Alan Merrill – I Love Rock ′n′ Roll!

Alan Merrill, I Love Rock 'n' RollQui connait The Arrows? Qui se souvient de Alan Merrill? Pas vous? Et si je vous dis I Love Rock’n’Roll, ça vous parle? C’est bien Alan Merrill, leader de The Arrows, qui est à l’origine de ce qui allait devenir un hymne rock. Composé en 1975, I Love Rock’n’Roll  figure en 1982 sur le premier album de Joan Jett  & The Blackhearts. C’est cette reprise qui propulse la chanson au sommet de la musique rock et sa brune interprète au rang de star internationale. Alan Merrill est décédé des suites de complications dues au Covid-19. Le chanteur avait 69 ans. ″Je me souviens encore du jour où j’ai vu The Arrows à la télé à Londres et comment j’ai été soufflée par leur chanson″ [Joan Jett].′

Patrick BETAILLE, mars 2020

Wes Wilson – Décès de l’affichiste Psychédélique

Décès de Wes WilsonAu cœur de la contre culture des Sixties, fleurissaient des affiches tourbillonnantes et criardes dont le lettrage aérien et tourmenté était parfois vraiment difficile à décoder. C’était la marque de fabrique de Wes Wilson. Véritable précurseur du genre, l’artiste s’attachait à remplir tout l’espace disponible de l’encart en lui donnant un aspect liquide. Sa façon à lui de promouvoir les concerts rock (Grateful Dead, Jefferson Airplane, Van Morrison, les Byrds, Janis Joplin, Jimi Hendrix etc…) de la côte ouest, en particulier au Winterland Ballroom, au Fillmore et à l‘Avalon Ballroom de San Francisco. Le roi de l’affichage psychédélique est décédé le 24 janvier 2020 à l’âge de 82 ans.

Patrick BETAILLE, février 2020

 

Rush – Décès de Niel Peart

Rush: Décès de Neal PeartEn 1974, Niel Peart rejoint le groupe Rush pour remplacer John Rutsey aux drums. Passant du hard rock à la musique électronique tout en exploitant une veine progressive marquée par des titres conceptuels, la formation canadienne acquiert rapidement une belle notoriété, notamment grâce à ses orchestrations dynamiques et alambiquées. Dès son arrivée, Niel Peart apporte des structures rythmiques précises et inspirées sur lesquelles, en tant que désormais parolier du groupe, il ajoute des textes imprégnés d’ histoire, de fantasy et de science fiction, thèmes de rigueur dans le rock progressif. A la fin des années 90 le groupe fait une pause de cinq ans. En effet, Neil Peart anéanti par des drames personnels part pour un long voyage à moto au cours duquel il parcourt l’Amérique du Nord en long et en large, totalisant environ 90 000 km au guidon d’une BMW R 1100 GS. Le batteur reprend du service en 2001. Plus inventif et virtuose que jamais, il restera derrière les fûts de Rush jusqu’en janvier 2018, date à laquelle le groupe cesse toute activité. Peart décède le 7 janvier 2020 des suites d’un cancer du cerveau. ″Aujourd’hui, le monde a perdu un vrai géant de l’histoire du rock’n’roll. Sa puissance, sa précision et sa composition étaient incomparablesOn le surnommait Le Professeur pour une raison : nous avons tous appris de lui.″ (Dave Grohl).

Ecouter: A partir de 1976, rien à jeter dans la discographie de Rush mais s’il fallait  choisir: Permanent Waves (1980) et Moving Pictures (1981): les meilleurs du groupe et en tous cas parmi les disques les plus aboutis des eighties.

Patrick BETAILLE, janvier 2020

 

Abilene – Take no Prisoners

Nouvel Album AbileneLe moins que l’on puisse dire c’est que Didier Céré n’est pas en peine lorsqu’il s’agit de partager sa passion pour le rock high energy. Auteur-compositeur, adaptateur avisé, en solo ou au cœur de formations qui écument les scènes de France, de Navarre et d’ailleurs, il contribue sans conteste à ce qui ce fait de mieux dans l’hexagone en terme de country music et southern rock. De shows en festivals, après 40 ans passés sur les routes, le chanteur guitariste est de retour avec un nouveau skud pour lequel il a fait appel aux fines gâchettes qui sévissaient dans le Sud-Ouest des années 80: Abilène! Ils sont là; Jean Pierre Medou et Jean Michel Calleja aux guitares – Daniel Quenard aux Drums avec en renfort Pascal Davant à la basse. Ils sont là; comme au bon vieux temps, quand ils ouvraient pour Dr Feelgood, Inmates, Ozark Moutnain Daredevils ou Little Bob et ils n’ont rien perdu de leur énergie. Dix titres qui déboulent comme un gros twin sur la route 66. C’est du brut de décoffrage, bougrement efficace et Didier Céré n’a pas son pareil quand il s’agit d’offrir toute la puissance de sa voix au rock’n’roll survitaminé qu’il affectionne et auquel la formation paloise rend ici hommage. Attention! Take no Prisonners Rock’n’Roll est un paquet de dynamite qui va vous péter à la gueule et vous propulser au sein d’un revival où Cochran, Setzer, Slade, Motorhead et Georgia Satelittes régnaient en maîtres pendant que The Gun faisait la course avec le Diable. Sortie officielle de cet excellent album en janvier. Pour écouter des extraits c’est Ici! Toutes infos et commande c’est ! Allez y sinon c’est la privation de Jack Daniels et le goudron et les plumes qui vous attendent!

Tracklist: Le rade des zombies 3:31- Summertime blues 3:10 – Malaise à Nogales 3:52 – Cum on feel the noize 3:52 – Race with the Devil 3:01 – Bomber 3:57 – Sergio my hero 4:07 – Red hot 3:31 – Gudby T’Jane 3:47 – Keep your hands to yourself 3:21.

Patrick BETAILLE, décembre 2019

The Who – Who

The Who: Nouvel album 2019Treize années se sont écoulées depuis Endless Wire, la dernière production studio de ce qu’il reste des Who. Treize années durant lesquelles Roger Daltrey et Pete Townsend se sont consacrés à l’écriture de bouquins, à la réalisation de disques solos et bien sûr à quelques tournées communes en mode best-of nostalgique. La parution de cette douzième production studio semble attester du fait que, même conscients d’être dans la dernière ligne droite, les frères ennemis veulent prouver qu’ils ont envie de renouer avec un genre qu’ils ont pour ainsi dire inventé. Onze nouvelles compositions qui bien évidemment lorgnent du côté du passé sans se démarquer d’un classicisme sur lequel les Who ont au fil des ans consolidé leur réputation. Même si à l’écoute les ambiances rappellent incontestablement la période Who’s Next et Quadrophenia (qui s’en plaindrait?) Who ne consiste pourtant pas en une resucée de vielles recettes éculées. Le chant de Daltrey a gagné en émotion ce qu’il a perdu en aigus et l’écriture de Townsend, toujours aussi aigri et engagé, s’appuie sur des compositions musicales qui n’ont rien perdu de leur finesse. ″Who gives a fuck?″, ″Qu’est-ce qu’on en a à battre?″ C’est ce que déclare le guitariste en ajoutant: ″Quand on a soixante-quatorze ans, franchement, qu’est-ce que ça peut bien vous foutre que le rock soit mort ? Être en vie, ça, oui, ça compte, et préserver la flamme avec son public, c’est quelque chose de délicat″. Quoiqu’il en soit il y a dans ce nouvel album de quoi rameuter les vieux fans et probablement en fédérer de nouveaux.

Patrick BETAILLE, décembre 2019

 

 

.38 Special – Décès de Larry Junstrom

Décès de Larry Junstrom Lynyrd SkynyrdQuand on évoque Lynyrd Skynyrd et, entre autres musiciens son bassiste, le premier nom qui vient à l’esprit c’est Leon Wlikeson. Pourtant avant lui et jusqu’en 1971 c’est  Larry Junstrom qui tenait le manche de la 4 cordes au sein du combo de rock sudiste à la formation duquel il avait contribué et qu’il avait ensuite quitté avant l’enregistrement de leur premier album. En 1977 il rejoint 38 Spécial et y restera jusqu’en 2014. Larry Junstrom est décédé le 7 octobre, il avait 70 ans.

Patrick BETAILLE, octobre 2019

Ginger Baker – Dernier coup de Cymbale

Décès de Ginger bakerAu cours de années 60-70 le tempo du rock était donné par de grands batteurs qui par leur style et leur talent ont élevé la rythmique au rang de grand art. Parmi eux l’histoire retiendra le flegmatique Charlie Watts, impassible derrière le sautillant Mick Jagger, Mitch Mitchell, ce Picasso de la baguette seul capable de comprendre et donc d’ accompagner les Expériences novatrices de Jim Hendrix, et enfin Ginger Baker. Tous trois avaient une attirance pour le jazz. C’est probablement en ce sens qu’ils ont pu apporter au rock une forme de sophistication bienfaitrice. La légende, Ginger Baker y entre en rejoignant Eric Clapton et Jack Bruce pour former Cream, célèbre power trio qui, avec seulement 2 ans d’existence, a définitivement marqué l’histoire du rock. Après la dissolution du groupe rongé par la dope et les problèmes d’ego, ce batteur inventif et explosif mais aussi caractériel et junkie impénitent, n’a de cesse d’afficher son mépris pour le rock, son public, et les autres batteurs qu’il a influencé, y compris John Bonham ou Keith Moon qui d’après ses propres mots ″ne savent pas swinguer″. Gravement malade, Ginger Baker est décédé à l’hôpital le 6 octobre 2019.

Patrick BETAILLE, octobre 2019

Cal Schenkel – Frank Zappa: We’re Only in It for the Money

Cal Schenkel: Zappa We're In It for the MoneyEn 1968, le mouvement hippie et ses élucubrations fleuries laissent Frank Zappa de marbre et les appels du pied des tendances Rock Psyché du moment lui en touche une sans faire bouger l’autre. Même l’unanimement plébiscité Sgt. Pepper’s des Beatles paru un an plus tôt ne trouve pas grâce auprès de ce Dali des sixties qui trouve l’album ″pas mal mais sans plus″ allant même jusqu’à déclarer: ″Ils ne m’ont jamais fait fantasmer. J’avais le sentiment qu’ils n’étaient motivés que par l’argent″. Fidèle à sa réputation de génie cynique et rebelle, le guitariste californien accompagné de ses Mothers of Invention sort en octobre 68 We’re only in it for the money, En plus du titre provocateur (″On est là que pour le fric!″) ce quatrième album du Zap est bourré de propos acerbes sur les policiers, les réactionnaires, les racistes ou les hippies. Musicalement parlant les 19 morceaux, dont certains d’à peine une minute et même 26 secondes pour Hot Poop (Caca Chaud!) font souvent l’objet de divagations déjantées à base d’assemblages sonores, d’effets spéciaux, de distorsions et de bruitages. Mais le plus saisissant réside dans le visuel qui parodie clairement le Sgt pepper’s lonely hearts club band des 4 de Liverpool. Cal Schenkel réalise pour le recto un collage de personnages (dont Jimi hendrix) avec au premier plan les Mothers au complet et une grosse caisse sur laquelle figure le titre de l’album. Au verso, paroles imprimées sur fond rouge et en guise d’encart la photo des 7 membres du groupe alignés sur un fond jaune. Ce cliché est signé Jerry Schatzberg, le photographe qui a fait poser les Stones déguisés en femmes pour la pochette de leur 45 tours Have You Seen Your Mother, Baby, Standing in the Shadow? Ici pas de grimage pour l’hirsute combo, juste des accoutrements féminins improbablement kitsch. Zappa demande la permission de publier l’artwork en l’état à Paul McCartney mais ce dernier lui suggère de s’adresser à sa maison de disques. Refus catégorique de Capitol Records; on ne touche pas aux Beatles! Verve Records, la maison de disque de Zappa, prend donc la décision de faire figurer  l’image  controversée à l’intérieur et de la remplacer par la photo du groupe. La censure ne s’arrête pas là. Le label fait passer certaines phrases jugées malsaines à l’envers pour les rendre inintelligibles et d’autres sont carrément coupées sans que le Maître en soit informé. En 1984, We’re only in it sera réédité  avec les paroles d’origine et quand il est élu parmi les meilleurs albums de tous les temps, Zappa se contente de maugréer: ″Je préfère que la récompense aille à ceux qui ont censuré cet album, ils la méritent plus que moi″.

Patrick BETAILLE, septembre 2019

 

Septembre Noir pour la New Wave

Décès de Rick OcasekDe son vrai nom Laurent Biehler, ce musicien claviériste français a été l’un des membres fondateurs du groupe français Post Punk des années 70-80, Taxi Girl.  Six ans après la disparition de Daniel Darc, Laurent Sinclair est décédé le 2 septembre 2019 à Paris à l’âge de 58 ans.

Philippe Pascal, voix incontournable de la scène musicale rennaise. Le chanteur du groupe New Wave Marquis de Sade, formé en 1978, dissout en 1981 et reformé en 2017, aurait mis fin à ses jours dans la soirée du 12 septembre. Il avait 63 ans.

Le 15 septembre le rock perd une autre de ses légendes. Ric Ocasek, chanteur et guitariste du groupe The Cars, pionnier de la New Wave, a été retrouvé mort à son domicile. Il avait 75 ans.

Patrick BETAILLE, septembre 2019

 

Boxer – Below the Belt

Nigel Thomas Censure Boxer, Below the BeltLa première tentative du groupe Boxer, Below the Belt, sort en janvier 1976 chez Virgin. Malgré la présence de Mike Patto (ex Spooky Tooth) au chant et aux claviers, ce premier opus se distingue plus par son Cover Art que par des compostions somme toute assez poussives.  A partir d’une photo d’ Alex Henderson, Nigel Thomas élabore le packaging de l’album. Au recto, Stepanie Marrian, une habituée de la page 3 du tabloïd The Sun,  pose nue, jambes écartées, avec pour seul accessoire un paire de talons aiguille… rouges. Dans le prolongement d’un bras, un gant de boxe vient opportunément cacher l’entrejambe du top model. Au verso par contre le bras tendu du boxer disparaît, dévoilant sur la même photo la pilosité généreuse de la belle brune qui à l’occasion se voit affublée d’une paire de gants… rouges. Pas moyen de se concentrer sur le tracklisting qui pourtant figure en bonne place! Pour le marché américain, la toison pubienne sera recouverte dans un premier temps par une ceinture de boxeur à l’effigie du groupe, puis, pour les éditions suivantes par une réduction de la photo illustrant l’intérieur du LP. Malgré tout, ne suscitant que peu d’intérêt et de succès, Boxer splittera deux albums plus tard en 1979.

Patrick BETAILLE, septembre 2019