Kelly Yazdi – Wild Gypsy Tour

Kelly Yazdi a grandi dans le Minnesota dans un environnement où chez elle la pratique du quad et du tout-terrain était monnaie courante. À 18 ans, alors qu’elle vit désormais en Californie, elle passe son permis moto le jour de son anniversaire. Avec la Pacific Cost Highway à un jet de pierre de son jardin il n’en fallait pas plus pour qu’elle attrape le virus: « Rouler est vite devenu une passion et je voulais la partager » dit elle. À l’origine, Yazdi a créé le Wild Gypsy Tour en tant que rassemblement moto exclusivement réservé aux femmes. Le but? Promouvoir et soutenir la présence de femmes dans le monde des sports mécaniques. La première de cette manifestation, désormais événement annuel, a eu lieu en 2017. Une motivation à toute épreuve, de l’énergie à revendre et un physique très intelligent ont ouvert pas mal de portes à la belle américaine. L’égérie des jeans Wrangler, sponsorisée par les casques Bell et par Indian elle a ainsi eu l’occasion de porter de nombreuses casquettes au sein de l’industrie de la moto, y compris en tant que productrice, directrice de projets et bien sûr ambassadrice de marques. Et quand elle a 5 minutes, mademoiselle chante le blues pratique le stunt!

Patrick BETAILLE, mars 2021

 

Bunny Wailer – Le Blackheart Man n’est plus!

Auteur-compositeur-interprète jamaïcain, Neville O’Riley Livingston – dit Bunny Wailer – est l’un des membres fondateurs d’une formation avec Bob Marley et Peter Tosh. Il chante, compose et joue des percussions. Au départ le groupe qui pratique le ska et le rocksteady s’appelle The Juveniles. Après plusieurs changements de nom, c’est finalement The Wailers qui obtient la reconnaissance du public jamaïcain en 1964 avec un premier hit, le single Simmer Down. Suivra un premier long play, Catch a Fire puis Burnin’, annonciateur d’une reconnaissance mondiale. Ce début de notoriété pose problème à l’artiste qui s’efforce de suivre les préceptes du mouvement rastafari et qui, moralement, a du mal à se plier aux contraintes et exigences des tournées à l’étranger. Finalement Bunny Wailer quitte les Wailers en 1974 pour entamer une carrière une carrière solo. Blackheart Man, son premier album,  paraît en 1976. Le chanteur, qui quitte rarement la Jamaïque, attend 1986 pour entreprendre sa première tournée internationale. Disques et prestations ne connaitront jamais le succès dont jouit Bob Marley qui, entretemps et suite au départ de Peter Tosh, a procédé à une refonte complète des Wailers. Aujourd’hui le monde de la musique pleure l’une de ses légendes, le plus pur et le plus intègre des génies du reggae. Neville Livingston est mort à l’âge de 73 ans au Andrew’s Memorial Hospital de Kingston en Jamaïque. Il est temps de se replonger dans la discographie de cet immense artiste car, comme le dit justement un fidèle lecteur de Sète: ″on a pas fini d’attendre la relève!

Patrick BETAILLE, mars 2021

Alice Cooper – Detroit Stories

Soyons clairs! La première chose à faire en abordant le vingt-septième album de Vincent Damon Furnier c’est de passer outre cette pochette qui n’a de cover art que le nom. Bref! À 73 ans et 52 ans après Pretties for You, son premier album, Alice Cooper revient avec ce Detroit Stories annonciateur d’un retour aux sources sincère et efficace. Aux oubliettes le métal clinquant et les errances granguignolesques! Il y a déjà longtemps que Mr Nice Guy n’a plus 18 ans mais il revient en force avec un rock sans fioritures, comme au bon vieux temps de Love it to Death et de Killer. Pour remonter aux origines, la sorcière androgyne a convoqué le gratin d’une génération qui a écrit les plus belle pages de l’histoire d’une ville industrielle aujourd’hui au bord de l’anéantissement: Detroit-Michigan-USA. Sur cet album on retrouve ainsi les survivants du Alice Cooper Group original – Neal Smith, Michael Bruce, Dennis Dunaway – mais aussi des invités tels que Wayne Kramer de MC5, Mark Farner de Grand Funk Railroad, Steve Hunter et Johnny Badanjek, les musiciens des Detroit Wheels, le groupe formé en son temps par Mitch Rider. Joe Bonamassa fait aussi une apparition sur Rock & Roll, une reprise du classique du The Velvet Underground en ouverture des hostilités! Tout ce beau monde est supervisé et produit par Bob Ezrin qui réalise un mariage parfait entre voix éraillées, rythmiques efficaces, cuivres funky et guitares incisives sur les 15 pépites auxquelles le patron des Hollywood Vampire ne nous avait pas habitué depuis longtemps. Si avec Detroit Stories Alice Cooper joue sa dernière carte c’est tant mieux car là, il (elle?) vient d’abattre un putain d’atout. Vous avez bien l’bonjour de ma sœur Anne!

Patrick BETAILLE, mars 2021

Mick McGinty – Bécanes, Pin Up & Rock’n’Roll!

Artiste du Midwest, Mick McGinty est né et a grandi dans le Nebraska. Il a commencé sa carrière en tant que portraitiste pastel, mais s’est rapidement orienté vers le design et l’illustration. Diplômé en 1979 du Art Center College of Design de Pasadena, il fréquente le milieu hollywoodien et travaille notamment sur des campagnes publicitaires pour MTV, Nike, Reebok, Budweiser, Disney et Universal. C’est à ce tire qu’en 1975 il compose l’affiche de Jaws (les Dents de la Mer) et qu’en 1988 il devient l’auteur de celle de Who Frame Roger Rabbit (Qui veut la Peau de Roger Rabbit). Dans l’intervalle, McGinty fréquente également le milieu musical et réalise quelques illustrations, dont certaines bien dans l’esprit de ce blog: Bécanes, Pin Up & Rock’n’ Roll. Parmi ces groupes figurent 38 Special (Wild-Eyed Southern Boys 1981), Doc Holliday (Doc Holliday Rides Again 1982) et Tora Tora, un groupe de glam rock de Memphis pour lequel en 1989 il dessine la pochette du premier album: Surprise Attack.

Patrick BETAILLE, mars 2021

Le Cover Art en Livre: In Vinyle Veritas!

 

Le lundi c’est permis – Courbes

Les filles sont comme les routes de campagne. Les plus belles ont des courbes – Girls are like country roads. The best ones have curves.

Patrick BETAILLE, mars 2021

In Vinyle Veritas-Éloquence et désaveu du Cover Art

Après 15 mois de sévices envers mon neurone, le voici ! Conçu et écrit by myself, autofinancé et auto-distribué – mon bouquin est désormais disponible. In vinyle Veritas évoque, de façon illustrée et argumentée, la censure des pochettes de disques dans l’histoire de la musique populaire, mais pas que ! Il y est aussi question de la petite histoire du rock, celle qui se cache derrière certaines pochettes emblématiques!

276 pages – 155 Chroniques – 362 Artistes référencés – 245 Images – Format 24 cm x 16.5 cm – Reliure dos collé – Imprimé sur papier couché 170 grammes – Couverture brillante 300 Grammes. Poids 930 Gr! Tout ça pour évoquer l’Éloquence et le Désaveu du Cover Art au cœur de l’histoire du Vinyle.

Si la passion de ceux qui aiment ce qu’ils font et font ce qu’ils aiment vous interpelle, un petit partage avec vos amis serait le bienvenu. Merci beaucoup et rock’n’roll bordel! Pour en savoir plus sur In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art: infos, détails, images et modalités de commande c’est par ici: Le livre!

Patrick BETAILLE, Février 2021

Le lundi c’est permis – Désert

Le désert c’est un paysage qui a de la gueule, il y a des perspectives et des lignes de fuite. L’œil a de quoi être nourri – Desert is a stunning landscape, there are perspectives and vanishing points. The eye has something to be fed.

Patrick BETAILLE, février 2021

Andy Warhol & Alan Aldridge – Chelsea Girls

Quand lui vient l’idée de ce film, Andy Warhol pense d’abord le tourner dans l’arrière-salle du Max’s Kansas City, sa boîte de nuit préférée. Chemin faisant, le concept évolue et finalement, à l’automne 1966 la décision est prise. C’est le Chelsea Hotel qui servira de décor. C’est là en effet que logent à l’année de nombreux artistes de la pouponnière d’artistes de la Factory. Sur un peu plus de trois heures et en mode Split-Screen, Andy Warhol et Paul Morrissey suivent la vie de certains des occupants des chambres de l’hôtel newyorkais. Entre expérimentation et contre-culture si chères à l’artiste, chaque scène comporte sa propre bande son et joue avec des alternances d’images photographiques noir et blanc et couleur. En cette période de libération de mœurs, la connotation avant-gardiste et érotique de Chelsea Girls fait sensation mais pas toujours de façon positive.  Roger Ebert, critique cinéma du Chicago Sun, décrit le documentaire comme ayant ″peu de valeur intrinsèque″. Le magazine Variety parle de ″trois heures et demie inutiles et terriblement ennuyeuses″.  Le public, lui, est au rendez-vous et offre à Warhol son premier grand succès commercial sur lequel vient se greffer un engouement inouï pour l’affiche du film.

C’est Alan Aldridge, un graphiste designer et illustrateur anglais, qui est à l’origine de l’illustration à propos de laquelle un Warhol dithyrambique dira: ″j’espère que le film soit aussi bon que son affiche″. L’image en question parvient à capter et traduire de façon mémorable l’essence même de Chelsea Girls: psychédélisme et érotisme à la frontière de la pornographie.  Pour atteindre son but, l’artiste joue avec plusieurs élément suggestifs et torrides. Des personnages dans des situations sans équivoque s’affichent aux fenêtres. En toile de fond, Clare Shenstone – une artiste en herbe alors âgée de 16 ans – pose nue et son entrejambes, comme une invite, héberge la porte d’entée de l’hôtel. Tout un programme et surtout un tour de force de la part du designer qui la même année se fait remarquer avec la pochette de A Quick One des Who, plus tard avec des illustrations de livres consacrés aux Beatles, et en 1975 avec celle de Captain Fantastic and the Brown Dirt Cowboy de Sir Elton John (Merci Globrocker!). C’est également Alan Aldridge qui est à l’origine du logo du Hard Rock Cafe.

Patrick BETAILLE, février 2021

Jimi Hendrix – South Saturn Delta

À l’évocation de Jimi Hendrix il est bien sûr toujours question du talent exceptionnel du gaucher de Seattle et de sa place au panthéon des musiciens. L’importance de son influence dans le milieu des guitaristes de rock est aussi très souvent évoquée, au même titre que sa consommation d’alcool et de drogues diverses. Son décès enfin – survenant après celui de Brian Jones et précédant ceux de Janis Joplin et Jim Morrison – n’en finit plus d’entretenir le mythe et de nourrir la légende du Club des 27. Ce dont il est rarement question, c’est de son attachement pour Harley Davidson. Cette photo (merci André, correspondant permanent!) a été prise par Ed Thrasher au cœur des décors extérieurs permanents des studios cinéma de la Warner. Peu de temps avant sa mort, le guitar-hero pose sur un Panhead de 1964 transformé en chopper. L’un des clichés de la séance sera utilisée plus tard pour illustrer South Saturn Delta, un album mélangeant inédits et titres connus du catalogue qui couvrent la période 1967-1970. Publiée par MCA Records en 1997, cette compilation est produite par Janie Hendrix et Eddie Kramer.

Patrick BETAILLE, février 2021