinateur. Prolixe, Richard Corben représente à lui seul quelques 5000 planches et plusieurs centaines d’illustrations. Son œuvre a été récompensée par le prix du dessinateur étranger au festival d’Angoulême en 1976 et par le Grand prix de la ville d’Angoulême en 2018. L’artiste, décédé le 2 décembre 2020, restera également reconnu pour son illustration du premier album de Meat Loaf paru en 1979: Bat Out Of Hell. ″C’était un zombie de l’image, un dingue aux images puissantes, folles et d’une justesse non contestable. Il a inventé la bande dessinée en 3D″ (Philippe Druillet).

Patrick BETAILLE, décembre 2020

 

Syd Barrett – The Madcap Laughs

Après avoir été débarqué de Pink Floyd en avril 68, Syd Barrett enregistre quelques chansons en vue d’un album solo. Dans un premier temps le projet tombe à l’eau. Le musicien est en train de payer la facture d’une consommation excessive de drogues et, suite à une rupture amoureuse, son état dépressif nécessite un internement dans un hôpital psychiatrique de Cambridge. Au printemps 1969, Barrett repart d’un bon pied et parvient à boucler 13 morceaux parmi lesquels certains bénéficient de la collaboration de ses anciens comparses David Gilmour et Roger Waters. The Madcap Laughs sort le 3 janvier 1970. Musicalement minimaliste, les mélodies sont parfois naïves mais elles prennent souvent une tournure plus sombre. L’album est à bien des égards une représentation de l’état d’esprit d’un individu tourmenté et décadent qui n’a plus la lumière à tous les étages. Même la pochette bénéficie d’une ambiance déconcertante au cœur de laquelle se côtoient dénuement, délire et surréalisme. Syd, pieds nus et hirsute, est accroupi au milieu de la pièce principale d’un appartement londonien qu’il occupe depuis décembre 1968 et où il se consacre à sa passion première, la peinture. Dans un décor dépouillé, posé à même le sol, un vase de jonquilles. La veille de la prise de vue, l’artiste avait badigeonné les lattes du parquet en orange et violet avec l’aide d’une amie rencontrée en mars 1969: Evelyn Rose. Née au Pakistan et surnommée ″Iggy the Eskimo″ à cause d’origines lointaines, elle pose nue au dos du disque. Mick Rock, l’auteur des clichés raconte: ″Quand je suis arrivé pour la séance photo de The Madcap Laughs, Syd était encore au lit, en caleçon, et Iggy était entièrement nue dans la cuisine″. À cause d’un grain exagéré dû à la faible luminosité, le photographe reconnaitra plus tard que les deux images n’étaient techniquement pas parfaites mais que néanmoins elles capturaient parfaitement l’atmosphère du moment et le glamour multicolore du Swinging London psychédélique de la fin des années 60. Comme dit le Chat du Cheshire d’Alice au pays des merveilles: ″We are all mad here″ (Chacun à sa manière, nous sommes tous fous).

Patrick BETAILLE, décembre 2020

Le Cover Art Emblématique en Livre: In Vinyle Veritas!

 

Mick Rock – Shot!

Photographe anglais né en 1948, Michael David Rock est surtout connu et reconnu pour avoir braqué ses objectifs sur certaines figures emblématiques de la scène rock. Queen, T.Rex, Syd Barrett, Lou Reed, Iggy Pop, The Sex Pistols, The Ramones, Joan Jett, Talking Heads, Roxy Music, Thin Lizzy, Mötley Crüe, Johnny Winter, Rory Gallagher ou  Blondie figurent au catalogue de Mick Rock. Certains d’entre eux ont même fait appel à lui pour illustrer leurs disques. L’artiste est à l’origine de clichés mémorables de David Bowie – époque Ziggy Stardust – en sa qualité de photographe officiel de la star. Il a également dirigé les séances photo du film The Rocky Horror Picture Show. Au contact d’un monde connu pour ses excès, alcool et cocaïne se sont immiscés de façon incontrôlable dans la vie de Mick qui, pour échapper à la mort, a dû subir un quadruple pontage cardiaque. Conscient d’être très chanceux, celui que l’on surnomme ″The Man Who Shot the Seventies″ est désormais sobre, vit à New-York, pratique le yoga et travaille énormément en se consacrant à de nombreux ouvrages et expositions à travers le monde. En 2006 il reçut  le Music Legends Award pour sa contribution à la musique et en 2015 il animait sa propre série télévisuelle: On the Record with Mick Rock. En 2017 parait un documentaire retraçant la vie et la carrière du photographe: SHOT! The Psycho-Spiritual Mantra of Rock. Biographie, portfolios, etc. disponibles Ici!

Patrick BETAILLE, décembre 2020

King Crimson – In the Court of the Crimson Covid

Déjà malmené par le confinement et son accompagnement de mesures restrictives, le monde du rock doit également se soumettre au dépistage du Coronavirus. Le test virologique par prélèvement nasopharyngé ne semble pas du tout du goût du 21st Century Schizoid Man.

Patrick BETAILLE, octobre 2020