Le lundi c’est permis – Classe!

La Classe c’est quand une femme a beaucoup d’atouts mais qu’elle fait le choix de ne pas les montrer! – Class is when a woman has a lot of attributes but she chooses not to show them″!

😉 Merci à l’ami Vince pour la photo de cette magnifique Norton ES2 des années 50 😉

Patrick BETAILLE, février 2021

 

Naomie Marmorat – Gasoline M.A.B.B

Passionnée de dessin depuis son plus jeune âge, Noémie Marmorat est une passionnée par tout ce qui touche au monde de la moto et de l’automobile. Des études en arts appliqués afin de devenir designer permettent à cette jeune dessinatrice de développer un incroyable talent pour illustrer le monde des sports mécaniques. Pour la petite histoire, l’artiste originaire de Mâcon est issue d’une famille de motards et c’est son frère jumeau qui, un jour, lui demandé de dessiner sa première moto, une Kawa Ninja 300. Depuis, à tout juste 26 ans, elle parcourt le monde  pour présenter et diffuser son art qui lui vaut une notoriété grandissante et méritée. Triumph a été la première marque avec laquelle j’ai travaillé. J’ai exposé pour Triumph sur de nombreux événements comme le lancement de la Triumph 800 Street Triple RS à Elysée Motor Paris ainsi  qu’à l’Ace café Luzern pour Triumph Switzerland″. Pour immortaliser bolides à quatre roues, bécanes et portraits, elle utilise des feutres à alcool, des crayons de couleur et des Posca. Le résultat est saisissant. Tant au niveau de la profondeur et de la luminosité qu’au niveau de la mise en valeur des détails. Toutes les œuvres sont signées Gasoline M.A.A.B:  Moto-Auto-Aviation-Bateaux. Avions et bateaux font partie des domaines que Naomie compte développer, au même titre que les commandes personnelles qu’elle réalise déjà.  Pour plus de détails, c’est Ici et .

Patrick BETAILLE, février 2021


 

FCR Original – Scrambler Triumph ″Classic Legend″

Dirigé par Sébastien Guillemot, FCR Original est en train de consolider son image de marque dans l’hexagone. Situé à Chauvigny, une commune du département de la Vienne, cet atelier de customisation moto, dispose de toutes les compétences – bureau d’étude, atelier, carrosserie, etc. – pour pouvoir réaliser d’intéressantes préparations sur n’importe quelle bécane, avec toutefois une appétence marquée pour les modèles de la marque Triumph. Ce tout récent Classic Legend le confirme avec la métamorphose très réussie d’une Triumph Bonneville 865 de 2015 en un scrambler qui semble tout droit sorti des années 60 et qui n’aurait pas laissé indifférent un certain Steve. Au premier coup d’œil, on aime particulièrement la ligne des échappements, le compteur minimaliste, le petit phare jaune et la peinture bicolore. Après, pour le plaisir, on peut s’attarder sur le guidon renforcé, la selle, les garde-boue alu, la boucle arrière, le feu, les petits clignos et tout le reste. À ceux qui disent: ″Ouiiii, bof, toussa, du déjà vu, rien d’original!″,  Je réponds: ″Peut être , mais avec autant d’homogénéité, de bon goût et de classe, rarement!.. Et Bud serait d’accord avec moi, alors! Source infos et détails Ici et .

Patrick BETAILLE, février 2021

 

William Stout – Trademark of Quality

Il y a une poignée d’années, pratiquant fébrile de l’immersion en milieu vinylique, je rencontrais par hasard les Who en cage dans un zoo. Ni une ni deux, je me portais acquéreur pour un temps hélas trop bref de ce que l’on appelait à l’époque un DISQUE PIRATE. Reste l’occasion (merci Lolo!) de parler de celui qui dessina la pochette de cette compilation: William Stout. 1968, diplômé du California Institute of the Arts, l’artiste débute sa carrière en tant qu’illustrateur de bandes dessinées et de fanzines underground. Avec un style assez proche de celui de Robert Crumb, il commence à se faire un nom et, en 1973, travaille comme illustrateur pour Trademark of Quality, une maison de disques spécialisée dans la diffusion d’enregistrements non-officiels. En 1974, il créé le logo du label Rhino Records et, de 1975 à 1977, se retrouve directeur artistique des magazines rock Bomp! et Heavy MetalStout continue à travailler occasionnellement à la conception d’affiches et de pochettes d’albums. Parmi ses travaux, la comédie musicale Rock’n’Roll High School et en 81 la pochette de Beatlesongs, une compilation de titres parodiant la musique des Beatles dont l’illustration suscita un tollé. En cause, le personnage de gauche, qui tient la banderole; c’est David Chapman, l’assassin de John Lennon. Dans une interview, William Stout déclarait: ″mes groupes favoris étaient les Yardbirds, les Who, Led Zeppelin, les Rolling Stones, Humble Pie, Jeff Beck, Fleetwood Mac et les Kinks. Musicalement j’étais un anglophile convaincu″! L’interview dans son intégralité, la biographie de l’artiste, les pochettes, ses travaux, sa filmographie, etc.  sont à retrouver ici: The Worlds of William Stout.

Patrick BETAILLE, février 2021

 

Hilton Valentine – House of the Rising Sun

Combien de guitaristes débutants, la sueur au front, langue entre les dents, bave au coin de la bouche et les doigts en sang, se sont retrouvés au bord de l’extase en réalisant qu’ils arrivaient à enchainer les accords C-D-E-F-Am sur le manche de leur guitare d’occasion. En passant de Jeux Interdits sur la corde de Mi à un enchainement d’accords aux arpèges approximatifs, la voie de la renommée s’ouvrait à eux et désormais le monde – et les filles qui vont avec – leur appartenait. En juin 1964 l’on entend que ça sur les ondes! Basé sur un air traditionnel de folk américain The House of Rising Sun est LE tube de l’année. C’est un énorme succès international – numéro 1 au Royaume-Uni et aux États-Unis – et il deviendra l’un des plus grands titres de l’histoire du rock. La chanson est enregistrée en une seule prise le 18 mai 1964 et commence par le célèbre arpège de guitare électrique de Hilton Valentine. À l’époque, le guitariste avait déjà rejoint l’organiste Alan Price pour former ce qui allait devenir The Animals, un combo de rock britannique rapidement consolidé par un chanteur passionné de blues : Eric Burdon. Au même titre que les Rolling Stones, cette formation a été l’une des pionnières du British Blues Boom et a contribué à importer en Europe le rhythm & blues noir américain. Hilton Valentine joue et enregistre avec The Animals jusqu’à la dissolution du groupe en

Patrick BETAILLE, février 2021

 

 

Eimor Customs – Ayla, un Bobber Royal Enfield

Pas grand chose à se mettre sous la dent en ce moment. L’occasion peut être d’aller voir en Inde si j’y suis pas et de se pencher – mais pas trop quand même faut pas déconner – sur cette customisation made in Eimor Customs. C’est un RE 350 Classic qui, pour la circonstance, a été doté de tout ce qui caractérise le bobber staïle. Fourche inversée,  garde-boue avant et arrière raccourcis, Guidon surélevé, selle solo réglable, roues de 19″ à l’avant et 15″ à l’arrière, pneus à crampons et l’ensemble plaque/feu arrière en position basse. Seule modification majeure sur cette préparation baptisée Ayla, le châssis a été rallongé de 10 centimètres (Ben si! Ça se voit quand même! Non?). Le réservoir reste à l’identique mais perd ses grippe-genoux et bénéficie, comme comme le reste, d’une peinture grise et or à dominante noire. Sobre et équilibré, l’ensemble est assez réussi. Bien plus en tous cas, et surtout beaucoup moins kitsch, que de précédentes prépas sorties des ateliers de Hyderabad. Quant au moteur, aucun changement. Il s’agit toujours du monocylindre de 346 cm3 d’à peine 20 Cv refroidi par air. À vrai dire – sauf à prévoir un déménagement en Inde – il y a là juste de quoi inspirer les amateurs du genre qui, s’agissant de garder leurs points pour rider pépère et parader devant les terrasses de cafés quand elles seront ouvertes, privilégient le look et se foutent complètement des perfs.

Patrick BETALLE, février 2021

Le lundi c’est permis – Jambes

Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie.″ [François Truffaut/L’homme qui aimait les femmes].

Women’s legs are ​compasses that roam​​ the ​earthly ​globe in all directions, giving it, its balance and ​its ​harmony.

Patrick BETAILLE, février 2021

 

Brad Paisley – Whiskey Lullaby

Elle lui a brisé le cœur en le jetant comme une clope. Toute sa vie il la passée à essayer de l’oublier. Impuissants, nous l’avons regardé boire et se noyer peu à peu dans son chagrin. Jamais il n’est parvenu à se saouler au point de pouvoir l’effacer de sa mémoire. Jusqu’à cette nuit là. Il a posé sa tête contre cette bouteille et pressé sur la détente… Nous l’avons retrouvé le visage enfoui dans l’oreiller avec à ses côtés un mot sur lequel était écrit: Je l’aimerai jusqu’à ma mort. Quand nous l’avons enterré sous le saule, les anges ont entonné une berceuse à la gloire du whisky″ [Brad Paisley, traduction: Marcel Destroy].

Patrick BETAILLE, janvier 2021

MOTOBÉCANE – Zarma, la Tasse!

″1955. MOTOBÉCANE, La plus forte production mondiale de Motocycles. Pour l’usage de tous! MOBYMATIC LUXE Type A.V.37. Cylindrée 49 Cm3. Cylindre aluminium chromé dur. Carburateur étanche avec silencieux d’aspiration. Réservoir de 3 litres 700. Pot d’échappement démontable. Consommation, 1.2 litres aux 100 km. Transmission par chaîne. Embrayage automatique. 3 vitesses à passage automatique système MOBYMATIC (Breveté S.G.D.G). Fourche suspendue. Moyeux-freins à tambour. Larges garde-boue enveloppants. Éclairage et allumage sur volant magnétique. Avertisseur électrique. Compteur de vitesse incorporé dans le phare. Commandes groupées sur une seule poignée tournante. Moyeux-frein à tambour sphérique. Pneus ballon blancs. Poids 28 kg. Et surtout: Moteur 2 temps Surpuissant. Toutes les côtes sans pédaler. Vitesse 30 km à l’heure″. Zarma, les perfs!

Patrick BETAILLE, janvier 2021

 

Covid-19: Les filtres socratiques!

Un jour, quelqu’un vient solliciter Socrate à propos d’une rumeur concernant son ami Diogène. Avant d’aller plus loin, le philosophe propose à son interlocuteur de le soumettre au test des trois passoires afin de déterminer si son information mérite d’être développée.

  • Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?
  • Un instant! dit Socrate. Avant que tu ne m’en dises plus, j’aimerais te faire passer le test des trois passoires.
  • Les trois passoires ?!
  • Oui, reprit Socrate. C’est ma façon de déterminer si ton histoire mérite d’être entendue. Tu vas comprendre… La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me rapporter à propos de Diogène est vrai ?
  • Non. J’en ai simplement entendu parler!
  • Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité?!
  • Euh…
  • Passons à la deuxième passoire. Ce que tu souhaites me révéler à propos de mon ami, est-ce quelque chose de bienveillant ?
  • Ah non ! Bien au contraire!
  • Donc, tu veux me raconter des choses déplaisantes sans être certain qu’elles soient vraies?!
  • Euh…
  • Pour terminer, et c’est ma troisième passoire, est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait soit disant fait ou dit ?
  • Utile, non, pas vraiment!
  • Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni convenable, ni utile, à quoi bon m’en parler ?

Honteux, l’homme resta sans voix devant cette démonstration pleine de sagesse, toute à l’honneur du grand philosophe qu’était Socrate. Malheureusement cela illustre aussi le fait qu’il y a environ 2300 ans, Socrate ne sut jamais que Diogène se tapait sa femme! 

Plus près de nous et concernant la COVID-19. Alors que les médias et les réseaux sociaux se répandent en infos contradictoires sur la vaccination, débats stériles sur le port du masque, rumeurs invérifiables quant à l’origine du virus et avis d’individus à qui on ne demande rien, cette méthode vieille de deux millénaires peut nous aider à déterminer si une information mérite d’être entendue, assimilée et surtout partagée sans passer par les filtres socratiques.

Patrick BETAILLE, janvier 2021