Steve Grantley & Alan G. Parker – The Who by Numbers

Steve Grantley & Alan G. ParkerPublié en anglais en 2010, The Who by Numbers est désormais disponible en version française. De I Can’t Explain à Tommy, de Won’t Get Fooled Again à Endless Wire en 2006, Steve Grantley et Alan G. Parker décortiquent l’extraordinaire carrière des porte-drapeaux d’une époque, celle de la gé-gé-nération Mods. Ce livre n’est pas une biographie de plus sur The Who mais bien une étude musicale et sociale basée sur le Rock’n’Roll explosif asséné par Pete Townshend, Roger Daltrey, John Entwistle & Keith Moon. Commercialisable le 26 octobre à 24€ les 300 pages, L’histoire des Who à travers leur musique est disponible en précommande sur le site de Rytrut Editions.

Patrick BETAILLE, octobre 2018

 

Norton – Model 30 International

Norton Model 30 1932En 1931, l’écurie de course Norton domine les Grands Prix européens avec des doublés en 350 et 500 cm3 aux Tourist Trophy de l’Île de Man (10 victoires en Senior TT), aux Grands Prix de Belgique, de Suisse et d’Ulster, et, pour faire bonne mesure, enregistre des victoires en 500 aux GP de France et d’Allemagne et de nombreux records du monde de vitesse. Pour tirer profit de ces succès en course, l’usine de Birmingham présente au salon de Londres, fin 1931, une réplique Sport équipée pour la route. Baptisée Norton International pour bien rappeler qu’il s’agit d’une réplique des fameux modèles courses de la marque, ce magnifique 2 roues est proposé en version 350 cm3 pour le Model 40 et 500 cm3 pour le Model 30 vendu à l’époque 90 £ (103 €!). ″Des machines réellement identiques à celles engagées en course″ titre la presse spécialisée de l’époque. Source, détails et photos: Classic Motorcyle.

Jean Paul Pagnon – Blues & Jazz entoilés

J.P Pagnon Muddy WatersDu Delta du Mississippi à Chicago,  des ruelles de la Nouvelle-Orléans aux quartiers de New-York, l’univers de ce peintre français héberge chanteuses et musiciens, micros, guitares et cuivres dans des univers qui ont la chaleur d’une tasse de café qui fume, la rondeur d’une volute de cigare de La Havane et la moiteur d’un été en Louisiane. Jean-Paul Pagnon donne des couleurs à ce rêve américain, et met en images l’éternelle bande-son du Jazz et du Blues. Infos et galeries: Art Paintings J.P Pagnon.

Patrick BETAILLE, octobre 2018

The Beatles – La Rumeur Abbey Road

MacMillan photographe d'Abbey Road1969. Pour illustrer l’album qu’ils sont en train d’enregistrer et qui au départ devait s’appeler Everest, les Fab Four envisagent de se faire photographier au pied de l’Himalaya. Rien que ça! face au refus de leur label, McCartney propose de sortir dans la rue, devant les studios EMI, pour prendre quelques clichés. Rendez vous est pris avec un ami de John Lennon, un photographe écossais indépendant. Le 8 août 1969 vers 11h30, la circulation est arrêtée sur Abbey Road et MacMillan, perché sur un escabeau, prend des photos des quatre Beatles traversant la rue sur le passage piétons. Il fait chaud, Macca le gaucher ôte ses pompes, marche pieds nus avec une démarche en décalage avec celle des trois autres et tient une cigarette dans la main… droite. S’en suivront de délirantes spéculations sur la prétendue mort du bassiste et son remplacement par un sosie. Quelques jours avant la sortie de l’album le 26 septembre 1969, Lennon annonce son départ du groupe et la théorie conspirationniste enfle. D’après certains, l’immatriculation LMW 28IF de la Volkswagen blanche stationnée à proximité signifierait: ″Living McCartney Would be 28 if″ sous-entendant que Paul McCartney aurait 28 ans s’il n’était pas mort. Plus réaliste et tout aussi anecdotique… Après grand nombre de vols de ses plaques, la Beetle est mise en vente et achetée en 1986 par un collectionneur américain pour être revendue en 1998 et exposée au ZeitHaus Museum, à proximité de l’usine Volkswagen de Wolfsburg… Sur la droite de la photo, au dessus de Lennon, la silhouette d’un passant, celle d’un touriste américain qui assiste à la scène. Ce n’est qu’à la publication d’Abbey Road que Paul Cole, le quidam en question, réalise qu’il est présent sur la pochette de l’album… Enfin, à partir de 2003 aux USA, certains éditeurs de posters décident de gommer la cigarette de l’image d’origine. The End!

Patrick BETAILLE, octobre 2018

Le lundi tout est permis – Réunion Fumeuse

La photo qui réunit Brassens, Brel et Ferré est pratiquement aussi célèbre que le Baiser de l’hôtel de ville de Doisneau ou le portrait de Che Guevarra d’Alberto Korda.

Jean-Pierre Leloir: Brel, Brassens & FerréL’idée de faire asseoir les trois grands poètes de la chanson française pour discuter autour d’une table revient à François-René Cristiani. Pour épater Philippe Koechlin, le rédacteur en chef d’un magazine musical, il lui propose d’interviewer simultanément Brassens, Brel et Ferré. L’idée est acceptée. C’est autour d’une table de salon dans un appartement du VI ème arrondissement, et non dans les locaux de RTL comme on le croit généralement, que les trois chanteurs se retrouvent. Le photographe Jean-Pierre Leloir les immortalise. En février 1969, les mesures anti-tabac ne sont pas encore d’actualité et les canettes de bière sont à la parade. La photo fait la couverture du N° 25 de Rock & Folk dans lequel l’interview est à la Une.

Patrick BETAILLE, octobre 2018

Norton – Commando 961 Street

Nouveauté Norton Street CommandoAprès avoir été habillée à la mode californienne en 2017, la 961 Commando adopte aujourd’hui une livrée qui n’est pas sans rappeler le 750 Flat Tracker Harley Davidson. Aucun changement au niveau moteur et châssis pour cette version Street de la Norton qui sera produite en série limitée à 50 exemplaires. par contre, guidon, réservoir, selle et échappement court offrent à cette réinterprétation réussie une touche résolument urbaine qui devrait plaire à une clientèle qui aura les moyens de débourser plus de 20.000 euros. La Norton Commando 961 Street sera présentée au public du 17 au 25 novembre 2018 lors du Motorcycle Live de Birmingham.

 

Eric Clapton – Happy Xmas

Clapton X-Mas albumEric Clapton veut être le premier. Le premier sur la ligne d’arrivée de la course annuelle des indispensables déjà dans les bacs sur lesquels vont se ruer les foules à qui l’on aura fait croire que le truc qu’elles viennent de glisser dans leur caddie – entre un paquet de pâtes et une boite d’œufs – est le Graal incontournable. God veut être le premier et c’est probablement la raison pour laquelle le bien nommé Happy Xmas sort en octobre, fourré comme une dinde de reprises louant le 24 décembre et – hosannah! – augmenté d’un inédit: ″For love on Christmas day″ (je traduis?). Depuis From the Cradle en 1994, Eric Patrick Clapton n’a rien fait que des albums dont aujourd’hui tout le monde se fout, des live alimentaires ou pince fesses et des hommages à des gens qui, a un moment donné, l’ont influencé (J.J. Cale, B.B. King, Robert Johnson, etc). Bref! A 73 ans, le guitariste confirme dans la durée un manque flagrant d’inspiration qu’il tente en vain de nous faire oublier en réalisant de ses propres mains burinées l’illustration du packaging de l’objet. Çà sent le sapin et c’est de circonstance puisqu’il s’agit bien là d’un disque de Nowel avec ″Jingle Bells″, ″White Christmas″ et tous les enluminures de circonstance. Dis donc Slowhand? Tu veux pas aller faire un petit tour du côté du Crossroads?

Patrick BETAILLE, octobre 2018