Guy Peellaert – Rock Dreams

Livre Rock Dreams. G. PeelaertConnu pour avoir réalisé les jaquettes de It’s only Rock’n’roll des Stones,  Diamond Dogs de Bowie, Horse of a Different Color de Wily DeVille ou Pour nos Vies Martiennes d’Etienne Daho, Guy Peellaert a aussi conçu des affiches de films et pas des moindres: Short Cuts de David Altman, Taxi Driver de Martin Scorcese ou encore Les Ailes du Désir de Wim Wenders. Au milieu des années 70 les dessins de Guy Peellaert et la plume de Nick Cohn s’unissaient pour donner naissance à ce qui allait devenir un livre culte dans l’histoire du rock: Rock Dreams. Pas moins de 125 tableaux, principalement constitués de portraits des personnalités marquantes de l’histoire de la musique rock. Techniquement parlant l’œuvre relève d’un délicat mélange de photomontages et de peintures hyperréalistes réalisées à l’aérographe. Comme dans un album de famille, toutes les icônes américaines sont saisies dans leur intimité ou mises en situation dans des scénettes issues de l’imaginaire collectif ou des fantasmes de l’artiste. Bill Haley, Rolling Stones, Tina Turner, Elvis Presley, Sinatra, Bob Dylan et tant d’autres géants qui ont écrit les plus belles pages du rock sont là. Aujourd’hui encore considéré comme une oeuvre majeure, Rock Dreams est une invite pour un voyage dans le temps dans une magnifique machine à rêver qui part à la rencontre des mythes de l’Amérique et de la Pop Culture.

Guy Peellaert: Stones, Bowie, Willy DeVille

Patrick BETAILLE, octobre 2019

Miles Davis – Rubberband

Miles davis album posthume28 ans après la disparition de Miles Davis, le label Rhino fait les fonds de tiroirs et sort un album posthume du génial et visionnaire trompettiste. A n’en pas douter ce Rubberland doit être aux amateurs de jazz ce que le monstre du Loch Ness est aux écossais: une apparition toujours espérée mais jamais constatée. Les onze titres Rubberband nous arrivent finalement d’outre-tombe grâce à l’initiative de Vince Wilburn neveu de l’artiste et producteur des derniers enregistrements du tonton. Les sessions se situent entre octobre 1985 et janvier 1986, donc entre You’re under Arrest et Tutu. A n’en pas douter, les adeptes de Kind of blue, In a silent way, ou de Sketches of Spain ne vont pas y trouver leur compte tant l’ensemble de ces inédits sonne très années 80 avec à la clef une forte présence des claviers. Rubberband est funk, électrique, plus vocal que d’ordinaire et les effets électroniques sont très présents. En 1982 l’artiste avait été victime d’une attaque paralysant partiellement sa main droite et entraînant donc des difficultés à jouer. Ceci expliquant peut être cela. Quoiqu’il en soit,  un inédit du grand Miles, même posthume, ça ne se refuse pas. Au fait Davis est il vraiment mort?

Patrick BETAILLE, octobre 2019

 

Le lundi c’est permis – 1000!

Black Bonnie: Site bécanes, Pin-Up et Rock'n'roll!1000! C’est le nombre d’articles publiés sur Black Bonnie! L’occasion est trop belle: utiliser ce mille et unième billet pour remercier celles et ceux qui prennent le temps de lire, souvent,  de commenter, de temps en temps et de critiquer, parfois. Celles et ceux de la première heure et tous les autres, abonnés, fidèles ou occasionnels qui prouvent qu’un site n’est rien sans leur présence et qu’un blogueur n’est rien sans ses lecteurs. Merci de me donner la possibilité de m’enorgueillir de ce blog que le fantôme de mon chat considère comme l’entreprise intellectuelle la plus aboutie depuis la ″Critique de la Raison Pure″ d’Emmanuel Kant. MERCI et à bientôt!

Patrick BETAILLE, octobre 2019

.38 Special – Décès de Larry Junstrom

Décès de Larry Junstrom Lynyrd SkynyrdQuand on évoque Lynyrd Skynyrd et, entre autres musiciens son bassiste, le premier nom qui vient à l’esprit c’est Leon Wlikeson. Pourtant avant lui et jusqu’en 1971 c’est  Larry Junstrom qui tenait le manche de la 4 cordes au sein du combo de rock sudiste à la formation duquel il avait contribué et qu’il avait ensuite quitté avant l’enregistrement de leur premier album. En 1977 il rejoint 38 Spécial et y restera jusqu’en 2014. Larry Junstrom est décédé le 7 octobre, il avait 70 ans.

Patrick BETAILLE, octobre 2019

Ginger Baker – Dernier coup de Cymbale

Décès de Ginger bakerAu cours de années 60-70 le tempo du rock était donné par de grands batteurs qui par leur style et leur talent ont élevé la rythmique au rang de grand art. Parmi eux l’histoire retiendra le flegmatique Charlie Watts, impassible derrière le sautillant Mick Jagger, Mitch Mitchell, ce Picasso de la baguette seul capable de comprendre et donc d’ accompagner les Expériences novatrices de Jim Hendrix, et enfin Ginger Baker. Tous trois avaient une attirance pour le jazz. C’est probablement en ce sens qu’ils ont pu apporter au rock une forme de sophistication bienfaitrice. La légende, Ginger Baker y entre en rejoignant Eric Clapton et Jack Bruce pour former Cream, célèbre power trio qui, avec seulement 2 ans d’existence, a définitivement marqué l’histoire du rock. Après la dissolution du groupe rongé par la dope et les problèmes d’ego, ce batteur inventif et explosif mais aussi caractériel et junkie impénitent, n’a de cesse d’afficher son mépris pour le rock, son public, et les autres batteurs qu’il a influencé, y compris John Bonham ou Keith Moon qui d’après ses propres mots ″ne savent pas swinguer″. Gravement malade, Ginger Baker est décédé à l’hôpital le 6 octobre 2019.

Patrick BETAILLE, octobre 2019

Barrie Master – End of the Line

Décès de Barrie MasterFondé en 1975, Eddie and the Hot Rods a toujours été considéré  comme la pierre angulaire de la scène punk naissante de l’époque. Les concerts de la formation de Canvey Island faisaient sensation chez eux, en Angleterre, mais aussi à Paris où ils se produisaient régulièrement. Leur rhythm’n’blues vitaminé alors essentiellement fait de reprises de standards n’avait certes pas la précision ni la puissance de celui de Doctor Feelgood, leurs aînés et modèles venus eux aussi de Canvey Island, mais leur énergie était l’un de leurs principaux attraits. A la tête du quintet son fondateur, Barrie Masters, un chanteur qui se dépensait sans compter pour une musique basique destinée à procurer du bon temps à un public populaire: le pub rock. Un premier EP, Live at the Marquee, publié à l’automne 1976 reste le témoin de débuts prometteurs, enchaînant à cent à l’heure Satisfaction, Gloria, 96 Tears et Get out of Denver. Vient ensuite le temps des compos et d’un premier LP et son hymne rebelle duquel est tiré le titre de l’album: Teenage Depression. Deux albums de qualité moindre suivent, les tournées se succèdent mais l’inspiration n’est plus là. Le groupe se sépare et se réunit plusieurs fois et Barrie demeure le seul membre constant d’une formation qui cette année encore était sur les routes. Mais aujourd’hui tout est fini. Le 2 octobre 2019, Barrie Masters est parti rejoindre Lee Brilleaux  à l’âge de 63 ans.

Patrick BETAILLE, octobre 2019

 

 

Peter Rowen – Le Boy de U2

Boy U2. Photo Hugo McGuinessEn février 1980, managés par Paul McGuiness les membres de U2 entrent en studio. Pendant sept mois et  sous la houlette de Steve Lilywhite, ils mettent au point les 11 titres de leur premier LP, Boy. Sur la pochette de l’album, la photo en noir et blanc du visage d’un jeune enfant aux yeux emplis d’un mélange de tristesse et de crainte. L’enfant s’appelle Peter Rowen, frère cadet de Derek Rowen, un artiste avant-gardiste, musicien membre des Virgin Prunes et aussi ami de longue date de The Edge et de Bono qui déclarait à l’époque: ″J’ai l’image de la pochette en tête depuis deux ans. Elle exprime beaucoup de choses pour moi. Écouter l’album en tenant la pochette, c’est merveilleux!″. Publié sur Island Records, le disque sort en octobre 1980 au Royaume-Uni et en Irlande. Cinq mois supplémentaires seront nécessaire pour que Boy arrive sur le marché U.S. En effets, les Etats Unis et le Canada craignent que la photo soit perçue en tant qu’incitation à la pédophilie (ça ne s’invente pas!). La photo prise par Hugo McGuiness se voit donc censurée et remplacée par un patchwork – soit disant artistique – de clichés des quatre musiciens irlandais. Trois plus tard l’enfant a grandi. Yeux cernés, lèvre tuméfiée et expression colérique illustrent War, le troisième album de la bande à Bono incluant le fameux Sunday Bloody Sunday. Après avoir abandonné l’école à 15 ans et fait de la figuration dans le film d’Alan Parker The Commitments, Peter Rowen deviendra… photographe.

Patrick BETAILLE, septembre 2019

Andy Summers – Stratocaster Fender/Leica

Andy Summers Stratocaster Leica MBien qu’étant surtout connu en tant que musicien, Andy Summers est aussi écrivain mais aussi photographe. Quand l’énorme notoriété de Police lui en laissait le temps et chaque fois qu’il le pouvait, le guitariste jouait de son appareil photo. A ce titre, il a sorti en 2007 I’ll Be Watching Youun recueil photographique consacré aux années passées aux côtés de Sting et Stewart Copeland. Connaisseur et technicien avisé, le virtuose Andy travaille essentiellement en noir et blanc avec la Rolls du matériel photographique: Le Leica M. Si le fabriquant allemand témoigne d’un savoir-faire incontestable, Fender et son Custom Shop construisent eux des guitares Signature, rendant ainsi hommage à certains grands talents. Le 17 septembre, Fender a lancé le modèle Andy Summers Monochrome Strat. En édition limitée à 50 exemplaires la Stratocaster conçue par Dennis Galuszka fait appel à un collage de photos prises par Andy et est construite selon ses spécifications. Manche et touche en érable, corps 2 pièces en aune et  micros bobinés à la main. La signature du guitariste est apposée sur la tête de manche mais aussi sur la plaque de jonction manche/caisse. S’agissant d’un réel partenariat entre Fender et Leica, on retrouve aussi sur cette Fender Andy Summers Monochrome Strat le point rouge symbole de Leica sur la 15ème case. Présents également, des boutons de contrôle cylindriques de couleur argent similaires à ceux de l’appareil Photo. Il faut débourser 12 500$ pour ce morceau d’histoire instantané à 6 cordes et sensiblement la même chose pour le Leica M Signature qui lui aussi a droit à son édition spéciale. Vous avez demandé la  Police? Ne quittez pas!

Patrick BETAILLE, septembre 2019

 

 

Le lundi c’est permis – Le Cri

Edvard Munch: SkrikLe Cri est une œuvre expressionniste du norvégien Edvard Munch. Symbolisant l’homme moderne emporté par une crise d’angoisse existentielle, elle est considérée comme l’œuvre la plus importante de l’artiste. ″Je me promenais sur un sentier avec deux amis, le soleil se couchait… Je m’arrêtai, fatigué, et m’appuyai sur une clôture… Mes amis continuèrent, et j’y restai, tremblant d’anxiété″ [Edvard Munch]. Quand soudain… Oooh mon dieu!!!

Patrick BETAILLE, septembre 2019