George Underwood – Gentle Giant

 

Durant ses études dans un lycée technique londonien, George Underwood fait la connaissance de David Jones. Il se lie d’amitié avec lui et les deux jeunes garçons jouent ensemble dans le groupe George and the Dragons.
Au cours d’une bagarre pour la fille qu’ils courtisent tous les deux, George frappe son rival à l’œil gauche, provoquant un traumatisme important. Malgré deux opérations, David garde une pupille dilatée de façon permanente et un œil figé, noir et non bleu comme son autre iris. Pour le futur David Bowie, cette anomalie allait devenir un élément essentiel de son look.
Après le lycée, Underwood étudie le design et devient illustrateur indépendant. Il conçoit de nombreuses couvertures de livres, ainsi que des pochettes d’album pour Procol Harum (Shine On Brightly), David Bowie (Hunky Dory), Mott the Hoople (All The Young Dudes) et T. Rex (Futuristic Dragon). Le peintre est également à l’origine de l’illustration du premier album éponyme de Gentle Giant paru en 1970. Le style à la fois réaliste et fantastique de la superbe pochette a sans aucun doute largement contribué au succès du groupe de rock progressif mené par les frères Shulman: Phil, Derek et Ray.


D’autres Histoires sur le Cover Art à retrouver dans le Livre:
👉 In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art 👈


Paul Roberts – Sniff ‘n’ the Tears

Paul Roberts a été élevé au Pays de Galles par ses parents, tous deux artistes. Après des études au Newport College of Art et au Cardiff College of Art, il se fait connaître en tant que peintre hyperréaliste dès les années 1970. Avec un excellent sens de la couleur, ses œuvres explorent et parodie le glamour dans des ambiances parfois dramatiques ou surréalistes. Musicien à ses heures, il compose, chante et joue de la guitare au sein d’un groupe de pop rock. Formé en 1978, Sniff’n’The Tears connait un beau succès international, notamment grâce au titre Driver’s Seat. Après quatre albums enregistrés avec le groupe entre 1978 et 1982, Paul Roberts se lance dans une carrière solo. Jusqu’en 2000, ses engagements musicaux limitent le temps qu’il peut consacrer à la peinture.
Des toiles de Paul Roberts ont été utilisées pour accompagner certains albums de Sniff’n’The Tears. Fickle Heart illustre le disque du même nom paru en 1978. C’est The Passenger qui sert de cover art au best of du groupe paru en 1991. Les œuvres du peintre peuvent être consultées ici: Paul Roberts Paintings.


D’autres Histoires sur le Cover Art à retrouver dans le Livre:
👉 In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art 👈


Barney Bubbles – Hawkwind

Hawkwind: In Search of Space 71 – Space Ritual 73 – Hall of the Mountain Grill 74

 

L’anglais Colin Fulcher (1942-1983) pratiquait le dessin et la peinture. Sous le pseudo Barney Bubbles il s’est également consacré à la réalisation de clips musicaux et à la création graphique axée sur la scène musicale indépendante britannique des années 70 et 80. Il a été l’auteur d’un grand nombre de pochettes de disques au design accrocheur et immédiatement reconnaissable. Avec un style novateur inspiré par le pop art, il est parvenu à faire un lien entre le psychédélisme et l’avènement du punk. Excentricité, mouvement et harmonie aux couleurs vives ont permis à l’artiste de devenir de plus en plus populaire auprès des groupes New Wave émergents. À cette époque, Bubbles fut nommé directeur artistique du label Stiff Records et mit son talent au service de Ian Dury, des Damned et de Elvis Costello. Par la suite, il collabora avec Generation X, Devo et Dr Feelgood (A Case of the Shakes).
Mais Bubbles a d’abord été associé à Brinsley Schwarz, le groupe de Nick Lowe, et surtout, aux rockeurs cosmiques de Hawkwind avec des affiches et des pochettes d’albums saisissantes. L’originalité de In Search of Space, la singularité du légendaire album live Space Ritual et le côté futuriste de Hall of the Mountain Grill, ont offert à la musique du groupe londonien une identité visuelle significative.


Lemmy Kilmister: ″ Pour la tournée américaine de 78, Barney nous a monté un spectacle extravagant avec éclairages, images projetées et machines à fumées. Il a peint tout notre équipement en couleurs fluo pour capter les jeux de lumières. Les fans sous acides décollaient direct vers les étoiles ″.


D’autres histoires du Cover Art à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Sodom – Mortal Way of Live

 

[Extrait]: Sebastian Krüger est à l’origine du cover art de Mortal Way of Live. En 1988, une orgie au cœur de l’antique cité de Sodome illustre l’album live du trio de trash allemand Sodom. Achtung, zensur! En lieu et place du visuel inconvenant: le logo du groupe et le titre de l’album en blanc sur fond noir… 


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Ugly Kid Joe – America’s Least Wanted

 

[Extrait]: Sorti en 1992, America’s Least Wanted est le premier Long Play du groupe de heavy metal californien : Ugly Kid Joe. Le Sale Gosse en question serait une caricature de Whitfield Crane – chanteur et fondateur de UKJ – dessinée par son ami de collège Moish Brenman. Celui qui deviendra la mascotte de la formation est déjà présent sur As Ugly As They Wanna Be – le tout premier EP du groupe – sur l’illustration duquel il affiche un sourire narquois tout en faisant un doigt d’honneur et en dissimulant une bouteille de bière dans son dos. Pour le cover art de America’s Least Wanted, Joe prend la place de la statue de la liberté et se livre à un fuck sur fond de bannière étoilée. Désormais, c’est un magazine porno qui remplace la déclaration d’indépendance des États-Unis…
Beaucoup de distributeurs américains refusent de vendre l’album avec cette pochette jugée offensante pour leur pays. En toute hâte, il a donc fallu rendre les choses acceptables par tous en créant un nouveau look pour le rebelle. Casquette de travers, Joe se retrouve ainsi ligoté, bâillonné et enchaîné. Menottée, sa main droite est paralysée par du ruban adhésif, ses pieds sont entravés par un boulet de forçat et le contenu de sa canette brisée s’est répandu sur le sol…
Nota: Toute ressemblance avec des faits ou des personnages existants serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d’une pure coïncidence. 😉


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


 

Barry E. Jackson – ZZ Top

 

Originaire du Nebraska, Barry Jackson a grandi en Californie, et a obtenu son diplôme de l’Art Center College of Design de Pasadena en 1977. Avant de se consacrer au court-métrage et à l’animation, il a débuté sa carrière en tant qu’ illustrateur publicitaire et graphiste spécialisé dans le Cover Art. Il est à l’origine des pochettes d’albums pour des artistes tels que Neil Young (Trans en 1982), Mountain (Go For Your Life en 1985), Ronnie james Dio (The Last in Line en 1984), Warrant (Dirty Filthy Stinking Rich en 1989), Johnny Crash (Neighbourhood Threat en 1990), ZZ Top (Afterburner en 1985 et Recycler en 1990) Ronnie Montrose (Music From Here en 1994  et The Band (High on the Hog en 1996). Il a également créé des affiches de concerts (Grateful Dead) et de films comme New York 1997, Terror Train, Street Trash, The Lift et Alligator.


D’autres histoires sur le Cover Art à retrouver dans Le livre
👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


 

The Sonic Youth – Sister

 

[Extrait]: Groupe américain originaire de New-York et fondé en 1981, The Sonic Youth est considéré comme l’une des figures majeures du rock alternatif. Sur la pochette de leur cinquième album – Sister, paru en 1987 – figure en haut à gauche une photo ainsi créditée :  » Sandra Bennett, twelve years old, Rocky Ford, Colorado, August 23, 1980 « …
Le cliché a été utilisé sans l’autorisation de son auteur. Face aux menaces de poursuites de la part du photographe Richard Avedon, l’artwork est modifié. Dans un premier temps, l’image toujours présente est simplement couverte par un sticker. Pour les éditions suivantes, le sujet sera remplacé par un rectangle noir, imprimé cette fois. Redoutant d’autres tracasseries, la maison de disques Geffen Records utilisera un code-barres pour masquer la représentation du Disney’s Magic Kingdom figurant au dos de l’album.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


 

 Emile Frandsen – Layla

©  Émile Théodore Frandsen

 

À la fin de sa vie, l’artiste franco-danois Émile Frandsen réside dans le sud de la France. Il meurt en 1969 à Valbonne, laissant derrière lui 500 toiles peu connues, sauf une: La Fille au bouquet. Son fils né d’une seconde union mais non reconnu, offrit un an après la mort du peintre ce tableau à un certain Eric Clapton alors en goguette sur la Côte d’Azur. Le leader de Derek and the Dominos tombe littéralement sous le charme de cette représentation de la femme qui pour lui symbolise celle dont il est tombé éperdument amoureux: Pattie Boyd, l’épouse de George Harrison. Ni une, ni deux, le tableau est reproduit sur la pochette de l’album Layla and Other Assorted Love Songs, produit en 1970 par Polydor.
Pendant 40 ans, les ayants droit n’ont jamais trouvé à redire quant à l’exploitation du travail de leur père. En 2011 cependant, un coffret célébrant le quarantième anniversaire du disque accompagné de goodies voit le jour et déclenche de la part des héritiers légitimes une cascade de procédures judiciaires au titre du droit patrimonial et de l’exploitation abusive de l’image. Procès, appels, cassation, finalement, en 2018 la justice tranche en faveur d’Eric Clapton et de Polydor.
En 2024, Pattie Boyd, unique propriétaire de l’œuvre originale depuis son divorce d’avec Slowhand, décide de vendre le portrait qui sera adjugé aux enchères 2,3 millions d’euros. Un joli bouquet!


D’autres chroniques à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


 

Durutti – The Return of Durutti Column

 

[Extrait]: Sorti en janvier 1980 sur le label Factory Records, The Return of the Durutti Column est le premier album studio du groupe britannique post punk: The Durutti Column. Les pochettes des 3600 premiers exemplaires sont réalisées avec des feuilles de papier de verre assemblées par des membres de certains groupes du label. Parmi eux, Ian Dury qui bosse pendant que les autres membres de Joy Division regardent un film X. Revendeurs et clients fulminent…
Les pochettes protectrices transparentes accrochent tellement que les disquaires s’en débarrassent. Pire, le concept vieillit mal. Au fil des mois, la colle à tapisserie utilisée pour l’assemblage ne tient pas et les grains de l’abrasif se répandent un peu partout…
Une pochette noire, plus sobre, comprenant trois œuvres de Raoul Dufy est mise en œuvre par Steve Horsfall pour les éditions suivantes.
En 2013, le Benelux édite une autre version vinyle de l’album. Graphiquement conçue par Peter Saville, la feuille de papier de verre revient mais cette fois dans la pochette intérieure. Elle est visible au travers du logo officiel en die cut de Factory Records.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


 

John Douglas – Rock’n’Roll Legacy

© John Douglas – Joe Perry

 

Sa contribution au monde du rock est tout simplement légendaire. Le parcours atypique de John Douglas débute alors qu’il est au lycée. À la fois artiste et batteur dans un groupe local, il commence à peindre les peaux de ses grosses caisses. D’autres musiciens remarquent son travail et font appel à lui. Les créations artistiques de John n’échappent pas à la communauté rock. Une trentaine d’années plus tard, il a peint, personnalisé et modifié batteries et guitares pour certains des plus grands groupes du monde, notamment Pantera, Slash, Lynyrd Skynyrd, Kid Rock, Van Halen, Bon Jovi, ZZ Top et Aerosmith, groupe avec lequel l’artiste a entretenu une relation particulière. Tout a commencé par une rencontre au début des années 90 qui le conduit à peindre la guitare Billie de Joe Perry. Peu après, il customise les fûts de Joey Kramer, puis devient son technicien personnel. En 2019, lorsque Joey se blesse il le remplace au pied levé pour assurer la tournée américaine du groupe.
Au cours de sa carrière et de ses nombreux déplacements John Douglas a peint des œuvres saisissantes représentant des icones du rock comme Billy Gibbons, Eddie Van Halen, Stevie Nicks, Dave Grohl, Bono, les Rolling Stones et beaucoup d’autres visibles ici: John Douglas Fine Art.