Triumph Tiger 900 – No Time to Die

Triumph: Mourir peut attendre!Dans Quantum Of Solace en 2008 Daniel Craig était au guidon d’une Montesa Cota dans les rues de Port-au-Prince. En 2012, l’espion britannique pilotait une Honda dans le bazar d’Istanbul pour les besoins de Skyfall. Pour le prochain James Bond, l’agent secret le plus célèbre du monde aura à sa disposition la toute nouvelle Triumph Tiger 900. Lee Morrison, le coordinateur des cascades a déclaré: ″Triumph nous a confié les premiers prototypes du Tiger pour que nous puissions tourner les scènes prévues bien avant la présentation officielle de la moto. Nous leur avons fait subir les pires traitements possible. les machines ont passé les épreuves haut la main, sans aucun souci mécanique!″. Partenariat doublement british puisque un Scrambler 1200 sera également à l’affiche. A priori le off-road sera de mise au cours du vingt-cinquième opus de la saga Bond. No Time to Die sortira en avril 2020. Avant ou après la commercialisation du nouveau Tiger? J’ai demandé à Léa Seydoux. Elle m’a répondu: ″Mourir peut attendre!

Patrick BETAILLE, décembre 2019

Bill Owens – Altamont 1969

Livre Altamont 1969, Bill OwensIl y a cinquante ans! Le 6 décembre 1969, les Rolling Stones montent sur scène pour clôturer le festival rock gratuit d’Altamont dans le nord de la Californie. Largement improvisé, le rassemblement qui devait être une réponse à Woodstock de la part de l’ouest des USA,  s’est révélé catastrophique du début à la fin car sous-dimensionné pour répondre à l’affluence des 300 000 spectateurs. Tout au long de la journée et pour de banales questions de logistique la tension monte, notamment à cause de la présence des Hell Angels chargés d’assurer la sécurité, mais aussi du fait de la consommation d’alcool et de drogues. Ce qui devait arriver arriva. Alors que les Stones jouent ″Under My Thumb″ un jeune tente de monter sur scène. Refoulé par le service d’ordre il refait une tentative, cette fois armé d’un pistolet. Le Hells Angel  Alan Passaro poignarde Meredtith Hunter sur lequel vont s’acharner plusieurs membres du gang. Avec la mort de ce noir de 18 ans l’incident marquera la fin d’une époque, celle du Peace & Love, et, cinquante après, reste gravé dans les mémoires comme l’événement le plus tragique de toute l’histoire du Rock. Hunter ne figure pas sur les photos de Bill Owens qui couvrait l’événement mais le photographe a pris de très nombreux clichés au cours du festival. Sur l’un d’eux un des Hells Angels s’en prend à un spectateur à grand coups de queue de billard durant la prestation de Jefferson Airplane. Ces témoignages fascinants sur la frénésie, le chaos, les tensions et la violence de cette journée noire sont regroupés dans un recueil d’une centaine de pages intitulé:  Bill Owens: Altamont 1969. Un témoignage visuel fort qui trouve sa place aux côté de Altamont 69 – les Rolling Stones, les Hells Angels et la fin d’un rêve, le livre de Joël Selvin.

Patrick BETAILLE, décembre 2019

Guy Martin se fait la belle!

Guy Martin Triumph Scrambler 1200 XELe célèbre pilote, désormais présentateur TV et infatigable traqueur de records en tous genres a trouvé un nouvel os à ronger. Le 8 décembre prochain Guy Martin va tenter de reproduire le saut à moto de La grande Évasion, celui que réalise Steve McQueen doublé par Bud Edkins pour s’évader d’un camp de prisonniers au guidon d’une Triumph TR6 650 maquillée pour les besoins du film en machine de l’armée allemande. Cela fait quatre ans que Guy Martin se prépare pour cette tentative; le off-road n’étant pas son terrain de prédilection il s’est entraîné dur en réalisant plus de mille sauts, encadré par le célèbre cascadeur Andy Godbold. C’est devenu une obsession chez le ″Speed King″ qui va non seulement tenter de reproduire ce saut mais aussi d’aller plus loin en franchissant la deuxième clôture de fils de fer barbelés, celle là même qui dans le film met fin à la tentative du capitaine Virgil Hilts.  L’événement aura lieu à l’endroit où à l’époque la fameuse scène de The Great Escape à été tournée: un champ situé à Fessen, en Bavière, sur la frontière austro-allemande. La cascade effectuée sur une Triumph Scrambler 1200 XE sera diffusée sur Channel 4 le Dimanche 8 Décembre à 21 heures (Royaume-Uni).

Patrick BETAILLE, décembre 2019

 

Guy Peellaert – Rock Dreams

Livre Rock Dreams. G. PeelaertConnu pour avoir réalisé les jaquettes de It’s only Rock’n’roll des Stones,  Diamond Dogs de Bowie, Horse of a Different Color de Wily DeVille ou Pour nos Vies Martiennes d’Etienne Daho, Guy Peellaert a aussi conçu des affiches de films et pas des moindres: Short Cuts de David Altman, Taxi Driver de Martin Scorcese ou encore Les Ailes du Désir de Wim Wenders. Au milieu des années 70 les dessins de Guy Peellaert et la plume de Nick Cohn s’unissaient pour donner naissance à ce qui allait devenir un livre culte dans l’histoire du rock: Rock Dreams. Pas moins de 125 tableaux, principalement constitués de portraits des personnalités marquantes de l’histoire de la musique rock. Techniquement parlant l’œuvre relève d’un délicat mélange de photomontages et de peintures hyperréalistes réalisées à l’aérographe. Comme dans un album de famille, toutes les icônes américaines sont saisies dans leur intimité ou mises en situation dans des scénettes issues de l’imaginaire collectif ou des fantasmes de l’artiste. Bill Haley, Rolling Stones, Tina Turner, Elvis Presley, Sinatra, Bob Dylan et tant d’autres géants qui ont écrit les plus belles pages du rock sont là. Aujourd’hui encore considéré comme une oeuvre majeure, Rock Dreams est une invite pour un voyage dans le temps dans une magnifique machine à rêver qui part à la rencontre des mythes de l’Amérique et de la Pop Culture.

Guy Peellaert: Stones, Bowie, Willy DeVille

Patrick BETAILLE, octobre 2019

Miles Davis – Rubberband

Miles davis album posthume28 ans après la disparition de Miles Davis, le label Rhino fait les fonds de tiroirs et sort un album posthume du génial et visionnaire trompettiste. A n’en pas douter ce Rubberland doit être aux amateurs de jazz ce que le monstre du Loch Ness est aux écossais: une apparition toujours espérée mais jamais constatée. Les onze titres Rubberband nous arrivent finalement d’outre-tombe grâce à l’initiative de Vince Wilburn neveu de l’artiste et producteur des derniers enregistrements du tonton. Les sessions se situent entre octobre 1985 et janvier 1986, donc entre You’re under Arrest et Tutu. A n’en pas douter, les adeptes de Kind of blue, In a silent way, ou de Sketches of Spain ne vont pas y trouver leur compte tant l’ensemble de ces inédits sonne très années 80 avec à la clef une forte présence des claviers. Rubberband est funk, électrique, plus vocal que d’ordinaire et les effets électroniques sont très présents. En 1982 l’artiste avait été victime d’une attaque paralysant partiellement sa main droite et entraînant donc des difficultés à jouer. Ceci expliquant peut être cela. Quoiqu’il en soit,  un inédit du grand Miles, même posthume, ça ne se refuse pas. Au fait Davis est il vraiment mort?

Patrick BETAILLE, octobre 2019

 

Le lundi c’est permis – 1000!

Black Bonnie: Site bécanes, Pin-Up et Rock'n'roll!1000! C’est le nombre d’articles publiés sur Black Bonnie! L’occasion est trop belle: utiliser ce mille et unième billet pour remercier celles et ceux qui prennent le temps de lire, souvent,  de commenter, de temps en temps et de critiquer, parfois. Celles et ceux de la première heure et tous les autres, abonnés, fidèles ou occasionnels qui prouvent qu’un site n’est rien sans leur présence et qu’un blogueur n’est rien sans ses lecteurs. Merci de me donner la possibilité de m’enorgueillir de ce blog que le fantôme de mon chat considère comme l’entreprise intellectuelle la plus aboutie depuis la ″Critique de la Raison Pure″ d’Emmanuel Kant. MERCI et à bientôt!

Patrick BETAILLE, octobre 2019

.38 Special – Décès de Larry Junstrom

Décès de Larry Junstrom Lynyrd SkynyrdQuand on évoque Lynyrd Skynyrd et, entre autres musiciens son bassiste, le premier nom qui vient à l’esprit c’est Leon Wlikeson. Pourtant avant lui et jusqu’en 1971 c’est  Larry Junstrom qui tenait le manche de la 4 cordes au sein du combo de rock sudiste à la formation duquel il avait contribué et qu’il avait ensuite quitté avant l’enregistrement de leur premier album. En 1977 il rejoint 38 Spécial et y restera jusqu’en 2014. Larry Junstrom est décédé le 7 octobre, il avait 70 ans.

Patrick BETAILLE, octobre 2019

Ginger Baker – Dernier coup de Cymbale

Décès de Ginger bakerAu cours de années 60-70 le tempo du rock était donné par de grands batteurs qui par leur style et leur talent ont élevé la rythmique au rang de grand art. Parmi eux l’histoire retiendra le flegmatique Charlie Watts, impassible derrière le sautillant Mick Jagger, Mitch Mitchell, ce Picasso de la baguette seul capable de comprendre et donc d’ accompagner les Expériences novatrices de Jim Hendrix, et enfin Ginger Baker. Tous trois avaient une attirance pour le jazz. C’est probablement en ce sens qu’ils ont pu apporter au rock une forme de sophistication bienfaitrice. La légende, Ginger Baker y entre en rejoignant Eric Clapton et Jack Bruce pour former Cream, célèbre power trio qui, avec seulement 2 ans d’existence, a définitivement marqué l’histoire du rock. Après la dissolution du groupe rongé par la dope et les problèmes d’ego, ce batteur inventif et explosif mais aussi caractériel et junkie impénitent, n’a de cesse d’afficher son mépris pour le rock, son public, et les autres batteurs qu’il a influencé, y compris John Bonham ou Keith Moon qui d’après ses propres mots ″ne savent pas swinguer″. Gravement malade, Ginger Baker est décédé à l’hôpital le 6 octobre 2019.

Patrick BETAILLE, octobre 2019

Barrie Master – End of the Line

Décès de Barrie MasterFondé en 1975, Eddie and the Hot Rods a toujours été considéré  comme la pierre angulaire de la scène punk naissante de l’époque. Les concerts de la formation de Canvey Island faisaient sensation chez eux, en Angleterre, mais aussi à Paris où ils se produisaient régulièrement. Leur rhythm’n’blues vitaminé alors essentiellement fait de reprises de standards n’avait certes pas la précision ni la puissance de celui de Doctor Feelgood, leurs aînés et modèles venus eux aussi de Canvey Island, mais leur énergie était l’un de leurs principaux attraits. A la tête du quintet son fondateur, Barrie Masters, un chanteur qui se dépensait sans compter pour une musique basique destinée à procurer du bon temps à un public populaire: le pub rock. Un premier EP, Live at the Marquee, publié à l’automne 1976 reste le témoin de débuts prometteurs, enchaînant à cent à l’heure Satisfaction, Gloria, 96 Tears et Get out of Denver. Vient ensuite le temps des compos et d’un premier LP et son hymne rebelle duquel est tiré le titre de l’album: Teenage Depression. Deux albums de qualité moindre suivent, les tournées se succèdent mais l’inspiration n’est plus là. Le groupe se sépare et se réunit plusieurs fois et Barrie demeure le seul membre constant d’une formation qui cette année encore était sur les routes. Mais aujourd’hui tout est fini. Le 2 octobre 2019, Barrie Masters est parti rejoindre Lee Brilleaux  à l’âge de 63 ans.

Patrick BETAILLE, octobre 2019