Lucas Fox – Motörhead In and Out

 

Plus que le premier batteur de Motörhead, il fut un élément déterminant de la création du groupe quand Lemmy Kilmister s’est fait vier de Hawkwind. Avec In and Out, Lucas Fox nous plonge dans des aventures exubérantes émaillées de moments plus surprenants les uns que les autres. Mais il ne s’arrête pas en si bon chemin. l’auteur puise ses souvenirs pour raconter l’histoire d’une amitié sincère. Celle qui unit deux musiciens paumés en quête d’une identité musicale. Amitié qui donnera naissance de l’une des plus grandes formations de l’histoire du rock. Même si quelques mois plus tard Fox ne fera plus partie de l’aventure.
″ Lem ″ est partout bien sûr, mais ce qu’écrit ″ Lou ″ n’est pas un ouvrage sur Motörhead. Les 400 pages se lisent comme un journal intime. Un parcours qui, de vie de bohème en projets foireux aboutira finalement à une carrière de producteur et d’organisateur internationalement reconnu. L’auteur francophone évoque au passage le Swinging London. Période cours de laquelle il assiste aux premiers concerts de Jimi Hendrix, Pink Floyd ou Led Zeppelin. De la fin des sixties au mitan des années 70 il se ballade au volant d’une Renault 4L au cœur d’une ville en plein mutation. Entre psychédélisme béat, glam clinquant, punktitude rebelle et reggae enfumé, il fait le constat que les relations entre les musiciens évoluent en subissant la pression du music business. Ce récit truffé d’anecdotes savoureuses prend une valeur historique qui va bien au-delà de la Genèse de Motörhead.


Lu et approuvé! Motörhead In and Out est avant tout l’autobiographie de Lucas Fox. C’est aussi une mine d’informations indispensables à la compréhension du personnage de Lemmy. C’est enfin et surtout un témoignage fidèle sur une époque labellisée Sex & Drugs & Rock & Roll.


 

Gilles de Kerdrel – Écoutons Nos Pochettes

© Source Image: mousedesign.fr

Quatrième de couverture: Objets de culte, de convoitises, de scandales, d’art et de fantasmes, tout a déjà été dit sur les pochettes de disques. Tout sauf ces moments de nos vie auxquels l’une d’entre elle est à jamais liée: une love affair, une révolte, un trip, un égo en devenir… Cette anthologie réunit 33 récits autobiographiques de ceux et celles qui, souvent à l’adolescence ont vu leur vie changée par un disque…


[Vaughan Oliver, designer et graphiste britannique]: ″ Une pochette de disque doit fonctionner comme une porte d’entrée qui vous invite à la traverser ″. Pour ouvrir Écoutons nos Pochettes, Gilles de Kerdrel donne la clef à ses invités. En 140 pages – préfacées par François Gorin – auteurs, éditorialistes, journalistes et artistes racontent pourquoi et comment certaines pochettes de disques ont exercé un pouvoir  mémorable sur le déroulé de leurs existences. Dans cette anthologie, point de rock critics à bagouzes, perfecto et lunettes noires. Les narrateurs s’attardent sur l’importance de ces vinyls qui ont jalonné leurs errances musicales. À mille lieues des affres de la dématérialisation, sincérité et émotion donnent du corps à des moments privilégiés et aux souvenirs parfois jubilatoires d’une époque au cours de laquelle la Musique s’écoutait aussi avec les yeux.
Page 24, à propos du Down by the Jetty de Dr.Feelgood, R. Rosebomb raconte: Une amie proche, musicienne expérimentée, professeure de chant, piano, taï-chi, harpe fourchue, cor anglais et danse contemporaine m’expliquait la subtilité de l’harmonie chez Beethoven. Oui, bon, enfin, lui retorquai-je, le Boum-Boum-Boum-Boum du premier mouvement de la 5ème en ut mineur ressemble étrangement au Boom boom boom boom de John Lee Hooker repris par Dr. Feelgood. Elle n’a rien dit de peur de s’étrangler. Depuis nous ne couchons plus ensemble ″.

Ma pochette à moi: In The Court of the Crimson King de King Crimson. Et la vôtre?


Paru aux éditions Densité, Écoutons nos Pochettes c’est aussi un projet à part entière avec podcasts, cessions de lectures musicales et récits de vie autour de pochettes de disques. Pour en savoir plus: Écoutons Nos Pochettes!


 

 

 

 Yann Arthus Bertrand – Cœur de Voh

© Photo:Yann Arthus Bertrand

 

Le Cœur de Voh est une formation végétale naturelle située en Nouvelle-Calédonie. Il s’agit d’une clairière naturelle de quatre hectares, entre terre et eau, au milieu de la mangrove bordant le lagon calédonien. Pris en 1990 par Yann Arthus-Bertrand, le cliché a illustré la couverture du magnifique livre La Terre vue du ciel paru en 1999. En prenant cette photo et beaucoup d’autres, Yann Arthus-Bertrand, grand adepte de la photographie de paysages, espérait attirer l’attention du public sur la beauté et la fragilité de la Terre.


25 ans après la publication du best-seller mondial, ce paysage risque de disparaitre à cause du réchauffement climatique et de l’augmentation galopante de l’exploitation des ressources naturelles.


 

 

 

 

In Vinyle Veritas – Sous le Sapin!


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Deux livres indispensables consacrés à la petite histoire du Rock qui, en s’attardant sur des trésors inoubliables et des anecdotes authentiques souvent passées sous silence, révèlent les dessous d’un phénomène qui a marqué l’histoire d’une époque culturellement et musicalement bouillonnante!


• Le Volume 1: Éloquence et Désaveu du Cover Art traite de façon illustrée et argumentée de la censure des pochettes de disques. Des années cinquante à nos jours, sont analysées ces images qui, encensées ou bannies, ont définitivement marqué une épopée musicale ballottée entre communication, création artistique et censure. 
Prix Spécial: 30€ au lieu de 33€ – Port Offert!


• Le Volume 2:  Remember the Sixties, passe en revue les succès emblématiques des sixties portés par le génie, l’astuce, l’intelligence, la folie et le brio de leurs inoubliables interprètes. Cent chroniques sur les 45 tours qui, en squattant les jukebox et les électrophones, ont marqué l’histoire d’une époque tumultueuse qui débute avec celle du rock!
Prix Spécial: 22€ au lieu de 25€ – Port Offert!


• Prix Spécial Noël pour l’achat des deux livres:       50€ au lieu de 58€ – Port Offert!

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Antoine Rault – Le Diable Rouge

 

Le Diable rouge est une fiction théâtrale sur fond de réalité historique écrite par Antoine Rault en 2008 et mise en scène par Christophe Lidon. La pièce retrace les derniers mois de Mazarin, principal ministre du jeune roi Louis XIV. L’extrait qui suit est une critique acerbe du cynisme politique et de ses conséquences sur la vie économique. 

[Extrait]: Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus… J’aimerais que Monsieur le Surintendant Fouquet m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou. – Mazarin: Quand on est un simple mortel et qu’on est couvert de dettes, on va en prison, bien sûr. Mais l’État, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette. Tous les États font ça. – Colbert: Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables. – Mazarin: On en crée d’autres. – Colbert: Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà. –Mazarin: Mais non, pas les pauvres! – Colbert: Les riches alors ? – Mazarin: Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres. – Colbert: Alors, comment fait-on?Mazarin: Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres! C’est ceux-là que nous devons taxer encore plus, toujours plus! Ceux là! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser. C’est un réservoir inépuisable – Colbert: Mais ils sont étranglés, ce sont les forces vives du royaume. Le plus grand risque que vous preniez éminence c’est de laisser pourrir la situation actuelle. Il ne faut pas augmenter les impôts mais au contraire les baisser… Il faut diminuer le nombre des officiers de finances, sanctionner leurs trafics, ne plus voir ces fortunes scandaleuses qui nourrissent une sentiment de révolte dans le royaume. – Mazarin: Que tu es naïf Colbert. Crois-tu vraiment qu’on pourrait gouverner la France uniquement avec des gens honnêtes? Pour tenir un pays il faut malheureusement des fripons. Ils nous rendent de grands services que les gens honnêtes seraient incapables de rendre… Ce sont les coquins qui mènent le monde ″…

Voici ce qui rend Le Diable Rouge si actuel et si pertinent en tant que miroir de la vie politique actuelle. Peu importent les libertés que prend Antoine Rault avec l’Histoire. On n’est pas ici à la Sorbonne, on est au théâtre (Christophe Lidon). Texte intégral disponible au format e-book.

Patrick BETAILLE, août 2025

Tana Douglas – Loud

© Screenshot from tanadouglas.com

 

C’est écrit sur la couv! Tana Douglas est tout simplement la première femme roadie au monde. Elle a à peine 16 ans lorsqu’elle quitte la maison, abandonne ses études et part sur la route. Elle découvre Janis Joplin et l’album Cheap Thrills. ″ Joe Cocker, Marvin Gaye, les Beatles, Les Stones et Cat Stevens étaient géniaux, mais Summertime c’était de l’émotion à l’état brut. Enfin quelqu’un qui parlait à mon cœur. Wow! Quelle nana! ″. 

Rencontres, festivals, acides, la jeune rebelle finit par rejoindre l’équipe technique de l’équilibriste sur fil français Philippe Petit, de passage en Nouvelle-Galles. Retour au bercail après un bref séjour en prison pour possession de drogues et nouvelle escapade pour Melbourne où elle décroche un job chez AC/DC. Elle devient membre à temps plein de l’équipe juste après l’arrivée de Bon Scott fin 1974. Pendant deux ans, Tana participe à de nombreuses premières du groupe: première apparition télévisée, premiers disques et premières tournées au cours desquelles elle s’occupe du montage des scènes, du son, des lumières et de l’intendance. It’s a Long Way to the Top!

Loud est un témoignage fascinant sur le fonctionnement du combo des Frères Young à ses débuts mais pas que. Tout au long des 350 pages du livre, Tana évoque l’exaltation des tournées laborieuses et parfois surréalistes dans un monde exclusivement masculin et pas encore secoué par le mouvement #Metoo [Tana: ″ Peu importe qu’elle soit la meilleure à son poste, une femme devra toujours faire ses preuves ″]. Qu’il s’agisse d’accompagner Iggy Pop à travers l’Europe, de grimper dans les cintres alors qu’elle est enceinte de sept mois, de boire des shots de Jack Daniel’s avec Bon Scott dans les coulisses de Wembley, ou d’enfiler un costume sur mesure pour s’occuper des lumières d’Elton au château de Windsor, l’auteure a tout fait. Elle a aussi bossé pour Joan jett, Deep Purple, Iron Maiden, Lenny Kravitz, Ozzy Osbourne, Pearl Jam, Red Hot Chili Peppers, Status Quo, The Offspring, Police, les Who et bien plus encore ! Let There be Rock!

L’ouvrage (en anglais) est bien plus qu’un hommage à la vie de roadie. Il offre un aperçu captivant des coulisses de la scène rock des années 70 à 90. Mais au-delà de la frénésie des tournées, des extravagances des artistes et des excès en tous genres, Tana Douglas dévoile aussi les hauts et les bas d’un parcours personnel qui débute par une enfance difficile. Vulnérabilité, isolement, problèmes de couple ponctuent trente années de passion passées sur les routes et brillamment illustrées d’anecdotes savoureuses sur le rock en version live. Indispensable!

Un sujet de Philippe Lageat – interview en français réalisée le 4 mars 2021 pour Rock Hard: She is the Road Crew.

Loud le livre. Éditeur : ‎ ABC Books (fév. 2021) – Langue : ‎ Anglais – Broché: ‎ 352 pages – 19 €

Patrick BETAILLE, avril 2025

Philip Morris – It’s a Long Way

© Screenshot from tanadouglas.com

 

[Source – Tana Douglas]: Né en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, Philip Morris a débuté sa carrière de photographe à Sydney dès l’âge de 15 ans. À la fin des années 1960, il devient photographe pour Go-Set, la première publication nationale australienne consacrée la musique populaire. Philip s’est rapidement retrouvé à shooter les musiciens qu’il admirait en tant que fan. Il a ainsi immortalisé la toute première prestation professionnelle d’AC/DC et a continué à photographier le groupe pendant plusieurs années. Morris a également photographié pratiquement toutes les superstars internationales de passage en Oz-tralia, notamment Led Zeppelin, Pink Floyd, Paul McCartney, les Rolling Stones, Frank Zappa, Yes, les Jackson 5 et bien d’autres.

Sur 220 pages, It’s A Long Way, le livre paru en 2015, rassemble le travail du photographe capturant l’âge d’or de la musique australienne sur la période 1969-1979. Malheureusement il va vous falloir vous équiper de bottes et de frontale pour explorer le marché de l’occase et, avec un peu de chance, trouver From ACCA-DACCA to Zappa. L’ouvrage est épuisé! 

 

© Photo: Malcolm Young – By courtesy of Philip Morris

In Vinyle Veritas – Remember the Sixties

 

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le patron de Columbia Records, convoque ses ingénieurs. D’après lui, le moment est venu de créer un nouveau format en remplacement du disque 78 tours. C’est ainsi qu’en 1948, le vinyle qui tourne à 33 tours par minute fait son apparition. Mais la concurrence est rude! RCA Records – une autre maison de disques américaine – consciente des enjeux, se lance à son tour dans l’innovation et, en 1949, commercialise le  45 tours. Avec un format réduit à 17,5 cm et un seul enregistrement par face, la firme compte bien relancer le marché du juke-box déjà présent dans les bars et séduire rapidement la jeunesse. Aisément transportable, d’un coup moins élevé, le single deviendra un formidable tremplin pour les artistes et accompagnera le développement de la musique populaire qui connaitra son apothéose au cours des seventies. C’est ainsi qu’en 1955 le Rock Around the Clock de Bill Haley and the Comets se vendra à 3 millions d’exemplaires et qu’en 1974 deux cents millions de 45 tours seront vendus. Malheureusement, la fin de la production du petit format est actée en 1993, entrainant de fait la fin irrémédiable des machines sonores publiques alors moribondes.

Mais qu’en est-il de la petite histoire, celle qui se cache derrière ces succès emblématiques qui ont jalonné la route du Rock? En 240 pages, le livre Remember the Sixties passe en revue une sélection de cent 45 tours parmi les plus marquants. Le sujet est traité par le petit bout de la lorgnette. Avec de savoureuses anecdotes s’ouvre le rideau de la scène anglo-saxonne où se joue une fantastique épopée au cours de laquelle le bouillonnement des sixties fut propice au phénomène musical le plus important de ces soixante-dix dernières années. Même en France, une véritable révolution – tant par les thèmes abordés (amour, sexe, drogue, politique, guerre, etc.) dans les chansons, que par l’exploration de nouveaux sons, rythmes et harmonies – portée par le génie, l’astuce, l’intelligence, la folie et le brio de leurs inoubliables interprètes : les jukebox heroes.


👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈


Patrick BETAILLE, août 2024

In Vinyle Veritas – Astuce du Jour!

 

Quel passionné de vinyles n’a pas un jour rêvé de pouvoir écouter ses précieuses galettes n’importe où et n’importe quand, sans pour autant avoir sous la main amplificateur, enceintes et surtout, une platine. La solution existe! Quand les premiers symptômes du manque se font ressentir et que vous désirez lire un 33 tours hors de chez vous voici l’astuce ultime. Il vous faut une feuille A4 (de préférence un papier fort genre feuille de dessin), un crayon, une épingle et un peu de papier collant.

Roulez la feuille de sorte qu’elle forme un cône. Maintenez le tout dans sa forme définitive à l’aide d’un morceau de ruban adhésif, puis, transpercez le cône dans sa partie pointue en y logeant l’épingle avec un angle d’environ 45 degrés. Ceci fait, sortez votre vinyle préféré car il va falloir le faire tourner. Pour ce, insérez le crayon dans l’orifice central de la galette. Vous voilà prêt. Posez délicatement le cône et son aiguille sur le disque. De l’autre main, saisissez le crayon et faites-le tourner entre vos doigts (le disque suivra le mouvement) tout en approchant votre oreille de la partie évasé du cornet. Et voilà! À vous le plaisir d’entendre votre morceau préféré, comme par magie!

Je tiens à rassurer les allergiques au bricolage enfantin, les tourmentés du système D, ceux qui sont dotés de deux mains gauches et surtout les puristes, une autre astuce les comblera de bonheur derechef: Écouter la musique avec les yeux. Si, si! Là aussi, rien de plus facile!


Il vous suffit de vous procurez IN VINYLE VERITAS, le livre ″ étonnant et indispensable ″ de 320 pages consacré à la censure des pochettes de disques et qui évoque également les dessous des pochettes de disques les plus emblématiques de l’histoire du rock.

👉  Infos et Détails : IN VINYLE VERITAS👈


 

 

François Thomazeau – Mr. Nice

 

Quatrième de couv: Londres 1964. Les Mods et les Rockers se battent sur les plages du sud de l’Angleterre mais Stevie Nice a mieux à faire. Les petites pilules qui permettent aux jeunes de danser toute la nuit, il en fait son commerce. Les affaires marchent pour Mr. Nice, le dealer le plus en vue du Swinging London. Mais que les Beatles ou les Who fassent partie de ses meilleurs clients ne va pas le protéger de la crise de croissance. Son succès fait des jaloux et quand les rois de la pègre londonienne – les frères Gray – décident de s’intéresser à son cas, Stevie découvre qu’il ne fait pas forcément bon être métis et homosexuel dans l’Angleterre des sixties. Le roi de la nuit va bientôt comprendre que les vrais durs ne dansent pas, ou seulement avec les cadavres…


Avec le roman de François Thomazeau, retour vers les sixties via le thème cher et déjà exploité par Pete Townsend dans Quadrophenia, son opéra rock paru en 1973: le désespoir et les errances d’une jeunesse en quête d’identité et de reconnaissance de la part d’une société alors en pleine mutation. L’ histoire débute sur fond de rivalités et de bastons entre Mods et Rockers mais cède rapidement la place aux aventures de Stevie qui, comme tout Mod* qui se respecte, roule en Vespa et apporte un soin tout particulier à sa tenue vestimentaire. Au début du moins. Rapidement, Mr. Nice se lance dans un trafic juteux de substances illicites qui devient le prétexte à une épopée bourrée d’intrigues, de méchants, de rebondissements mais aussi d’humour. Sous forme de fiction, l’intrigue se nourrit de faits réels et met en scène des personnages ayant existé à une époque rythmée par l’émergence de la Soul et du rock’n’roll. Les Who, les Kinks, Vince Taylor, les Small Faces, Stevie Wonder, James Brown, Roberta Flack Peggy Lee et les Equals sont cités. La musique est donc omniprésente, créant une ambiance qui donne incontestablement l’envie de se replonger dans l’ambiance de l’époque. Le style est agréable et l’écriture originale. ″ Je suis désolé si mon récit est un peu décousu, mais si je ne prends pas de cachets, j’ai du mal à écrire, et si j’en prends trop, ça part dans tous les sens ″. Ce sont les mots du jeune Mod* qui définissent parfaitement les errances de Stevie, le héro de ce polar musical original et very… Nice.

*Mod: Raccourci de jeune, beau et stupide (Pete Townsend).