Canned Heat – Décès de Larry Taylor

Décès du bassiste Larry TaylorAvant de rejoindre Canned Heat en 1967, Larry Taylor se fait connaitre en tant que musicien de session pour Jerry Lee Lewis et les Monkees. Après avoir tenu la basse aux côtés de Bob Hite et du guitariste Alan Wilson lors du Monterey Pop Festival en 1967 et à Woodstock en 1969, le musicien quitte le groupe et part rejoindre The Bluesbreakers de John Mayall avec qui il enregistre de 1969 à 1977. Parallèlement il collabore avec Harvey Mandel et avec Tom Waits de 1980 à 1992. Dans l’intervalle on ne compte plus les albums sur lesquels il figure aux côtés entre autres de Albert King, Solomon Burke, Buddy Guy, Charlie Musselwhite, JJ Cale, Ry Cooder et John Lee Hooker. …Il était un monstre sacré de la basse électrique et acoustique; l’un des meilleurs que l’histoire ait connu…″ [Walter de Paduwa]. Malade depuis depuis des années et se refusant à tout traitement Larry Taylor, surnommé ″The Mole″ (La Taupe), nous a quitté le 19 août 2019 à l’âge de 77 ans.

A écouter: Avec Canned Heat: Boogie with Canned Heat (Chef d’oeuvre incontestable paru en 1968). Avec John Mayall: Back to the Roots (1971). Avec Tom Waits: Rain Dogs (1985).

Patrick BETAILLE, août 2019

 

Joel Brodsky – Doors: Strange Days

Joel Brodsky Doors Strange DaysComme beaucoup d’autres, les pochettes des albums des Doors n’ont généralement rien de transcendant. A une exception près, celle de Strange Days. Ce Cover Art est l’oeuvre de Joel Brodsky, photographe américain auteur de plus de 400 pochettes d’albums devenu célèbre pour sa photo de Jim Morrison torse nu, les bras en croix. Le visuel du deuxième album de la bande au poète maudit ne tombe pas dans la facilité et pour cause. En effet, au cours d’une des crises dont il était coutumier, Morrison refuse de se prêter à la séance photo sensée servir de base à l’édition de l’album à paraître fin 1967. Qu’à cela ne tienne! Au retour d’un repérage, Brosky, s’inspirant du film La Strada de Federico Fellini, propose de faire un cliché d’un groupe de saltimbanques dans les rues de New York City. Pour ce faire, deux acteurs sont embauchés: les nains jumeaux que l’on voit au recto et au verso. Le jongleur lui est l’un des assistants du photographe, le géant un portier de club et le trompettiste un taxi driver recruté sur place. Une fois réunie, la petite troupe est amenée sur les lieux du shooting dans l’Est de Manhattan: une ruelle du nom de: Sniffen Court. Mise en scène impeccable, on y croit! Les deux photos qui auraient mérité n’en faire qu’une au montage donnent vraiment l’impression d’avoir été prises sur le vif. L’ambiance mélodramatique associée à une incongrue étrangeté des lieux et des personnages colle parfaitement à la musique du groupe. Pour parfaire le décor et afin d’identifier clairement l’album, des posters des musiciens ont été collé sur les murs de l’impasse: il s’agit d’un tirage qui figurait au verso du premier opus éponyme des Doors.

Patrick BETAILLE, août 2019

Peter Fonda – Hippie End!

Easy Rider Mort de WyattLe Concorde décolle, De Gaulle démissionne, le Vietnam est en feu, la lune se fait piétiner, Led Zeppelin jette son premier brûlot à la face du monde, le sang coule en Irlande du Nord et Max Yasgur accueille sur ses terres les 500 000 spectateurs de Woodstock. Nous sommes en 1969 et cette année là également Denis Hopper débarque au Festival de Cannes avec Easy Rider. Désormais cultissime, le film devient à l’époque l’un des symboles de la contre culture américaine et élève au rang d’icône un certain Peter Fonda. Co-scénariste de ce road movie réalisé par Denis Hopper, l’acteur joue le rôle d’un marginal vendeur de drogue. Après avoir réussi une transaction juteuse, lui et son ami Billy décident de quitter Los Angeles pour La Nouvelle-Orléans. Au cours de leur périple à moto, les protagonistes rencontrent et découvrent le mode de vie d’une communauté hippie. Aujourd’hui c’est le fin du voyage. En ce mois d’août Wyatt a remisé son Captain America, une Harley Davidson Hydra Glide modifiée à la fourche aussi longue que la filmographie de son pilote. Peter Fonda est mort d’un cancer le vendredi 16 août 2019, à l’âge de 79 ans. Qu’il repose en paix, lui qui se montrait particulièrement critique à l’égard de la politique de Donald Trump qu’il n’hésitait pas à traiter publiquement… d’abruti!

Patrick BETAILLE, août 2019

Aretha Franklin – Amazing Grace

Dvd Amazing GraceIl y a un an disparaissait la bien nommée The Queen of Soul. Aretha Franklin restera à jamais l’artiste féminine noire parmi les plus célèbres de tous les temps. 45 ans de carrière, 18 Grammy Awards, un gloden Globe, son étoile sur le Hollywood Walk of Fame, des diplômes honorifiques de la part des plus prestigieuses universités américaines et une médaille présidentielle de la liberté. La reine de la Soul qui a aussi chanté pour Elisabeth II et pour Barak Obama lors de son investiture a également été honorée à titre posthume d’une mention spéciale de la part du Prix Pulitzer ″pour sa contribution indéniable à la musique et à la culture américaine pendant plus de cinq décennies″. Retour en arrière. En janvier 1972, Aretha décide de renouer avec ses racines religieuses et d’enregistrer un nouvel album. Pendant deux nuits, accompagnée de son groupe, elle s’installe dans une église de Los Angeles: The New Temple Missionary Baptist Church. L’été suivant, Atlantic sort un double album tiré de ces shows. Immédiatement reconnu comme étant l’une des œuvres les plus puissantes de la Soul, le disque atteint le haut du Billboard 200 et se voit certifié double platine avec plus de 2 millions de ventes. A l’époque les sessions avaient été filmées mais, pour des raisons techniques, jamais diffusées… Jusqu’à aujourd’hui! Dépoussiérées, synchronisées, les images captées par les équipes de Sydney Pollack sont désormais disponibles en Dvd et Blue Ray. Amazing Grace est plus qu’un concert; c’est une communion, une exaltation générée par une artiste qui s’adresse à son public en mettant en musique la cause des femmes, de la liberté, des droits civiques et son combat contre le racisme et le inégalités. Oubliez la qualité des images datant des années 70. Laissez vous embarquer par la magie émotionnelle du documentaire, la transe du public, les larmes des participants et même l’exaltation de certains, parmi lesquels Mick Jagger et Charlie Watts présents ce jour là. Et surtout savourez comme il se doit la prestation d’une exceptionnelle chanteuse qui transcende son art en l’incarnant au plus profond d’elle-même. Sublime! Merci Monsieur Alan Elliott pour ces 90 minutes de Grâce.

Patrick BETAILLE, août 2019

Art Neville – Le″Poppa Funk″ du Bayou disparaît

Mort du fondateur des Neville BrothersEn 1965 Arthur Lanon Neville devient le co-fondateur de The Meters, un groupe funk à la tonalité créole très ancrée à la Nouvelle Orléans dont il est originaire. Probablement à cause du fait que les musiciens se satisfont de jouer à domicile, l’adhésion du grand public n’est pas au rendez vous et suite à des tensions la formation est dissoute en 1976. Dans la foulée le chanteur-organiste fonde avec ses frères, Aaron, Cyril et Charles The Neville Brothers. Ce nouveau combo propose alors un subtil mélange de blues, de Soul, de Funk et de Jazz qui leur ouvrira les portes du succès avec le magnifique Yellow Moon sorti en 1989. Celui que l’on surnommait le ″Poppa Funk″ s’est éteint le 22 juillet 2019 à l’âge de 81 ans. Avec sa disparition et celles de fats Domino, Dr John et Allen Toussaint, le patrimoine musical et culturel de la Nouvelle Orléans est sérieusement mis à mal.

Ecouter: Avec The Meters: Rejuvenation, cinquième album publié en 1974, celui de la maturité avec un funk-rock première classe. Avec Neville Brothers: Fiyo on the Bayou, (1981) véritable kaléidoscope musical sous influence Cajun, R&B et Reggae. Et bien sûr le plus pop mais néanmoins excellent Yellow Moon de 1989.

Patrick BETAILLE, juillet 2019

 

Andy Zax – Woodstock, Back to the Garden

Woodstock 50th anniversaryC’est pour bientôt! Un témoignage à la gloire – cinquantenaire oblige – de Woodstock. Back to the Garden,  38 CD regroupant la quasi totalité des concerts donnés pendant le festival pour revivre l’épopée des 3 jours de musique de l’emblématique festival. À l’exception de trois chansons, l’intégralité des prestations est enfin proposée, dont forcément un grand nombre d’inédits. Depuis le triple LP original de 1970 et en passant par un coffret sorti en 2009, ce rendez-vous historique ne proposait jusqu’alors qu’une vision partielle de l’événement. Publié le 2 août 2019, le coffret Woodstock 50 n’y va pas par quatre chemins. Un document sonore unique! 432 chansons pour un total de près de 36 heures d’enregistrements, 270 inédits incluant les concerts complets de The Who, Joe Cocker, Sly et Family Stone, Crosby, Stills, Nash & Young, ainsi que les prestations de The Grateful Dead, Creedence Clearwater Revival ou Janis Joplin qui ne figuraient ni dans le film, ni dans l’album original de Woodstock. C’est l’américain Andy Zax, auteur, producteur et historien de la musique qui est à l’origine du projet qu’il qualifie de ″documentaire audio ultime sur les années soixante″. Il faudra compter dans les 800 euros pour cette édition limitée à 1969 exemplaires mais des versions condensées à 10 Cd et 5 Lp seront également disponiblesToutes les infos sont disponibles sur: Rolling Stone Magazine.

Patrick BETAILLE, juillet 2019

 

René Magritte – De Jeff Beck à Pink Floyd

Magritte Records CoversLes grands peintres ont souvent été source d’inspiration chez les concepteurs et créateurs de pochettes de disques et René Magritte reste probablement l’artiste qui a été le plus emprunté. Il faut dire que les toiles de l’artiste belge se prêtent admirablement à l’expression d’une approche esthétique au sein de laquelle domine un surréalisme source de questionnements et d’errances intellectuelles. Le cas le plus flagrant reste l’album du Jeff Beck Group qui pour son deuxième album Beck-Ola paru en 1969, s’approprie carrément La Chambre D’écoute peinte par Magritte en 1958. Le Beau monde, un autre tableau réalisé en 1962, est lui repris sur le Finnegans Wake de Tangerine Dream. Quant à Golconde, une toile datant de 1953, elle est reprise et adaptée pour la jaquette du premier opus éponyme de Dreams, un groupe de Jazz Rock éphémère incluant Michael Brecker et Billy Cobham.

En 1977 c’est au tour de Styx de pasticher le surréaliste en utilisant Le Blanc-Seing de 1965 pour l’album, le septième, qui lui ouvre les portes du succès: The Grand Illusion. Les emprunts au peintre belge sont parfois plus subtils mais tout aussi intéressants. C’est le cas de la pochette de Late For The Sky de Jackson Browne inspirée de L’empire Des Lumières daté de 1954. Enfin, il y a ce personnage typique de la peinture magritienne objet notamment du Fils de l’homme un autoportrait de 1964 et, la même année, de L’homme au Chapeau Melon. Mis en cène par Storm Thorgerson pour le compte du collectif Hypgnosis, l’homme en costume noir et chapeau melon est présent en 1978 sur l’album de Rush, Hemisphères et sur le Wish You Were Here de Pink Floyd dans la version coffret collector remastérisé de 2011. Sur ce dernier la mention ″Ceci n’est pas une boite″ fait évidemment référence à une huile de 1929 intitulée Ceci n’est pas une Pipe.

Patrick BETAILLE, juillet 2019

Eric Clapton – Life in 12 bars

Lili Zanuck Clapton Life in 12 BarsToujours soucieux d’avoir le contrôle sur son image et perfectionniste en âme, Eric Clapton a demandé à la réalisatrice Lili Fini Zanuck de lui consacrer un Rockumentaire. Sorti en salle en janvier 2019, Life in twelve Bars est désormais disponible en Dvd. Le film privilégie les archives fournies par le guitariste qui commente photos et documents sonores. Durant la première moitié du documentaire l’on découvre les blessures d’un enfant qui, rejeté et abandonné par sa mère, se réfugie dans la musique qu’il entend à la radio. Très tôt donc le Blues devient un refuge obsessionnel qui conduira le jeune prodige au sein des Yardbirds, de John Mayall & The Blues Breakers et de Cream! C’est aussi l’époque d’une autre passion dévorante; celle que nourrit le guitariste pour l’épouse de son ami George Harrison, Patti Boyd. Cet amour à sens unique conduit celui que l’on appelle désormais God à une descente aux enfers qui devient le fil conducteur de la deuxième partie. Amour contrarié, fragilité, dépression, alcool, Mandrax, héroïne, cocaïne, LSD. ″Je ne savais plus où j’étais… à l’époque je ne me suis pas suicidé car un mort ne boit pas!″, se souvient Slowhand qui trouvera néanmoins l’inspiration pour créer son chef d’œuvre au sein de Derek and the Dominos: Layla. Quelques années plus tard, la naissance de son fils Conor va le remettre sur pied. Malheureusement l’enfant meurt tragiquement en 1991 à l’âge de 4 ans et devient le sujet de l’un de ses plus beaux hymnes: Tears in Heaven. Les épisodes sont connus, bien sûr, mais la réalisatrice parvient à leur donner une nouvelle dimension grâce à des extraits, interviews et séquences vidéo jusqu’alors méconnues au cours lesquelles on croise notamment les Beatles, Dylan assistant à un concert de John Mayall à la télévision, ou encore une Aretha Franklin en studio. ″Aretha a d’abord ri, mais quand Clapton a commencé à jouer elle a arrêté de rire″ [Le boss d’Atlantic Records]. Il est aussi question de la fameuse tirade raciste lors d’un concert que le documentaire n’élude pas. ″J’étais bourré. Je me suis dégoûté moi-même ». C’était impardonnable. La moitié de mes amis étaient noirs et ma musique l’était aussi… Mais seule la bouteille comptait!″. Le portrait d’un homme tourmenté plutôt que celui d’un guitariste flamboyant est certes un choix risqué et il parait légitime de se demander pourquoi la musique, bien que présente et de belle manière, n’occupe pas plus de place tout au long des 2h15 de visionnage. En faisant le choix de la sincérité et de l’intime, Eric Clapton offre à Lili Zanuck l’occasion de réaliser un boulot remarquable, émouvant et passionnant. Une réussite et un vrai régal!

Patrick BETAILLE, juin 2019

Buck Uzzel – Woodstock

Buck Uzzel: Nick & Bobbi ErcolineDu 15 au 17 août 1969, avait lieu le Festival de Woodstock, événement musical par excellence devenu la représentation emblématique de la culture hippie alors à son apogée. Organisé à Bethel dans l’État de New York et sur les 800 hectares des terres du fermier Max Yasgur, ce rassemblement a accueilli un demi million de spectateurs venus assister aux prestations de quelques 32 groupes ou artistes folk, rock, soul et blues. 50 ans donc qu’a eu lieu l’un des plus grands moments qui ont changé l’histoire de la musique populaire. De toutes les photos prises durant cette célébration du ″Peace and Love″ il en est une qui d’emblée s’est installée définitivement aux tréfonds de la mémoire collective pour la bonne et simple raison que c’est celle qui a été choisie pour illustrer la jaquette du triple album Woodstock: Music from the Original Soundtrack and More et l’affiche du film Woodstock de Michael Wadleigh. Buck Uzzel, l’un des photographes officiels présents sur les lieux, a immortalisé un jeune couple debout et enlacé sous une couverture improbable, au beau milieu d’une marée humaine couchée à même le sol boueux. Nick Ercoline et Bobbi Kelly ont à peine 20 ans à l’époque, se fréquentent depuis quelques mois seulement et décident de passer outre les recommandations de l’organisation en se rendant sur les lieux. Il leur faudra six heures pour parcourir 90 km en voiture et feront les derniers huit kilomètres à pied pour se retrouver si loin de la scène qu’ils n’ont rien vu du concert. ″Le vrai spectacle était sous nos yeux, tantôt un groupe improvisait un barbecue, parfois un couple faisait l’amour, d’autres chantaient, ou dansaient. Woodstock, c’était des moments volés d’intimité partagée. Le tout sans aucune violence, malgré des conditions frôlant le désastre″. 50 ans après Nick et Bobbi sont toujours ensemble. Mariés en 1971, Monsieur et Madame Ercoline ont eu deux enfants, deux fils, et coulent des jours heureux à 70 km de Bethel Woods, l’endroit où pendant ces trois jours de 1969 Musique, Amour et Paix unissaient toute un génération.

Patrick BETAILLE, juin 2019

David Gilmour – 21 millions pour l’Environnement

Guitares aux enchèresDavid Gilmour n’est pas un collectionneur compulsif; il a toujours considéré la 6 cordes en tant qu’instrument de travail, et non pas comme le signe ostentatoire de sa créativité. Grand amateur de Fender, le guitariste apprécie aussi les belles Gibson, Gretsch, Rickenbacker et autres Ovation ou Martin. Le 20 juin 2019 à New York une partie de ses instruments a été mise en vente à New York. Après 8 heures d’enchères chez Christie’s, 120 guitares ont été adjugées pour un montant total de 21 millions de billets verts. Une Stratocaster blanche arborant le numéro de série 0001 s’est vendue à 1.800.000$. Estimée entre 10.000 et 20.000 dollars, une Martin D-35 de 1969 a été adjugée 1.095.000$. La Gretsch White Penguin de 1958 et la Gibson Les Paul Gold de 1955 ont trouvé preneur à hauteur de 450.000 dollars chacune. Mais le clou de la vente a été atteint avec l’emblématique Stratocaster noire. Achetée en 1970, c’est la guitare de prédilection de David Gilmour, celle que l’on peut entendre sur tous les albums du Floyd de 1970 à 1983. La bien nommée ″Black Strat a été acquise pour 3.975.000 dollars devenant ainsi l’un des instruments les plus chers au monde; plus cher qu’un Stradivarius de 1707 vendu en 2006 pour 3.5 millions de dollars. De tout temps, le guitariste de Pink Floyd s’est attaché à verser de l’argent à des organisations caritatives. Il en va de même pour cette opération exceptionnelle puisque l’intégralité du produit de la vente sera versée à ClientEarth, une organisation qui oeuvre pour la protection de l’environnement. ″Parce que le changement climatique est le plus gros challenge que l’humanité doit affronter et qu’il ne reste que quelques années avant que les dommages ne soient irréversibles″ a récemment déclaré David Gilmour dans une interview.

Patrick BETAILLE, juin 2019