Jim Morrison – Miami Vice

Source Image: Wikipedia

 

Mars 1969, Les Doors entament une tournée de 19 dates qui débute à Miami. Bourré, Jim Morrison a raté son avion. Il arrive sur scène avec plus d’une heure de retard. Tenant à peine debout, incapable de chanter, il interrompt le set à plusieurs reprises pour  insulter le public et tenir des propos anarchistes.
Le 5 mars, deux jours après cette prestation catastrophique, Robert Jennings qui travaille au bureau du Procureur de l’Etat, porte plainte. Il prétend que durant le concert le chanteur a défait son futal et simulé une masturbation. Aussitôt, la machine judiciaire de Floride se met en branle – si j’ose dire – sous couvert de plusieurs chefs d’accusation: obscénité, exhibitionnisme, injures, ivresse publique et incitation à la violence.
Le procès débute le 12 août 1970. L’axe de la défense de Morrison c’est la liberté artistique. L’accusation, elle, ne dispose d’aucune preuve de l’exhibition et les témoins se contredisent. Finalement, le 20 septembre 1970, le jury déclare The lizard King innocent de comportement obscène, innocent d’ivresse publique mais coupable d’exhibitionnisme et d’outrage aux bonnes mœurs.
Le 30 octobre 1970, le verdict est prononcé: 500 dollars d’amende et 8 mois de prison ferme au lieu des 3 ans encourus. Jim est libre après versement d’une caution de 50 000 dollars et son avocat fait immédiatement appel de la décision. Dans l’attente de la révision de son procès, Jim Morrison s’installe à Paris où il meurt dans des circonstances douteuses le 3 juillet 1971. De fait, ses problèmes juridiques sont réglés une bonne fois pour toutes.


Il faudra attendre le 9 décembre 2010 pour que Charlie Crist, gouverneur de Floride, prononce la grâce de l’Amercian Prayer. Selon lui, une personne décédée avant que son appel ait lieu ne peut être reconnue coupable.


 

Vhils – Scratching the Surface

©  Vhils

 

Alexandre Farto, alias Vhils, est né en 1987 dans la banlieue de Lisbonne. Il a grandi au milieu d’un paysage urbain passablement ravagé lors de la Révolution des Œillets en 1974. Dès l’âge de 13 ans, le peintre s’initie au graffiti avec une approche qui évolue rapidement vers une forme d’expression unique.
Pour lui, chaque mur endommagé, recouvert de graffitis ou d’affiches, raconte l’histoire d’un lieu. Au lieu d’y ajouter une couche supplémentaire, l’artiste utilise une technique qui consiste à exploiter les différentes strates et irrégularités de la paroi choisie. Vhils sélectionne méticuleusement ses murs, privilégiant ceux chargés d’histoire. Il ébauche ensuite son sujet (généralement un visage) à la peinture. Enfin, il se livre à une destruction créative: ″ Scratching the Surface ″. À l’aide de burins, de marteaux-piqueurs, d’acides et parfois même d’explosifs contrôlés, l’artiste gratte, creuse et façonne le support pour que l’œuvre émerge progressivement. En prenant vie grâce au jeu d’ombres et de lumières, des portraits d’anonymes en relief redonnent ainsi de la valeur à des endroits délaissés et abandonnés.


Martha Cooper, photographe spécialisée en street art : ″ La technique de Vhils est révolutionnaire. Elle transforme le mur en une toile tridimensionnelle, donnant une nouvelle profondeur à l’art urbain.


 

Le lundi c’est permis – Atouts

Bianca Richards

 


[Tristan Bernard]: ″ Les femmes sont extraordinaires. Elles savent se servir de leur moindre atout : l’une, c’est sa démarche, l’autre, son décolleté, une troisième, ses jambes… Il y en a même qui se servent de leur intelligence – Women are amazing. They know how to make the most of even their smallest assets: one uses her gait, another her cleavage, a third her legs… Some even use their intelligence.″


Lucas Fox – Motörhead In and Out

 

Plus que le premier batteur de Motörhead, il fut un élément déterminant de la création du groupe quand Lemmy Kilmister s’est fait vier de Hawkwind. Avec In and Out, Lucas Fox nous plonge dans des aventures exubérantes émaillées de moments plus surprenants les uns que les autres. Mais il ne s’arrête pas en si bon chemin. l’auteur puise ses souvenirs pour raconter l’histoire d’une amitié sincère. Celle qui unit deux musiciens paumés en quête d’une identité musicale. Amitié qui donnera naissance de l’une des plus grandes formations de l’histoire du rock. Même si quelques mois plus tard Fox ne fera plus partie de l’aventure.
″ Lem ″ est partout bien sûr, mais ce qu’écrit ″ Lou ″ n’est pas un ouvrage sur Motörhead. Les 400 pages se lisent comme un journal intime. Un parcours qui, de vie de bohème en projets foireux aboutira finalement à une carrière de producteur et d’organisateur internationalement reconnu. L’auteur francophone évoque au passage le Swinging London. Période cours de laquelle il assiste aux premiers concerts de Jimi Hendrix, Pink Floyd ou Led Zeppelin. De la fin des sixties au mitan des années 70 il se ballade au volant d’une Renault 4L au cœur d’une ville en plein mutation. Entre psychédélisme béat, glam clinquant, punktitude rebelle et reggae enfumé, il fait le constat que les relations entre les musiciens évoluent en subissant la pression du music business. Ce récit truffé d’anecdotes savoureuses prend une valeur historique qui va bien au-delà de la Genèse de Motörhead.


Lu et approuvé! Motörhead In and Out est avant tout l’autobiographie de Lucas Fox. C’est aussi une mine d’informations indispensables à la compréhension du personnage de Lemmy. C’est enfin et surtout un témoignage fidèle sur une époque labellisée Sex & Drugs & Rock & Roll.


 

Le lundi c’est permis – Mesurer

 


Mesurer ses paroles. Définition: parler avec modération, éviter tout excès de langage, ne pas dépasser certaines limites (Le Larousse). Citation: ″ L’éloquence n’est pas de dire beaucoup, mais de dire ce qui est nécessaire ″ (Voltaire).


Marcel Mouchet – Mitterand/Kohl

© Photo:Marcel Mochet/AFP

22 septembre 1984. Commémoration marquant les 70 ans de la Première Guerre mondiale. Alors qu’ils se recueillent côte à côte devant l’ossuaire de Douaumont dans la Meuse, le président Français et le Chancelier Allemand font quelque chose d’inimaginable.
Devant près de 4.000 personnes présentes sur l’un des plus sanglants champs de bataille de la ″ Grande Guerre ″. François Mitterrand prend la main de Helmut Kohl. Ce geste, devenu depuis le symbole de la Réconciliation Franco-Allemande n’était pas prémédité ont assuré par la suite les deux hommes et leurs entourages. Il n’était en tout cas pas prévu par le protocole encadrant la cérémonie.


Nous n’en avions pas parlé le moins du monde. Mais nous trouvant debout devant le cercueil symbolique qui représentait nos soldats morts sur le champ d’honneur, instinctivement, je me suis tourné vers lui, je lui ai tendu la main. Sa main est venue en même temps. Nous avons scellé la réconciliation franco-allemande de cette façon visible, sensible et croyez moi profondément ressentie.″ François Mitterrand, 1992.


 

Le lundi c’est permis – Attente

 


[Pierre Corneille]: ″ Qu’en attente de ce qu’on aime une heure est fâcheuse à passer! – Waiting for what we love for an hour is unpleasant to endure.


 

Derek Hess – R.L. Burnside

 

Derek Hess est un illustrateur américain installé à Cleveland, dans l’Ohio. Sa carrière s’est largement développée grâce à sa capacité à exprimer les élans des scènes indie, hardcore et metal du milieu des années 1990. Des affiches de concerts aux œuvres d’art engagées, Hess explore les univers de la musique et de l’art depuis plus de 15 ans. Il a débuté sa carrière en créant des flyers promotionnels d’événements musicaux. Ces supports faisant appel à l’encre, l’acrylique et la sérigraphie ont rapidement attiré l’attention d’innombrables groupes mais aussi celle du Rock and Roll Hall of Fame et du Musée Louvre. Deux institutions qui ont intégré des œuvres du peintre dans leurs collections permanentes.
C’est ainsi que Hess acquit une renommée internationale, réalisant des affiches pour Pearl Jam, Deftones, Offspring, Clutch, Pantera ou Pink Floyd. L’artiste a aussi créé une bonne centaine de pochettes d’albums. Sepultura, Converge, Fugazi, Season to Risk et beaucoup d’autres ont ainsi bénéficié de la patte du graphiste. Le style sombre et saisissant, le trait libre et minimaliste ont également accompagné le bluesman R.L. Burnside pour A Ass Pocket of Whiskey en 1996 et Mr. Wizard en 1997. Pour en savoir plus: Derek Hess: Concert Art.


D’autres Histoires sur le Cover Art à retrouver dans le Livre:
👉 In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art 👈


Jim Summaria – Classic Rock Photographs

© Photos Jim Summaria: Jimmy Page – Rory Gallager – Pete Townsend

 

Originaire de la région de Chicago, Jim Summaria a toujours été passionné par le rock et la photo. À 19 ans, armé d’un 35 mm et d’un zoom, il parvient à se faufiler dans la fosse d’un concert de Led Zeppelin. Il shoote et l’un de ses clichés se retrouve affiché dans un magasin de disques local. Impressionné, le gérant de la boutique l’engage en tant que photographe officiel d’un important promoteur de concerts de Chicago. Dès lors et pour le compte de Flip Side Productions, Summaria photographie tous les grands noms du rock des années 70.
En 1999 Jim démarre une carrière d’indépendant et se consacre à la photographie destinée à la communication d’entreprises. Maintes fois récompensé dans ce domaine, il revient à la scène rock en 2008. Sa production est très souvent utilisée dans des articles de la presse spécialisée et certaines photos se retrouvent dans les packagings de disques d’Elvis Presley, Montrose, Johnny Winter, Robin Trower, Savoy Brown et UFO. Des institutions comme le Rock & Roll Hall of Fame, les Grammy Awards, la maison de ventes aux enchères Christie’s et le Victoria and Albert Museum de Londres ont sélectionné ses clichés pour des projets spécifiques. Suivez le guide: Jim Summarie Rock’n’Roll Photography.


En 2019 parait un premier ouvrage co-écrit avec le journaliste Mark Plotnick: Classic Rock – Photographs from Yesterday and Today. Cette collaboration se poursuivra en 2024 avec la publication de  ’70s Chicagoland Rock Concerts, 300 pages consacrées aux 30 groupes/artistes majeurs des seventies.


 

 

 

Le lundi c’est permis – Classe

© Photo:Andreas Magnusson

 


[Bernard Pivot]:  ″ Le chic, la classe, l’élégance, et même le peps, on ne les a pas par comparaison, on les a ou on ne les a pas –  Chic, class, and elegance, and even a touch of flair, you don’t have them by comparison, you either have them or you don’t. ″