Eric Clapton – Happy Xmas

Clapton X-Mas albumEric Clapton veut être le premier. Le premier sur la ligne d’arrivée de la course annuelle des indispensables déjà dans les bacs sur lesquels vont se ruer les foules à qui l’on aura fait croire que le truc qu’elles viennent de glisser dans leur caddie – entre un paquet de pâtes et une boite d’œufs – est le Graal incontournable. God veut être le premier et c’est probablement la raison pour laquelle le bien nommé Happy Xmas sort en octobre, fourré comme une dinde de reprises louant le 24 décembre et – hosannah! – augmenté d’un inédit: ″For love on Christmas day″ (je traduis?). Depuis From the Cradle en 1994, Eric Patrick Clapton n’a rien fait que des albums dont aujourd’hui tout le monde se fout, des live alimentaires ou pince fesses et des hommages à des gens qui, a un moment donné, l’ont influencé (J.J. Cale, B.B. King, Robert Johnson, etc). Bref! A 73 ans, le guitariste confirme dans la durée un manque flagrant d’inspiration qu’il tente en vain de nous faire oublier en réalisant de ses propres mains burinées l’illustration du packaging de l’objet. Çà sent le sapin et c’est de circonstance puisqu’il s’agit bien là d’un disque de Nowel avec ″Jingle Bells″, ″White Christmas″ et tous les enluminures de circonstance. Dis donc Slowhand? Tu veux pas aller faire un petit tour du côté du Crossroads?

Patrick BETAILLE, octobre 2018

 

 

 

Radio Perfecto – 100% Classic Rock

Radio Perfecto christophe GoffetteChristophe Goffette, dont la culture musicale et les talents d’auteur ont été évoqués ici même, passe à la vitesse supérieure. Désormais il sévit sur les ondes. Chaque jour de la semaine et 365 jours par an il publie un article sur un groupe, un musicien, un album, un producteur, un label, etc…, avec en relais audio  un morceau lié à l’article du jour. Un format novateur, celui de l’écrit du Rock et de l’audio du Roll pour des noces pétaradantes qui vont vous décrasser les cages à miel et vous booster la libido. La sélection des meilleurs morceaux rock, sélectionnés par les spécialistes les plus pointus: les zoditeurs! C’est 100 précédent, c’est 100% Classic Rock, et c’est sur Radio Perfecto!

 Patrick BETAILLE, octobre 2018

 

Otis Rush – I Can’t Quit you Baby

Otis Rush à Londres en août 1988Originaire du Mississippi, il passe sa jeunesse à Chicago où il est devient avec Muddy Waters l’un des grands noms de ce Blues qui, lors de sa migration vers le nord, succombe aux charmes de la fée électricité. Il est gaucher, mais à la différence de beaucoup de guitaristes gauchers, il joue d’un instrument pour droitier, à l’envers, sans changer le sens des cordes, ce qui lui vaut un jeu particulier et un son très distinctif. Véritable légende du Chicago-Blues, Otis Rush nous a quittés le samedi 29 septembre, à l’âge de 83 ans. Plusieurs grands noms du Rock, dont Eric Clapton et Stevie Ray Vaughan se sont inspirés de sa musique. En 1969, sur leur premier album, Led Zeppelin fait une reprise magistrale du titre composé par Muddy Waters et enregistré par le guitariste en 1956: I Can’t Quit You Baby!

Patrick BETAILLE, octobre 2018

 

Led Zeppelin – Stairway to Heaven

Page/Plant Stairway to HeavenThere’s a lady who’s sure all that glitter is gold…″ D’or il est encore question à propos du hit planétaire du plus grand groupe de Rock du monde. D’or pas exactement, mais de brouzoufs, de pépettes, de pognon, de flouze, bref, de dollars. Déjà le sujet avait été évoqué en 2014 lorsqu’il s’agissait de recenser d’éventuels plagiats commis par Led Zeppelin. Il était question notamment de savoir si Stairway to Heaven avait fait l’objet d’un piratage d’un titre de Spirit: ″Taurus″. Le procès intenté par les ayants droit de Randy California et gagné par Led Zep avait eu lieu en 2016. Estimant que le procès avait été entaché par de nombreux vices de procédure, la fondation qui gère les intérêts de Randy California – mort de noyade en 1997- fait aujourd’hui appel de la décision et le duo Page/Plant va donc devoir comparaître à nouveau. ″…Cause you know sometimes words have two meanings…

Patrick BETAILLE, septembre 2018

Jefferson Airplane – Décès de Martin Balin

Mort de Marty Balin fondateur de Jefferson AirplaneLe chanteur/guitariste Marty Balin, co-fondateur avec Paul Kantner de Jefferson Airplane est décédé le 27 septembre à l’âge de 76 ans. Précurseur du mouvement rock psychédélique, le groupe californien emmené par la chanteuse Grace Slick a acquis une réputation mondiale en se produisant en 1969 au mythique festival de Woodstock, puis à celui d’Altamont organisé par les Rolling Stones. Sur l’album Surrealistic Pillow, grand succès du groupe paru en 1967, figurent notamment de grands hits écrits à l’époque par le guitariste: White Rabbit et Somebody to Love.

Patrick BETAILLE, septembre 2018

Crystal Shawanda – Voodoo Woman

Crystal Shawanda BluesVoodoo Woman est certes le cinquième album de Crystal Shawanda mais c’est aussi le premier à être diffusé hors Canada d’où est originaire l’artiste. L’occasion donc de découvrir une chanteuse qui s’est déjà taillé une jolie réputation dans le milieu de la Country mais qui cette fois, par goût, décide d’exprimer sa passion pour le Blues. Le regard qu’elle pose sur ce genre musical majeur est très moderne et ce bien qu’elle se livre à quelques reprises incontournables et brillamment accompagnées. En effet, outre Howlin’ Wolf et Big Mama Thornton, Crystal Shawanda rend également ici hommage aux immenses Koko Taylor et Etta James avec un bouleversant ″I’d Rather Go Blind″. On n’y échappe pas, avec Voodoo Woman c’est l’âme de Janis Joplin et à l’intensité de Beth Hart qui vous pète à la gueule! C’est pas peu dire et on ne va surtout pas s’en plaindre. Voilà un album convaincant et l’on devient vite accro notamment à l’écoute de: Voodoo Woman.

Patrick BETAILLE, septembre 2018

Billy Gibbons – The Big Bad Blues

Nouvel album Billy GibbonsQuand Billy Gibbons sort de La Grange c’est pour jouer le Blues. Après un Perfectamundo aux ambiances latinos sorti en 2015 voici donc le deuxième album solo du tiers de ZZ Top. Parmi les onze titres, six compositions du barbu himself et des reprises comme ″Standing Around Crying ″et ″Rollin’ and Tumblin″ de Muddy Waters ou ″Bring It to Jerome″ et ″Crackin’ Up″ de Bo Diddley. Billy revient donc vers un Blues plus traditionnel, chante, joue de l’harmonica, donne du gros son à sa Gibson en mode Blues Rock et verrouille l’ensemble avec le Plaisir comme clef de voûte. On sort enfin des grosses productions pour plonger profondément dans le Blues et le Boogie des débuts ZiziTopiens et personne ne s’en plaindra. The Big Bad Blues est agréable, excitant, très efficace et s’impose comme un retour aux sources nécessaire pour un Billy Gibbons qui aime à dire qu’il est à la fin du Voyage. 

Patrick BETAILLE, septembre 2018