Neal Adams – The Groundhogs

Certains fans de Comics se souviendront de Neal Adams en tant qu’artiste ayant participé aux aventures de Super Heros popularisées par DC Comics, Marvel ou encore Strange Magazine. L’illustrateur new-yorkais est en effet connu pour avoir brillamment contribué au renouveau de nombreux personnages parmi lesquels Batman, Superman et Deadman. Dans les années 1980, invité au Festival d’Angoulême, le dessinateur met en scène Superman aux côtés de Superdupont dans la revue Fluide Glacial.

D’autres, probablement plus rares – mais en tous cas fans de blues rock puissant anglais – sont peut être tombés un jour sur l’excellent septième album de The Groundhogs paru en 1972. L’illustration du LP met en scène les membres du groupe représentés en super-héros qui combattant les maux générés par la surpopulation, la pollution et les dérives de la politique et de la religion. Un pochette comme on savait les faire à l’époque car, une fois ouvert, le gatefold offrait des sections dépliables intégrant la bande dessinée qui relate cette histoire des Mighty Groundhogs. C’est bien Neal Adams qui est derrière ce cover art si étonnant qui illustre Who Will Save the World?  L’un des plus grands artistes de l’histoire de l’illustration américaine vient de décéder à l’âge de 80 ans.

Patrick BETAILLE, mai 2022

D’autres anecdotes sur la censure et l’histoire des pochettes de disques à retrouver dans le livre: IN VINYLE VERITAS – ÉLOQUENCE ET DÉSAVEU DU COVER ART

Dessine moi un Vinyle – Part 2

Artistes et maisons de disques ont souvent courtisé photographes, designers et dessinateurs pour imager leurs productions. Certains chefs de file du neuvième art sont à l’origine d’indéniables réussites graphiques, y compris au cœur de la variété francophone. Parfois anecdotiques et souvent plus prisées que les contenus qu’elles accompagnent, ces prouesses illustrées témoignent d’une belle complicité entre bande dessinée et albums. Ci-dessus, de gauche à droite et de haut en bas :

Eddy Mitchell : L’épopée du Rock – Barclay, 1974. ©Illustration Al Voss.
Dick Rivers : Mississippi River’s – Mouche Records 1975. ©Illustration Morris.
Nino Ferrer : Rock’n’Roll Cowboy – Vogue, 1983. ©Illustration Frank Margerin.
Bijou: Lola (Single) – Polydor 1988. ©Illustration Tanino Liberatore.
Richard Gotainer : Vive la Gaule – Virgin Records, 1987. ©Illustration Marcel Uderzo.
Pigalle : Regards Affligés… – Boucherie Production 1990. ©Illustration Jacques Tardi.

D’autres anecdotes sur la censure et l’histoire des pochettes de disques à retrouver dans le livre:

IN VINYLE VERITAS – ÉLOQUENCE ET DÉSAVEU DU COVER ART

Patrick BETAILLE, avril 2022

Dessine moi un Vinyle – Part 1

Artistes et maisons de disques ont souvent courtisé photographes, designers et dessinateurs pour imager leurs productions. Bel exemple que celui de Janis Joplin qui fit appel à Robert Crumb pour le packaging de l’inoubliable Cheap Thrills. Certains autres chefs de file du neuvième art sont à l’origine d’indéniables réussites graphiques. Parfois anecdotiques et souvent plus prisées que les contenus qu’elles accompagnent, ces prouesses illustrées témoignent d’une belle complicité entre bande dessinée et albums. Ci dessus, de gauche à droite et de haut en bas :

The Grateful Dead : Shakedown Street- Arista Records, 1978. ©Illustration Gilbert Shelton.
Ramones : Road to Ruin – Sire Records 1978. ©Illustration John Holmstorm.
Zappa : The Man from Utopia – Barking Pumping Records, 1983. ©Illustration Liberatore.
Iggy Pop : Brick by Brick – Virgin Records, 1990. ©Illustration Charles Burns.
George Thorogood & The Destroyers : Haircut – EMI, 1993. © Illustration Peter Bagge.
Airbourne : No Guts, No Glory – Road Runner Records, 2009. ©Illustration Rob Sharp .

D’autres anecdotes sur la censure et l’histoire des pochettes de disques à retrouver dans le livre:

IN VINYLE VERITAS – ÉLOQUENCE ET DÉSAVEU DU COVER ART

Patrick BETAILLE, avril 2022

METAL HURLANT – Le Retour!

Dès sa création en 1975, le magazine devient un élément incontournable de la Pop Culture. Créé Jean-Pierre Dionnet – son rédacteur en chef de 1975 à 1985 – la formule trimestrielle propose avec succès un mélange de bandes dessinées sur fond de Science Fiction et un rédactionnel dans lequel la musique occupe une place de choix. Éditée par les Humanoïdes Associées, la revue cesse de paraître en 1987 après 133 numéros, pour revenir de 2002 à 2004 au format bimestriel. En mai 2006, un ultime numéro de cent pages est publié, annonçant la fin de Métal hurlant. En mai 2020, Vincent Bernière annonce le retour de Metal hurlant. La sortie de la nouvelle formule est prévue en octobre 2021 sous la forme mook: 288 pages couleur à mi-chemin entre livre et magazine. 50 auteurs, une trentaine d’histoires à feuilleter, de quoi relancer la machine et ravir les fans avec de nouveaux sujets. À n’en pas douter, la pandémie et ses conséquence seront à la Une. Le Futur, c’est déjà Demain!

Patrick BETAILLE, juin 2021

 

Nikita Mandrika – Le Concombre Masqué Orphelin!

Grand Prix de la ville d’Angoulême pour l’ensemble de son œuvre, cofondateur de L’Écho des savanes (avec Gotlib et Claire Bretécher), rédacteur en chef de Charlie et Pilote, collaborateur de Métal hurlant, ce dessinateur s’était distingué par la création de légumes anthropomorphes. Mêlant d’une manière parodique la convention, l’absurde et le délire, il ainsi donné naissance – sous la forme d’une cucurbitacée bavarde, philosophe et…. détective – à un héro totalement différent: le Concombre Masqué. Mandryka, son auteur, vient de décéder à l’âge de 80 ans. Lui qui disait: ″Ce qui me tue dans la vie, c’est la mort″.

Patrick BETAILLE, juin 2021