Joel Brodsky – Doors: Strange Days

Joel Brodsky Doors Strange DaysComme beaucoup d’autres, les pochettes des albums des Doors n’ont généralement rien de transcendant. A une exception près, celle de Strange Days. Ce Cover Art est l’oeuvre de Joel Brodsky, photographe américain auteur de plus de 400 pochettes d’albums devenu célèbre pour sa photo de Jim Morrison torse nu, les bras en croix. Le visuel du deuxième album de la bande au poète maudit ne tombe pas dans la facilité et pour cause. En effet, au cours d’une des crises dont il était coutumier, Morrison refuse de se prêter à la séance photo sensée servir de base à l’édition de l’album à paraître fin 1967. Qu’à cela ne tienne! Au retour d’un repérage, Brosky, s’inspirant du film La Strada de Federico Fellini, propose de faire un cliché d’un groupe de saltimbanques dans les rues de New York City. Pour ce faire, deux acteurs sont embauchés: les nains jumeaux que l’on voit au recto et au verso. Le jongleur lui est l’un des assistants du photographe, le géant un portier de club et le trompettiste un taxi driver recruté sur place. Une fois réunie, la petite troupe est amenée sur les lieux du shooting dans l’Est de Manhattan: une ruelle du nom de: Sniffen Court. Mise en scène impeccable, on y croit! Les deux photos qui auraient mérité n’en faire qu’une au montage donnent vraiment l’impression d’avoir été prises sur le vif. L’ambiance mélodramatique associée à une incongrue étrangeté des lieux et des personnages colle parfaitement à la musique du groupe. Pour parfaire le décor et afin d’identifier clairement l’album, des posters des musiciens ont été collé sur les murs de l’impasse: il s’agit d’un tirage qui figurait au verso du premier opus éponyme des Doors.

Patrick BETAILLE, août 2019

Le lundi c’est permis – Paradoxe

Frank Margerin Lucien

En 1970 t’avais un 49.9 bien préparé qui pouvait atteindre les 110 km/h. Aujourd’hui tu peux avoir une bécane de 1000 Cm3 et plus de 100 chevaux avec laquelle tu ne dépasseras pas les 80 km/h. Va comprendre!

Patrick BETAILLE, août 2019

Peter Fonda – Hippie End!

Easy Rider Mort de WyattLe Concorde décolle, De Gaulle démissionne, le Vietnam est en feu, la lune se fait piétiner, Led Zeppelin jette son premier brûlot à la face du monde, le sang coule en Irlande du Nord et Max Yasgur accueille sur ses terres les 500 000 spectateurs de Woodstock. Nous sommes en 1969 et cette année là également Denis Hopper débarque au Festival de Cannes avec Easy Rider. Désormais cultissime, le film devient à l’époque l’un des symboles de la contre culture américaine et élève au rang d’icône un certain Peter Fonda. Co-scénariste de ce road movie réalisé par Denis Hopper, l’acteur joue le rôle d’un marginal vendeur de drogue. Après avoir réussi une transaction juteuse, lui et son ami Billy décident de quitter Los Angeles pour La Nouvelle-Orléans. Au cours de leur périple à moto, les protagonistes rencontrent et découvrent le mode de vie d’une communauté hippie. Aujourd’hui c’est le fin du voyage. En ce mois d’août Wyatt a remisé son Captain America, une Harley Davidson Hydra Glide modifiée à la fourche aussi longue que la filmographie de son pilote. Peter Fonda est mort d’un cancer le vendredi 16 août 2019, à l’âge de 79 ans. Qu’il repose en paix, lui qui se montrait particulièrement critique à l’égard de la politique de Donald Trump qu’il n’hésitait pas à traiter publiquement… d’abruti!

Patrick BETAILLE, août 2019

La Cène – The Last Rock Supper

De gauche à droite: Bob Marley, Freddie Mercury, James Brown, Johnny Cash, Sid Vicious,  Janis Joplin, Elvis Presley, John Lennon, Kurt Cobain, Jim Morrison, Jimi Hendrix, Jerry Garcia et Frank Zappa.
Last Rock Supper
De par leur notoriété, certaines œuvres de la culture occidentale font régulièrement l’objet de reprises constantes dans la culture contemporaine, notamment au travers de copies, parodies, mises en scène et autres détournements. C’est le cas de La Cène peinte par Léonard de Vinci en 1495-1497. Dans cette interprétation pour le moins inattendue on retrouve le gotha de célébrités aujourd’hui disparues après avoir écrit quelques unes des plus belles pages de l’histoire du Rock. Personnage principal, c’est bien sûr le King Elvis qui préside ici The Last Rock Supper. L’on peut noter aussi que le rôle de Judas est tenu par Johnny Cash et que l’apôtre Pierre se retrouve dans la peau de Sid Vicious. Marie Madeleine, elle, devient hilare sous les traits d’une Janis Joplin probablement bourrée. En bout de table siège Simon, le comique de circonstance qui se retrouve sublimé en Frank Zappa à poil sur une cuvette de WC. A noter également les murs tapissés d’affiches de concerts de Muddy Waters, Jefferson Airplane et Grateful Dead. ″Mais alors nom de Dieu de bordel de merde!! Y’a donc rien de sacré pour vous!?!″ (Hamster Jovial).

Patrick BETAILLE, août 2019

Aretha Franklin – Amazing Grace

Dvd Amazing GraceIl y a un an disparaissait la bien nommée The Queen of Soul. Aretha Franklin restera à jamais l’artiste féminine noire parmi les plus célèbres de tous les temps. 45 ans de carrière, 18 Grammy Awards, un gloden Globe, son étoile sur le Hollywood Walk of Fame, des diplômes honorifiques de la part des plus prestigieuses universités américaines et une médaille présidentielle de la liberté. La reine de la Soul qui a aussi chanté pour Elisabeth II et pour Barak Obama lors de son investiture a également été honorée à titre posthume d’une mention spéciale de la part du Prix Pulitzer ″pour sa contribution indéniable à la musique et à la culture américaine pendant plus de cinq décennies″. Retour en arrière. En janvier 1972, Aretha décide de renouer avec ses racines religieuses et d’enregistrer un nouvel album. Pendant deux nuits, accompagnée de son groupe, elle s’installe dans une église de Los Angeles: The New Temple Missionary Baptist Church. L’été suivant, Atlantic sort un double album tiré de ces shows. Immédiatement reconnu comme étant l’une des œuvres les plus puissantes de la Soul, le disque atteint le haut du Billboard 200 et se voit certifié double platine avec plus de 2 millions de ventes. A l’époque les sessions avaient été filmées mais, pour des raisons techniques, jamais diffusées… Jusqu’à aujourd’hui! Dépoussiérées, synchronisées, les images captées par les équipes de Sydney Pollack sont désormais disponibles en Dvd et Blue Ray. Amazing Grace est plus qu’un concert; c’est une communion, une exaltation générée par une artiste qui s’adresse à son public en mettant en musique la cause des femmes, de la liberté, des droits civiques et son combat contre le racisme et le inégalités. Oubliez la qualité des images datant des années 70. Laissez vous embarquer par la magie émotionnelle du documentaire, la transe du public, les larmes des participants et même l’exaltation de certains, parmi lesquels Mick Jagger et Charlie Watts présents ce jour là. Et surtout savourez comme il se doit la prestation d’une exceptionnelle chanteuse qui transcende son art en l’incarnant au plus profond d’elle-même. Sublime! Merci Monsieur Alan Elliott pour ces 90 minutes de Grâce.

Patrick BETAILLE, août 2019

Comme J’aime – Le régime qui gonfle!

Bernard Canetti

Bernard Canetti, fondateur de Comme J’aime. On est tellement sûr que vous êtes bêtes à bouffer du foin! On est tellement sûr que vous êtes prêts à gober n’importe quoi! On est tellement sûr que vous allez nous donner du fric! On est tellement sûr que ça va marcher pour vous NOUS qu’on est même prêts à vous offrir une balance connectée WIVASY pour jauger le poids de votre crédulité!

Patrick BETAILLE, août 2019

Sam Dunn – ZZ Top

Rockumentaire ZZ TopThat Little Ol’Band from Texas. C’est le titre de ce documentaire de Sam Dunn consacré aux barbus les plus célèbres de l’histoire du Rock. Depuis la fin des années 60, Billy Gibbons, Dusty Hill et Frank Beard jouent un mélange bien dosé et souvent détonnant de blues et de rock. Toujours ensemble, le trio évoque au cours d’interviews les débuts difficiles quand ils se produisent dans les rades au fin fond du Texas mais aussi l’épopée des clips MTV, le roadster Ford V8 et les filles de rêve d’ Eliminator. Il est aussi question aussi de la folie de certains shows qui feront de ZZ Top un phénomène mondial et des addictions de Franck  Beard. Au cours des 90 minutes de visionnage nombreuses sont les images d’archives de concerts, les témoignages et les anecdotes. ″Frank s’en foutait de ne pas avoir la barbe, il avait déjà le nom!″ (Billy Gibbons). Figurent même des rushes, visiblement tournés pour l’occasion au cours desquels les texans jouent plusieurs de leurs  titres (Blues shuffle in C, Brown Sugar, La Grange et Blue Jean Blues). Le film fera l’objet d’une première mondiale le 13 août à Hollywood, peu avant le début de la tournée mondiale qui fêtera les 50 ans de carrière du groupe. Pas de sortie prévue dans les salles françaises mais en attendant la sortie en Dvd chez Eagle Rock il est encore possible de visionner le documentaire déjà diffusé sur Arte le 21 juin et disponible jusqu’au 19 septembre: That Little Ol’Band from Texas.

Patrick BETAILLE, juillet 2019

Deux-Roues Motorisés – Le Radar de la Méduse

Loud Pipes Save Life?Bruitparif est un observatoire chargé d’analyser les nuisances sonores pour informer et venir en appui aux politiques de lutte contre le bruit. Imaginé par ce collectif, un nouveau type de radars automatiques est actuellement à l’essai dans les Yvelines. Baptisé ″Méduse″, cet outil mesure le niveau de décibels des motos qui dans la région et surtout le week end se livrent à de bruyants rodéos. Dans un premier temps et pour tenter de dissuader les motards il est déjà prévu d’installer un affichage électronique indiquant que le bruit émis et enregistré est au dessus du seuil légal. Le système de verbalisation quant à lui est encore à l’étude. Une nouveauté qui va faire du bruit, on parif? En tous cas à terme, en recevant la douille, on pourra dire: ″Je suis médusé″! Source et infos: Le radar anti-bruit arrive!

Patrick BETAILLE, juillet 2019

Le lundi c’est permis – Warning!


Twin Cats
Forget the dog, beware of the cats! – Oubliez le chien, Faites gaffe aux chats!

 

Patrick BETAILLE, juillet 2019

Sophie Rosemont – Girls Rock

Les filles du RockEn 1922, c’est une femme, Trixie Smith, qui utilise pour la première fois le vocabulaire du rock dans sa chanson: My man Rocks me with one steady Roll″.(NdT: Mon mec me culbute vigoureusement). La Musique, Sophie Rosemont, journaliste aux InRocks et à Rolling Stone, elle connait! Depuis de nombreuses années elle grenouille dans le monde du Rock et elle a eu la chance de pouvoir rencontrer, côtoyer et interviewer bon nombre de représentants d’un genre qui le plus souvent se définit au masculin. En effet, quand on parle de légendes, généralement c’est de mecs dont il s’agit. Quand ça et là sont évoquées des Yoko Ono ou des Courtney Love, c’est en tant que ″femme de″ et ″copine de″. Quand sont retracés les parcours de Janis Joplin ou Amy Winehouse c’est au travers de la vision étriquée de leur penchant pour la bouteille. Ces figures mythiques ne sont que très rarement considérées pour ce qu’elles représentent en tant que valeur artistique, apport culturel ou influence. Girls Rock avec ses 350 pages s’attarde sur quelques 140 musiciennes qui au travers de leurs œuvres et de leurs talents ont largement contribué à l’édification du temple dédié à la musique populaire. Certes toutes n’y sont pas mais Rosetta Tharpe, P.J Harvey, Aretha Franklin, Patti Smith, Kate Bush, Cat Power, Poly Styrène, Nico et toutes les autres sont ici invitées. Histoire, style, engagement, rumeurs et discographie sont abordés au travers de bios, d’anecdotes et de témoignages qui soulignent l’importance de la Girl Power. Même sur fond de machisme et de discrimination, plus qu’un livre connement féministe, Girls Rock doit être considéré comme un document partial mais indispensable qui met au placard les groupies peroxydées pour rendre justice à ces oubliées du collectif musical. ″Les femmes ont des couilles. Elles sont juste un peu plus haut placées, voilà tout![Joan Jett].

Patrick BETAILLE, juillet 2019