Le Brésil, terre de toutes les convoitises. Beaucoup d’entreprises veulent tirer de substantiels profits en développant leurs activités. Le gouvernement fait donc des pieds et des mains pour s’accaparer les terres appartenant aux autochtones. Le 11 mars 2008 à la périphérie de Manaus, au cœur de l’Amazonie brésilienne, 200 paysans protestent face aux forces de l’ordre venues évacuer les lieux réquisitionnés par l’État. Parmi eux, une femme tenant son enfant dans les bras s’oppose frontalement à une police utilisant des gaz lacrymogènes et des chiens. Alors sur place, Luiz Vasconcelos capte ce moment fort de la résistance.
En 2009, le photojournaliste a reçu pour ce cliché le prestigieux prix World Press Photo. Une reconnaissance importante quand on connaît la politique répressive du gouvernement vis à vis des journalistes.
Catégorie : Photo
Tommie Smith – Mexico 1968
Le poing levé vers le ciel est un signe de protestation exprimant une expression de révolte, de force ou de solidarité. Tout dépend de la cause que l’on défend et de la signification que l’on veut donner à son geste. Groupes ou individus, pour des motifs différents, ont utilisé cette attitude pour plaider une cause. Cette photo a été prise le 16 octobre 1968, lors des Jeux Olympiques de Mexico, pendant la remise des médailles du 200 mètres hommes.
On aperçoit Tommie Smith, vainqueur de l’épreuve, entouré de son compatriote John Carlos et de l’Australien Peter Norman. Les deux Américains tendent leur poing ganté de noir vers le ciel, tête baissée pendant que l’hymne The Star-Spangled Banner retentit. Smith et Carlos n’avaient qu’une paire de gant pour deux. Raison pour laquelle l’un tende le bras gauche et l’autre le bras droit.
En réponse à cette action, le président du CIO ordonne que Smith et Carlos soient suspendus de l’équipe américaine et bannis du village olympique. Les deux athlètes seront interdits de compétition à vie.
Ce geste est souvent associé au parti des Black Panther. Tommie Smith n’a jamais adhéré à ce mouvement. Il se réclame de l’Olympic Project for Human Rights, groupe qui proposait un boycott des Jeux par les athlètes afro-américains tant que leurs droits civils ne seraient pas respectés.
Buzz Aldrin – Footprint
Le 16 juillet 1969 la fusée américaine Saturn V propulse Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins au plus haut des cieux. Destination: la Lune. Les 3 astronautes du programme Apollo 11 doivent collecter des échantillons et déposer des instruments scientifiques sur la surface du satellite de la terre. Le dimanche 20 juillet, le module Eagle alunit sur la Mer de la Tranquillité. À son bord, Armstrong et Aldrin. Collins, lui, reste en orbite de la lune dans le module de commande.
Neil Armstrong effectue le premier pas sur la Lune le lundi 21 juillet 1969 à 2h55. ″ C’est un petit pas pour l’ homme, mais un bond de géant pour l’humanité ″.
19 minutes plus tard, Buzz Aldrin pose à son tour le pied sur le sol lunaire. Il prend des photos destinées à l’étude de la constitution du sol. L’une de ses propres empreintes de pas deviendra l’un des symboles de la conquête spatiale.
La mission est un succès, mais la rumeur selon laquelle l’événement n’a jamais eu lieu circule. Des observateurs affutés comme des couteaux à beurre assurent que les marques laissées sur place ne correspondent pas à celles des bottes portées par les astronautes. Considération éthérée pour la bonne et simple raison que Neil Armstrong et Buzz Aldrin portaient des surchaussures dotées de semelles techniquement différentes, adaptées à la nature du terrain. Certains affirment aussi que le Stars & Stripes semble faseyer alors que là haut il n’y a pas de vent. D’autres enfin trouvent que les sauts des astronautes sont irréalistes.
Selon ces théories complotistes, le LEM d’Apollo 11 ne se serait jamais posé sur la Lune. Il s’agirait d’une mise en scène réalisée sur Terre. Au fait! Michael Jackson est toujours vivant, le Père Noël existe et la Terre est plate. Tout le monde sait ça!
Steve Johnston Photography

Adolescent, Steve Johnston est déjà fasciné par les images de concerts dans les magazines. Au cours des années 80, ce fan d’Iron Maiden et du travail de Ross Halfin planque régulièrement un Kodak Disc Camera lorsqu’il se rend dans les concerts. Dans les années 1990, il suit des études de photographie et obtient un diplôme professionnel; pendant cette période, il a réalise des prises de vue en divers lieux des Midlands.
En 2009, après neuf ans de pause dans le domaine de la musique live, le photographe anglais ressent le besoin de renouer avec sa passion. Il y travaille assidûment et, en 2010, l’un de ses clichés est sélectionné pour les New Musical Express Photography Awards. En 2011, il remporte le prestigieux concours du Sonisphere Festival avec un cadrage étonnant de Tomi Joutsen, le chanteur du groupe de metal finlandais Amorphis.
Pas forcément évident de saisir l’ambiance dans l’immédiateté d’une prestation scénique. Steve n’a pas son pareil pour capter l’énergie qui anime les artistes pendant leurs gigs. Ses photographies ont été utilisées dans des campagnes publicitaires pour des artistes tels que Joe Bonamassa, Whitesnake, Black Label Society, Glenn Hughes et Michael Schenker, ainsi que pour les pochettes d’albums de Jared James Nichols, Rock Goddess et Sylosis.
Toujours actif, Steve Johnston a crée Hit The Lights, son propre webzine, il collabore à la rubrique éditoriale de Shutterstock. Pour en savoir plus et retrouver The Damned, Nita Strauss, Deep Purple, Ghost, Robin Trower, Iron Maiden, Kiss et beaucoup d’autres: Site Officiel et sur Facebook : Steve Johnston Photography.
Peter Hankfield – Live Snapshots
Originaire de Liverpool, Peter Hankfield a toujours baigné dans la culture rock. En 1969, à 18 ans à peine et contrairement aux souhaits de ses parents, le photographe autodidacte décide de se rendre à Londres pour pouvoir assouvir sa passion. Très vite et alors que toute la communauté écoute les Beatles à la radio, il porte son regard vers la scène musicale en mode live. Il ne se contente pas de photographier les monstres sacrés de la musique tels que Bob Marley, Keith Richards, James Brown ou encore Miles Davies. Il les côtoie. C’est cette connaissance du milieu et l’immense respect qu’il voue à la musique et aux musiciens qui lui permettent de toucher au plus près la réalité des concerts.
Aujourd’hui retiré dans un petit village de Cornouailles situé au bord de la Manche, Peter Hankfield continue à travailler comme photographe indépendant.
Yann Arthus Bertrand – Cœur de Voh
Le Cœur de Voh est une formation végétale naturelle située en Nouvelle-Calédonie. Il s’agit d’une clairière naturelle de quatre hectares, entre terre et eau, au milieu de la mangrove bordant le lagon calédonien. Pris en 1990 par Yann Arthus-Bertrand, le cliché a illustré la couverture du magnifique livre La Terre vue du ciel paru en 1999. En prenant cette photo et beaucoup d’autres, Yann Arthus-Bertrand, grand adepte de la photographie de paysages, espérait attirer l’attention du public sur la beauté et la fragilité de la Terre.
25 ans après la publication du best-seller mondial, ce paysage risque de disparaitre à cause du réchauffement climatique et de l’augmentation galopante de l’exploitation des ressources naturelles.
Le lundi c’est permis – Chagrin
Charles Levy – Nagasaky
Outre une volonté farouche de laver l’affront subi lors de l’attaque de Pearl Harbor en décembre 1941, les américains avaient plusieurs raisons de bombarder le Japon: imposer un régime démocratique en évinçant l’empereur Hirohito qui refusait de capituler, tester en grandeur nature deux nouvelles armes atomiques, et surtout, afficher leur supériorité militaire face aux autres nations, notamment à l’URSS.
Le 6 août 1945, le Boeing B-29 Enola Gay largue sur Hiroshima Little Boy, une bombe à l’uranium enrichi. Trois jours après, le Superfortress Bocscar lâche sur Nagasaki Fatman, une bombe au plutonium cette fois. L’image du champignon s’élevant à plus de 18 kilomètres au dessus de la ville a été prise par le lieutenant Charles Levy depuis Big Stink, l’un des deux autres avions accompagnant la mission afin d’analyser les conséquences de l’explosion de l’engin.
En faisant plus de 200 000 victimes, ces épisodes dramatiques ont ouvert une nouvelle ère, celle d’une peur qui repose sur la dissuasion nucléaire, avec l’idée selon laquelle la fin justifie les moyens.
La Mémoire érigée au rang de ″ Devoir ″ suffira t’elle pour se prémunir contre les dérives du perpétuel recommencement qu’est l’Histoire? Vous avez 4 heures!
Charles Bébert – George Harrison
Mai 1968, restaurant La Pignata à Nice. Charles Bébert couvre la soirée d’anniversaire de Johnny Hallyday organisée par Eddie Barclay. Vers 3h du matin, le photographe croise Ringo Starr, George Harrison et leurs épouses sur le parking de l’établissement. Son flash crépite. Le guitariste anglais perd son sang-froid. Résultat : sept points de suture pour le chasseur d’images. Un ami de Bébert, animateur de Radio Monte Carlo, révèle l’incident et déclare que les Beatles ne passeront plus à l’antenne pendant dix jours, soit la durée de l’ITT dont bénéficie Bébert suite à ses blessures.
Quelques mois plus tard, les avocats des 4 de Liverpool se rendent sur la Côte d’Azur. Charles Bébert accepte un arrangement à l’amiable et l’année suivante la réconciliation officielle entre le shooter de stars et l’auteur de While my Guitar Gently Weeps aura lieu sur le tarmac de l’aéroport. [Source: livre Rock’n’Roll Justice de l’avocat Fabrice Epstein].








