Brad Paisley – Whiskey Lullaby

Elle lui a brisé le cœur en le jetant comme une clope. Toute sa vie il la passée à essayer de l’oublier. Impuissants, nous l’avons regardé boire et se noyer peu à peu dans son chagrin. Jamais il n’est parvenu à se saouler au point de pouvoir l’effacer de sa mémoire. Jusqu’à cette nuit là. Il a posé sa tête contre cette bouteille et pressé sur la détente… Nous l’avons retrouvé le visage enfoui dans l’oreiller avec à ses côtés un mot sur lequel était écrit: Je l’aimerai jusqu’à ma mort. Quand nous l’avons enterré sous le saule, les anges ont entonné une berceuse à la gloire du whisky″ [Brad Paisley, traduction: Marcel Destroy].

Patrick BETAILLE, janvier 2021

One Bourbon, One Scotch, One Beer

À l’origine, One Scotch, One Bourbon, One Beer est un blues écrit par Rudy Toombs et enregistré par Amos Milburn en 1953. L’histoire se passe dans un bar à l’heure de la fermeture. Un gus est cloué au comptoir à picoler pour oublier qu’il vient de se faire larguer par sa copine. Il harcèle un barman sur les rotules qui ne rêve que d’une chose: fermer et rentrer chez lui. En 1966, John Lee Hooker reprend la chanson à sa sauce en changeant l’ordre du titre. En 1977, c’est au tour George Thorogood de s’approprier l’ode à la boisson sur son premier album. Sa version s’appuie sur House Rent Boogie, un autre morceau de John Lee Hooker, qui pour l’occasion bénéficie d’un tempo accéléré. Le texte prend une autre tournure et désormais il n’est plus question de noyer un chagrin d’amour. Cette fois c’est de galère financière dont il s’agit. Le gars a perdu son job, il ne peut plus payer son loyer, sa logeuse refuse de lui faire crédit et pour tout arranger son pote refuse de l’héberger. Il revient à son appart, récupère quelques affaires, file à l’anglaise, erre dans les rues, s’arrête dans un bar, enlève sa veste, s’accoude au comptoir et appelle le barman. ″Ouais?! Qu’est ce que ce sera? Un bourbon, un scotch, une bière!″.

Patrick BETAILLE, janvier 2021

Jack Daniel’s tombe sur un Os!

L’affaire: À Phoenix, Jack Daniel’s avait obtenu gain de cause pour un droit d’injonction interdisant la vente d’un jouet pour chiens qui ressemble à une bouteille de son Tennessee Whiskey. Basée en Arizona, la société VIP Products LLC commercialise en effet des babioles caoutchouteuses et couinantes, dont une qui – sous l’appellation de BAD SPANIELS – reprend quasiment à l’identique le format et le design du Old No. 7 avec l’image d’un épagneul et les mentions: The Old No. 2 ON YOUR TENNESSEE CARPET, 40% POO BY VOL et 100% SMELLY. Dans une récente décision, la cour d’appel fédérale de San Francisco a déclaré que le juge du tribunal de Phoenix avait commis une erreur, a annulé la demande d’injonction et renvoyé l’affaire vers le tribunal de district en exigeant que ce dernier confirme le jugement. Jack Daniels Properties Inc vient de perdre un bataille juridique de 6 ans au motif que ″le jouet Bad Spaniels commercialisé par VIP Products LLC est une œuvre expressive et humoristique et à ce titre elle bénéficie du droit à la protection du premier amendement ″. Wouaf, Wouaf! You Hou Rintintin!

Patrick BETAILLE, janvier 2021

Doors – Whisky Bar

Jim Morrison Whisky BarA l’origine Alabama Song est écrite en 1930 par le cinéaste allemand Bertolt Brecht et son compatriote compositeur Kurt Weill pour le spectacle musical Grandeur et décadence de la ville de MahagonnyDans le contexte de l’opéra, le texte exprime la la quête d’un groupe de prostituées qui errent dans le désert à la recherche d’une ville sans prohibition. Ville qu’elles ne trouveront jamais. Cette chanson doit sa grande popularité à la version des Doors qui figure sur leur premier album paru en 1967. Connue également sous le nom de Whisky Bar, les paroles adaptées par Jim Morrison racontent le désespoir d’un homme tourmenté pris dans la spirale infernale des plaisirs faciles liés à l’alcool, la drogue et au sexe. Des thèmes qui ne sont évidemment pas sans rappeler la vie dissolue du Lizard King mort d’une overdose en 1971.
Allez! amène moi vers le bar à whisky le plus proche. Ne me demande pas pourquoi mais fais le car sinon on va en crever… Vas y! Ne me demande pas pourquoi mais trouve moi une fille. Emmène moi…[Alabama Song, extrait]
Patrick BETAILLE, novembre 2018

Macallan 1926 – Enchères record!

Record Vente Macallan 1926Le 3 octobre à Edimbourg en Ecosse, une bouteille de whisky extrêmement rare a été adjugée à un prix record lors d’une vente aux enchères . Cette bouteille de 1926 produite par Macallan et dessinée par l’artiste italien Valerio Adami a été vendue 947.000 euros à un acheteur venu d’Extrême-Orient, battant ainsi le record détenu jusqu’alors par un Highland Malt identique qui s’était vendu 857.000 euros à Hong Kong. Bonhams, qui organisait les enchères, détient désormais la palme des trois bouteilles de whisky les plus précieuses jamais vendues aux enchères.

Patrick BETAILLE, octobre 2018

 

Holy Grail! – Sir Peter Blake dessine pour Macallan

Macallan Pure Highland MaltHong Kong. Vendredi dernier Bonhams a vendu aux enchères deux bouteilles de whisky Macallan de 60 ans d’âge. Le Pure Highland Malt millésimé qu’elles contiennent a été distillé en 1926 et conservé en fût jusqu’à sa mise en bouteille en 1986. A l’époque, seuls vingt quatre flacons de 75 centilitres avaient été produits. L’une de ces bouteilles, portant une étiquette conçue par l’artiste italien Valerio Adami, a été acquise pour environ 930.000 euros. Pour l’autre, vendue 857.000 euros, c’est l’artiste britannique Peter Blake (celui qui avait contribué à la conception de la pochette de l’album ″Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band″ des Beatles) qui a réalisé l’étiquette. Record Battu! Plus de 2 millions de dollars pour ces deux chopines de spiritueux qui, à n’en pas douter, seront consommées avec modération… Ou pas!

Metallica – Whiskey in the Jar

Whisky MetallicaEn 1999 Metallica enregistre une version de ″Whiskey in the Jar″ la chanson traditionnelle irlandaise la plus chantée au monde et popularisée en son temps par Thin Lizzy. Aujourd’hui, de whisky il est encore question mais cette fois  le groupe envisage d’élaborer et de commercialiser sa propre eau de vie. Dixit Dave Pickerell, ancien maître distillateur et partenaire de ce projet, trois emplacement potentiels seraient actuellement envisagés pour accueillir les structures de la distillerie; Louisville, le temple du whisky, Nashville, le berceau de la musique et bien sûr San Fransisco, la patrie des hardeux métalliques. D’autres avant James Hetfield et sa bande ont eu une relation ponctuelle avec certaines marques. En partenariat avec des enseignes officielles et souvent à titre de sponsoring promotionnel, des artistes ont associé leur nom à des boissons alcoolisées. Iron Maiden et sa ″Red and Black Beer″, AC/DC et la ″Australian Hardrock Beer″, le ″Motorhead Whisky″, la ″Pura Vida Tequila″ de Billy Gibbons, ou la ″Killer Queen Vodka″ de … Queen. Même si par le passé Metallica s’est associé à Budweiser pour le lancement d’une bière, avec cette nouvelle initiative le groupe serait le premier à posséder sa propre marque de whisky et ses propres moyens de production. Danny Zimmer, promoteur du festival annuel ″Bourbon & Beyond″ dans le Kentucky est aux anges et il le dit. ″Nous sommes ravis qu’un groupe de leur niveau puisse transformer un buveur marginal en buveur à plein temps″. Propos qui évidemment n’engage que son auteur!

PB, mars 2018