In Vinyle Veritas – Interview de l’Auteur!

Pour lire l’intégralité de l’interview c’est sur cet excellent site:  GlobRocker!

Q: … Pourquoi ce choix de l’auto-édition ?

R: …Même à fonds perdus je fais le choix assumé de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour garder le contrôle total sur une commercialisation à la mimine. J’accepte donc le fait que In Vinyle Veritas – en tant que remède à la morosité et déjà reconnu d’utilité publique – ne soit, ni remboursé ni par la Sécurité Sociale, ni partiellement pris en charge par les mutuelles de santé

POUR COMMANDER le livre : IN VINYLE VERITAS ÉLOQUENCE ET DÉSAVEU DU COVER ART!
 

Patrick BETAILLE, avril 2021

In Vinyle Veritas – Ils ont dit! (Part. 1)

… À propos de ce livre que le fantôme du chat de l’auteur considère comme l’entreprise intellectuelle la plus aboutie depuis La Critique de le raison Pure d’Emmanuel Kant…

Pierre COUDOUY : ″L’avertissement de l’auteur au lecteur est sans concession et je m’y suis complètement retrouvé ! Question écriture, il faut parfois savoir prendre des risques et les assumer. C’est ce que fait l’auteur, chapeau ! La mise en page est superbe! Beau boulot, vraiment.  Ce que je trouve vraiment génial, c’est l’approche du sujet. La culture a toujours été (ou presque…) subversive et créative, l’un étant lié à l’autre et ça c’est super bien évoqué. J’adore. Il ya aussi bien sûr de l’engagement et… beaucoup d’humour. Ah, l’humour ! Quelle belle arme ! En parcourant tout ça, non seulement, on apprend plein de choses, mais en plus, ça soulève des questions. Ça interpelle, ça fait sourire, ça fait se mettre en boule, bref, ça fait PLAISIR ! On en arrive à se dire : Mais putain, qu’ils sont cons, avec leur censure à deux balles, ils réussissent à créer l’effet inverse de ce qu’ils souhaitent ! À travers ce travail, c’est notre société qui est pointée du doigt et ça, vraiment, ça me plaît énormément″.

André VIALA : ″C’est un travail de dingue et en plus c’est beau ! À lui seul ce bouquin est une médiathèque″.

Vincent DEBACKER : ″Où est la limite entre provocation gratuite et la réelle démarche artistique ? Ce livre, grâce à tous ces exemples, vous aidera à vous faire votre propre opinion. Vous pourrez également voyager dans un univers musical et graphique, aussi varié qu’intéressant, aussi riche qu’étonnant, montrant sans aucun doute, que les pochettes de disques censurées sont bel et bien le reflet de notre société. Bon voyage sur ces chemins que cette dernière voudrait bien trop balisés, trop lisses ou trop uniformes″.

Patrick HIGGINS : ″Fabuleux!!! Un must pour tous les fans de vinyles et de musique pop/rock. L’histoire de ces pochettes de disques de légende, le cover art tel qu’il aurait parfois dû être avant de subir non-sens de la censure ! Bravo Patrick BETAILLE et Rock’n’Roll bordel!

Gregory HOCQUET : ″Déjà question poids et nombre de pages on est pas volé ! Avec ça et une présentation impeccable, la qualité est là! Un bouquin contenant autant de visuels doit être aussi beau qu’agréable à lire et c’est les cas! Étant plus de la génération CD, j’ai lu/regardé ce livre presque comme un traité sur l’histoire de la musique. Il donne un goût de liberté que j’ai connue petit, mais qui aujourd’hui a disparu … À l’époque, à cause d’un sein nu sur une pochette de disque, la censure frappait l’auteur du délit. Maintenant dans notre monde ultra aseptisé, la musique c’est clean, consensuel et fade! Merci de nous faire découvrir (ou redécouvrir) tout cet environnement musical″.

Jean-François TIDDU : ″Merci pour ce très bel ouvrage″.

Gérard JACQUIN : ″Quel bonheur de retrouver dans cet ouvrage ces instants magiques d’un temps passé où les illustrations des pochettes des disques que nous attendions gravaient dans nos esprits embrumés des œuvres que nous n’avions même pas encore écoutées. L’art pictural et l’art musical se rejoignaient alors pour notre plus grande satisfaction. Voici un livre que j’ai pris plaisir à effeuiller, page après page, pour pouvoir remettre au lendemain quelques belles nostalgies d’hier. Mais aussi un livre d’actualité à l’heure où, sans autre considération de qualité d’écoute, le regain d’intérêt pour les vinyles permet aux plus jeunes de tenir entre leurs mains la réalité d’un univers musical aujourd’hui dématérialisé. Et la plume stylée et efficace de l’auteur qui vient renforcer avec virtuosité l’ambiance historique et parfois hystérique de toute cette aventure. Un livre à écouter, une musique à lire. J’adore!

José NICOLAS : ″Le livre est à l’honneur : dans les chiottes. C’est là que je peux le lire tranquillement″.

Juliette MARCHESAN : ″Un très bel ouvrage qui me donne encore et toujours plus envie d’écouter du rock, du vrai et d’en savoir encore et toujours plus″.

Laurent HOLIN : ″J’ai fini ce livre comme on finit une bouteille de bon vin (in vino veritas) et j’ai adoré. Bien écrit, avec humour, précis, référencé et clair. C’est impressionnant le nombre d’infos contenues dans ce bouquin. Sacré Boulot !

Jean-Marc PEREZ : ″Merci Patrick pour ce In Vinyle Véritas! Un vrai travail de Titan, avec, au final, un très bel ouvrage, concocté avec passion, qui fourmille de détails et d’anecdotes sur le pourquoi et le comment des pochettes choisies par les grands du Rock pour enrober leurs vinyles. On peut le feuilleter à sa guise, le lire au gré de nos gouts musicaux ou de notre intérêt pour les belles illustrations. Bref, à chaque album évoqué le plaisir est au rendez vous. Un régal!

Bruno BRETAGNE :″Il fut un temps où un disque, avant de l’écouter, se regardait, s’admirait, laissant en suspend les questions que l’on pouvait se poser sur la conception des pochettes. Ce livre très bien documenté et bien écrit ravira les amateurs de musique populaire curieux et désireux de parfaire leur culture. Si, si!

Stéphane CERON :″Ce livre est un investissement ! Non seulement les illustrations sont super belles, mais, et c’est le plus important, elles sont mises en valeur par un texte riche et très intéressant. On peut le lire d’une traite ou lire quelques articles par-ci par là, selon l’humeur du moment. À tous les coups, on apprend. Merci.

Gaël TOULEMEONT :″Du Rock ,du Rock et encore du Rock! Visiblement Patrick BETAILLE connait son sujet sur le bout des doigts et j’ai passé un bon moment de lecture. Par contre, pour ce qui est de la Zumba ou de la Tecktonik, Là, il n’y a plus personne!« .

Pour Commander: In Vinyle Veritas Éloquence et Désaveu du Cover Art!

Patrick BETAILLE, mars 2001

Neil Saint – Spitting and Screaming

Dans les programmes qu’il diffuse à l’antenne, c’est ainsi qu’il se présente: The Saint! Pourtant, ni de près, ni de loin, l’auteur n’a quelque chose à voir avec un certain Simon Templar et encore moins avec Roger Moore. Neil Saint est un chroniqueur, interviewer, animateur de radio et passionné de musique. Spitting and Screaming, The True Story of British Punk (1971-1979). Tout un programme! Celui du livre dans lequel l’auteur se livre à une enquête approfondie sur la scène Pub Rock et British Punk du Londres des seventies. Des interviews et des témoignages nous (re)plongent au cœur du mouvement d’une jeunesse en révolte qui hurle, crache sa haine du système et donne naissance à un genre musical qui désormais s’exprime dans les pubs et les petits clubs. Au fil des 200 pages on croise The Sex Pistols, The Uk Subs, The Clash, The Stranglers, Dr Feelgood et beaucoup d’autres. Sally Jane Delaney raconte aussi qu’elle a eu l’occasion d’héberger les ricains de Eggs Over Easy et comment elle a assisté à la naissance du Pub Rock. Charlie Harper, membre fondateur de The UK Subs, raconte les tout premiers jours du club The Roxy, alors que d’autres comme Bill Grundy ou Andrew Lauder évoquent l’explosion de la scène punk en 77. Bref! une lecture (en anglais) incontournable pour les amateurs du genre et les nostalgiques de l’époque!

Pour la petite histoire. Au départ, c’est une photo de Patrick Higgins – talentueux photographe et éminent spécialiste de Dr Feelgood – qui devait faire la couv de Spitting and Screaming avec un cliché de Wilko Johnson sur scène à Londres.  Compte tenu du fait que, dans cet ouvrage, le cœur du sujet bat principalement pour le punk, New Haven Publishing et l’auteur ont décidé de la remplacer par une photo de Sid Vicious et de reléguer Wilko en quatrième de couv.

Patrick BETAILLE, mars 2021

Annye C. Anderson – Mon Frère Robert Johnson

Tout le monde connait les histoires qui courent autour de l’auteur de Dust my Broom, Love in Vain ou Sweet Home Chicago, de son soit disant pacte avec le diable en échange de dons musicaux exceptionnels, ou encore de sa mort tragique qui lui ouvrit les portes du Club 27. Tout cela appartient désormais à la légende. Ce dont on avait aucune idée, c’est ce que fut la vie de Robert Johnson. Nous voici comblés avec ce livre qui est le résultat d’une rencontre et d’entretiens retranscris par Preston Lauterbach, éminent journaliste et auteur de nombreux ouvrages consacrés au blues. Madame Annye C. Anderson, la demi-sœur qui partagea la vie de celui qu’elle surnommait Brother Robert, fait des révélations surprenantes et savoureuses sur le bluesman légendaire que les amateurs n’auraient jamais pu espérer découvrir sous ce jour. Ne comptez tout de même pas pouvoir lever le voile sur les circonstances de la mort de ce guitariste hors du commun, Annye était beaucoup trop jeune à l’époque. Il y a dans cet ouvrage beaucoup d’humilité, de tendresse et de très nombreuses anecdotes qui mettent un coup de projecteur sur l’histoire déchirante d’une famille et sur la vie quotidienne des noirs américains dans le Mississipi des années 30. Beaucoup de douleur également, et de rage aussi. « Ma famille a perdu Brother Robert deux fois : quand il a été tué dans le Mississipi, puis quand les rapaces ont colporté tous ces mythes sur lui, ont volé nos photos et nos souvenirs pour se remplir les poches« , fulmine Mme Anderson qui a bataillé en vain pendant des années et qui du haut de ses 94 années nous livre aujourd’hui un témoignage émouvant. Avec Mon Frère Robert Johnson, dans l’intimité de la Légende du Blues, les éditions RivagesRouges nous offre un document exceptionnel pour lequel il ne faut surtout pas hésiter à se délester de la modique somme de 19 euros.

Patrick BETAILLE, mars 2021

In Vinyle Veritas-Éloquence et désaveu du Cover Art

Après 15 mois de sévices envers mon neurone, le voici ! Conçu et écrit by myself, autofinancé et auto-distribué – mon bouquin est désormais disponible. In vinyle Veritas évoque, de façon illustrée et argumentée, la censure des pochettes de disques dans l’histoire de la musique populaire, mais pas que ! Il y est aussi question de la petite histoire du rock, celle qui se cache derrière certaines pochettes emblématiques!

276 pages – 155 Chroniques – 362 Artistes référencés – 245 Images – Format 24 cm x 16.5 cm – Reliure dos collé – Imprimé sur papier couché 170 grammes – Couverture brillante 300 Grammes. Poids 930 Gr! Tout ça pour évoquer l’Éloquence et le Désaveu du Cover Art au cœur de l’histoire du Vinyle.

Si la passion de ceux qui aiment ce qu’ils font et font ce qu’ils aiment vous interpelle, un petit partage avec vos amis serait le bienvenu. Merci beaucoup et rock’n’roll bordel! Pour en savoir plus sur In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art: infos, détails, images et modalités de commande c’est par ici: Le livre!

Patrick BETAILLE, Février 2021

La Fabuleuse Histoire de Brough Superior

En 1919, la marque Brough Superior voit le jour en Angleterre. George Brough a en tête la mise en chantier d’un nouveau concept: la moto de luxe. C’est à ce titre qu’en 1924 arrive la SS100, présentée comme la Rolls Royce des motos. Le livre, La Fabuleuse histoire de Brough Superior depuis 1919, retrace l’histoire de la marque anglaise et de son fidèle client qui a possédé pas moins de sept SS 100: Thomas Edward Lawrence, plus connu sous le nom de Lawrence d’Arabie. L’ouvrage de Jean-Louis Basset et David Dumain revient largement sur les premières années et passe en revue l’évolution des différents modèles jusqu’en 2018, l’année du changement au cours duquel les motos Brough Superior sont fabriquées en France sous la direction de Thierry Henriette. Le patron de Boxer Design et aujourd’hui propriétaire de la marque anglaise aime le rappeler: ″Même si la marque appartient à un Anglais, ce sont des motos 100% françaises″. 240 pages d’histoires, 440 photos, un Dvd documentaire (Road Trip sur les traces de Sir Lawrence) et le film Lawrence d’Arabie en Blu-ray sont réunis dans un coffret. L‘ensemble est une exclusivité Fnac disponible en deux versions dont l’une, en version standard, au prix de 59 €. L’autre version, dite collector, contient en plus une plaque numérotée en acier brossé avec le logo Brough Superior et deux reproductions de dessins signées et numérotées de la moto de Lawrence d’Arabie en 1908. Cette édition, limitée à 1000 exemplaires, est affichée au prix de 99 euros. Pas cent hein! 99!.. Non Mais!

Patrick BETAILLE, décembre 2020

LAURENT BAGNARD – Rebel Motorcycles Ltd II

Certains connaissent peut être déjà le lascar. Soit parce qu’ils ont en main le premier volume de Rebel Motorcycles Ltd paru en 2009 et préfacé par jake Cavaliere des Lords of Altamont. Soit parce que, de près ou de loin, ils ont participé aux aventures PowerGlide, Cast Iron ou Carlingue. Soit enfin, parce qu’ils sont tombés sur son carnet de voyages en images: Mexican Street Art. Pour les autres, disons que Laurent Bagnard est à la fois un narrateur diligent, un photographe accompli, mais aussi et surtout un passionné de bécanes, mais pas n’importe lesquelles. Surtout pas. Ici les notions de vintage et autre steam punk sont définitivement reléguées au fin fond des oubliettes de la bobologie hispster. Pourtant, du Norton, du Harley Davidson, Triumph, MV Agusta et même du Brough Superior il y en a. Mais pas de celles que l’on aurait l’occasion de mater depuis la terrasse du Café de la Gare par beau temps. Et pour cause. Dans ce livre, c’est de mode de vie dont il s’agit. Laurent Bagnard met en lumière des préparations qui sont à l’image de leurs proprios. De ceux qui, comme lui, se foutent de la technologie et de la norme euro comme de leur première tétine. Rebel Motorcycles Ltd II c’est 144 pages et pas moins de 200 photos. 23 bécanes et leurs créateurs respectifs sont là pour témoigner de l’existence d’une contre-culture motorisée qui sent bon l’huile et d’un mode de vie à contre courant des modes et des tendances. Comme dit l’ami Vince sur son blog: ″Il faut penser à mettre quelque chose d’intelligent au pied du sapin et 30 balles c’est pas la ruine. C’est par ici: Laurent Bagnard!

Patrick BETAILLE, novembre 2020

 

Christian Casoni – Juke

110 portraits de BluesmenTour à tour, professeur, illustrateur et dessinateur de presse, Christian Casoni est rédacteur en chef de Blues Again et pigiste pour Rock & Folk. Philippe Manœuvre lui a confié la rubrique Beano Blues, pour parler du chant des jukes. Ce copieux ouvrage est une anthologie de 110 portraits – des nécros pour la plupart – rédigés dans l’esprit de nouvelles de série noire. Il faut savoir que la majorité de ces bluesmen étaient natifs de Louisiane et issus de milieux misérables. Certains, trop hélas, ont vu enfants leurs pères assassinés par le Ku Klux Klan. Ces éléments sont importants pour comprendre l’âme de cette musique. Christian Casoni restitue les facettes de ces destins torturés, de ces vies souvent courtes, de ces musiciens géniaux, guitaristes, harmonicistes, trompettistes, etc.  et de ces voix inoubliables. Dans l’avertissement aux lecteurs il écrit : « Une révolution musicale inexplicable qui a exterminé, pour le meilleur ou pour le pire, tous les dinosaures académiques des âges précédents ». Un aperçu des portraits : Bessie Smith l’impératrice, Robert Lockwood, Memphis Slim, Muddy Waters, John Lee Hoocker, Fats Domino, Ike Turner, Chuck Berry et BB King qui disait que « chanter le blues c’était être noir deux fois »… Un ouvrage formidable qui se lit avec délice et émotion. Une source inestimable pour les musiciens et les amateurs [Alain Vollerin]. Christian Casoni: Juke – 110 portraits de bluesmen. Broché, format 14×21 cm, 431 pages, 26 euros. Détails, chroniques et commandes sur le site de l’éditeur: Le Mot et le Reste.

Patrick BETAILLE, avril 2020

 

 

Guy Peellaert – Rock Dreams

Livre Rock Dreams. G. PeelaertConnu pour avoir réalisé les jaquettes de It’s only Rock’n’roll des Stones,  Diamond Dogs de Bowie, Horse of a Different Color de Wily DeVille ou Pour nos Vies Martiennes d’Etienne Daho, Guy Peellaert a aussi conçu des affiches de films et pas des moindres: Short Cuts de David Altman, Taxi Driver de Martin Scorcese ou encore Les Ailes du Désir de Wim Wenders. Au milieu des années 70 les dessins de Guy Peellaert et la plume de Nick Cohn s’unissaient pour donner naissance à ce qui allait devenir un livre culte dans l’histoire du rock: Rock Dreams. Pas moins de 125 tableaux, principalement constitués de portraits des personnalités marquantes de l’histoire de la musique rock. Techniquement parlant l’œuvre relève d’un délicat mélange de photomontages et de peintures hyperréalistes réalisées à l’aérographe. Comme dans un album de famille, toutes les icônes américaines sont saisies dans leur intimité ou mises en situation dans des scénettes issues de l’imaginaire collectif ou des fantasmes de l’artiste. Bill Haley, Rolling Stones, Tina Turner, Elvis Presley, Sinatra, Bob Dylan et tant d’autres géants qui ont écrit les plus belles pages du rock sont là. Aujourd’hui encore considéré comme une oeuvre majeure, Rock Dreams est une invite pour un voyage dans le temps dans une magnifique machine à rêver qui part à la rencontre des mythes de l’Amérique et de la Pop Culture.

Guy Peellaert: Stones, Bowie, Willy DeVille

Patrick BETAILLE, octobre 2019

Sophie Rosemont – Girls Rock

Les filles du RockEn 1922, c’est une femme, Trixie Smith, qui utilise pour la première fois le vocabulaire du rock dans sa chanson: My man Rocks me with one steady Roll″.(NdT: Mon mec me culbute vigoureusement). La Musique, Sophie Rosemont, journaliste aux InRocks et à Rolling Stone, elle connait! Depuis de nombreuses années elle grenouille dans le monde du Rock et elle a eu la chance de pouvoir rencontrer, côtoyer et interviewer bon nombre de représentants d’un genre qui le plus souvent se définit au masculin. En effet, quand on parle de légendes, généralement c’est de mecs dont il s’agit. Quand ça et là sont évoquées des Yoko Ono ou des Courtney Love, c’est en tant que ″femme de″ et ″copine de″. Quand sont retracés les parcours de Janis Joplin ou Amy Winehouse c’est au travers de la vision étriquée de leur penchant pour la bouteille. Ces figures mythiques ne sont que très rarement considérées pour ce qu’elles représentent en tant que valeur artistique, apport culturel ou influence. Girls Rock avec ses 350 pages s’attarde sur quelques 140 musiciennes qui au travers de leurs œuvres et de leurs talents ont largement contribué à l’édification du temple dédié à la musique populaire. Certes toutes n’y sont pas mais Rosetta Tharpe, P.J Harvey, Aretha Franklin, Patti Smith, Kate Bush, Cat Power, Poly Styrène, Nico et toutes les autres sont ici invitées. Histoire, style, engagement, rumeurs et discographie sont abordés au travers de bios, d’anecdotes et de témoignages qui soulignent l’importance de la Girl Power. Même sur fond de machisme et de discrimination, plus qu’un livre connement féministe, Girls Rock doit être considéré comme un document partial mais indispensable qui met au placard les groupies peroxydées pour rendre justice à ces oubliées du collectif musical. ″Les femmes ont des couilles. Elles sont juste un peu plus haut placées, voilà tout![Joan Jett].

Patrick BETAILLE, juillet 2019