Terry O’Neill’s Rock ‘n’ Roll Album

David Bowie, Elton John, Led Zeppelin, Amy Winehouse, The Who, Janis Joplin, AC/DC, Eric Clapton, The Rolling Stones, Bruce Springsteen, The Beatles – pour n’en citer que quelques-uns – font partie des rock stars que le photographe Terry O’Neill (1938 – 2019) a suivies pendant près de quarante ans, sur scène, en studio ou en coulisses. ″Dans les années 60, avec son appareil il était partout! Il a mis les Rolling Stones à la Une″ (Keith Richards). 300 pages en 33 x 29 cm de témoignages visuels dont certains ont largement contribué à construire le mythe du rock. Entre 40 et 50 euros, où vous voulez!

Patrick BETAILLE, octobre 2021

 

Status Quo – Décès d’ Alan Lancaster

Sans Alan Lancaster, Status Quo ne serait jamais sorti de cette pop bubblegum, barroque et un tantinet psychédélique (Pictures of Matchstickmen, Ice in the Sun) et aurait probablement loupé le train de l’avènement du heavy rock. Très rock et très enraciné dans le blues, ce bassiste à l’origine de la formation du groupe avec son pote Francis Rossi, a su insuffler une énergie nouvelle au quatuor qui pendant cinq années va enfin rencontrer son public et obtenir les faveurs de la critique  jusqu’alors plutôt méprisante à son égard. Finies les poses figées, les chemises à jabots, les coiffures sages et les vestes chamarrées. Place à la sueur, aux jeans usés et aux cheveux longs dans les yeux  qui désormais définissent le style d’un boogie endiablé aux accents de jigues écossaises – chères à Rossi – qui culmine sur les albums Hello en 73, Quo en 74, On the Level  en 75 et Blue for You en 76. Malheureusement, à partir de là et jusqu’en 1982 les albums du Quo vont prendre une direction de plus en plus pop, parfois sirupeuse, source de désaccords profonds qui inciteront le batteur John Coghlan à quitter la formation. Encore quelques tubes (Whatever you Want, In the Army Now…), une prestation devant le Prince Charles en 83 et une participation au Live Aid en 85 et c’est au tour du bassiste de déclarer forfait. Status Quo ne renouera jamais avec la période féconde qui s’est achevée en 1977 avec Quo Live sur lequel le jeu puissant et volumineux d’Alan lamine littéralement une prestation scénique de haute volée. Atteint de sclérose en plaques, Alan Lancaster vient de décéder à Sidney à l’âge de 72 ans. End of the road!

Patrick BETAILLE, septembre 2021

In Vinyle Veritas – Promo Rentrée

C’est la rentrée! promotion sur le livre IN VINYLE VERITAS:

276 pages • 155 Chroniques • 362 Artistes référencés • 245 Images. IN VINYLE VERITAS raconte de façon illustrée et argumentée, la censure des pochettes de disques dans l’histoire de la musique populaire, mais pas que! Il y est aussi question de la petite histoire du rock, celle qui se cache derrière certaines pochettes emblématiques ! Tout ça pour évoquer l’Éloquence et le Désaveu du Cover Art au cœur de l’épopée du Vinyle. Des groupes, des artistes, des labels, des images, des anecdotes, pour l’histoire, pour la mémoire et pour la musique qui s’écoute avec le cœur mais aussi avec les yeux

Les lecteurs en parlent: Ici!
POUR TOUTE COMMANDE DE UN OU PLUSIEURS EXEMPLAIRES PASSÉE DU 9 AU 30 septembre INCLUS, LES 5 euros de FRAIS DE PORT ET D’EMBALLAGE SONT OFFERTS pour toute expédition en france metropolitaine! 
Pour le plaisir, offrez-vous ou offrez:

IN VINYLE VERITAS – ÉLOQUENCE ET DÉSAVEU DU COVER ART

Patrick BETAILLE, septembre 2021

Scorpions – Pure Instinct

Kolossal! In Trance en 75, Virgin Killer en 76, Taken by Force en 78, Lovedrive en 79, Animal Magnetism en 80 et Love at First Sting en 84. Scorpions reste sans conteste le groupe pop rock dont les pochettes d’albums ont été les plus controversées et censurées.

Dixit Klaus Meine, le treizième album des hardos teutons était sensé être un paquet de dynamite à mèche courte. En réalité, paru en 1996 et destiné à séduire le plus grand nombre, Pure Instinct n’est qu’un album conçu, formaté et produit en mode MTV à des fins de diffusion radiophonique. Ach! Mauvaise pioche! Globalement l’album est mal reçu par le public qui n’apprécie guère, ni l’orientation musicale, ni la production clinquante des onze titres. Pour ne rien arranger, la censure jette une fois de plus son dévolu sur l’allégorie imaginée par Jo Mirowski. Sur le cliché de Gered Mankowitz, des animaux sauvages contemplent une famille en cage. C’est un rejet catégorique au pays de l’Uncle Sam. À plus forte raison si, derrière les barreaux, les homo sapiens sont exhibés dans leur plus simple appareil. Pour palier à l’incongruité et au cynisme de la situation, le cover art de Pure Instinct sera banni aux USA, remplacé par un montage photo de 4 des 5 membres du groupe (NDLR: il manque le batteur) affichant une fougue hélas absente des compositions.

L’histoire et la Censure du Cover Art en Livre In Vinyle Veritas!

Patrick BETAILLE, septembre 2021

Ron Bushy – In A Gadda Da Vida

…Honey, don’t you know that I’m lovin’ you? Baby, don’t you know that I’ll always be true? Oh, won’t you come with me and take my hand in a garden of Eden?…″ (Ma douce, ne sais tu pas que je t’aime? Ma chérie ne sais tu pas que ce sera pour toujours? Ne voudrais tu pas me prendre par la main et venir avec moi dans le jardin d’Eden?…).

Non! ces mots ne sont pas de Jack Lantier. Ils ne sont pas non plus extraits d’un quelconque roman de gare à l’eau de rose. Ces mots sont ceux que l’on entend au début et à la fin d’un titre de la face B du deuxième album de Iron Butterfly, un groupe de San Diego. En mai 1968, en plein Summer of Love, les paroles de In-A-Gadda-Da-Vida explosent avec une violence inouïe dans un monde secoué par la révolution culturelle et la libération sexuelle. Question texte, même Jimi Hendrix, Blue Cheer ou The Grateful Dead n’avaient jamais osé amener la contre culture et le psychédélisme à un tel niveau de perversion et de sauvagerie. C’est dire! Comme quoi chez certains, psychotropes et alcool ne font pas nécessairement bon ménage. La légende raconte d’ailleurs que, défoncé et bourré à la clé, Doug Ingle, le chanteur du lépidoptère, était incapable de prononcer correctement ce qui à l’origine devait s’intituler: In-A-Garden-Of-Eden. Mais l’important n’est pas là!

Avec ses 17 minutes, In-A-Gadda-Da-Vida est considérée comme une chanson très importante dans l’histoire du rock; du moins en tant que mutation du psychédélisme vers le heavy metal. Nappages de claviers, basse obsédante, guitares saturées, effets spéciaux, ambiance lourde, malsaine, répétitive qui pénètre la peau, tout y est. Et puis il y a le solo de batterie. 7 minutes à lui seul.  Simple mais structuré, hypnotique, dansant et presque tribal, gavé de phasing et de delay qui filent le tournis. Aux baguettes, un certain Ron Bushy – le seul membre a être resté présent tout au long de la carrière du groupe et qui vient de décéder à l’âge de 79 ans. Rip Ron! Toi qui a permis à Iron Butterfly de vendre plus de 30 millions d’exemplaires de son album. Toi aussi qui, avant Sweet Smoke et son Just a Poke, a été adopté par tous les marchands de HiFi pour promouvoir leur matos.

Patrick BETAILLE, septembre 2021

 

Charlie Watts – Le Back Beat des Stones s’est arrêté!

Il voulait être batteur et rêvait d’accompagner les grands maîtres du jazz. Persuadé de ne jamais pouvoir y parvenir il exerce la profession de dessinateur publicitaire tout en jouant dans un groupe amateur: le Blues Incorporated d’Alexis Korner. En 1962 il fait la connaissance Brian Jones et l’année suivante, il remplace Mick Avory au sein de Rolling Stones. Calme, discret, taciturne, Charlie Watts n’aime pas spécialement le rock et c’est avec détachement qu’il reste très loin de toute la frénésie qui accompagne l’ascension vertigineuse du groupe. Lors des concerts, il n’est pas rare de le voir arborer un sourire narquois lorsqu’il contemple les gesticulations d’un Mick Jagger survolté ou l’hystérie féminine du public. Ce n’est pas sur lui qu’il faut compter pour exhiber profusion d’accessoires, assister à des saccages de futs et de cymbales ou subir des solos interminables. Non! Son truc au consciencieux Charlie, c’est de maintenir la cohésion entre chaque instrument et fournir une plate-forme rythmique aux autres, le plus simplement et le plus efficacement possible. Il était une machine propre, simple, sans contretemps et bien huilée par un swing enjoué. Pour s’en convaincre il suffit d’écouter Route 66, le tout premier titre du premier album des Stones, Under My Thumb, Bitch ou, bien sûr, Jumpin’Jack Flash, Street Fighting Man et Honky ong Woman. Des titres sur la rythmique desquels l’on peut sans problème régler sa montre. C’est ainsi que, avec son air de ne pas y toucher, ce gentleman métronome est entré dans la légende du rock et ce, sans jamais se compromettre, détruire des chambres d’hôtel ou molester des groupies à peine pubères. Après presque 60 ans de bons et loyaux services, le back beat des Glimmer Twins s’est arrêté. Charlie Watts vient de décéder à l’âge de 80 ans! ″Charlie’s good tonight, ain’t he ?″ (Charlie est bon ce soir n’est-ce pas? Allusion aux mots de Mick Jagger à la fin de Little Queenie sur le live Get Your Ya-Ya’s Out, alors qu’exceptionnellement Charlie se livre à quelques fantaisies rythmées). En fait, Charlie était bon tous les jours!

Patrick BETAILLE, août 2021

 

Everly Brothers – Bye Don Everly!

C’en est fini de ce duo de chanteurs et guitaristes de pop rock et de country américains formé de deux frères: Phil Everly, le cadet né le 19 janvier 1939 à Chicago et mort le 3 janvier 2014 en Californie et Don Everly, l’ainé né le 1er février 1937. Ensemble ils commencent à se produire sur scène en 1955 et se font remarquer par Chet Atkins, qui en 1956 leur fait signer un premier contrat chez Columbia. L’année suivante ils signent avec la maison de disques Cadence Records, et enregistrent leurs premiers succès : Bye Bye Love, Wake Up Little Suzie et All I Have to Do Is Dream en 1958. En 1960, les frangins entrent chez Warner. Des compostions doucereuses, un son original et surtout la parfaite harmonie des voix mélodieuses ont apporté aux deux musiciens la reconnaissance du public et de certains artistes qu’ils ont largement influencé. Parmi ceux là, les Bee Gees, les Beach Boys, et surtout, Simon et Garfunkel qui, en son temps, ont même ajouté Bye Bye Love à leur répertoire. Malheureusement, avec l’arrivée du rock et le succès de groupes comme les Beatles, la popularité du duo commence à décliner. Phil et Don se séparent en 1973 pour entamer des carrière solos. Ils se retrouvent en 1983 pour un double album en public, enregistré au Royal Albert Hall à Londres et un nouvel album en 1986, avec le tube On the Wings of a Nightingale, composé par Paul McCartney. Sept ans après la disparition de son frère, Don Everly vient de mourir à Nashville, à l’âge de 84 ans. ″Phil était un de mes plus grands héros. Avec son frère, Don, il a constitué l’une des influences majeures des Beatles. Quand John et moi avons commencé à écrire des chansons à nos débuts, je me prenais pour Phil et lui pour Don″ [Paul McCartney].

Patrick BETAILLE, août 2021

Censure Rock – Back in USSR

Cette liste – qui visait à interdire la diffusion de certains artistes dans les clubs, les discothèques et la radio – a été distribuée aux responsables politique de l’Union Soviétique en janvier 1985, deux mois avant que Mikhaïl Gorbatchev ne soit à la tête du pays. Elle a été établie en 1985 par le Komsomol, l’Union des jeunesses léninistes communistes: ″Liste non-exhaustive des groupes et artistes musicaux étrangers dont les répertoires contiennent des compositions idéologiquement nuisibles″. 38 groupes ou interprètes y sont référencés. En pleine guerre froide et compte tenu du contexte politique et culturel de l’époque, l’on peut à la rigueur faire l’effort d’éventuellement admettre de façon hypothétique la mention d’obscurantisme religieux attribuée à Black Sabbath ou Iron Maiden. De là à croire que Ten CC ou Julio Iglesias (si, si!) sont des suppôts du néofascisme ou que les Village People prônent la violence et Canned Heat l’homosexualité, y’a tout de même un monde! Entre ça et les ricains qui prévenaient des dangers de propos explicites contenus dans des disques totalement instrumentaux (Frank Zappa), je me demande où se situe le pire. En tous cas, les censeurs ne doutent de rien et sont capables de tout, même de nous faire rire. Ou pas! Pour le document original c’est Ici

Patrick BETAILLE, juillet 2021

Vinyles, la Censure du Cover Art: Le livre!

Rock Anthology – 1971

Trois mois se sont écoulés depuis que Janis Joplin, victime d’une overdose en pleine gloire, est partie rejoindre le Club 27. Pourtant, un beau jour, l’exceptionnelle voix de la chanteuse résonne à nouveau. La puissance viscérale de Pearl comble les sillons d’un disque posthume qui, d’emblée, squatte le top des vente. C’est ainsi que, voilà 50 ans, débute l’année 1971 qui s’achèvera par la pendaison de Vincent Damon Furnier et restera l’un des plus riches millésimes de l’histoire de la musique rock.

1971, Janvier – Janis Joplin: Pearl. Mountain: Nantucket Sleighride • Mars – Jethro Tull: Aqualung. Serge Gainsbourg: L’histoire de Melody Nelson • Avril – The Rolling Stones: Sticky Fingers. The Doors : L.A. Woman • Juin – Emerson, Lake And Palmer: Tarkus • Juillet – The Allman Brothers Band: At Fillmore East. Black Sabbath: Master Of Reality • Août – The Who: Who’s Next. Deep Purple: Fireball. Ten Years After: A Space in Time • Septembre – T. Rex: Electric Warrior • Octobre – Pink Floyd: Meddle • Novembre – Led Zeppelin: IV. Alice Cooper: Killer.

Alors oui, je sais. Il en manque. Beaucoup, et des bons en plus: David Bowie, Leonard Cohen, Funkadelic, J.J. Cale, Kinks, Caravan, Lennon, McCartney, Harrison, Genesis, Yes, Neil Young, Traffic, Moody Blues, Flamin’ Groovies, Jefferson Airplane, James Taylor et tant d’autres… Pas la peine de gueuler, de toutes façons, ici, c’est moi le chef et la playlist je l’assume.

Patrick BETAILLE, juillet 2021

Éloquence et Désaveu du Cover Art: Le Livre!

In Vinyle Veritas – La Presse en parle!

Clic sur l’image pour lire l’article de Francis LARRIEU.

Pour Commander: In Vinyle Veritas Éloquence et Désaveu du Cover Art!

Patrick BETAILLE, mai 2021