
Depuis une quinzaine d’années, ce groupe originaire de l’Indiana exprime son attachement à la musique du Sud. Avec The Cold Stares il ne s’agit pas de rock sudiste pur et dur. Il est plutôt question de fusion entre blues franchement roots et rock suffisamment brut, le tout mâtiné d’ambiances résolument modernes.
Sur le récent Texas, l’on retrouve donc ce concept de heavy blues qui capture l’essence même des rythmes et des sonorités qui ont nourri bon nombre des influences du trio.
D’une solidité à toute épreuve, Nowhere To Go démarre sur un riff et un tempo d’une solidité à toute épreuve. Grâce à un changement de cadence à mi parcours et un jeu de guitare remarquable, Queen of Hearts devient plus bluesy. L’atmosphère se fait plus dense avec Deeper You Dig lourd et agressif, presque metal. Le spasmodique Can’t Hold Out Much Longer fait appel à un son puissant et direct. Hommage à B.B. King avec une reprise convaincante de Chains and Things interprétée avec émotion et intensité. Le moment de calme de l’album est One Last Chance. Morceau dans lequel domine un fingerpicking exécuté au dobro et de belles harmonies au clavier qui ajoutent une dimension aérienne à l’expression de Chris Tapp. Out Of Love est construit autour d’un riff, chanté avec émotion, agrémenté d’un solo réussi et soutenu avec brio par la basse et la batterie. Tout comme le morceau suivant, le shuffle entraînant de Burden to Bear qui livre lui aussi d’incandescentes parties de guitare. Possession repose en grande partie sur la voix. Galopant et décontracté Further Down the Road fonctionne à merveille. Sugarcane clôt l’album. Le groupe y explore un swamp rock teinté de gospel et part en goguette dans le Bayou.
Tout simplement excellent. Porté par une production et des arrangements minimalistes et efficaces, Texas souligne la classe de The Cold Stares. L’interprétation de leur approche artistique est incroyablement énergique, communicative et bienfaisante.








