Mars 1969, Les Doors entament une tournée de 19 dates qui débute à Miami. Bourré, Jim Morrison a raté son avion. Il arrive sur scène avec plus d’une heure de retard. Tenant à peine debout, incapable de chanter, il interrompt le set à plusieurs reprises pour insulter le public et tenir des propos anarchistes.
Le 5 mars, deux jours après cette prestation catastrophique, Robert Jennings qui travaille au bureau du Procureur de l’Etat, porte plainte. Il prétend que durant le concert le chanteur a défait son futal et simulé une masturbation. Aussitôt, la machine judiciaire de Floride se met en branle – si j’ose dire – sous couvert de plusieurs chefs d’accusation: obscénité, exhibitionnisme, injures, ivresse publique et incitation à la violence.
Le procès débute le 12 août 1970. L’axe de la défense de Morrison c’est la liberté artistique. L’accusation, elle, ne dispose d’aucune preuve de l’exhibition et les témoins se contredisent. Finalement, le 20 septembre 1970, le jury déclare The lizard King innocent de comportement obscène, innocent d’ivresse publique mais coupable d’exhibitionnisme et d’outrage aux bonnes mœurs.
Le 30 octobre 1970, le verdict est prononcé: 500 dollars d’amende et 8 mois de prison ferme au lieu des 3 ans encourus. Jim est libre après versement d’une caution de 50 000 dollars et son avocat fait immédiatement appel de la décision. Dans l’attente de la révision de son procès, Jim Morrison s’installe à Paris où il meurt dans des circonstances douteuses le 3 juillet 1971. De fait, ses problèmes juridiques sont réglés une bonne fois pour toutes.
Il faudra attendre le 9 décembre 2010 pour que Charlie Crist, gouverneur de Floride, prononce la grâce de l’Amercian Prayer. Selon lui, une personne décédée avant que son appel ait lieu ne peut être reconnue coupable.









