Passions Plurielles

Passion artistiques

Au détour d’une errance il arrive que s’offre à nous la résultante de centaines d’heures d’expérimentations, de jours, de semaines de mois ou d’années, de doutes, de frustrations mais aussi de joies immenses. Privilégiés nous sommes, nous qui frissonnons de plaisir en ignorant ce qui se cache derrière l’obsession positive de ces amoureux  animés par une obsession dévorante. Accéder aux articles:

  • 01 Veetess Speereet de Vincent Debacker. De ces ateliers sortiront des chefs-d’oeuvre. Attention! Veetess 3 arrive!
  • 02 Cyclone Motor Gallery de Nicolas Wolleb. Quand la lumière donne une âme au moteur.
  • 03 The Guitar Tank de Joël Gruau. Les accords parfaits sur des guitares qui se bidonnent.
  • 04 Vintage America de Patricia de Gorostarzu. Clichés de rêves d’ Amérique et de ses vestiges.
  • 05 Aristocratic Motocyclist de Lorenzo. C’est lui qui le dit: Il aime les femmes, la moto et il le prouve.
  • 06 Carlingue de Jean Paul Milhé. La revue Vintage & Locomotion, trimestriel vrombissant haut de gamme.
  • 07 Shot of Rhythm & Blues de Patrick Higgins. Au pays du Pub Rock avec Dr FeelGood.
  • 08 Turboflat de Phippe Gürel. Pin Up, Moto, Rock, sont les moteurs de crayons habiles.
  • 09 Pin-Up de Hubert de Lartigue. Hyperréalisme sexy qui pique agréablement les yeux.
  • 10 Caricatures de Philippe Moine. Lou Reed, Keith Richard, Miles Davis, etc.. merveilleusement caricaturés.
  • 11  Rock’n’roll, la musique qui s’écoute avec les pieds, qui fait danser le cœur et qui hérisse les poils de la nuque!

Qu’ils soient amateurs, artisans, autodidactes ou professionnels, tous vivent par et pour une indicible envie de partager leur part de rêve et d’en proposer le fruit. Souvent auto-produit ou édité à compte d’auteur, le livre, le support musical et le tirage ont bien sûr un coût mais ce n’est pas l’objet que l’on achète. Pas que! En réalité on se porte acquéreur d’un morceau de cœur, d’une parcelle d’âme, d’une tranche de vie de ceux qui font ce qu’ils aiment et qui aiment ce qu’ils font.

PB, décembre 2017

 

Johnny Halliday – Hey Joe!

Jean Philippe Smett 1943 - 2017Un type prénommé Joe cavale dans la rue avec un flingue à la main… Drôle d’histoire que celle de cette chanson reprise par tout ce que l’aristocratie du Rock compte dans ses rangs, y compris ceux, pour le moins clairsemés, d’un Hexagone où un certain Jean Philippe Smett occupe la place de porte drapeau. Nous sommes en 1966, Johnny Halliday, est en virée à Londres. En septembre il assiste à un concert de Jimmy Hendrix dans un club local. Impressionné, il tombe sous le charme et invite Jimmy à assurer les premières parties de sa tournée française. Le 13 octobre 1966, le génial gaucher de Seattle débarque pour la première fois en France (et en Europe) en compagnie de Noel Redding (basse) et Mitch Mitchell (batterie). Le premier concert a lieu à Evreux, au Novelty, une salle de cinéma qui accueille un bon millier de spectateurs. Un peu plus tard, ″l’idole des jeunes″ enregistre une version française de ″Hey Joe″ dont les paroles de Gilles Thibaud n’ont rien à voir avec celle de la version originale. Un type prénommé Joe disait qu’il n’avait plus de montre, qu’il avait tout son temps… Le 6 décembre 2017 la Faucheuse en a décidé autrement. Noir c’est noir, et alors? Qu’est ce qu’elle a ma gueule?!

PB, décembre 2017

Gasolin’ – PinUp complètement timbrée

PinUp GasolinTotalement méconnu mais souvent considéré comme la réponse du Danemark aux Beatles, Gasolin’, fondé en 1969 par Kim Larsen, a tout d’abord bâti son répertoire sur la langue de Shakespeare. Le succès n’étant pas au rendez vous, les musiciens décident d’enregistrer dans leur langue maternelle, touchent le jackpot et deviennent, dans les années 70, le groupe pop le plus vendu au pays de la Petite Sirène. Toujours de façon aussi anecdotique, il convient également de s’attarder sur ce qui visiblement faisait partie d’un aspect artistique cher aux danish boys. En effet, question cover art, les quatre premiers opus du groupe font clairement référence aux comics en général et aux pin ups en particulier. Leur troisième album paru en 1973,  Gasolin’ 3, est illustré d’une œuvre de Tage Hansen représentant une pin up dans la plus pure tradition des maîtres du genre: Alberto Vargas, Art Farhm ou Gil Elvgren. La reproduction a été utilisée sans l’autorisation de l’artiste qui quelque temps plus tard a donné son consentement moyennant 2 exemplaires du LP en question. Étonnant non?! Plus étonnant encore, en 2010 un vote des auditeurs de la Danish Broadcasting Corporation a donné lieu à l’émission d’un timbre; la pochette originale du disque en est le motif. Sexy Linda!

Discographie Gasolin'

PB, novembre 2017

Who’s Next – ¿Quién sigue?

Censure de Who's Next en Espagne1971. Who’s Next, le cinquième album studio des Who, sort le 14 août en Amérique et le 27 en Angleterre où il devient rapidement numéro 1. Aux États Unis la campagne publicitaire fait débat car l’affichage promotionnel représente deux prostituées dans une loge avec la mention ″Who’s Next?″ (à qui le tour?). Sur la pochette du disque, au beau milieu d’un paysage lunaire trône un bloc de béton contre lequel les quatre membres du groupe ont uriné. En Espagne, le gouvernement militaire du général Franco censure la jaquette jugée irrespectueuse et obscène. Polydor remplace l’image par une photo du groupe sur scène. Par la même occasion ″Love ain’t for keeping″ et ″Won’t get fooled again″ seront supprimées pour des raisons politiques et religieuses. Malgré tout l’album sera une des plus grosses ventes de l’année 1971, aux côtés de Sticky Fingers des Stones, d’Aqualung de Jethro Tull, de Led Zeppelin IV et de L.A. Woman des Doors. Bordel c’était le bon temps!

PB, novembre 2017

 

The Reaper – Rock’n’Roll will never die!

Vuillemin: La Mort en concert

Marcel Gotlib, Rick Parfitt, Greg Lake, Jeff Nicholls, John Wetton, Chuck Berry, J.Geils, Allan Holdsworth, Chris Cornell, Greg Allman, Pierre Henry, Chester Bennington, Tom Petty, George Young, Fats Domino, James Cotton, Malcom Young, et dernièrement Johnny Halliday! Tous sont venus grossir les rangs d’un bien sinistre cortège.

Parce qu’il est fait de mythes et de légendes, parce qu’ il aime les rebondissements et les fins tragiques, le Rock n’en finit pas d’exciter ″La Grande Faucheuse″. Fidèle à elle même, la funeste servante de Chronos s’en donne à cœur joie. Elle accomplit ses basses besognes en accordant une attention toute particulière aux représentants de la scène musicale, espérant sans doute éradiquer le vieil adage ″Rock’n’Roll will never die!″. C’est oublier un peu vite que le Rock, le vrai, renaît sans cesse car il se nourrit de ce qui nourrit le monde. Le Rock dit l’inacceptable et le douloureux, mais il dit aussi aussi la joie, l’espoir et la liberté, juste pour nous rappeler que nous valons mieux que ce que nous subissons.

PB, novembre 2017

AC/DC – Malcolm Young tire sa révérence

Décès de Malcolm Young

La guitare, ça se caresse pas, ça se cogne. C’est l’un des premiers conseils qu’ Angus reçut de la part de son frère Malcom, celui là même qui vouait à son instrument de prédilection un culte exclusif. Durant toute sa carrière avec AC/DC, Malcolm Young est resté fidèle à la Gretsch Firebird qui lui avait été offerte par Harry Vanda, partenaire de son frère aîné George au sein des Easybeats. C’est avec cette guitare vampirisée à outrance que la quasi totalité des titres d’ AC/DC ont été composés par celui qui au sein du groupe était en charge des parties rythmiques. C’est grâce à cette guitare que le style inimitable des australiens a construit le succès phénoménal d’un hard rock basique et puissant qui dure depuis plus de 40 ans. Sur scène, bien que discret, Malcom était le maitre incontestable des accords de puissance distordus qu’il plaquait sans faillir pendant des heures donnant à l’ensemble une ampleur diabolique sur laquelle Angus Young pouvait donner libre court à sa frénésie. En 2013, le guitariste est victime d’un accident cérébral dont il ne s’est jamais vraiment remis et qui, en septembre 2014, l’a conduit dans un établissement spécialisé traitant des maladies neurodégénératives. Le 18 novembre, trois semaines seulement après George, Malcom Young meurt à l’âge de 64 ans. Euh… Angus?! Tu peux attendre un peu steuplé?!… Parce que là…. Ça commence à faire hein! Let there be Rock!

PB, novembre 2017

Bands for Sergio – Le Rock se mobilise!

Bootleggers Bands for Sergio

Connu sur la place de Pau en tant que tatoueur talentueux, Sergio Cere a parcouru plus d’un demi million de kilomètres au guidon de son Shovel de 1975. Après à un grave accident, la vie de ce biker respectueux et respecté a dramatiquement basculé. Même après la sortie d’un long coma de trois mois, l’état de Sergio reste préoccupant. Son frère Didier, chanteur et guitariste des Bootleggers et d’Abilène (le groupe qui a mauvaise haleine! NDLR), a sollicité ses contacts au sein du milieu musical pour venir en aide à son jeune frère. L’idée consiste en l’élaboration d’un album pour lequel des artistes de talent se sont mobilisés. Parmi ceux là figurent The Dusters, Van Wilks, Jimmy Cornett, Big Joe & The Space Cowboys et bien d’autres qui ont donné le meilleur d’eux mêmes pour produire une musique si chère au cœur de Sergio et de ses amis: une compilation de 20 titres de Country, de Rock, et de Country Rock. Les fonds générés par la vente de cet album disponible très bientôt seront destinés à couvrir les frais générés par de longs mois de réadaptation dans un établissement spécialisé pour grands traumatisés crâniens. Les rockers ont du cœur et plus que jamais il est temps de le prouver en se joignant au clan des quelques 200 souscripteurs qui ont déjà répondu présent en gueulant ″Rock’n’Roll bordel!″. C’est Ici: Bands for Sergio!

PB, novembre 2017