Buddy Guy – Blues is still alive and well

The Blues is still alive and wellTout est dans le titre! Avec ce nouvel album Buddy Guy prouve, si besoin en était, qu’il est bien une légende vivante, le seul survivant de tous les géants du Blues depuis la mort de B.B. King en 2015. Déjà en 2010 dans Living Proof  il ouvrait en proclamant qu’il était ″74 years young″. aujourd’hui, à 81 ans  il dit simplement: ″a few good years is all I need right now″ (quelques bonnes années, c’est tout ce dont j’ai besoin en ce moment). Sur la pochette de Blues is still alive and well Buddy, tout sourire, pose avec sa Telecaster à pois devant le panneau de Lettsworth, sa ville natale en Louisiane. En arrière plan, une bicoque délabrée qui n’est pas sans rappeler celle McKinley Morganfield, alias Muddy Waters. Le décor est planté. L’ami Guy se sort les tripes, vocifère et distille des chorus ravageurs comme si sa vie en dépendait. 15 titres, plus d’une heure d’une musique qui nous rassure sur l’état de santé du Blues même si ici il est souvent question de vie et de mort. Étonnant! Étonnant et surprenant aussi. Sur ″You Did The CrimeMick Jagger joue de l’harmonica; vous ai-je dit que que Mick le lippu est un putain d’ harmoniciste? Non? Ben je vous le dit! Le troisième titre nous offre une tuerie au cours de laquelle Keith Richards et Jeff Beck, éternels disciples consciencieux, font parler la poudre: Cognac!

PB, juillet 2018

Buddy Guy – Born to play Guitar

Buddy Guy, Born to play guitarBuddy Guy est toujours là et bien là. A 80 balais, le dernier des ″Blues Giants″ depuis la disparition de B.B. King vient de remporter le Grammy Award du meilleur album Blues 2016 avec son 28ème album studio: ″Born to play guitar″. Celui dont le jeu a inspiré Hendrix et sur les solos duquel Clapton s’est fait saigner les doigts, livre 14 titres qui, une fois de plus attestent de l’incontestable talent du guitariste. Une fois mis de côté les accents Pop du dispensable ″Crazy World″ on ne boude pas son plaisir à l’écoute du reste des compositions. Fioritures inattendues, balayages de cordes subtils, ballades acoustiques ou chorus ravageurs tout y est, y compris quelques invités de marque. Sur ″Wear you out″, Billy Gibbons prête sa voix rauque pour un bon gros blues rock à la ZZ Top. Kim Wilson (Fabulous Thunderbirds), en pleine forme, apporte son harmonica sur ″Too late″, un blues West Coast des plus dynamiques. Joss Stone pour un duo sympa sur ″Baby you got what it takes″. Van Morrison lui participe à ″Flesh & bone″, un hommage à B.B. King sous la forme d’une superbe ballade aux accents country/folk. Et puis il y a ces moments privilégiés. Buddy n’a pas son pareil quand il fait hurler sa strat sur des envolées bien musclées telles que Thick like Mississippi mud″ ou ″Smarter than I was″. Alors bien sûr d’aucuns diront qu’il n’y a dans tout ça pas de quoi défriser Nelson Momfort... Fuck! La basse de Billy Cox et le solo de Wah Wah que Jimmy himself aurait approuvé c’est du mou de veau peut être? Non! c’est ″Turn me wild″.

PB, avril 2016

 

Buddy Guy – Blues Giant

Buddy Guy Blues GiantIl ne s’appelle pas King et pourtant s’il en est un qui mérite ce titre c’est bien l’ami Buddy. Né en 1936 en Lousiane il émigre rapidement à Chicago, patrie de Muddy Waters,  Howlin’ Wolf et John Lee Hooker, où il connaît  un succès quasi immédiat. Ce gars là possède une technique foudroyante, un des plus beau son du blues et fait preuve d’un sens de la progression dramatique inné qui le rend capable d’électriser l’auditoire le plus apathique. Servi par un style puissant et subtil – influence majeure d’ Eric Clapton, Jimmy Hendrix ou Stevie Ray Vaughan –  il parvient à lier les racines du blues le plus traditionnel à une modernité étincelante et ravageuse. Guitariste exceptionnel et chanteur profondément émouvant, aujourd’hui encore et à 76 ans, Buddy Guy n’a rien perdu de sa flamme. Tout le reste n’est que baratin. Pour preuve, sa reprise éblouissante de“Mustang Sally”!

Ecouter: “Buddy’s Blues” : Compilation extraite de la période Chess Record. Damn Right, I’ve Got the Blues(1991) et Living proofen 2010 : deux brûlots de la période moderne, somptueusement produits.

Voir: Lui, sur scène, tant qu’il est encore temps!