Blues Pills – Holy Moly

Initialement, le troisième album des Blues Pills était prévu pour juin 2020. Sortie finalement décalée pour cause de… Gagné! Holy Moly succède donc Lady In Gold paru il y a déjà 4 ans. Déjà? Depuis, le groupe a connu un changement significatif avec notamment le départ du guitariste Dorian Sorriaux parti voguer sur d’autres sillons en 2018. Le prodige français est désormais remplacé par Zack Anderson qui céde sa place de bassiste à un nouveau venu: Kristoffer Schander. Vous suivez? Par contre, question ambiance, son et énergie rien ne change. Les suédois persistent et signent avec un rock psychédélique, bluesy et vintage à souhait, remarquablement porté par la voix d’Elin Larsson. Que ce soit à cappella ou dans des registres plus pêchus, les accents jopliniens de la chanteuse ne manquent pas de venir flatter les tympans de ceux qui rêvent d’un jumelage entre Stockholm et le Frisco du Big Brother & the Holding Company de la fin des sixties. En pariant sur les talents de la blonde Elin le quatuor rafle le jackpot et confirme son talent à promouvoir une musique riche et structurée. On pourrait regretter la finesse du jeu de Dorian Sorriaux mais, honnêtement, Zack est lui aussi un sacré guitariste. Énervé et magistral, soutenu par une bonne rythmique, il occupe brillamment un espace qu’il ne se prive pas de ponctuer d’habiles solos de wah-wah. La température monte en Scandinavie et pour une fois le réchauffement climatique n’y est pour rien! Avec ce Holy Moly, Blues Pills ne devrait pas manquer pas de convaincre les adeptes du genre et les fans de la première heure. Suivez mon regard.

Tracklist: Proud Woman 3:35. Low Road 3:18. Dreaming My Life Away 2:43. California 3:10. Rhythm In The Blood 3:50. Dust 3:51. Kiss My Past Goodbye 3:02. Wish I’d Known 4:28. Bye Bye Birdy 4:04. Song From A Mourning Dove 5:34. Longest Lasting Friend 3:57.

Patrick BETAILLE, octobre 2020

Tyler Bryant & The Shakedown – Pressure

C’est un fait! 2020 et son coronavirus est une année détestable pour la culture en général et le rock en particulier. Les velléités de tournées ont pris du plomb dans l’aile et, confinement oblige, beaucoup de cessions studios ont été avortées. Beaucoup de musiciens, d’artistes ont joué du renoncement fataliste, préférant s’enfouir sous de douillets plaids pour casser la gueule à quelques bols de popcorn. D’autres ont fait le choix de la tentative de suicide par overdose d’inepties médiatiques prodiguées par d’autoproclamés spécialistes de tout et n’importe quoi. Les plus motivés, eux, on sauté sur l’occasion pour exploiter de nouvelles manières de travailler at home. Un an après Truth & Lies, les texans de Tyler Bryant & The Shakedown parviennent à garder le contact et surtout à finaliser leur quatrième album. ″Il y avait d’innombrables limites à faire de cet album en confinement. Mais ces limites nous ont finalement alimenté de manière créative. Nous n’avions pas de règles et les barrages que nous avons rencontrés nous ont obligé à trouver d’autres moyens″ (Tyler Bryant). Pour partie déjà avancé avant la crise, Pressure a donc été finalisé en home studio mais sans pour autant tomber dans le minimalisme et la facilité. 40 minutes nappées de guitares saturées en parfaite osmose avec la voix éraillée de Tyler Bryant qui, comme d’habitude, excelle dans tous les domaines. 13 titres majoritairement heavy rock, parfois très blues (Misery, Coastin‘), pop rock classieux (Fuel, Wildside, Crazy Days) et même folk (Like the Old Me). À noter également: la présence efficace de Charlie Starr (Blackberry Smoke) sur Holdin’ my Breath. Même en trio (le bassiste Noah Denney n’est plus là), Pressure porte bien son nom et c’est un joli coup d’éclat – un de plus – pour Tyler Bryant & The Shakedown. Un bon moyen d’oublier le couvre-feu. Putain j’adore ce groupe!

Tracklist: 1 Pressure 02:24 – 2 Hitchhiker 03:22 – 3 Crazy Days 03:50 – 4 Backbone 02:48 – 5 Holdin’ my Breath Keep 04:12 – 6 Like the Old Me 03:51 – 7 Automatic 02:54 – 8 Wildside 03:22 – 9 Misery 03:34 – 10 Fuel 02:49 – 11 Loner 03:33 – 12 Fever 03:32 – 13 Coastin’ 02:31. 

Patrick BETAILLE, octobre 2020

Spencer Davis – Gimme Some Lovin’

En 1963 le guitariste-chanteur Spencer Davis voit juste en faisant appel aux frères Winwood (Stevie aux claviers et au chant, Muff à la basse) et au batteur Pete York pour mettre en place ce qui allait devenir l’une des formations phare de la British Invasion des années soixante: The Spencer Davis Group. En trois ans ces gars là se payent le luxe de détrôner les Beatles dans la course aux meilleures ventes de la pop britannique. Keep on Running c’est eux. Le Gimme some Lovin’ survitaminé par The Blues Brothers, c’est aussi eux. Et le I’m a Man qui fit les riches heures du Chicago transit Authority, c’est encore eux! Malheureusement, des problèmes d’egos conduisent à l’éclatement du quatuor de Birmingham. En 1967, Stevie Winwood part fonder Traffic puis Blind Faith avec Eric Clapton en 1969. Spencer Davis lui se consacre désormais au folk et à la country rock. Sans grand succès. Parti aux USA, il travaille pour Island Records, contribue à l’éclosion de Bob Marley, Eddie & The Hot Rods et Robert Palmer. À l’occasion il compose aussi pour les Allman Brothers, Dusty Springfield et Booker T. Malgré des tentatives de réunification en 1973 et en 2006, sans les frères Winwood, le Spencer Davis Group devient bel et bien de l’histoire ancienne. Spencer Davis vient de décéder des suites d’une pneumonie. Il avait 81 ans.

Patrick BETAILLE, octobre 2020

Welcome to the Chelsea Hotel

Construit en 1883, l’immeuble de douze étages situé dans le quartier de Chelsea à Manhattan devient un hôtel en 1905. Imposant édifice de briques rouge le Chelsea Hotel devient très rapidement le centre névralgique de la vie artistique new-yorkaise. En mauvais état, l’établissement n’a pas acquis sa notoriété grâce à ses chambres poussiéreuses, son mobilier dépareillé, ni même son service. Lieu de vie bohème, ce sont les artistes qui, lors de leurs passages dans la Big Apple, écrivent son histoire et bâtissent sa réputation en séjournant dans l’une ou l’autre des 400 chambres du 222 West de la 23ème rue. Certains l’ont même évoqué en chanson: Chelsea Morning de Joni Mitchell, Chelsea Girl pour Lou Reed et Third Week in the Chelsea par Jefferson Airplane. Milos Forman, Bob Dylan, Mark Twain, Arthur Miller, Andy Warhol, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir ou encore Patti Smith, Tom Waits, Jimi Hendrix, Joan Baez et d’autres y ont effectué des séjours plus ou moins longs. En 1978, Nancy Spungen, la compagne de Sid Vicious, y sera même assassinée à coups de couteau dans la baignoire de la chambre 100.

Printemps 1968, après une nuit d’errances solitaires, Leonard Cohen et Janis Joplin regagnent leurs chambres respectives aux premières lueurs de l’aube. Lui occupe la 424, Pearl la 411. Ils se retrouvent par hasard dans le hall pour prendre l’ascenseur et entament la conversation. Vous cherchez quelqu’un? Oui, je cherche Kris Kristofferson répond Janis. Le chanteur tente alors une blague: Jeune fille, vous avez de la chance, je suis Kris Kristofferson! Quand l’ascenseur arrive au quatrième les dés sont jetés, ils passent la nuit ensemble. Trois ans plus tard, peu après le décès de la chanteuse, Cohen est assis au bar d’un restaurant de Miami. Nostalgique, il repense à Janis et commence à écrire quelques mots pour lui rendre hommage: I remember you well in the Chelsea Hotel. You were talking so brave and so sweet. Giving me head on the unmade bed. While the limousines wait in the street… (Je me souviens très bien de toi à l’hotel Chelsea. Tu étais si volubile et si gentille. Tu m’as fait une gâterie sur un lit défait alors que les limousines attendaient en bas…). Remaniée à plusieurs reprise, la chanson Chelsea Hotel #2 parait finalement en 1974 sur l’album New Skin for the Old Ceremony mais ce n’est qu’en 1976, lors d’un concert à Montreux, que le chanteur canadien avoue que les paroles font référence à cette nuit partagée avec Janis Joplin. Aujourd’hui complètement rénové, le Chelsea Hotel entretient sa légende. Pour la postérité, des plaques à l’entrée affichent les noms des artistes ayant séjourné dans ses murs.

Patrick BETAILLE, octobre 2020

Valespeed Motorcycles – Valespeed 28

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple? Il y déjà pas mal de temps que Ben Hall, le fondateur de Valespeed Motorcycles, ne se pose même plus la question. Il le prouve avec cette Valespeed 28 fraichement sortie de ses ateliers anglais créés en 2013 à la frontière du Worcestershire et Gloucestershire. Du concept à la mise en route, Il aura fallu 18 mois pour que cette réalisation entièrement faite main voit le jour. Inutile de chercher une base quelconque pour cet engin inspiré des boardtrackers des années 20. Tubes soudés pour le cadre, la partie cycle, la fourche et l’échappement. C’est du fait maison, y compris la selle et le réservoir qui, comme les embouts de guidon, est obturé par un bouchon de champagne. « Keep it simple »! Roues de 19″ dotées de freins à tambours, des cale-pieds de BMX et une motorisation assurée par un mono Lifan 150 ou 230 cc (tlé tlé bon moteul!) doté d’un carbu Mukini. Last but not least, la Valespeed peut recevoir un panier Watsonian. Là encore, Ben la joue facile. L’adaptation du side en question ne lui pose aucun problème puisqu’il œuvre régulièrement pour le célèbre fabriquant anglais. Ouate ze feuque! Ce petit bijou simple, soigné, fun et vintage est financièrement abordable: 6 600€ pour le modèle solo et 11 000€ pour la version side-car. La 28 avait été présentée au Bike Shed 2019 par Ben Hall himself: Ici!

 

Patrick BETAILLE, octobre 2020

LES SHERIFF – Décès de Frédéric Bessière

Fred, l'une des gâchettes des Sheriff, nous a quitté! Lire la suite...

″On est les Sheriff et on fait du bruit!″ C’est ainsi que se présentent les $heriff, un groupe de punk rock français né en 1984 à Montpellier. Considéré comme l’un des fondateurs de la scène punk rock française, le groupe est souvent comparé aux Ramones pour lesquels ils ont d’ailleurs ouvert lors d’un concert à Pau (au fond , en bas à gauche, près des Pyrénées) en juin 1992. Les $heriff font leurs adieux en 1999 mais reforment occasionnellement pour quelques dates dont le HellFest en 2018. Pile ou face? Pile! C’est perdu! Le guitariste Frédéric Bessière vient de décéder le 6 octobre 2020. Rest In Punk Fred!

Patrick BETAILLE, octobre 2020

Eddie Van Halen – You really got me!

Au cours de leur jeunesse, et alors que toute la famille avait émigré des Pays-Bas vers la Californie, les frères Eddie et Alex Van Halen, se voient contrés et forcés par leur mère de prendre des cours de piano. L’enthousiasme n’est pas au rendez vous, loin de là. À force de persuasion, Alex obtient le feu vert pour prendre des cours de guitare flamenco et Eddie bosse pour se payer une batterie. Pendant les heures de travail d’Eddie, Alex s’approprie les futs et devient rapidement bien meilleur que son frangin. Qu’à cela ne tienne! Eddie se met à la guitare et tous deux forment plusieurs groupe qui, au fil des ans, évoluent pour devenir celui qui sort un premier album éponyme en 1978: Van Halen. Sur ce premier essai, un titre des Kinks assure à la formation un succès foudroyant: You Really Got Me. En troisième position sur la face A, la reprise tonitruante est précédée d’un brulot improbable surgit de nulle part et, selon la légende, totalement improvisé: Eruption .Très bref, le morceau volcanique révèle une technique qui révolutionne les solos de six cordes: le tapping à deux mains. À l’époque souvent copiée mais rarement égalée, la technique innovante d’Eddie consiste à utiliser les deux mains sur le manche de la guitare. Du jour au lendemain, la rapidité, les possibilités mélodiques et l’accession à une profusion de notes, inspire de nombreux guitaristes qui, avec plus ou moins de talent, écriront quelques pages intéressantes du hard rock des années 80. La suite on la connait. À partir de 1986 et après six albums remarqués, une carrière en dents de scie pour Van Halen. Entre splits, reformations, errances, changement de personnel (4 chanteurs en 9 ans!), le groupe tente, jusqu’en 2012, de renouer avec le succès. En vain! Aujourd’hui la dernière page est tournée. À 65 ans Eddie Van Halen vient de décéder des suites d’un cancer.

Ecouter: Les 6 premiers albums du groupe mais s’il ne fallait en retenir qu’un: Van Halen (1978). Premier album et 11 brûlots dont  l’immanquable ″Eruption″. Sismique et indispensable a plus d’un titre; chorus, rythmique, gros son, compos… Aucun groupe n’avait sonné comme ça auparavant. Pour le plaisir et l’anecdote: le chorus de Beat it sur Thriller, l’album de je sais plus qui!

Patrick BETAILLE, octobre 2020.

Jerry Kinstler – L’arrestation de Miles Davis

Photo de Jerry Kinstler pour le compte de the New York Daily News

Un soir d’août 1959, une semaine après la sortie de son album Kind of Blue et en pleine gloire, Miles Davis est à l’affiche dans un club de jazz de New-York: Le Birdland. Alors que, profitant d’une pose, le trompettiste se trouve à l’extérieur, il est violemment pris à partie par un policier. Le musicien relate les faits dans Miles, son autobiographie parue en 1989.

[Extrait]: … ″Je venais de sortir pour raccompagner mon amie Judy. Elle monte dans le taxi et pars. Moi je reste là, devant le Birdland, pour profiter un peu de la soirée. Un policier blanc s’approche alors de moi et me demande de dégager. Je lui demande pourquoi et lui explique que je travaille dans ce club . Miles Davis, c’est mon nom qui est écrit là haut sur l’affiche, dis-je. Rien à foutre, je t’ai dit de te barrer et si tu n’obéis pas je vais t’arrêter, répond le flic. Comme je ne bouge pas il sort ses menottes et je l’entends dire: tu es en état d’arrestation! La foule s’était rassemblée et tout à coup, sorti de nulle part, un officier déboule par derrière et m’assène un coup de matraque sur la tête. Je suis en sang. La police m’embarque alors pour le commissariat du 54. Là ils me prennent en photo. Alors c’est toi la vedette? Ironisent ils en me collant de près, sans doute pour me provoquer, me faire réagir et se donner une occasion de me frapper à nouveau. Mais je reste impassible, me contentant de les observer sans un mot″

Après avoir été conduit à l’hôpital pour être soigné, Miles Davis est mis en garde à vue pour agression criminelle à l’encontre d’ un officier de police. Il a par la suite intenté une action contre le NYPD. Malgré de nombreux éléments en sa faveur, y compris plusieurs déclarations de témoins, des preuves photographiques et le fait qu’au moins l’un des agents était ivre, sa plainte a été rejetée.

″J’aurais pu m’attendre à ce genre de problème n’importe où mais pas ici. Pas à New-York qui est censée être la ville la plus cool et la plus branchée du monde. Je venais de comprendre que j’avais à faire à des blancs et que si tu es noir, il n’y a pas de justice. Aucune!″

Inspiré par ce souvenir humiliant, en 1985 Miles Davis sort l’album You’re under Arrest. Sur la pochette volontairement très kitsch l’artiste pose armé d’une mitraillette en plastique. Le disque est orienté Pop avec la reprise de Time After Time de Cyndi Lauper et Human Nature du groupe Toto, chanté par Michael Jackson. Darryl Jones tient la basse sur tout l’album et John McLaughlin est à la guitare sur trois titres.

Patrick BETAILLE, septembre 2020

Harley Davidson – La fin du Sportster?

Ça n’est plus un secret pour personne. Depuis plusieurs années Harley Davidson rencontre des difficultés. Déjà en 2017, les ventes avaient chuté de 7%, le chiffre d’affaire de 6%, et le bénéfice net de près de 25 %. Confronté à un vieillissement de sa clientèle traditionnelle, le constructeur américain n’arrive plus à séduire une clientèle plus jeune qui se tourne désormais vers la concurrence japonaise et européenne. Milwaukee a bien tenté de faire face en optimisant certaines unités de production, en se livrant à des suppressions d’emplois conséquentes et en allant même, jusqu’à très récemment, arrêter ses opérations de vente et de fabrication en Inde en fermant son usine de Bawal où étaient produites les Street 500 et 750. En vain! Même la tentative de se positionner sur le marché de l’électrique avec la Live Wire et des vélos haut de gamme n’a pas empêché le recul significatif des ventes au niveau mondial. Aujourd’hui, un nouveau caillou vient de se glisser dans la godasse du nouveau PDG Jochen Zeitz. La norme EURO 5 s’avère beaucoup trop exigeante pour le Potato-Twin et pour les décideurs de la firme américaine de nouveaux choix s’imposent. Désormais Harley Davidson préfère se focaliser sur la mise aux normes de la gamme cruiser, touring et softails, et ce, au détriment d’un large pan des modèles historiques de la marque. Ainsi, le twin à ailettes qui propulse notamment les Street, Iron, Roadster et autre Forty-Eight semble sous peu condamné à disparaitre. Par voie de conséquence, l’emblématique Sportster dans toutes ses déclinaisons devrait être poussé vers la sortie du marché européen. Apparus à la fin des années 50, les 883 et 1200 s’étaient pourtant octroyé une place de choix chez les motards séduits par un tarif raisonnable, une facilité d’utilisation et d’énormes possibilités de customisation. Is this the end? 

Patrick BETAILLE, septembre 2020

 

The Dirty Knobs : Wreckless Abandon

En 1976, Mike Campbell rejoint Tom Petty pour former Tom Petty & the Heartbreakers. Au sein de la formation, le guitariste ne se contente pas d’occuper le poste de lead guitariste discret mais talentueux. Il compose également et apporte sa contribution à de nombreux succès des Heartbreakers. Ce rôle il le jouera jusqu’en 2017, date à laquelle la mort de Tom Petty entraine la dissolution des briseurs de cœurs. En 2018, Fleetwood Mac annonce que lors de sa tournée mondiale Campbell rejoint le groupe pour remplacer Lindsey Buckingham. Aujourd’hui, Campbell est à la tête d’un nouveau groupe: The Dirty Knobs et il nous offre avec Wreckless Abandon, un album pour le moins prometteur. Bien évidemment l’ombre de l’ami de 40 ans plane sur ce premier essai mais l’ex-second couteau des Heartbreakers parvient à dévoiler d’autres facettes de son art. Entre compositions bien léchées, solos ravageurs et gouaille révélatrice le musicien nous offre une performance qui, à n’en pas douter, devrait lui assurer une place sur la première marche du podium. Seule ombre au tableau concernant ces 13 titres de classic rock convaincant: la pochette signée Klaus Voormann. L’artiste en question nous avait habitué à beaucoup mieux, notamment en 1966 avec le cover art de Revolver pour les Beatles. Produit par George Drakoulias (Black Crowes, Jayhawks) le disque arrivera en novembre 2020. D’ci là…

Patrick BETAILLE, septembre 2020