Le lundi c’est permis – Liberté

© Photo: Johan Lindeberg

 


[Paul Eluard]: ″ Sur mes refuges détruits, sur les murs de mon ennui, j’écris ton nom. Par le pouvoir d’un mot je recommence ma vie. Je suis né pour te connaître. Pour te nommer. Liberté – On my shattered sanctuaries, on the walls of my boredom, I write your name. Through the power of a single word, I begin my life anew. I was born to know you. To name you. Freedom.


Gilles de Kerdrel – Écoutons Nos Pochettes

© Source Image: mousedesign.fr

Quatrième de couverture: Objets de culte, de convoitises, de scandales, d’art et de fantasmes, tout a déjà été dit sur les pochettes de disques. Tout sauf ces moments de nos vie auxquels l’une d’entre elle est à jamais liée: une love affair, une révolte, un trip, un égo en devenir… Cette anthologie réunit 33 récits autobiographiques de ceux et celles qui, souvent à l’adolescence ont vu leur vie changée par un disque…


[Vaughan Oliver, designer et graphiste britannique]: ″ Une pochette de disque doit fonctionner comme une porte d’entrée qui vous invite à la traverser ″. Pour ouvrir Écoutons nos Pochettes, Gilles de Kerdrel donne la clef à ses invités. En 140 pages – préfacées par François Gorin – auteurs, éditorialistes, journalistes et artistes racontent pourquoi et comment certaines pochettes de disques ont exercé un pouvoir  mémorable sur le déroulé de leurs existences. Dans cette anthologie, point de rock critics à bagouzes, perfecto et lunettes noires. Les narrateurs s’attardent sur l’importance de ces vinyls qui ont jalonné leurs errances musicales. À mille lieues des affres de la dématérialisation, sincérité et émotion donnent du corps à des moments privilégiés et aux souvenirs parfois jubilatoires d’une époque au cours de laquelle la Musique s’écoutait aussi avec les yeux.
Page 24, à propos du Down by the Jetty de Dr.Feelgood, R. Rosebomb raconte: Une amie proche, musicienne expérimentée, professeure de chant, piano, taï-chi, harpe fourchue, cor anglais et danse contemporaine m’expliquait la subtilité de l’harmonie chez Beethoven. Oui, bon, enfin, lui retorquai-je, le Boum-Boum-Boum-Boum du premier mouvement de la 5ème en ut mineur ressemble étrangement au Boom boom boom boom de John Lee Hooker repris par Dr. Feelgood. Elle n’a rien dit de peur de s’étrangler. Depuis nous ne couchons plus ensemble ″.

Ma pochette à moi: In The Court of the Crimson King de King Crimson. Et la vôtre?


Paru aux éditions Densité, Écoutons nos Pochettes c’est aussi un projet à part entière avec podcasts, cessions de lectures musicales et récits de vie autour de pochettes de disques. Pour en savoir plus: Écoutons Nos Pochettes!


 

 

 

Le lundi c’est permis – Rire

 


[Marilyn Monroe]: ″ If you can make a girl laugh, you can make her do anything – Si tu arrives à faire rire une fille, tu peux lui faire faire n’importe quoi.


Peter Hankfield – Live Snapshots

© Photos: Peter Hankfield – Bruce Springsteen, Keith Richards, Angus Young

 

Originaire de Liverpool, Peter Hankfield a toujours baigné dans la culture rock. En 1969, à 18 ans à peine et contrairement aux souhaits de ses parents, le photographe autodidacte décide de se rendre à Londres pour pouvoir assouvir sa passion. Très vite et alors que toute la communauté écoute les Beatles à la radio, il porte son regard vers la scène musicale en mode live. Il ne se contente pas de photographier les monstres sacrés de la musique tels que Bob Marley, Keith Richards, James Brown ou encore Miles Davies. Il les côtoie. C’est cette connaissance du milieu et l’immense respect qu’il voue à la musique et aux musiciens qui lui permettent de toucher au plus près la réalité des concerts.


Aujourd’hui retiré dans un petit village de Cornouailles situé au bord de la Manche, Peter Hankfield continue à travailler comme photographe indépendant.


 

Le lundi c’est permis – Blanc

© Photo: Emily Brault

 


[Jane Austen. Romancière]: ″ Une femme toute de blanc vêtue ne sera jamais trop belle – A woman dressed in white will never be too beautiful


 

LadyBug – Pochoirs Pointilleux

©  Photo: David Da Silva

 

C’est à 27 ans, après des études de graphisme et dix années de travail en freelance, que cette nantaise a décidé de donner vie à ses propres créations. En cherchant à s’exprimer de manière rapide, elle se tourne naturellement vers le pochoir qui lui permet préparer ses idées en amont chez elle et de finaliser le tout dans la rue. Afin de se démarquer de ceux qui utilisent la même technique, elle développe son propre style en faisant appel au pointillisme. Les supports sont percés de petits trous toujours de même diamètre. La street artiste travaille essentiellement à partir de photos qu’elle prend elle-même et joue sur la proximité des perforations afin d’obtenir des effets de lumière plus ou moins intenses. Une tâche chronophage car pour une pièce de 3 mètres sur 3, elle met trois semaines à faire des trous, des pt’its trous, encore des pt’its trous. Son pseudo –  LadyBugtombe sous le sens. Un clin d’œil aux élytres tachetées de la coccinelle. Le premier gabarit est crée en 2015 et avec lui débute une série de portraits sur les murs nantais. Ni lettrages, ni graffs! Passionnée par l’Afrique, la bête à bon Dieu prend son envol et joue de l’aérosol pour peindre des visages de personnes venant de ce continent. Ses représentations lui permettent de produire des œuvres délicates, réalistes, lumineuses et expressives. Depuis, en France comme à l’international, de nombreuses villes ont offert leurs murs et leurs salles d’expositions à la portraitiste pointilleuse.

 

Le lundi c’est permis – Piétiner

 


[Jill Shalvis – Auteure américaine]: ″ Men are like fine wine. They begin as grapes and it’s up to women to stomp the shit out of them until they turn into something worth savouring – Les hommes sont comme le bon vin. Au départ ce sont des grains de raisin  et c’est aux femmes de les piétiner jusqu’à ce qu’ils deviennent quelque chose d’acceptable à déguster. ″


 

Keith Moon – Ferrari Dino 246

 

Keith Moon (1946-1978), batteur des Who, était le clown le plus déjanté du Rock And Roll Circus. Parfois, à la fin des concerts, il lui arrivait de réduire son kit à néant. Lors des tournées, ce doux dingue prenait également un malin plaisir à terroriser le personnel des hôtels en dynamitant les toilettes, en ruinant sa chambre à coups de hache ou en balançant des téléviseurs par la fenêtre. Entre autres! De quoi entretenir une solide réputation de destructeur patenté capable à l’occasion de se jeter dans une piscine au volant d’une Rolls.
D’après Pete Townsend, cette légende viendrait de deux incidents distincts. Au cours du premier, Keith avait oublié de serrer le frein à main et le véhicule a dévalé la pente pour atteindre une piscine en construction, donc vide. Dans le second, il voulait imputer le coût d’un nouveau jouet à quatre roues au budget du groupe. Devant le refus du management, ″ Moonie ″ a alors précipité sa Chrysler Wimbledon dans le bassin ornemental de son jardin et a appelé le concessionnaire pour qu’il vienne la récupérer.
Tout cela reste un peu flou. Par contre, ce qui est arrivé à sa Ferrari Dino 246 est beaucoup plus clair et, curieusement, ce n’est pas lui qui l’a massacrée. Quelques semaines seulement après l’avoir achetée et alors qu’il est dans son pub habituel, le Golden Grove, il rencontre deux motards sympas qui souhaitent essayer le bolide. Généreux et confiant le batteur leur passe les clés. Malheureusement, les gars n’ont pas vu le panneau signalant des travaux et sont partis aux pâquerettes. On ignore ce qu’il est advenu de la Dino de Moon après l’accident, mais le plus probable est que, réduite à l’état d’épave, elle ait été mise à la casse.

Le lundi c’est permis – Lapin de Pâques

© Photo: Mikhailovsky

 


[Shana Alexander – Journaliste américaine]: ″ Don’t wait up to see if the Easter Bunny is real. Just enjoy the egg hunt – N’attendez pas de savoir si le Lapin de Pâques existe vraiment. Profitez simplement de la chasse aux œufs.


 

Le lundi c’est permis – Tabou

 


[Serge Gainsbourg/Les Dessous Chics]: ″Les dessous chics c’est ne rien dévoiler du tout, se dire que lorsqu’on est à bout c’est tabou – Chic lingerie means revealing nothing at all, telling yourself that when you’re at the end of your rope, it’s taboo. ″