Harley Davidson – Rien ne va plus?

Harley Davidson en difficulté

Chez Harley-Davidson tous les voyants sont au rouge. En 2017, les ventes ont chuté de 7%, le chiffre d’affaire de 6%, et le bénéfice net de près de 25 %. Pour couronner le tout, à Wall Street le titre a chuté de 10%. Confronté à un vieillissement de sa clientèle traditionnelle, le constructeur américain reconnait les difficultés rencontrées pour séduire un public plus jeune face à la concurrence japonaise et européenne. Devant un tel constat, le PDG du groupe, Matt Levatich, à fermé l’usine de Kansas City et optimisé la production sur le site de York en Pennsylvanie, avec à la clef la suppression de 400 emplois dans un premier temps. D’ici 2019, Harley va également fermer une usine de fabrication de roues en Australie et poursuivre la réduction de ses stocks. Les faibles prévisions de commandes pour 2018 inquiètent les décideurs de Milwaukee, de plus en plus persuadés de l’urgence à prendre en compte l’évolution du marché, séduire un nouveau public et palier au manque de renouvellement de sa gamme. Initialement prévu pour 2021, le projet de moto électrique ″Live Wire″ devrait ainsi connaitre une accélération conséquente. Cela suffira t’il? Pas sûr, car même si la démarche peu paraitre louable, elle reste néanmoins antinomique avec l’Histoire de la marque.

 

Jack Daniel’s – Le Old No.7 recrute!

Seasick Steve Jack Daniel'sGendarme, footballer, astronaute, pilote de course ou chien policier, c’est généralement ce qui nourrit les envies d’avenir d’une enfance banale. En grandissant, les rêves de salaires mirobolants, de défense de l’opprimé ou de shoots d’adrénaline, s’écroulent. Souvent! Alors pourquoi ne pas valider des aspirations carriéristes, certes plus modestes, mais ô combien euphorisantes en devenant par exemple testeur? Jack Daniel’s est à la recherche de volontaires pour apprécier les nouvelles saveurs du Old No.7. Pas besoin d’être un expert ou un fin palais; il suffit juste de goûter et d’évaluer le nouveau ″Tennessee  Fire″ aux saveurs de cannelle pimentée. C’est gratuit. Il faut s’inscrire avant le 31 janvier et être sélectionné pour, après avoir donné un avis argumenté, pouvoir bénéficier d’une bouteille gratuite. Seule ombre au tableau: il faut résider au Royaume Uni. What the Hell!

 

 

Janvier 2018 – Le Rock fait le Mort!

2018 Les perdants du RockPlus motivée que jamais, la grande Faucheuse annonce la couleur. 2018 sera noir, très noir. Fast Eddie Clarke a rejoint son funeste cortège le 10 janvier et Dolorès O’ Riordan le 15. D’autres les ont précédés ou suivis de près.

04/01/2018: Ray Thomas – Musicien et chanteur britannique, il était surtout connu comme l’un des membres fondateurs du groupe de rock progressif The Moody Blues. Multi instrumentiste il jouait de l’harmonica, du saxophone et du hautbois mais la flûte était son instrument de prédilection. Le solo dans ″Nights in white satin″ c’est lui.

15/01/2018: Edwin Hawkins – Chanteur de gospel avec les fameux Edwin Hawkins Singers Il a remporté quatre Grammies durant sa carrière. Son tube ″Oh Happy Day″, adapté d’un hymne religieux du XVIIIe siècle, s’est vendu à plus de sept millions d’exemplaires.

20/01/2018: Jim Rodford – Bassiste, il joue d’abord avec The Bluetones puis rejoint les Swinging Blue Jeans avant de former le groupe Argent. Il rejoint les Kinks en 1978, pour remplacer John Dalton. Il y restera jusqu’à la dissolution du groupe en 1996. Il joue ensuite avec The Animals II de 1999 à 2003, puis il participe à la reformation des Zombies en 2004.

23/01/2018: Hugh Masekela – Trompettiste, légende du jazz, il fuit le régime de l’apartheid dans les années 1960 et ne rentre dans son pays qu’en 1990 après la libération de Nelson Mandela pour lequel il écrit l’un de ses plus grands titres: ″Bring Him Back Home″.

24/01/2018: Mark Edward Smith – Leader et seul membre permanent du groupe The Fall, figure majeure du punk britannique. En quarante ans de carrière, il a sorti plus d’une trentaine d’albums sans jamais rencontrer le succès commercial. Véritable tête de lard il est néanmoins devenu une référence pour de nombreux groupes parmi lesquels, Sonic Youth et Pulp.

PB, janvier 2018

Ross Halfin – Photographe metalleux!

Photos de Ross Halfin – De gauche à droite: Eddie Van Halen – Gary Moore période Thin Lizzy – Eric Clapton – Randy Rhodes, période Ozzy Osbourne.

Ross Halfin photographe rock

Au cours des Seventies Ross Halfin entreprend des études à la Wimbledon School Of Art afin de devenir artiste peintre. Déçu par le milieu de l’Art, il décroche assez vite et c’est un peu par hasard qu’il s’oriente vers la photographie. Lorsque pour ses loisirs il assiste à des concerts de rock il a l’habitude d’amener avec lui un appareil photo et saisit ainsi l’opportunité de prendre des clichés des Who, AC/DC et Led Zeppelin. Halfin commence à se faire un nom auprès de la presse musicale et parvient à travailler pour Sounds Magazine. Avec l’émergence du mouvement Punk, le Sounds mais aussi le Melody Maker et le New Musical Express s’intéressent au phénomène et offrent au photographe l’occasion de shooter  Clash, Sex Pistols, Jam, Adam Ant, Specials ou Blondie. Mais son truc c’est le Heavy Metal, les grands groupes et les shows accrocheurs des années 80. Il partage ainsi ses activités entre séances photos dans les concerts, contributions diverses pour des magazines (Kerang!), projets d’affiches et éditions d’ouvrages photographiques. A partir des années 90 Ross Halfin prend un peu de distance avec la scène pour se consacrer d’avantage à la photographie de Voyage. Il reste néanmoins l’un des grands photographes et l’un des témoins majeurs des manifestations musicales d’une époque. Pour tout savoir: Ross Halfin Photography.

PB, Janvier 2018

Dolores O’Riordan – Zombie

Dolores O'Riordan died

Depuis la naissance du groupe en 1989, les Cranberries ont vendu plusieurs dizaines de millions d’albums à travers le monde. Un temps séparés, les quatre Irlandais s’étaient reformés en 2009 et avaient sorti deux autres albums, dont le dernier, ″Something Else″, en avril 2017. Dolores O’Riordan, chanteuse et leader du groupe était aussi une figure controversée qui assumait des prises de position radicales anti-avortement, anti-féminisme et pro-peine de mort. L’artiste participait ces jours ci à une session d’enregistrement à Londres. Le 15 janvier elle a été retrouvée morte dans sa chambre d’un hôtel du centre ville où elle logeait. Pour l’heure, les causes de sa mort ne sont pas encore connues, mais certaines sources avancent de ″récents problèmes de santé″. Parmi les titres les plus célèbres du groupe, on compte notamment un hymne antimilitariste écrit après la mort de deux garçons tués par  l’IRA en mars 1993: Zombie!

PB, janvier 2018

Moto Guzzi Le Mans MK II – Airforce

Moto Guzzi Le Mans MK II

Trouvée par hasard dans le sud de l’Italie, une Moto Guzzi de 1982 accidentée gisait dans une arrière cour. Seul le moteur était intact sur cette Le Mans MK II quasiment détruite et ravagée par la rouille. Rapatriée en Angleterre l’épave se retrouve dans les ateliers de Death Machine of London, où les équipes de James Hilton vont travailler pendant quasiment 4 mois pour lui redonner vie. Le cahier des charge du boss de DMOL est clair: commémorer l’ anniversaire des 130 ans de la naissance de Giovanni Ravelli. Né à Brescia, en Italie, le 14 Janvier 1887, Ravelli se retrouve au cœur de la première guerre mondiale en tant que pilote de chasse au sein d’une escadrille qui comporte également dans ses rangs Giorgio Parodi et Carlo Guzzi. Tous trois passionnées de moteurs, ils décident de se lancer dans la fabrication de motos dès la fin des hostilités. Malheureusement, quelques jours avant la fin de la guerre, l’avion de Ravelli est abattu et c’est en 1921 que Parodi et Guzzi a fondent la ″Società Anonima Moto Guzzi″, en choisissant comme logo l’aigle de leur escadrille. Originale et unique, cette préparation baptisée ″Airforce″ rend donc hommage au pilote italien mort en 1919. De l’aluminium battu à la main, des formes aérodynamiques, les pneumatiques, une roue lenticulaire, etc, tout fait référence au monde de l’aviation et atteste avec élégance et prestige d’un mariage réussi entre Art et Ingénierie. Sublime! Détails et photos: DMLO Customs.

Barney Hoskyns – LED ZEP

Led Zeppelin, gloire et décadenceUn train de marchandises en pleine tronche! C’est ce que l’on ressentais en 1969 en découvrant le premier album de ce qui allait devenir le plus grand groupe de rock de tous les temps. ″Au XXIe siècle, il n’y aura pas d’autre Led Zeppelin parce que jamais plus un groupe ne réunira quatre génies. L’époque et l’environnement sont différents″. l’auteur de cette lapalissade, Kim Fowley (producteur et figure de la scène de Los Angeles) fait partie des quelques 200 voix qui s’expriment sur l’histoire du dirigeable. En effet, plutôt que de raconter cette saga par lui même, l’auteur, Barney Hoskyns, a préféré donner la parole à ceux qui de près ou de loin ont vécu la gloire et la décadence de Led Zeppelin. Des musiciens, des producteurs, des managers, des groupies, des journalistes, des roadies, les amis, la famille, tous sont au rendez vous pour donner leur propre version ou leur perception des événements  qui ont jalonné les hauts et les bas de la carrière osmotique de Page, Plant, Bonham et Jones. Des morceaux d’interviews, des anecdotes, des témoignages croisés, le tout sous forme de patchwork assemblé sur les 800 pages du livre. Le travail est colossal et l’assemblage chronologique captivant. Des débuts en studio de Jimmy Page et John Paul Jones au pont d’or refusé par Plant pour reformer le groupe (240 millions de dollars) en passant par la création de Stairway to Heaven, les femmes, la drogue, les destructions d’hôtels, la folie des concerts, le décès de john Bonham, et le reste y compris le pire. Une lecture passionnante et indispensable pour le fan qui au bout du compte saura ce qu’il ne voyait pas et verra ce qu’il ne savait pas. Chez le même éditeur (RivagesRouge) que l’épatant Altamont, Gloire et décadence du plus grand groupe du monde est disponible en format poche pour la modique somme de 11,50€.

PB, janvier 2018