Fender – The Tim Armstrong Hellcat

 

Tim Armstrong HellcatGuitariste et chanteur des groupes punk américains Rancid et The Transplants, Timothy Lockwood Armstrong est aussi le gérant d’un label indépendant spécialisé dans le punk, le psychobilly et le hardcore: Hellcat Records. Sollicité par Fender, Tim Armstrong a donné à son acoustique un caractère et un style modernes en reprenant le logo du chat hargneux ″Hellcat″ de son label pour décorer en version nacrée les frettes 3, 5 et 7. La 12ème elle, est ornée de deux têtes de mort. La teinte brune de la table massive en acajou prédomine comme sur la Fender des années 60 que le guitariste utilise pour composer. Récemment relookée, la Fender Tim Armstrong Hellcat existe en plusieurs versions et coloris; on peut citer également la présence d’un pré-ampli Fender à accordeur intégré. Plus d’infos: Thomann.

 

 

Fender – Telecaster Elvis Presley

Fender Telecaster RosewwodCe prototype de Fender Telecaster Rosewood fait partie d’un lot de 6 exemplaires fabriqués en 1968 par le luthier Phil Kubicki pour être offerts aux artistes populaires de l’époque. Parmi eux Jimmy Hendrix et George Harrison qui s’en servit lors des sessions d’Abbey Road et du fameux Rooftop Concert de 1969. Le tout premier exemplaire de cette série fût remis à Elvis Presley qui l’utilisa quelques mois puis, la trouvant trop lourde, la renvoya à Fender. Après être passée entre les mains du compositeur Scott Turner, la guitare aujourd’hui estimée entre $90 000 et $100 000, a récemment été mise aux enchères chez Julien’s Auctions, sans toutefois trouver preneur. Pour le moment…

PB, juillet 2018

Eastwood Guitars – Crestwood Astral II

Eastwood Guitars Crestwood Astral IILa désignation ″Hollow Body″ s’applique à des guitares à corps creux. Les premiers modèles sont fabriqués dès 1930 afin de répondre aux exigences des musiciens de jazz qui ont besoin d’un volume sonore important. Au cours des 70’s, après maintes évolutions techniques, c’est la la Gibson ES-335 qui marque à jamais les esprits, grâce notamment à Chuck Berry ou Alvin Lee. D’autres marques ont occupé, avec plus ou moins de succès et de bonheur, le créneau de la ″Hollow Body″. Parmi elles, Epiphone et Gretsch bien sûr, mais aussi Hofner ou Ibanez et bien d’autres. Depuis 2001 la société canadienne Eastwood Guitars a investi le marché en proposant des fac-similés de guitares électriques ″Vintage″. Ces guitares, fabriquées en Corée du Sud, sont vendues sous les marques Eastwood et Airline. Aujourd’hui et via un financement participatif, Eastwood a décidé de rendre hommage à Jack White en sortant la ″Crestwood Astral II″, une copie de l’instrument que l’on peut entendre sur les premiers enregistrements des White Stripes, bien avant que Jack ne tombe amoureux de sa Airline fabriquée à l’époque aux USA par Valco et aujourd’hui également répliquée par Eastwood qui en a acquis les droits. Plus d’infos: Eastwood Custom Shop.

PB, juin 2018

Prince – Yellow Cloud Guitar

La guitare de Prince aux enchèresPrince! Instruments, tenue et objets ayant appartenu à l’artiste décédé en avril 2016, ont été mis aux enchères le 18 mai. Une des guitare du ″Love Symbol″ à fait exploser une estimation à hauteur de 60 000$. En 1989, cet instrument au design conçu par l’artiste, a été fabriquée sur mesure à Minneapolis par Barry Haugen & David Rusan pour le compte de Knut-Koupee Enterprises. La Yellow Cloud Guitar a été adjugée pour la modique somme de 225 000 dollars.

PB, mai 2018

 

Gibson – Les guitares ont le Blues

Faillite GibsonLe fabricant des légendaires guitares électriques Gibson vient de déposer le bilan. L’entreprise était en difficulté financière depuis quelques temps déjà et faisait depuis peu face à une échéance de dette de 375 millions de dollars d’obligations à rembourser ou à refinancer. Il apparaît que c’est principalement la tentative de diversification de la firme US dans les systèmes audio grand public (Philips) qui soit à l’origine de cette débâcle financière. Le groupe a finalement décidé de fermer se département pour se concentrer sur les instruments de musique et les systèmes de sonorisation professionnels. Gibson Brands, maison mère de l’activité guitares, est parvenue à un accord de restructuration avec la majorité des détenteurs des obligations en obtenant de la part de ses créanciers une nouvelle ligne de crédit de 135 millions de dollars. Le début de la fin? Henry Juszkiewicz, le patron de la marque se veut rassurant:  ″ce processus sera pratiquement invisible pour les clients, qui pourront continuer à bénéficier de produits et d’un service client sans égal. Source: Les Echos.

PB, mai 2018

Mick Taylor – I Wonder Why!

Mick Taylor Rolling StonesCela ne semble pas trop réussir aux guitaristes de fréquenter Keith Richard et les Rolling Stones. Mick Taylor, l’un des plus fins instrumentiste de la fin des 60’s, connut la même déchéance que son prédécesseur Brian Jones, la piscine en moins. Le jeune blondinet au phrasé limpide, mélodiste inspiré et accompagnateur efficace, avait été découvert par John Mayall qui l’avait accueilli au sein des Bluesbreakers. Embauché en juin 1969 par les Stones, il s’impose rapidement comme le meilleur soliste qu’ils aient jamais eu. Let It Bleed en 69, Get Yer Ya Ya’s Out en 70,  Sticky Fingers en 71, Exile on Main St en 72, Goats Head Soup en 73 et It’s Only Rock’n’Roll en 74 doivent leur succès en grande partie au jeu d’un Mick Taylor qui n’est même pas crédité sur les albums. La place épuise, et, miné par la pression du succès, les drogues, et les rancœurs engendrées par le comportement de Mick et Keith à son égard, il quitte le groupe en 1974. Entre déprimes, come back foireux (Jack Bruce, Gong) et contributions diverses (Little Feat, Mike Oldfield) Mick se cherche et sort en 1979 un premier album solo qui surprend par son approche jazzy et étonne par son manque de direction. Il faudra attendre 11 années pour écouter son second album solo. Enregistré en public, Stranger in this town est un vrai disque de Blues Rock qui reste à ce jour le plus représentatif de la finesse et du talent du guitariste. Malheureusement, mal distribuée, la galette n’apporte pas le succès escompté et par la suite la production de Mick Taylor se cantonnera à quelques témoignages mineurs sur son travail de session man ou de contributeur à des projets divers (Joe Houston, Carla Olson, Snowy White, etc…). Quel gâchis finalement! Tout ça à cause de quatre années passées chez les pierres qui roulent. I wonder why!

PB, avril 2018

 

La guitare sort de l’ombre

La Musique est dans la rueLa musique est partout, y compris dans la rue. Quand ombre et lumière s’expriment en un jeu inattendu, seul un œil exercé et attentif peut détecter la présence évocatrice et silencieuse d’un accord parfait et éphémère″. [Marcel Destroy, musicologue alambiqué].