Phil May – Don’t bring me Down

The Pretty Things perdent leur chanteur Phil MayContrairement aux Beatles, Who et aux Stones,  les Pretty Things ont passé la première partie de leur carrière à courir après le succès. Contrairement à ses concurrents, le groupe formé par  Dick Taylor – qui venait de quitter les Stones – était mal conseillé, mal géré et mal produit. Ceci expliquant cela, mais en partie seulement. Tous caractériels, lunatiques et bornés, les gars n’en faisaient qu’à leur tête. Une gueule, une présence et une voix, celle de Phil May, le seul qui, contre vents et marées, parvenait à peu près à canaliser les quatre chiens fous qui l’accompagnaient. Musicalement, mais pas seulement. Car May assurera seul, avec un indéfectible entêtement, la continuité des Pretty Things au cours d’une carrière pour le moins chaotique. Adoré par Page et Plant, le groupe sera la première signature du label créé par Led Zeppelin : Swan Song, Un nouvel album de The Pretty Things devait devait voir le jour cette année mais près presque 60 ans de carrière le leader charismatique disparaît connement. Le 15 mai, à 75 ans, Phil May décède des suites d’une une grosse intervention chirurgicale après une chute à vélo. Et ça c’est pas rock’ n’ roll bordel!

Ecouter: En plus des singles dévastateurs que sont, entre autres, Rosalyn ou Don’t Bring Me Down: SF Sorrow 1968. L’opéra rock psychédélique par excellence avec son Loneliest Person, l’une des plus émouvantes prestation de Phil May. Rage Before… Beauty 1999. Peu connu, sous-estimé et pourtant!

Patrick BETAILLE, mai 2020

Moon Martin – Bad News

Bad News, Moon MartinÀ la fin des années 70 il obtient un gros succès avec Rolene, mais sa chanson la plus connue est un tube interprété par Robert Palmer:  Bad Case of Loving You. Guitariste-chanteur-compositeur, Il est aussi l’auteur de Cadillac Walk, repris et popularisé par Mink DeVille. En 1980 sort l’album  Street Fever sur lequel figure Bad News, le titre qui vaudra à ce talent discret, à ce ″Droopy″ du rock,une popularité grandissante en France.  Moon Martin vient de nous quitter. Il est décédé à Los Angeles ce mercredi 13 mai à l’âge de 69 ans.

Patrick BETAILLE, mais 2020

Confinement – La Face Cachée

La Joconde version destroyConfinement oblige, le Louvre, comme beaucoup d’autres temples de la culture, a fermé ses portes. Privées de public et préservées de l’affluence des grands jours, les stars du lieu en profitent pour se débarrasser de l’image qui leur colle à la peau depuis des lustres.  À l’abri des regards, Mona Lisa se laisse aller à ce qu’elle a toujours voulu être: une Rock Star!

Patrick BETAILLE, avril 2020

Alan Merrill – I Love Rock ′n′ Roll!

Alan Merrill, I Love Rock 'n' RollQui connait The Arrows? Qui se souvient de Alan Merrill? Pas vous? Et si je vous dis I Love Rock’n’Roll, ça vous parle? C’est bien Alan Merrill, leader de The Arrows, qui est à l’origine de ce qui allait devenir un hymne rock. Composé en 1975, I Love Rock’n’Roll  figure en 1982 sur le premier album de Joan Jett  & The Blackhearts. C’est cette reprise qui propulse la chanson au sommet de la musique rock et sa brune interprète au rang de star internationale. Alan Merrill est décédé des suites de complications dues au Covid-19. Le chanteur avait 69 ans. ″Je me souviens encore du jour où j’ai vu The Arrows à la télé à Londres et comment j’ai été soufflée par leur chanson″ [Joan Jett].′

Patrick BETAILLE, mars 2020

Wes Wilson – Décès de l’affichiste Psychédélique

Décès de Wes WilsonAu cœur de la contre culture des Sixties, fleurissaient des affiches tourbillonnantes et criardes dont le lettrage aérien et tourmenté était parfois vraiment difficile à décoder. C’était la marque de fabrique de Wes Wilson. Véritable précurseur du genre, l’artiste s’attachait à remplir tout l’espace disponible de l’encart en lui donnant un aspect liquide. Sa façon à lui de promouvoir les concerts rock (Grateful Dead, Jefferson Airplane, Van Morrison, les Byrds, Janis Joplin, Jimi Hendrix etc…) de la côte ouest, en particulier au Winterland Ballroom, au Fillmore et à l‘Avalon Ballroom de San Francisco. Le roi de l’affichage psychédélique est décédé le 24 janvier 2020 à l’âge de 82 ans.

Patrick BETAILLE, février 2020

 

Rush – Décès de Niel Peart

Rush: Décès de Neal PeartEn 1974, Niel Peart rejoint le groupe Rush pour remplacer John Rutsey aux drums. Passant du hard rock à la musique électronique tout en exploitant une veine progressive marquée par des titres conceptuels, la formation canadienne acquiert rapidement une belle notoriété, notamment grâce à ses orchestrations dynamiques et alambiquées. Dès son arrivée, Niel Peart apporte des structures rythmiques précises et inspirées sur lesquelles, en tant que désormais parolier du groupe, il ajoute des textes imprégnés d’ histoire, de fantasy et de science fiction, thèmes de rigueur dans le rock progressif. A la fin des années 90 le groupe fait une pause de cinq ans. En effet, Neil Peart anéanti par des drames personnels part pour un long voyage à moto au cours duquel il parcourt l’Amérique du Nord en long et en large, totalisant environ 90 000 km au guidon d’une BMW R 1100 GS. Le batteur reprend du service en 2001. Plus inventif et virtuose que jamais, il restera derrière les fûts de Rush jusqu’en janvier 2018, date à laquelle le groupe cesse toute activité. Peart décède le 7 janvier 2020 des suites d’un cancer du cerveau. ″Aujourd’hui, le monde a perdu un vrai géant de l’histoire du rock’n’roll. Sa puissance, sa précision et sa composition étaient incomparablesOn le surnommait Le Professeur pour une raison : nous avons tous appris de lui.″ (Dave Grohl).

Ecouter: A partir de 1976, rien à jeter dans la discographie de Rush mais s’il fallait  choisir: Permanent Waves (1980) et Moving Pictures (1981): les meilleurs du groupe et en tous cas parmi les disques les plus aboutis des eighties.

Patrick BETAILLE, janvier 2020

 

Abilene – Take no Prisoners

Nouvel Album AbileneLe moins que l’on puisse dire c’est que Didier Céré n’est pas en peine lorsqu’il s’agit de partager sa passion pour le rock high energy. Auteur-compositeur, adaptateur avisé, en solo ou au cœur de formations qui écument les scènes de France, de Navarre et d’ailleurs, il contribue sans conteste à ce qui ce fait de mieux dans l’hexagone en terme de country music et southern rock. De shows en festivals, après 40 ans passés sur les routes, le chanteur guitariste est de retour avec un nouveau skud pour lequel il a fait appel aux fines gâchettes qui sévissaient dans le Sud-Ouest des années 80: Abilène! Ils sont là; Jean Pierre Medou et Jean Michel Calleja aux guitares – Daniel Quenard aux Drums avec en renfort Pascal Davant à la basse. Ils sont là; comme au bon vieux temps, quand ils ouvraient pour Dr Feelgood, Inmates, Ozark Moutnain Daredevils ou Little Bob et ils n’ont rien perdu de leur énergie. Dix titres qui déboulent comme un gros twin sur la route 66. C’est du brut de décoffrage, bougrement efficace et Didier Céré n’a pas son pareil quand il s’agit d’offrir toute la puissance de sa voix au rock’n’roll survitaminé qu’il affectionne et auquel la formation paloise rend ici hommage. Attention! Take no Prisonners Rock’n’Roll est un paquet de dynamite qui va vous péter à la gueule et vous propulser au sein d’un revival où Cochran, Setzer, Slade, Motorhead et Georgia Satelittes régnaient en maîtres pendant que The Gun faisait la course avec le Diable. Sortie officielle de cet excellent album en janvier. Pour écouter des extraits c’est Ici! Toutes infos et commande c’est ! Allez y sinon c’est la privation de Jack Daniels et le goudron et les plumes qui vous attendent!

Tracklist: Le rade des zombies 3:31- Summertime blues 3:10 – Malaise à Nogales 3:52 – Cum on feel the noize 3:52 – Race with the Devil 3:01 – Bomber 3:57 – Sergio my hero 4:07 – Red hot 3:31 – Gudby T’Jane 3:47 – Keep your hands to yourself 3:21.

Patrick BETAILLE, décembre 2019

The Who – Who

The Who: Nouvel album 2019Treize années se sont écoulées depuis Endless Wire, la dernière production studio de ce qu’il reste des Who. Treize années durant lesquelles Roger Daltrey et Pete Townsend se sont consacrés à l’écriture de bouquins, à la réalisation de disques solos et bien sûr à quelques tournées communes en mode best-of nostalgique. La parution de cette douzième production studio semble attester du fait que, même conscients d’être dans la dernière ligne droite, les frères ennemis veulent prouver qu’ils ont envie de renouer avec un genre qu’ils ont pour ainsi dire inventé. Onze nouvelles compositions qui bien évidemment lorgnent du côté du passé sans se démarquer d’un classicisme sur lequel les Who ont au fil des ans consolidé leur réputation. Même si à l’écoute les ambiances rappellent incontestablement la période Who’s Next et Quadrophenia (qui s’en plaindrait?) Who ne consiste pourtant pas en une resucée de vielles recettes éculées. Le chant de Daltrey a gagné en émotion ce qu’il a perdu en aigus et l’écriture de Townsend, toujours aussi aigri et engagé, s’appuie sur des compositions musicales qui n’ont rien perdu de leur finesse. ″Who gives a fuck?″, ″Qu’est-ce qu’on en a à battre?″ C’est ce que déclare le guitariste en ajoutant: ″Quand on a soixante-quatorze ans, franchement, qu’est-ce que ça peut bien vous foutre que le rock soit mort ? Être en vie, ça, oui, ça compte, et préserver la flamme avec son public, c’est quelque chose de délicat″. Quoiqu’il en soit il y a dans ce nouvel album de quoi rameuter les vieux fans et probablement en fédérer de nouveaux.

Patrick BETAILLE, décembre 2019

 

 

.38 Special – Décès de Larry Junstrom

Décès de Larry Junstrom Lynyrd SkynyrdQuand on évoque Lynyrd Skynyrd et, entre autres musiciens son bassiste, le premier nom qui vient à l’esprit c’est Leon Wlikeson. Pourtant avant lui et jusqu’en 1971 c’est  Larry Junstrom qui tenait le manche de la 4 cordes au sein du combo de rock sudiste à la formation duquel il avait contribué et qu’il avait ensuite quitté avant l’enregistrement de leur premier album. En 1977 il rejoint 38 Spécial et y restera jusqu’en 2014. Larry Junstrom est décédé le 7 octobre, il avait 70 ans.

Patrick BETAILLE, octobre 2019

Ginger Baker – Dernier coup de Cymbale

Décès de Ginger bakerAu cours de années 60-70 le tempo du rock était donné par de grands batteurs qui par leur style et leur talent ont élevé la rythmique au rang de grand art. Parmi eux l’histoire retiendra le flegmatique Charlie Watts, impassible derrière le sautillant Mick Jagger, Mitch Mitchell, ce Picasso de la baguette seul capable de comprendre et donc d’ accompagner les Expériences novatrices de Jim Hendrix, et enfin Ginger Baker. Tous trois avaient une attirance pour le jazz. C’est probablement en ce sens qu’ils ont pu apporter au rock une forme de sophistication bienfaitrice. La légende, Ginger Baker y entre en rejoignant Eric Clapton et Jack Bruce pour former Cream, célèbre power trio qui, avec seulement 2 ans d’existence, a définitivement marqué l’histoire du rock. Après la dissolution du groupe rongé par la dope et les problèmes d’ego, ce batteur inventif et explosif mais aussi caractériel et junkie impénitent, n’a de cesse d’afficher son mépris pour le rock, son public, et les autres batteurs qu’il a influencé, y compris John Bonham ou Keith Moon qui d’après ses propres mots ″ne savent pas swinguer″. Gravement malade, Ginger Baker est décédé à l’hôpital le 6 octobre 2019.

Patrick BETAILLE, octobre 2019