George Thorogood – Gibson ES 125

© Source Image: Cover Art – George Thorogood & The Destroyers – Live ’99

Fabriquée dès les années 40, la Gibson ES 125 offrait pour un prix modeste une qualité sonore hors du commun pour l’époque. Alors qu’elle n’était plus produite depuis les années 70, George Thorogood tombe par hasard sur l’un de ces modèles en stock chez un prêteur sur gage et il raconte: ″ J’étais fauché, je n’avais que 200 dollars, on avait un concert de prévu, et cette guitare me convenait. Je l’ai prise parce que j’avais l’habitude de jouer en acoustique ″.
Cette semi-acoustique donne du corps à un son énorme sorti des entrailles de son imposante caisse de résonance à pan florentin. Pendant des années, c’est la seule guitare que le musicien trimballe sur scène. Depuis une apparition en première partie des Rolling Stones en 1981, George Thorogood, véritable passionné de blues rock authentique, entre dans le cœur du public grâce son jeu de slide puissant et énergique appliqué à des standards savamment maîtrisés.
Dès lors, les tournées s’enchainent pour le guitariste du Delaware qui ne ménage pas son instrument favori et chaque remise en état coûte une petite fortune. Thorogood fait donc appel à Epiphone – filiale de Gibson depuis 1957 – pour que soit fabriquée une réplique sur mesure de sa six cordes. Chose faite. À force de réparations et de modifications pour trouver le son parfait, la marque devra lui en fournir une bonne dizaine d’exemplaires pour qu’il puisse se produire partout dans le monde avec son groupe The Destroyers.


Il n’empêche que quand le grand fan de baseball qu’est George compare les copies à son ES 125 usée jusqu’à l’os, il n’y va pas par quatre chemins: ″ avec ma Gibson c’est comme envoyer une balle dans les tribunes supérieures ″.


 

 Yann Arthus Bertrand – Cœur de Voh

© Photo:Yann Arthus Bertrand

 

Le Cœur de Voh est une formation végétale naturelle située en Nouvelle-Calédonie. Il s’agit d’une clairière naturelle de quatre hectares, entre terre et eau, au milieu de la mangrove bordant le lagon calédonien. Pris en 1990 par Yann Arthus-Bertrand, le cliché a illustré la couverture du magnifique livre La Terre vue du ciel paru en 1999. En prenant cette photo et beaucoup d’autres, Yann Arthus-Bertrand, grand adepte de la photographie de paysages, espérait attirer l’attention du public sur la beauté et la fragilité de la Terre.


25 ans après la publication du best-seller mondial, ce paysage risque de disparaitre à cause du réchauffement climatique et de l’augmentation galopante de l’exploitation des ressources naturelles.


 

 

 

 

St Patrick – Irish Tour

 

17 mars! Célébration de l’événement le plus rock’n’roll de la chrétienté: La St Patrick! L’évangélisateur de la verte Erin débarque avec Shane McGowan. Le ″ Lord of the drinks ″ n’a pas son pareil pour vanter les vertus de la Murphy’s et de la Guiness qui sont à l’honneur et servies à température ambiante. Sur fond de Dirty Old Townun blend de chez Jameson annonce la venue de The Boomtown Rats, Stiff Little Fingers et des Them. La température monte. Thin Lizzy et son Whiskey in the Jar annoncent le Black Bushmills tout droit sorti de la plus vieille distillerie du monde. À table maintenant! Seeafood Chowder servi en entrée par The Corrs qui s’éclipsent quand Gary Moore déboule avec le plat de résistance: un Irish Stew à la Guinness accompagné d’un Côte de Beaune) St Patrick a séjourné en France). La fougue de The Answer, des Mama’s Boys et de The Strypes couvre à peine les ″ Miam , Scroch et autres Slurp . Au dessert, les Dubliners enchantent le Apple crumble cake alors que vient enfin le temps du café et du digestif: Irish Coffee! Le deux-en-un est servi par Rory Gallagher. Une Tatoo’d lady vient mettre un terme à ce raout auquel ne participe pas la bande à Bono et pour un Kopek elle accepte de jouer le rôle de guide pour cet Irish Tour commémoratif!

 

Le lundi c’est permis – Volute

Source Image: Bishop Gunn EP

 


[Abraham Cahan – Romancier américain]: ″ What is this world? A mere curl of smoke that dissipates – Qu’est-ce que ce monde ? Une simple volute de fumée qui se disperse? ″ 


 

Black Stone Cherry – Celebrate

 

Originaire d’Edmonton dans le Kentucky, Black Stone Cherry s’inscrivait au départ dans la tradition d’un Southern Rock couillu rondement mené. Après un premier album éponyme tonitruant paru en 2006, le groupe s’est peu à peu forgé une solide réputation et, malgré un virage FM dommageable avec Between The Devil And The Deep Blue Sea en 2011, sa notoriété est allée croissante. Grâce notamment à des apparitions aux côtes de Chickenfoot, Def Leppard, Buckcherry, Black Label Society ou encore Whitesnake.
Avec Celebrate, le quatuor s’essaie à un nouvel exercice, celui de l’Exented Play. Une première après huit albums au format standard. Sept titres donc, et autant de facettes qui se rejoignent dans une démarche coutumière chez ceux du Bluegrass State: ne pas s’installer dans la routine.
Dans la lignée des deux derniers albums, s’installe désormais un Alt Metal nerveux qui, tout en dissipant définitivement l’empreinte sudiste, affiche une sincérité et une authenticité sans faille. Sans atteindre le brio des débuts, BSC nous offre 25 minutes de puissance, de rythme et de guitares rageuses. Cette célébration de 20 ans de carrière du combo de Chris Robertson s’achève sur une reprise étonnante du classique d’un classique pop des années 80: Don’t You (Forget About Me) des écossais Simple Minds. Va comprendre Charles!

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Muddy Waters – Fender Telecaster: The Hoss

© Photo: Paul Natkin

 

Lorsqu’en 1943 McKinley Morganfield quitte le Mississippi pour Chicago, c’est avec une guitare acoustique Silvertone qu’il commence à jouer dans les rues et les petits clubs. Là bas, il se fait connaitre sous le nom de Muddy Waters et réalise très vite que pour être entendu il doit passer à l’électrique. Il choisit donc une Gretsch, celle que l’on peut entendre sur Rolling Stone. En 1952, Muddy prend une Gibson Les Paul Gold Top avec laquelle il enregistre Got My Mojo Working, Baby Please Don’t Go et I’m Your Hoochie Coochie Man.
En 1957 il achète une Télécaster blanche avec manche en érable. The Hoss (traduction: La Patronne), c’est ainsi que le bluesman l’appelle en 1961 après l’avoir faite repeindre en rouge pomme. Il opte aussi pour un manche plus large doté d’une touche en palissandre et remplace les deux potentiomètres d’origine par ceux provenant d’un ampli Fender. Bien qu’ayant également utilisé une Gibson SG Junior et une Guild Thunderbird, la Telecaster est restée l’instrument préféré qu’il utilisera sur scène et en studio sur l’album Fathers and Sons, sorti en 1969 chez Chess Records et sur Hard Again, l’album de son grand retour produit en 1977 par Johnny Winter qui profitera de l’occasion pour vociférer sur Mannih Boy.


En 1987, le père du blues électrique a été intronisé au Rock & Roll Hall of Fame par Paul Butterfield. Occasion au cours de laquelle la succession de Muddy Waters à offert The Hoss au musée de Cleveland dans l’Ohio.


 

Barry E. Jackson – ZZ Top

 

Originaire du Nebraska, Barry Jackson a grandi en Californie, et a obtenu son diplôme de l’Art Center College of Design de Pasadena en 1977. Avant de se consacrer au court-métrage et à l’animation, il a débuté sa carrière en tant qu’ illustrateur publicitaire et graphiste spécialisé dans le Cover Art. Il est à l’origine des pochettes d’albums pour des artistes tels que Neil Young (Trans en 1982), Mountain (Go For Your Life en 1985), Ronnie james Dio (The Last in Line en 1984), Warrant (Dirty Filthy Stinking Rich en 1989), Johnny Crash (Neighbourhood Threat en 1990), ZZ Top (Afterburner en 1985 et Recycler en 1990) Ronnie Montrose (Music From Here en 1994  et The Band (High on the Hog en 1996). Il a également créé des affiches de concerts (Grateful Dead) et de films comme New York 1997, Terror Train, Street Trash, The Lift et Alligator.


D’autres histoires sur le Cover Art à retrouver dans Le livre
👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


 

Le lundi c’est permis – Gardien

© Source Image: Peakpx Wallpaper

 


[Marcel Ohayon – Auteur français]: ″ Les chats sont les gardiens de nos silences – Cats are the guardians of our silences. ″


 

Brassens – Le Meilleur

© Reiser

[Georges Brassens. 1921-1981: Brave Margot]: ″ Quand Margot dégrafait son corsage pour donner la gougoutte à son chat, tous les gars, tous les gars du village, étaient là. Et Margot qui était simple et très sage présumait qu’c’était pour voir son chat que tous les gars, tous les gars du village, étaient là, là, là, là!

© Reiser

Keith Richards – Fender Telecaster: Micawber

© Source Photo: Screenshot Fender.com

 

Pour son 27ème anniversaire en 1970, Keith Richards reçoit de la part d’Eric Clapton une Fender Telecaster des années 50, celle-là même qui, à partir de l’album Exile on Main Street, allait devenir une véritable machine à riffs. À cette époque les Rolling Stones ont des problèmes avec le Fisc britannique. Pour y échapper ils s’installent en France, à Nellcote, un manoir situé à Villefranche-sur-Mer sur la Côte d’Azur. Probablement la raison pour laquelle le guitariste a fait de l’humour en surnommant sa blonde électrique Micawber, du nom d’un personnage de David Copperfield qui, endetté, finit en prison faute d’avoir pu répondre aux exigences de ses créanciers.
Brown Sugar, Honky Tonk Women, ce ne sont là que quelques-uns des titres intemporels des Glimmer Twins sur lesquels Keef s’exprime de façon si particulière; grâce notamment à plusieurs modifications apportées au fil des ans, dont la suppression pure et simple de la Mi Grave et l’adoption d’un accordage en open tuning sur 5 cordes.


Avec sa Gibson ES-355 noire de 1960,  Micawber reste l’une des guitares de prédilection de Keith Richards. Aujourd’hui encore, à 80 ans il l’utilise souvent, aussi bien en studio que sur scène.