Malcom Brown – Rage Against the Machine

Malcom Brown Rage Against the Machine1992. Avec leur premier album, les californiens de RATM envoient du lourd, du très lourd. Musicalement d’abord, avec une fusion de rock aux influences punk, de metal et de rap funky. Politiquement ensuite. Très engagés, les thèmes abordés par le groupe tournent essentiellement autour des abus du capitalisme, des mensonges des médias et des inégalités sociales. Artistiquement enfin quand Arch de la Rocha et Tom Morello décident d’illustrer leur album avec cette terrible photo. Nous sommes en 1963 à Saïgon. Un moine bouddhiste s’immole par le feu pour protester contre les exactions du régime dictatorial sud-vietnamien soutenu à l’époque par les États-Unis. Présent sur les lieux, le photographe américain Malcom Brown shoote la scène pour le compte de Associated Press. L’un des clichés de la série lui vaudra d’ailleurs le prix Pulitzer et Rage Against the Machine, l’album, restera sans doute l’un des covers les plus bouleversants de l’histoire du Rock. La même photo avec un cadrage plus large sera reprise pour l’édition 20th Anniversary du disque.

PB, juillet 2018

Bol d’Or 1969 – Même pas peur!

Michel Montange Monthléry 69Dès son plus jeune âge, Michel Montange se passionne pour la Moto en général et la course en particulier. Photographe de son état, ″Micou″ a trainé ses objectifs sur les circuits de France et de Navarre, cohabitant dès leurs débuts avec tous les futurs champions français du moment: Rougerie, Ravel, Pons, Baldé, Fau, Léon, Chemarin, etc… Cette photo prise dans les stands de Montlhéry lors du  Bol d’Or de 1969 met en scène le ravitaillement de la Kawasaki 250 de Gauthier & Schaller. Sur le cliché, tension et fébrilité sont palpables. La tenue du pilote, la prépa de la moto, l’entonnoir maison et le carburant stocké dans un bidon de lait témoignent d’une époque où le système D était roi. Mais ce qui d’emblée frappe les esprits c’est l’attitude du ″technicien″ en casquette écossaise qui procède au remplissage du réservoir… cigarette au bec! 69 année explosive? Non, la Kawa N°30 Gauthier/Schaller a fini à la troisième place. Z’avez du feu?

 

 

Francis Zegut – Roadtrips, photos, et t-shirts

By Zegut, les TshirtsDeux choses ont toujours collé à la peau de Francis Zegut. question musique c’est notamment sur RTL2 que le barbu anime Pop Rock Station. De 22 heures à minuit, l’émission culte assure aux auditeurs un bon décrassage des cages à miel avec des titres qui, pour certains, figurent sur d’admirables compilations telles que Pop Rock Station, Wango Tango, ou plus récemment Hit Z Road. A propos des T-Shirts il le dit lui même: ″Depuis mon adolescence tumultueuse, j’ai toujours porté des T-Shirts… J’ai en eu des centaines, musique, motos, etc…Depuis longtemps l’idée de produire ce type de fringue lui trottait dans la tête. Aujourd’hui c’est fait! Sur coton à manches courtes Tonton Zézé a fait sérigraphier en mode vintage des photos ramenées de ses Road Trips aux États Unis. Allezbande de pt’its graisseux et bande de pt’ites graisseuses″, en noir ou en blanc, du S au XXL, les T Shirts du Captain’ Hard Rock sont disponibles ici: ByZegut!

 

 

Danny Lyon – The Bikeriders

Danny Lyon, Bikers hors-la-loiEn 1968, juste avant qu’ Easy Rider ne s’empare des consciences en devenant l’un des symbole de la contre culture, le photographe américain Danny Lyon publie The Bikeriders. Édité pour la première fois en France en 2014, cet ouvrage nous invite à prendre la route avec le gang du Chicago Outlaws Motorcycle Club auquel l’auteur – qui roule en Triumph – appartient à l’époque. L’ouvrage est un fac-similé de l’édition originale, enrichi de nouvelles reproductions photographiques et consiste en un constat authentique et personnel à propos d’ hommes et de femmes vivant en marge de la société traditionnelle. Une cinquantaine d’images en bichromie regroupant portraits, clichés sur le vif et une quinzaine d’entretiens jalonnent les 100 pages d’un ouvrage indispensable à la compréhension de la culture Biker née il y cinquante ans. Dans le cadre d’un sujet intitulé Photo rebelles, Arte Creative diffuse en ce moment un documentaire de 8 minutes consacré à Danny Lyon: Bikers hors-la-loi.

Un grand merci à André grâce à qui j’ai dû me délester de quelques euros.

Ross Halfin – Photographe metalleux!

Photos de Ross Halfin – De gauche à droite: Eddie Van Halen – Gary Moore période Thin Lizzy – Eric Clapton – Randy Rhodes, période Ozzy Osbourne.

Ross Halfin photographe rock

Au cours des Seventies Ross Halfin entreprend des études à la Wimbledon School Of Art afin de devenir artiste peintre. Déçu par le milieu de l’Art, il décroche assez vite et c’est un peu par hasard qu’il s’oriente vers la photographie. Lorsque pour ses loisirs il assiste à des concerts de rock il a l’habitude d’amener avec lui un appareil photo et saisit ainsi l’opportunité de prendre des clichés des Who, AC/DC et Led Zeppelin. Halfin commence à se faire un nom auprès de la presse musicale et parvient à travailler pour Sounds Magazine. Avec l’émergence du mouvement Punk, le Sounds mais aussi le Melody Maker et le New Musical Express s’intéressent au phénomène et offrent au photographe l’occasion de shooter  Clash, Sex Pistols, Jam, Adam Ant, Specials ou Blondie. Mais son truc c’est le Heavy Metal, les grands groupes et les shows accrocheurs des années 80. Il partage ainsi ses activités entre séances photos dans les concerts, contributions diverses pour des magazines (Kerang!), projets d’affiches et éditions d’ouvrages photographiques. A partir des années 90 Ross Halfin prend un peu de distance avec la scène pour se consacrer d’avantage à la photographie de Voyage. Il reste néanmoins l’un des grands photographes et l’un des témoins majeurs des manifestations musicales d’une époque. Pour tout savoir: Ross Halfin Photography.

PB, Janvier 2018

Veetess 3 – Des ateliers hors du temps

Vincent Debacker: Veetess 3Il aura fallu attendre huit années pour pouvoir renouer avec l’immense et rare ravissement généré par la lecture de Veetess, deuxième du nom. Vincent Debacker revient de ses errances motorisées avec dans ses valbombes des personnages hors du temps et des modes, des témoignages de moments sublimes, des images de lieux aux atmosphères improbables et des projets qui mettent un ″P″ majuscule au mot passion.  Ce bouquin est un Must! Des images aux cadrages parfaits aux textes à la justesse redoutable en passant par une mise en page attrayante, tout concourt à une immersion bienfaitrice dans le monde fascinant de la ferveur mécanique. 200 exemplaires numérotés, 200 pages en couleur, la visite de 15 ateliers, la rencontre de 15 lascars atypiques, des bagnoles, des bécanes, des ateliers, des ambiances… Que demander de plus? Rien! Cet ouvrage est à lui seul un voyage dans le temps, une étude de mœurs, un témoignage sur un monde hélas appelé à disparaitre; mais il est peut être aussi un message d’espoir ou un appel à l’indiscipline pour que les vraies valeurs ne meurent jamais, à condition de se réveiller et de se sortir les doigts du cul. Loin du brassage d’air et de la sodomie de diptères qui n’apportent rien, il existe encore des individus qui vivent par et pour une furieuse envie de partager leur part de rêve. Vincent Debacker est de ceux là;  il n’hésite pas à financer, fabriquer, éditer et distribuer le fruit de son travail pour que nous aussi puissions apprendre de ceux qui font ce qu’ils aiment et qui aiment ce qu’ils font. Alors 45 euros port compris pour un tel pavé c’est que dalle, surtout quand on sait que pour le prix on part tranquille: le pare brise est nettoyé, les niveaux sont faits, la pression des pneus contrôlée et les freins vérifiés. A condition de ne pas redouter les moucherons sur les dents, toutes les conditions sont réunies pour un beau voyage et un moment d’indicible bonheur. Foncez! Histoire, aperçu et bien sûr  modalités de commande de Veetess 3 sont ici!

Zapping Photo – 2017 en images

The Atlantic: 2017 in photos

Louable démarche que celle du magazine américain The Atlantic qui au travers de 120 clichés soigneusement sélectionnés propose de parcourir les événements significatifs de 2017. Un magnifique zapping pour se focaliser sur l’essentiel en passant outre l’orgie d’images insipides et de vidéos inconsistantes consommées quotidiennement. La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie″ (Milan Kundera). C’est ici et c’est en 3 volets   The Atlantic: 2017, the year in photo