Deep Purple – Splat!

 

Pour un groupe qui a vendu plus de 130 millions d’albums dans le monde et influencé des générations de musiciens, il ne restait plus grand-chose à prouver. Pourtant, après avoir contribué à définir les codes du hard rock, Deep Purple répond toujours présent sans avoir rien perdu de son ambition et de son énergie. Bien ou mal, de Now What?! à =1 en passant par The inFinite, Whoosh! et Turning To Crime, la formation a connu l’une des périodes de fin de carrière les plus prolifiques. Sans évoquer un retour aux sources, ce vingt-quatrième album studio affiche une intention sincère de renouer avec la puissance et l’intensité. Splat! n’est pas un monument commémoratif. Le disque ronronne et baigne dans un équilibre subtil entre détermination, groove et impact. Sans réelle surprise, les clins d’œil aux années 70 existent. Pour autant, pas de quoi faire oublier In Rock ou Machine Head. Mais est-ce le but? Reste qu’à l’écoute des 13 titres on assiste à de belles passes d’armes dignes de Space Truckin’ ou Highway Star. Difficile de faire autrement quand on s’appelle Deep Purple. C’est génétique et, en ce sens, le noyau dur Gillian/Glover/Paice fait preuve d’un rendement efficace. Désormais, Simon McBride n’est plus le remplaçant de Steve Morse. Virtuose, il occupe une place prépondérante et, avec Don Airey aux claviers, il insuffle au quintet cette belle dynamique qui imprègne tout l’album.


Bien que l’honnête Splat! (très bien produit par Bob Ezrin) sonne comme le témoignage d’une envie qui fait plaisir à entendre, on aurait aimé un plus de prise de risques de la part de Deep Purple Mark IX.


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Le lundi c’est permis – Classe

© Photo:Andreas Magnusson

 


[Bernard Pivot]:  ″ Le chic, la classe, l’élégance, et même le peps, on ne les a pas par comparaison, on les a ou on ne les a pas –  Chic, class, and elegance, and even a touch of flair, you don’t have them by comparison, you either have them or you don’t. ″


 

Loverboy – Get Lucky

 

[Extrait]: Dès 1979, en ouvrant pour Kiss lors d’un concert à Vancouver, Loverboy déferle tel un tsunami sur l’industrie musicale. Pas de censure pour Get Lucky, le deuxième album sorti en 1981, mais…
Au crédit photo du visuel quelque peu racoleur, une information laconique: ″ Bottom TK ″. C’est ce qui déclenche diverses supputations au sujet de la paire de fesses moulées dans un pantalon en cuir. Du fait de la présence au premier plan d’une main masculine aux doigts croisés, beaucoup pensent que le postérieur appartient à l’un des membres du groupe. Il faut dire que, lors de la tournée promotionnelle du disque et sur les clips, Mike Reno et Paul Dean portent tous deux un falzar rouge…
Dans une interview en 2014, Reno déclare qu’il s’agit ni plus ni moins que de Tymara Kennedy (TK, donc), la fille du photographe et auteur de ce cliché : David Michael Kennedy. Le chanteur révèle aussi avoir fourni le futal déniché dans une boutique de New-York. Dans les faits, question taille, le vêtement ne sied à qui que ce soit au sein de l’équipe…
Un jour, de retour de l’école, Tymara, 13 ans, voit le pantalon. Il lui plaît, elle l’essaye, il lui va. Pour illustrer ce deuxième album, Michael Kennedy décide donc de mettre en scène une photo de l’adolescente. Quant au bras velu et aux crossed fingers de la chance qui le prolongent, un article de presse prétend qu’ils appartiendraient à un mannequin argentin. Get Lucky a été reconnu par CBC Music comme l’un des 50 plus beaux artworks canadiens.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


 

Walter Chandoha – The Mob

© Photo : Walter Chandoha. The Mob – 1961

Quand on parle de sa rencontre avec un chat, on dit souvent : ″ C’était le destin ″. Peu d’histoires illustrent mieux l’adage que celle de Walter Chandoha (1920–2019). Originaire du New Jersey, dès son enfance, il commence à prendre des photos avec le Kodak familial. Après avoir obtenu son diplôme de la Bayonne High School, il travaille comme assistant avant d’être enrôlé dans l’armée pendant la Seconde Guerre mondiale comme photographe de guerre dans le Pacifique. En 1949, une rencontre impromptue avec un chaton errant le mène vers ce qui allait finalement lui offrir une nouvelle approche de la représentation visuelle des chats.
Avec cette nouvelle activité professionnelle, le succès des premiers clichés est déterminant. Chandoha comprend alors que photographier des chats n’ést pas un simple passe-temps, mais une véritable vocation. Tout au long de sa carrière, le photographe a constitué une collection de plus de 90 000 images – dont beaucoup ont fait la couverture de centaines de magazines – et a publié plus de trente ouvrages. Ses images ont été omniprésentes. Des expositions d’art aux emballages d’aliments pour animaux, elles ont influencé la culture populaire bien avant qu’Internet ne transforme l’image des chats en un phénomène numérique. Source, infos et images: Cats Museum.


[Walter Chandoha]: ″ La plupart des gens ont tendance à considérer les chats comme des animaux solitaires. En réalité, ils sont très sociables. Ils se regroupent tout comme le ferait une famille. ″


 

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Jayler – Voices Unheard

 

Tout commence dans les West Midlands en 2021, lorsque James Bartholomew (chant) et Tyler Arrowsmith (guitare) se rencontrent. Au constat d’une appétence commune pour le classic rock, les deux musiciens décident de se lancer dans l’aventure. Ils fondent Jayler en s’adjoignant les services de Ed Evans (batterie) et de Ricky Hodgkiss (basse/claviers).  Après un EP prometteur de six titres paru en 2023 et de nombreux concerts, le quatuor vient de confirmer son intention de raviver la flamme de l’âge d’or du rock en publiant Voices Unheard, leur premier LP.
Dès la première écoute, l’évidence est palpable. Les britanniques ont été biberonnés au blues et au rock des seventies portés par Humble Pie, Aerosmith ou Led Zeppelin. Tempos, riffs, sonorités, tout est là pour remettre sur l’ouvrage le hard rock à l’ancienne. Même le look! En effet, à y regarder de près, James Bartholomew a la dégaine de Robert Plant jeune. Même si certains plans de guitare, envolées vocales, intonations ou structures évoquent immédiatement leurs influences, le quatuor évite soigneusement le piège qui consiste à se réfugier dans l’ombre du dirigeable.
Down Below et son intro bluesy à l’harmonica illustre parfaitement une approche qui laisse une place de choix pour une montée en puissance que vient confirmer un Riverboat Queen boosté à la slide de Tyler Arrowsmith. Groove discret mais redoutable de Need Your Love et des très classiques, The Getaway et Hate to See I End qui s’appuient sur une immédiateté mélodique et chaleureuse. L’album fonctionne aussi grâce à ses contrastes. Bittersweet ralentit la cadence avec une approche plus folk acoustique qui dévoile une autre facette du groupe. Over The Mountain, Alectrona et Lovemaker: attaques, certes sans surprise, qui s’achèvent en frénésies électriques. Moins évident, The Rinsk ferme le ban en multipliant les ambiances et laisse entendre que l’originalité est également au rendez-vous.


Avec Voices Unheard, Jayler ne bouleverse pas les codes, mais signe un album de hard blues rock réjouissant. Exactement ce dont le rock classique a besoin aujourd’hui: de groupes capables de redonner envie d’y croire. Ce qu’à oublié Greta Van Fleet.


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Le lundi c’est permis – Stilettos

 


[Harriet Morgan]:  ″ Strong women wear their pain like stilettos. No matter how much it hurts, all you see is the beauty of it – Les femmes fortes portent leur souffrance comme des talons aiguilles. Peu importe la douleur, tout ce que vous voyez, c’est sa beauté.


 

Lemmy Kilmister – Rickenbaker 4004

Source image: ArtPhotoLimited

We are Motörhead and we play rock’n’roll ! ″.  C’est ainsi que Lemmy Kilmister (1945-2015) présentait sa formation lors de chaque début de concert. Un gimmick entré dans la légende, aussi culte que le son du groupe. Une empreinte qui repose sur un seul principe : ″ Everything Louder Than Everything Else ″ (tout plus fort que n’importe quoi d’autre). Jouer le plus fort possible grâce à un mur d’amplis poussés au maximum. Le son explosif du trio est notamment basé sur la basse que Lemmy appréciait particulièrement: la Rickenbacker. C’est elle qui offrait au musicien quelque chose d’immédiatement reconnaissable. Aussi reconnaissable que ses rouflaquettes. Pour obtenir ce son, Killmister baissait les basses et les aigus et mettait au taquet les médiums, le gain et le volume de sa tête d’ampli Marshall. Au-delà de ces réglages, il faut aussi mentionner le style particulier du frontman de Motörhead. Il ne jouait pas aux doigts. Il utilisait un médiator extra-dur avec lequel, à la manière d’un guitariste, il frappait les cordes en effectuant de rapides aller-retours. Distorsion lourde, sustain puissant et groove implacable ont largement contribué à définir le son du heavy metal de l’époque.
À partir de 1996, la basse principale de Lemmy était une Rickenbacker 4004 LK (pour Lemmy Killmister), une série limitée à 50 exemplaires. Corps en noyer orné de feuilles de chêne sculptées à la main, manche traversant en érable, touche de 20 frettes en palissandre, mécaniques Schaller, trois micros humbuckers et pièces d’accastillage plaquées or. ″ Rickenbastard ″ gravé sur la tête du manche, cette qutre cordes était une véritable œuvre d’art à propos de laquelle son propriétaire disait: ″ je l’adore! Si vous avez une basse qui a un beau look, vous pouvez toujours changer les micros si le son est mauvais ″.


En septembre 1996, l’une de ces Rickenbacker a été exposée au Rock and Roll Hall of Fame de Cleveland dans le cadre de l’exposition Bang Your Head: Three Decades of Hard Rock and Heavy Metal.


 

Gennadiy Koufay – Heatwave

© Gennadiy Koufay

 

Né en 1961, d’origine russe, Gennadiy Koufay est très tôt encouragé par son ingénieur de père à se lancer dans le dessin industriel. Très vite, le jeune homme va s’orienter par goût vers une autre expression, beaucoup plus artistique. En 1973, il entre à l’École des Arts de Sébastopol où il va développer de réels talents dans le domaine de la décoration. Après des débuts dans la production théâtrale, Gennadiy est nommé décorateur en chef du théâtre de Sébastopol et parallèlement il parvient à acquérir une solide réputation dans l’univers de la mode et de la publicité. En décembre 1995, il s’installe à New York, puis un peu plus tard en Floride. Là, il travaille en tant qu’artiste indépendant et réalise plusieurs projets remarquables, notamment des œuvres décoratives pour le festival Fantasy Fest de Key West où glamour, fantasy art et pin-up sont à l’honneur. Dès lors, l’activité du peintre est axée sur ce qu’il a toujours voulu faire: célébrer la féminité. Bien que son travail, souvent assez suggestif, s’adresse à un public averti, Kouflay ne tombe jamais dans la vulgarité. Élégance et sensualité sont l’apanage de bon nombre d’acryliques, de dessins ou d’aquarelles qui traduisent un amour immodéré pour les courbes féminines. De Marylin, son idole, à Vampirella, l’ambiance torride générée par chaque toile est palpable; ce qui explique certainement pourquoi le premier volume consacré son travail est sous-titré Heatwave (vague de Chaleur).

 

Steven Tyler – Venom GT

© Photo: Barrett-Jackson

 

En 2012, le chanteur d’Aerosmith acheta cette Venom GT, une supercar américaine basée sur le châssis et la carrosserie rallongés de la Lotus Exige. Œuvre du préparateur Hennessey Performance Engineering, la voiture plus rapide qu’une Bugatti détenait le record du monde Guinness du 0 à 320 km/h, avec un temps hallucinant de 14,5 secondes. Sur le papier, de quoi enfumer la Ferrari SP12 EC d’Eric Clapton. Avec 1 200 chevaux et une vitesse de pointe de 435 km/h, elle avait de quoi séduire séduire le tonitruant Steven Tyler pour qui cette Venom a été spécialement conçue en version spyder par l’entreprise texane.
En 2017, le monstre a trouvé acquéreur lors d’enchères organisées par la maison Barrett-Jackson, à Scottsdale en Arizona. Pour la modique somme de 800.000 dollars, le nouvel acquéreur a également remporté une guitare dédicacée par tous les membres d’Aerosmith, ainsi qu’une semaine de vacances dans la villa de la star, à Hawaï. L’intégralité de la somme a été reversée à Janie’s Fund une association philanthropique créée par Tyler pour venir en aide aux femmes victimes de maltraitance.

Le lundi c’est permis – Culture

D’après Agecanonix le personnage dessiné par René Goscinny

 

Disquaires, libraires, éditeurs, gestionnaires de petites salles, commerçants et artisans aux doigts d’or. Tous ceux qui, contre vents et marées, luttent en portant leurs activités à bout de bras. Ne serait-ce que pour survivre face au système. Un système qui ne veut plus d’eux. Un système qui tourne en rond, alimenté par des technocrates sans idées qui sacrifient la Culture sur l’autel de la finance et de la médiocrité. Une véritable OPA préjudiciable à l’ensemble des secteurs créatifs.