Le lundi c’est permis – Charme

© Source Image: Magnific

 


[Pierre Salvadori]: ″ Le charme c’est mieux que la beauté. On peut résister à la beauté mais pas au charme – Charm is better than beauty. You can resist beauty, but not charm. ″


 

 

Charlie Watts – Lagonda LG6 Rapide

 

À la scène comme à la ville, Charlie Watts (1941-2021) était aux antipodes du mode de vie et des frasques des autres membres des Rolling Stones. Par contre, comme les ″ Glimmer Twins ″ il avait une passion dévorante pour les voitures. Au fil des ans, ″ The Wembley Whammer ″ a possédé entre autres une Bugatti Atlantic, une Rolls-Royce Silver Cloud, une Mercedes-Benz 600, une Alfa Romeo Giulia Sprint, une Cadillac Sedan et sa préférée: une Lagonda LG6 Rapide, chef-d’œuvre de l’ingénierie britannique d’avant-guerre.
Acheté par le batteur en 1983, ce V12 produit à seulement 25 exemplaires à la fin des années 30 était l’un des rares capables à l’époque de dépasser les 160 km/h. Charlie adorait sa ligne, son histoire et surtout le bruit de son moteur. Au point de passer de long moments à écouter la sonorité aiguë et puissante du monstre. C’est précisément pour ce modèle d’exception à l’intérieur en cuir rouge qu’il avait fait confectionner par son tailleur Huntsman & Sons, trois vestes de sport en tweed assorties, uniquement pour s’asseoir au volant.
En plus de son élégance légendaire, ″ Le Géant Tranquille ″ était également connu pour son amour du design et de l’originalité. À ce titre, il a possédé plusieurs modèles de la marque française au double chevron: une Citroën SM, une Méhari et une 2CV. Sa Deuche jaune vif était identique au modèle piloté par Roger Moore dans le film de James Bond paru en 1981: Rien que pour vos yeux.


Cette collection est l’une des plus insolites de l’histoire du rock. Charlie Watts n’achetait pas ses voitures pour la vitesse ou pour parader. Pour lui, les automobiles étaient des œuvres d’art, des sculptures mécaniques ou des joyaux de technologie. Paradoxalement, il ne les pilotait jamais. Et pour cause. Il ne possédait pas le permis de conduire.


 

Le lundi c’est permis – Sédition

© Photo: Anton Karliner/SIPA

 


[Henri Grouès]: ″ C’est en ne faisant pas les révolutions avec le peuple que l’on provoque les émeutes que le peuple paie – It is by failing to carry out revolutions alongside the people that we provoke the riots for which the people pay the price. ″


 

Quiz – Rolling Stones

 

Un fan saura trouver sans difficulté les références qui se cachent dans cette scène! Au premier coup d’œil l’évocation de certains titres des Glimmer Twins est vraiment évidente et sans trop se malmener le neurone, il est possible de trouver les 10 chansons qui ont marqué l’histoire des Rolling Stones. Amusez-vous bien! Si vous capitulez, je vous propose la solution:  Quiz Stones.

 

Le lundi c’est permis – Vin

Source Image: Magnific

[William Shakespeare]: ″ Your lips are like wine, and I want to get drunk – Tes lèvres sont comme du vin, et j’ai envie de m’enivrer. ″


 

Le lundi c’est permis – Timidité

Source Image: Magnific

 


[Guillaume Vissio]: ″ Quelle est la plus belle beauté chez une femme si ce n’est la timidité ? – What is the most beautiful quality in a woman, if not shyness? ″


 

 

Bill Wyman – Citroën SM

© Photo: Bonhams

 

Pendant que ses camarades Mick Jagger et keith Richards se baladaient en Bentley et autres Aston Martin, Monsieur William George Wyman roulait en Mercedes-Benz 250S. Du moins jusqu’en 1971. Cette année là, les Rolling Stones quittent la Grande-Bretagne pour s’installer en France afin d’échapper au fisc. Jagger s’installe à Paris et Richards à Villefranche-sur-Mer. Bill Wyman préfère Vence. Le 4 juin 1971 à Grasse, le bassiste prend possession d’une Citroën SM. Fruit d’une collaboration entre Citroën et Maserati, la SM était dotée de technologies de pointe. Suspension hydropneumatique à correcteur d’assiette et optiques orientables, entre autres. ″ Dès que j’ai vu la Citroën avec ce moteur V6 de 170 chevaux, j’en suis tombé amoureux et je me suis dit: c’est elle! ″
Wyman a utilisé la SM quotidiennement durant l’enregistrement d’Exile on Main St pour se rendre à la Villa Nellcôte. La voiture l’a aussi conduit vers les studios parisiens pour les sessions de Some Girls en 1978, de Emotional Rescue en 1980 et de Tattoo You l’année suivante. Avec elle il a également été à Montreux, sillonné les routes d’ Espagne, d’Italie et d’Angleterre à plusieurs reprises. Un gros rouleur le  ″ Boring One ″!


Le 27 mars 1984 le véhicule est importé au Royaume-Uni pour être entreposé au sein de la collection privée du bassiste. Le 1er juillet 2015, après restauration complète en 2014, la Citroën a été acquise par un collectionneur parisien au cours d’enchères organisées par Bonhams: 62 000£!


 

Le lundi c’est permis – Brune

Source Image: Magnific

 


[Jacques Duvall/Marc Moulin pour Lio – Les Brunes Comptent pas pour des Prunes]: ″ On a du caractère et dans nos artères, c’est du sang chaud qui coule. Attention aux brunes, les brunes comptent pas pour des prunes – We’ve got spirit, and hot blood runs through our veins. Watch out for the brunettes, they’re not to be taken lightly. ″


 

Flow – Samouraï & Dragon

©  Photo: Lionel Gripon

 

Originaire des Pyrénées Atlantiques, Florian De Elizondo – alias Flow – est un street artiste qui s’exprime au travers d’un mélange d’art figuratif et abstrait. Il travaille exclusivement à la bombe de peinture et fait appel à l’illusion d’optique pour donner du relief et une dimension réaliste à ses compositions souvent complexes.
En 2001 il devient décorateur professionnel. Il crée des environnements dynamiques et colorés pour des particuliers ou des entreprises et s’investit dans des projets institutionnels. Depuis 2014, il enseigne le graffiti à l’ ESAPB (École Supérieure d’Art Pays Basque) de sa ville: Bayonne.
En 2025, il s’inscrit au Golden Street Art 2025, un concours de graffs de renommée mondiale. C’est dans ce cadre qu’il a peint une fresque monumentale: Samouraï & Dragon. Une samouraï en tenue traditionnelle accompagnée d’un dragon blanc orne une façade de 12 mètres dans une rue de Calais. Grâce à l’élégance du personnage, à la présence du monstre mythique et à la délicatesse du décor floral, le bayonnais a raflé la mise en remportant le premier prix. 


Flow a signé de nombreuses œuvres d’art urbain et des décors sur mesure à Tarnos, Anglet, Hossegor ou encore Ustaritz. Quand il quitte la rue, l’artiste expose dans des galeries d’art contemporain et participe régulièrement à des événements spécialisés tels que le District 13:  International Art Fair de Paris.


 

Rosario Ligammari – Sexe & Musique

 

[4ᵉ de Couv] ″ Sexe et musique sont liés. À l’origine, en argot afro-américain, ″ rock’n’roll ″ renvoie à la danse et au sexe. La révolution sexuelle ne se fait pas sans le rock. C’est à travers les musiques populaires que la parole autour de la sexualité se libère, comme quand dans le punk et dans le rap, les femmes revendiquent leur droit au plaisir et lorsque le glam, le disco et la house prônent explicitement la diversité sexuelle. Des artistes les plus subversifs jusqu’aux clips les plus provocants, en passant par les morceaux les plus chauds, les danses suggestives, les pochettes érotiques ou les bandes originales de films, cet ouvrage raconte la musique à travers le prisme du sexe, dans ses perspectives festives et jouissives, mais aussi en tant que pulsation sociétale transgressive ou, au contraire, ultra-conformiste. ″
En un peu plus de 500 pages, Rosario Lugammari fait la démonstration que le sexe et la musique ont toujours été étroitement liés. Tout commence dans les années 20 avec le blues de Bessie Smith et ses sous-entendus salaces. Puis arrive la soul de Marvin Gaye et de Barry White qui évoquent l’extase de l’amour physique. S’ensuit le rock’n’roll avec un Elvis provocateur qui se présente en tant qu’objet de désir. Le mouvement évolue ensuite vers les fantasmes pop de Madona et le rap agitateur teinté de sexualité phallocentrique.
Gestuelles, propos explicites, vulgarités, provocations, illustrations. Dès lors que réactions virulentes et interdictions tentent de museler le phénomène, l’intérêt de la part du public ne cesse d’augmenter. Ce qui devait porter préjudice aux artistes joue désormais le rôle inverse et fait vendre. La transgression est devenue un business.


″ Le sujet est épicé mais bien moins racoleur que le titre semble éventuellement le supposer. C’est en effet une étude quasi sociologique, très bien documentée et argumentée, qui se lit très bien et soulève bon nombre de questions, notamment celles sur le plaisir des femmes ″ (Patrick Ducher, auteur mais pas que).


Lu et Approuvé! À ranger soigneusement à côté de:
👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈