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Altamont 69 : les Rolling Stones, les Hells Angels et la fin d’un rêve.

Altamont 69 Rolling Stones & Hells AngelsLe 6 décembre 1969, un grand festival Rock a lieu sur le circuit automobile d’Altamont en Californie. Santana, Jefferson Airplane, Grateful Dead et les Rolling Stones sont à l’affiche. La soirée tourne au cauchemar quand des Hells Angels, bourrés, défoncés et brutaux, agressent plusieurs musiciens et commettent l’irréparable en poignardant à mort un spectateur. Tout ceci est depuis longtemps acté, notamment grâce au film Gimme Shelter. Ce que l’on connait moins par contre c’est l’histoire dans l’Histoire, souvent sordide, celle que nous raconte l’auteur, Joël SERVIN, en apportant un nouvel éclairage sur des faits  et des comportements on ne peut plus douteux. 300 pages magnifiquement résumées par Vincent Debacker qui conclut son analyse par ces mots: ″Même si les protagonistes du récit donnent parfois envie de gerber tellement leur soif de pouvoir, leur vanité et leur mépris transpirent de leurs petites personnes, ce livre se dévore d’une traite. Il est riche, bien documenté et sérieux. Un vrai bonheur pour qui aime le Rock et son histoire (glorieuse ou décadente)″. Lire l’article complet sur Veetess Speereet!

PB, août 2017

📖 Pour Bouquiner 📖

The Rolling Stones, Beggars Banquet

Rolling Stones Beggars Banquet censure

Londres 17 mars 1968. Les Rolling Stones entrent en studio pour enregistrer leur septième album. Si les précédentes tentatives contiennent de nombreuses reprises et pas mal d’ errances psychédéliques,  Beggars Banquet lui, marque un retour aux sources quant à l’inspiration musicale du groupe. Jamais le blues n’a été aussi présent sur cet opus qui reste aussi le dernier à bénéficier de la présence de Brian Jones parti peu de temps après valider son inscription au Club 27. La publication de l’album se voit retardée pour cause de désaccord relatif au packaging. En effet, les Stones entrent en conflit avec leur label Decca à cause de la photo qu’ils ont sélectionnée pour la pochette. Le cliché réalisé à Los Angeles représente des chiottes on ne peut plus crades, aussi crades que les murs du local couverts de graffitis. Malgré le forcing de Jagger & Richard, Decca résiste et finit par imposer sa volonté. La jaquette de ″Beggars Banquet″ prendra finalement l’aspect d’un banal carton d’invitation blanc avec la mention ″R.S.V.P.″ (″Réponse S’il Vous Plait″) en plus du nom du groupe et du titre de l’album. Qu’importe! Avec ″Let it Bleed″, ″Sticky Fingers″ et ″Exile on main St″, ″Beggars Banquet″ reste à jamais parmi les plus inspirés et les plus aboutis de la discographie des Pierres qui Roulent. Et de toutes façons, lors de la réédition du LP en CD, la photo des cagoinces refera son apparition.

PB, mars 2017

 Rock et Censure 

Rolling Stones, Blue & Lonesome

Rolling Stones Blue & LonesomeFlashback: Il y a plus de 50 ans Jagger et Richard, tous deux copains d’école passionnés de Blues, se croisent par hasard sur un quai de gare. Ils ont sous le bras quelques enregistrements dont un de Robert Johnson qu’ils écoutent ensemble un peu plus tard. Keith: ″ Qui c’est le 2 ème guitariste?« . Mick: »Ben il est tout seul!« .  Retour au présent, avec en toile de fond cette époque au cours de laquelle Jagger, Richards et Charlie Watts étaient juste un groupe de reprises de blues. Pas de compositions originales parmi les douze titres qui composent « Blue & Lonesome« , vingt-troisième  album studio des pierres qui roulent. Juste des reprises de Little Walter, Howlin Wolf, Magic Sam, Eddie Taylor, Otis Rush et Willie Dixon. L’ensemble est cohérent,  joué juste, bien produit et l’on sent que les septuagénaires sont à l’aise dans cette ambiance du Chicago Blues des années 50 et 60. « Back to the roots » donc, et, pour lever le doute il suffit de réaliser que l’harmonica est présent sur la quasi totalité du disque. Jagger excelle dans ce domaine et dixit Keith « Il n’est jamais aussi sincère que  quand il souffle dans cet instrument« . Même quand ils invitent Eric Clapton sur deux titres les musiciens jouent ensemble, comme un groupe qui a remisé ses égos pour privilégier instinct et sincérité. Et ça fonctionne! Même Mick n’en fait pas trop au chant pour une fois. »Blue & Lonesome » ne révolutionnera pas la Musique et ne changera pas le cours de l’histoire des Rolling Stones, mais il nous offre un joli coup de Blues et ce serait dommage de ne pas en profiter. Seul bémol, le packaging lippu d’un bleu canard WC absolument hideux!  Ecouter  Everybody knows about my good thing″.

PB, décembre 2016

♫ La Discothèque idéale ♫

 

The Rolling Stones, Sticky Fingers

Rolling Stones, censure de Sticky Fingers

Publié en avril 1971, Sticky Fingers marque l’entrée des Rolling Stones dans les seventies. C’est avec cet album que le groupe met fin à sa collaboration avec Decca Records pour UK et London Records aux US en lançant son propre label: Rolling Stones Records. Pour la première fois Mick Taylor est présent sur les 10 titres du disque et Mick Jagger est crédité sur certaines parties guitares. Première apparition également du désormais incontournable logo ″Tongue and Lip″. Chef d’oeuvre Rock, triple platine et considéré comme le meilleur album de la longue carrière des pierres qui roulent Sticky Fingers se fait aussi remarquer par sa jaquette pour le moins originale. Le concept est d’Andy Warhol qui, pour la photo, fait appel à Billy Name. Beaucoup de fans pensent que c’est Jagger qui se cache derrière la proéminence au niveau de la braguette des jeans. En fait non. Le cliché représente l’entrejambe de Joe Dallesandro, un acteur ami, et probablement amant, de Warhol. Pour une fois, malgré le côté suggestif du visuel, la jaquette ne sera pas désavouée aux Etats Unis ni en Grande Bretagne. En 2003, la chaîne américaine network VH1 attribue même à l’objet le titre de ″plus belle pochette de disque de tous les temps″. Seuls les distributeurs déplorent le fait que la fermeture Éclair endommage les vinyles. En Espagne par contre la censure est appliquée et le jean zippé est remplacé par une boite de mélasse d’où émergent des doigts évidemment gluants. Par la même occasion le titre ″Sister Morphine″ laisse sa place à une version live de ″Let it Rock″ ( Chuck Berry) sur cette version hispanique. Olé!

PB, juillet 2015

 Rock et Censure 

Dominique Tarlé: Exile, like a Rolling Stone

Dominique Tarlé ExileL’ impôt a parfois des effets inattendus, surtout lorsqu’il s’agit de l’exil fiscal qu’il génère. 1971, après la sortie de ”Sticky Fingers”, les Rolling Stones, escroqués par leur manager et menacés par le fisc anglais se barrent dans le sud de la France. Dans une villa louée à Villefranche sur Mer ils installent musiciens, studio mobile, femmes, enfants et tout ce dont ils ont besoin pour enregistrer leur prochain album. Le résultat de cet isolement forcé c’est un double album,  ”Exile on Main St”, considéré aujourd’hui comme un classique du rock et l’un des meilleurs albums des Stones. Pendant son séjour doré la bande à Jagger  invite également quelques potes ou proches. Dominique Tarlé, photographe engagé volontaire du Rock, en fait partie. Il connaît bien le groupe qu’il suit déjà depuis quelques temps et accepte donc de consacrer une journée à shooter les gitans du Rock dans ce nouvel environnement. Il reste finalement 6 mois dans la Villa Nellcôte où, armé de ses objectifs, il immortalise le quotidien des mauvais garçons en plein trip ”sex, drugs and rock’n’roll”. ”Exile”, le livre des Editions Genesis, sort en 2001. Les 1740 exemplaires sont épuisés en quelques jours. Quant à la somptueuse version Luxe signée par Dominique Tarlé et Mick Taylor,  tirée seulement à 260 copies je vous laisse deviner.  Que faire pour contempler les quelques 280 tirages historiques – presque tous en noir et blanc – sinon attendre une hypothétique réédition? Ben rien! Sauf partir en quête du Graal sur le net après avoir cassé la tirelire ou se contenter de ce que quelques sites sérieux et documentés mettent à disposition. Ici par exemple!

  Arrêt sur Image 

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