Richard Thompson – 1952 Vincent Black Lightning

Richard Thompson 1952 Vincent Black LightningFondateur en 1967 du groupe Folk Rock Fairport Convention qu’il quittera plus tard pour une carrière solo, Richard Thompson s’est toujours attaché à préserver l’esprit de la musique folklorique traditionnelle britannique. Guitariste, auteur compositeur de talent, prolixe et avisé, il a toujours fait preuve d’un réel talent pour que paroles et musiques de ses chansons soient en adéquation avec les préceptes d’un genre musical qu’il affectionne particulièrement. Tirée de l’album Rumor & Sigh paru en 1991, une chanson raconte, à la manière d’une vieille ballade anglaise, l’histoire de James et Molly qui tombent amoureux et partagent une même passion pour une moto. Avec une histoire vieille comme le monde, celle de la belle et du mauvais garçon, la chanson atteint rapidement un gros succès auprès des fans. ″A mon avis, il n’y a rien au monde qui puisse rivaliser avec une Vincent ’52 et une belle rousse″; c’est ce que revendique Richard Thompson au cœur de cette composition sur l’amour et l’engagement qu’il accompagne d’un jeu de guitare éblouissant. Et il a rarement fait mieux que sur ce 1952 Vincent Black Lightning

[…Said James, In my opinion, there’s nothing in this world beats a ’52 Vincent and a Redheaded girl. Now Nortons and Indians and Greavses won’t do. Oh, they don’t have a Soul like a Vincent ’52…]

PB, mars 2018

Billy Idol – Kentucky Rebel Yell!

Kentuky Whiskey, Rebel YellAu cours d’ une soirée, Billy Idol se retrouve avec Mick Jagger, Keith Richards et Ron Wood. Ça picole sévère et les lascars ont jeté leur dévolu sur un Bourbon du Kentucky qui coule à flots, le Rebel Yell.  Billy se dit que le nom du breuvage collerait bien pour une chanson. Reste plus qu’à l’écrire et c’est ce qu’il fait en collaboration avec son guitariste Steve Stevens. Le titre parait en 1983 sur l’album du même nom. Paradoxalement le texte ne fait pas référence à l’alcool: ″With a rebel yell she cried more, more, more!″. Pas d’allusion non plus à quelconque cri de ralliement rebelle. En fait, c’est bien de sexe débridé dont il s’agit dans Rebel Yell.

PB, octobre 2017

Chris Spedding – Motorbikin’

Chris Spedding, Motorbikin'Ils ont eu beau tout tenter, ils n’ont jamais décroché le banco dans la grande loterie du Rock. Chris Spedding fait partie de ces fils maudits tout simplement parce qu’ au début de sa carrière il eut la malencontreuse idée de se cantonner au rôle de session man. Son énorme talent a été constamment employé à contresens par des têtes d’affiche aussi variées que Bryan Ferry, les Sparks, John Cale et beaucoup d’autres. Chris Spedding est pourtant un vrai rock’n’roll man qui, victime d’une personnalité pas toujours très claire, n’a compris qu’un peu tard qu’il pouvait exploiter pour son propre compte sa virtuosité et ses compostions intéressantes. La popularité, il la rencontre en 1977 à la sortie de son cinquième album. Eponyme, le disque en question contient le fameux ″Guitar jamboree″ au cours duquel Chris imite le jeu d’ Albert King, Chuck Berry, Jimmy  Hendrix, Keith Richard, Eric Clapton, Jimmy, Page etc… En bonne place également, un single déjà publié en 1975 et qui a pour thème la Moto:

Too fast to live, too young to die. Écoute, c’est pas des blagues, j’ai eu ma nouvelle bécane aujourd’hui, c’est à couper le souffle! Viens je t’emmène où tu veux! Crois moi, à 150 c’est tellement bon de se sentir vivant…″ [Traduction libre: Marcel Destroy, extrait]. Ce titre, qui à l’époque est entré au top 20 anglais, c’est Motorbikin’ !

PB, juin 2017

Cruzados – Motorcyle girl

Cruzados, Motorcycle GirlComme pour beaucoup de groupes rock, drogues et alcool ont eu raison des Cruzados. Quatre ans de carrière pour ce combo de Los Angeles qui après de nombreux changements de personnel splite définitivement en 1990, laissant pour témoignage deux albums mineurs, aujourd’hui tombés dans les oubliettes. La séparation laisse sur la touche un certain Tito Larriva qui formera Tito & Tarantula, connu pour son apparition  dans le film culte de 1995 ″From Dusk Till Dawn″, écrit par Quentin Tarantino et réalisé par Robert Rodriguez. Chanteur, guitariste et compositeur, Larriva est notamment l’auteur de  l’un des titres figurant sur le premier album éponyme des Cruzados en 1985: Motorcycle Girl.

Motocycle girl, pourquoi ne veux tu pas m’embrasser? Petite fille bourrée du Tennessee, reine du vol à l’arraché aux yeux malicieux. A supposer que tu trouves ce que tu cherches, que vas tu faire? Passer tes journées à te défoncer avec le gus qui t’as mis le grappin dessus? Dommage, toi qui chante si bien. Arrête de me mater comme un péquenot obsédé, je ne suis pas un client! Réveille toi, parle! Motocycle girl, je t’aime et tu ne connais même pas mon nom!″ [Traduction libre Marcel Destroy, extrait]

The Young Gods – Gasoline man

Cafe Racer riding

On ne peut pas dire que le rock texan fasse partie du fond de commerce de The Young Gods. Loin de là!. Pourtant en 1992 le combo Suisse fait une entorse à ses habitudes en lorgnant du côté du marché US. ″Sky TV″, quatrième album des helvètes, fait toujours appel aux expérimentations électro, aux ambiances noisy, aux bidouillages fuzzy mais pas que. Pour la première fois les textes sont en anglais et un titre se détache du lot de par sa conception et son ambiance. Riffs et structure bluesy font appel aux standards du rock américain et ressemblent à s’y méprendre à du bon vieux ZZ Top première époque. Une fois n’est pas coutume, les Jeunes Dieux amenés par Franz Treichler jouent comme un groupe de bar avec une signature sonore qui vibre et ronfle comme un bon gros twin qui déboule sur l’asphalte. Hommage à la route et célébration de la moto, c’est ″Gasoline Man″ et ça s’écoute Ici!

Je suis le gasoline man. J’avance, et même si je ne sais où je vais, je veux arriver à temps. Je vais rouler encore et encore pour trouver où tu te caches…[Traduction libre Marcel Destroy, extrait].

Steppenwolf – Born to be wild

Steppenwolf, Born to be wildEn 1958, John Kay fuit l’Allemagne de l’Est pour s’installer au Canada où en 1965 il intègre un groupe de blues local: The Sparrows. Le succès n’est pas au rendez vous. En 1967 la formation est dissoute pour réapparaitre sur la scène de Los Angeles sous le nom de Steppenwolf . Le nouveau un line up propose désormais un répertoire plus rock et entre en studio en 1968 pour élaborer leur premier album. Cette fois ci le public est au rendez vous et réserve un bel accueil au troisième single de l’album: Born to be wild. Le titre écrit à l’origine par l’ex Sparrows Mars Bonfire (de son vrai nom Dennis Edmonton) se vend à plus d’un million d’exemplaires dès lors qu’il figure sur la bande son de Easy Rider, film emblématique de la contre culture hippie de l’époque. Désormais Born to Be Wild est associée à jamais l’univers des bikers, Steppenwolf est au sommet et Mars Bonfire entre dans la légende du Rock.

Born to be wild: ″Démarre et fonce. Roule vers l’aventure et quoiqu’il se passe fais que tout devienne possible. Prends le monde à bras le corps, fais feu de tout bois et éclate toi. Quand je fais la course avec le vent  j’aime le rugissement du métal  et la sensation qu’il me domine. Tels les enfants de Mère Nature nous sommes nés pour être libres et notre pouvoir est grand. Je ne veux pas crever″. [Traduction libre Marcel Destroy, extrait].

PB, janvier 2017

Moi vouloir être chat!

Pow How, Le Chat

Moi vouloir être chat. Me frotter contre tes bas. Je me ferai angora pour me blottir dans tes bras. Moi vouloir être chat. Et ne risquer de tes doigts que leurs caresses sur moi. Moi vouloir être chat quand dehors il fait froid. Attendre mon repas tapi au creux de tes draps. Moi vouloir être chat. A ce jeu là je suis le roi et la souris ce sera toi″! (Pow Wow, ″Le Chat ″, extraits.)