Veetess 3 – Des ateliers hors du temps

Vincent Debacker: Veetess 3Il aura fallu attendre huit années pour pouvoir renouer avec l’immense et rare ravissement généré par la lecture de Veetess, deuxième du nom. Vincent Debacker revient de ses errances motorisées avec dans ses valbombes des personnages hors du temps et des modes, des témoignages de moments sublimes, des images de lieux aux atmosphères improbables et des projets qui mettent un ″P″ majuscule au mot passion.  Ce bouquin est un Must! Des images aux cadrages parfaits aux textes à la justesse redoutable en passant par une mise en page attrayante, tout concourt à une immersion bienfaitrice dans le monde fascinant de la ferveur mécanique. 200 exemplaires numérotés, 200 pages en couleur, la visite de 15 ateliers, la rencontre de 15 lascars atypiques, des bagnoles, des bécanes, des ateliers, des ambiances… Que demander de plus? Rien! Cet ouvrage est à lui seul un voyage dans le temps, une étude de mœurs, un témoignage sur un monde hélas appelé à disparaitre; mais il est peut être aussi un message d’espoir ou un appel à l’indiscipline pour que les vraies valeurs ne meurent jamais, à condition de se réveiller et de se sortir les doigts du cul. Loin du brassage d’air et de la sodomie de diptères qui n’apportent rien, il existe encore des individus qui vivent par et pour une furieuse envie de partager leur part de rêve. Vincent Debacker est de ceux là;  il n’hésite pas à financer, fabriquer, éditer et distribuer le fruit de son travail pour que nous aussi puissions apprendre de ceux qui font ce qu’ils aiment et qui aiment ce qu’ils font. Alors 45 euros port compris pour un tel pavé c’est que dalle, surtout quand on sait que pour le prix on part tranquille: le pare brise est nettoyé, les niveaux sont faits, la pression des pneus contrôlée et les freins vérifiés. A condition de ne pas redouter les moucherons sur les dents, toutes les conditions sont réunies pour un beau voyage et un moment d’indicible bonheur. Foncez! Histoire, aperçu et bien sûr  modalités de commande de Veetess 3 sont ici!

Zapping Photo – 2017 en images

The Atlantic: 2017 in photos

Louable démarche que celle du magazine américain The Atlantic qui au travers de 120 clichés soigneusement sélectionnés propose de parcourir les événements significatifs de 2017. Un magnifique zapping pour se focaliser sur l’essentiel en passant outre l’orgie d’images insipides et de vidéos inconsistantes consommées quotidiennement. La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie″ (Milan Kundera). C’est ici et c’est en 3 volets   The Atlantic: 2017, the year in photo

Fabien Novarino – Artiste Pop & Co

Fabien Novarino: Bike girl, Marlo & SteveDepuis 2010, cet artiste peintre savoyard intègre la photographie dans son art  afin de donner à ses peintures une connotation contemporaine et urbaine. À partir de clichés, Fabien Novarino conçoit des œuvres graphiques originales qui relèvent d’un style aux accent Néo Pop et Vintage. Réalisées à partir d’un subtil mélange de collages, dessins et pochoirs, ses toiles s’inspirent des icônes du cinéma, de Street Art et de l’univers des Comics. Fermement actuel, son art est un bel hommage à la société du divertissement où moto et rock occupent une place non négligeable. A découvrir Ici!

La guitare sort de l’ombre

La Musique est dans la rueLa musique est partout, y compris dans la rue. Quand ombre et lumière s’expriment en un jeu inattendu, seul un œil exercé et attentif peut détecter la présence évocatrice et silencieuse d’un accord parfait et éphémère″. [Marcel Destroy, musicologue alambiqué].

Steve McQueen Style – L’expo!

Exposition Steve McQueen

Les parisiens ont de la chance! Steve McQueen s’expose à la Galerie Joseph, 116 rue de Turenne dans le III éme arrondissement. Depuis le 7 juillet et jusqu’au 30 août 2017 le ″King of Cool″ revit au travers de nombreuses photos, souvent inédites, d’affiches de cinéma et bien sûr de ce qui symbolise une passion dévorante pour la vitesse. Sont exposées une Ford Mustang Fastback que l’acteur avait conduit dans le film Bullitt  et une Triumph Bonneville 650 que l’acteur affectionnait particulièrement. Comme en témoigne la présence d’un blouson Harrington ou la veste kaki qu’il portait en 1964 lors des International Six Days of Trial (ISDT, aussi appelés les jeux olympiques de la Moto)  en Allemagne, les objets personnels ne manquent pas non plus. Nombreuses également sont les œuvres d’artistes contemporains rendant hommage à la star légendaire. Sur les 850 m2 de l’exposition, il y a vraiment de quoi célébrer de belle manière celui qui s’est éteint le 7 novembre 1980 à l’âge de 50 ans. Infos et détails: Galerie Joseph Paris!

Carl Warner – Bodyscapes

Carl Warner: Valley of the Reclining Woman

Déjà connu au travers de ″Foodscapes″, des œuvres à base de denrées alimentaires, le photographe londonien Carl Warner se plait aussi à imaginer des tableaux de chair au sein desquels le corps et sa texture occupent l’espace pour former des paysages qui ne le sont pas réellement. Que ce soit La vallée des gorges coupées, le désert des dos ou encore l’horizon sans tête, chaque œuvre est composée à partir de clichés du corps d’une seule et même personne, pris sous différents angles pour être ensuite assemblés et traités en digital. ″Je considère le corps comme un véhicule qui, malmené par le Temps, porte les stigmates laissés par notre voyage sur la route de la vie…″. C’est ainsi que l’artiste définit l’étonnante série intitulée ″Bodyscapes″!

Scorpions – Love at first sting

censure Scorpions Love at first sting

Love at First Sting est le neuvième album des teutoniques Scorpions. Sorti en 1984 il se vend à plus six millions d’exemplaires devenant ainsi le plus grand succès commercial de la bande à Klaus Meine. Grâce notamment l’incontournable ballade ″Still Loving You″ (qui n’est pas pour rien dans la croissance du taux de natalité dans certaines contrées)  la notoriété du groupe explose littéralement sur la scène mondiale. Élaborée par l’agence de design Kochlowski sur la base d’un cliché de Helmut Newton, la pochette originale représente un couple enlacé. Elle, légèrement dévêtue, sexy en diable, s’abandonne dans les bras d’un bad boy bon chic bon genre qui est entrain de lui tatouer un scorpion sur la cuisse. A l’époque, et afin de palier à d’éventuels problèmes connus par le passé, la maison de disques prend la précaution de présenter le cover art aux revendeurs avant de publier le disque. Aucun retour négatif n’étant recensé, Love at First Sting est édité en l’état. Malheureusement, après la sortie de l’album Wal-Mart se plaint, qualifiant la jaquette de tendancieuse, subversive et machiste. Rien que çà! Pour le coup Polygram se voit obligé de proposer une version alternative qui consiste ni plus ni moins à utiliser la photo du groupe, la même que celle déjà présente au dos de la version première de l’album.

PB, mai 2017