Beth Hart – A Tribute to Led Zeppelin

Si l’on remonte dans la carrière de cette chanteuse exceptionnelle et pour peu que l’on ait eu la chance de tomber sur son Live in Paradiso, l’on sait déjà qu’en 2004 Beth Hart faisait déjà vibrer la petite salle de concerts d’Amsterdam au son d’une version incendiaire du Whole Lotta Love de qui vous savez. Il y a donc longtemps que l’ombre du dirigeable plane au dessus de la tête de l’américaine qui, d’albums solo en collaborations scéniques somptueuses avec Jeff Beck, Slash et bien sûr Joe Bonamassa, n’en finit pas de prendre des risques pour afficher avec un énorme talent son  amour pour la pop classieuse, le rock high energy et le blues viscéral. Mais là, pour s’attaquer à un tel répertoire, faut quand même en avoir dans le futal! Surtout quand l’on a plus rien à prouver et que sonne l’heure d’un hommage prétexte à une explosion de fureur trop longtemps  bridée par une pandémie frustrante. N’est pas Robert Plant qui veut [NDLR: N’est-ce pas Josh Kiszka?] et encore moins Led Zeppelin au complet [NDLR: N’est-ce Greta Van Fleet?]. Car c’est bien de reprises dont il s’agit. Beth Hart n’est pas une débutante et elle a bien compris que pour respecter l’héritage il fallait absolument laisser s’exprimer sa personnalité et se faire accompagnant de musiciens capables de ne pas passer pour un vulgaire tribute band. Pour l’occasion ce sont Tim Pierce (Bruce Springsteen, Tina Turner) à la guitare, Chris Chaney (Rob Zombie, Slash) à la basse, Jamie Muhoberac (Bob Dylan, Rolling Stones) aux claviers, et Matt Laug ( Alice Cooper) à la batterie. Tout ce beau monde supervisé et orchestré par Rob Cavallo, en son temps producteur de Green Day et Linkin Park. Résultat, un disque de neuf reprises majestueusement exécutées et mises en valeur par cette voix à la fois rocailleuse et soul, source d’un véritable tourbillon émotionnel qui va vous faire saigner les oreilles. Whole Lotta Love, Kashmir, The Crunge, Black Dog, Good Times Bad Times, Stairway To Heaven bien sûr, sans passer sous silence les medleys Dancing Days/When The Levee Breaks et No Quarter/Babe I’m Gonna Leave You Now, tout fonctionne à merveille. Un régal!

Vous savez quoi? J’aimerais bien savoir ce qu’en pensent Robert, Jimmy et John Paul, eux qui en 2012, lors des Kennedy Honnors,  s’étaient levés pour ovationner Beth à la fin de son interprétation de I’d Rather Go blind (avec Jeff Beck) en hommage à Buddy Guy. La preuve!

Patrick BETAILLE, février 2022

 

 

Bernard MacMahon – Becoming Led Zeppelin

Becoming Led Zeppelin sera le tout premier documentaire officiel sur le groupe. Il avait été annoncé en 2019, et devait faire l’objet d’une présentation à Cannes pour commémorer les 50 ans de la formation britannique. Son réalisateur, Bernard MacMahon, déclara dans un communiqué : ″Becoming Led Zeppelin est un film que personne ne pensait réalisable. À travers d’intenses recherches à travers le monde et des années de restauration d’archives visuelles et sonores, l’ascension vertigineuse du groupe peut enfin être racontée″. Les choses avancent car c’est désormais officiel: la première aura lieu lors du Festival international du film de Venise qui se déroulera du 1er au 11 septembre 2021. Le film raconte les débuts individuels de Page, Plant, Jones et Bonham qui, dans les années 1960, jouaient chacun de leur côté dans de petites salles au Royaume-Uni, puis leur rencontre au cours l’été 1968, leur conquête des Etats-Unis dans les années 1970 et la séparation après le décès de Bonzo. Des séquences inédites bien sûr, avec notamment des interviews – qu’elles soient réalisées spécialement pour le documentaire, ou qu’elles proviennent d’archives – au cours desquelles les musiciens, pour la première fois, apportent un témoignage personnel sur leur propre histoire. ″Quand j’ai vu le travail ambitieux et magnifique de Bernard MacMahon sur American Epic, j’ai su qu’il serait à la hauteur pour raconter notre histoire″: Des propos prometteurs de la part de Jimmy Page, 45 ans après le nanar inégalé qu’est The Song Remains The Same. À suivre…

Patrick BETAILLE, août 2021

Led Zeppelin – ″Ride the Winds of Change″

1972. Entre le Led Zeppelin IV et House of the Holly, Led Zeppelin pose son dirigeable en Australie pour une série de concerts. Entre deux prestations, les membres du groupe s’occupent la nuit en dévastant leurs chambres d’hôtels et le jour en peaufinant leur bronzage à la plage. À l’occasion, il leur arrive également de s’adonner aux plaisirs des balades à moto. Cette photo à été prise en février dans un endroit appelé Frenchs Forest (la forêt des français) et situé dans la banlieue nord de Sidney. Derrière l’objectif, un certain Yan Torv, le frère du patron d’une grosse radio locale. Il a immortalisé 3 des membres du groupe en goguette motorisée sur des monos Suzuki. Jimmy Page et Robert Plant posent sur des trails 125 TS 2 Temps alors que John Bonham a jeté son dévolu sur un VanVan. Des anglais sur des japouilles! Shame on you! ″There’s still time to change the road you’re on″ (il est toujours temps de prendre une autre direction).

Patrick BETAILLE, février 2021

 

Confinement – Made in England!

Sur les affichages lumineux de Picadilly Circus: message d’Elisabeth II à propos du virus. ″Nous serons à nouveau avec nos amis; nous serons à nouveau auprès de nos familles; nous nous réunirons à nouveau. D’ici là, restez chez vous et écoutez Led Zeppelin″.

Patrick BETAILLE, décembre 2020

George Hardie – De Led Zeppelin à Pink Floyd

George Hardie est un designer britannique né en 1944. Il fait ses études à Londres à la central Saint Martins et au Royal College of Art. C’est à ce moment là qu’il commence à créer illustrer des pochettes de disques, comme celle du premier album de Led Zeppelin en 1969. Il rejoint ensuite les studios NTA où il travaille sur de nombreuses galettes emblématiques avec le groupe de design Hipgnosis. de 1973 à 1976, il participe ainsi à celles de The Dark Side of the Moon et Wish you Where Here de Pink Floyd, How Dare You de 10cc, Technical Ecstasy de Black Sabbath et Presence de led Zeppelin. Parallèlement à cette activité l’illustrateur oeuvre en tant qu’indépendant. À partir de 1982 il enseigne à l’université de Brighton et en 1989 il ouvre le master Sequential Design/Illustration. depuis 1994 George Hardie est membre et secrétaire de l’Alliance Graphique Internationale et en 2005 il est élu Royal Designer for Industry. [Source: Plaquette de l’exposition Voir et Faire Voir du Bel Ordinaire 64140 Billère]. D’autres ont également bénéficié de la contribution de l’artiste. Parmi eux et entre autres, Peter Frampton, Genesis, Be+Bop Deluxe, Wings, Hollies, Paul McCartney, Golden Earring ou Yes.

Patrick BETAILLE, septembre 2020

Les Pochettes Emblématiques en Livre: In Vinyle Veritas!

Stairway to Heaven: Pas de plagiat!

Robert Plant & Jimmy Page liveL’affaire débute en 2016. Les ayants-droit du guitariste Randy California intentent une action en justice à l’encontre de Jimmy Page et Robert Plant. Les membres de Led Zeppelin sont accusés d’avoir copié Taurus, un morceau figurant sur le premier album du groupe Spirit, pour élaborer leur Stairway to Heaven. Un premier procès pour plagiat a lieu cette année là. L’accusation met en avant le fait qu’en 1968 aux Etats-Unis, Led Zep avait joué en première partie de Spirit et donc connaissait le morceau en question. Pas suffisant pour les juges qui refusent d’accéder à la demande des plaignants réclamant plus de 10 millions de dollars de droits. Ces derniers, estimant que le jugement est entaché de vices de procédure, font appel en 2018 et obtiennent l’annulation du jugement: Lire l’article. Les membres de Led Zeppelin demandent alors une nouvelle révision du jugement. La semaine dernière, les magistrats de la cour d’appel de San Francisco ont décidé de maintenir le jugement pris en première instance.

Patrick BETAILLE, mars 2020

 

Mike Doud – Physical Graffiti

Mike Doud Physical GraffitiAvant de réaliser en 1979 la pochette de l’album Breakfast in America de Supertramp, Mike Doud avait acquis ses lettres de noblesse grâce à sa contribution au cover art de Physical Graffiti, sixième opus de Led Zeppelin. En 1975en collaboration avec Peter Corriston, l’artiste conçoit une jaquette ludique représentant deux immeubles du New York’s East Village. Selon l’orientation donnée aux enveloppes intérieures du double album, des figurines apparaissent aux fenêtres découpées. Ainsi il est possible de voir passer Elizabeth Taylor, Cléopatre, Marcel Duchamp, Marlene Dietrich, Laurel & Hardy, Jerry Lee Lewis, King Kong, la Vierge Marie, ou encore le couronnement d’Elizabeth II ou le Magicien d’Oz. Peter Grant et les membres du Zep occupent aussi la place, sauf si l’on privilégie l’insert contenant les titres de l’album en lettres rouges. Evidemment, les éditions CD de Physical Graffiti nuisent grandement à la valeur artistique du visuel de l’album mais la version vinyle reste l’une des plus originales dans la discographie du dirigeable et en tous cas à l’époque la plus chère à mettre en oeuvre. L’immeuble quant à lui est toujours debout, il se situe à New York au 97 St Mark’s Place. On y va? Au sous sol il y a désormais un magasin de fringues qui a pour enseigne… Physical Graffiti!

Patrick BETAILLE, novembre 2018

Le Cover Art Emblématique en Livre: In Vinyle Veritas!

Led Zeppelin by Led Zeppelin – Le livre

Led Zeppelin by Led Zeppelin le livreA l’occasion du 50ème anniversaire du groupe, Jimmy Page, Robert Plant et John Paul Jones ouvrent leurs archives. De la première prestation des New Yardbirds au concert de reformation de 2007, Led Zeppelin by Led Zeppelin retrace en images la carrière du dirigeable; en studio, à la scène comme à la ville, ce sont 400 pages de témoignages photographiques dont certains renvoient en fin d’ouvrage vers des commentaires ou anecdotes de la part des membres du groupe. L’ouvrage publié aux éditions Reel Art Press trouvera facilement sa place aux côtés de celui de Barney Hoskins: Gloire et décadence du plus grand groupe du monde.

Patrick BETAILLE, octobre 2018

 

Led Zeppelin – Stairway to Heaven

Page/Plant Stairway to HeavenThere’s a lady who’s sure all that glitter is gold…″ D’or il est encore question à propos du hit planétaire du plus grand groupe de Rock du monde. D’or pas exactement, mais de brouzoufs, de pépettes, de pognon, de flouze, bref, de dollars. Déjà le sujet avait été évoqué en 2014 lorsqu’il s’agissait de recenser d’éventuels plagiats commis par Led Zeppelin. Il était question notamment de savoir si Stairway to Heaven avait fait l’objet d’un piratage d’un titre de Spirit: ″Taurus″. Le procès intenté par les ayants droit de Randy California et gagné par Led Zep avait eu lieu en 2016. Estimant que le procès avait été entaché par de nombreux vices de procédure, la fondation qui gère les intérêts de Randy California – mort de noyade en 1997- fait aujourd’hui appel de la décision et le duo Page/Plant va donc devoir comparaître à nouveau. ″…Cause you know sometimes words have two meanings…

Patrick BETAILLE, septembre 2018

Barney Hoskyns – LED ZEP

Led Zeppelin, gloire et décadenceUn train de marchandises en pleine tronche! C’est ce que l’on ressentais en 1969 en découvrant le premier album de ce qui allait devenir le plus grand groupe de rock de tous les temps. ″Au XXIe siècle, il n’y aura pas d’autre Led Zeppelin parce que jamais plus un groupe ne réunira quatre génies. L’époque et l’environnement sont différents″. l’auteur de cette lapalissade, Kim Fowley (producteur et figure de la scène de Los Angeles) fait partie des quelques 200 voix qui s’expriment sur l’histoire du dirigeable. En effet, plutôt que de raconter cette saga par lui même, l’auteur, Barney Hoskyns, a préféré donner la parole à ceux qui de près ou de loin ont vécu la gloire et la décadence de Led Zeppelin. Des musiciens, des producteurs, des managers, des groupies, des journalistes, des roadies, les amis, la famille, tous sont au rendez vous pour donner leur propre version ou leur perception des événements  qui ont jalonné les hauts et les bas de la carrière osmotique de Page, Plant, Bonham et Jones. Des morceaux d’interviews, des anecdotes, des témoignages croisés, le tout sous forme de patchwork assemblé sur les 800 pages du livre. Le travail est colossal et l’assemblage chronologique captivant. Des débuts en studio de Jimmy Page et John Paul Jones au pont d’or refusé par Plant pour reformer le groupe (240 millions de dollars) en passant par la création de Stairway to Heaven, les femmes, la drogue, les destructions d’hôtels, la folie des concerts, le décès de john Bonham, et le reste y compris le pire. Une lecture passionnante et indispensable pour le fan qui au bout du compte saura ce qu’il ne voyait pas et verra ce qu’il ne savait pas. Chez le même éditeur (RivagesRouge) que l’épatant Altamont, Gloire et décadence du plus grand groupe du monde est disponible en format poche pour la modique somme de 11,50€.

Patrick BETALLE, janvier 2018