Dax: Motors n’ Blues 2017

Laura Cox & Popa Chubby

Neuvième édition pour ce festival qui a vu le jour en 2009. Organisé dans les Landes par la ville de Dax, le Motors n’ Blues propose de nombreuses animations avec en point d’orgue des événements autour de la Moto et de la Musique. Cette année encore le Blues est à l’honneur avec des têtes d’affiche de haute tenue. Le vendredi 7 juillet les filles de Little Girl Blue et de Minnie Marks conjugueront le Blues au féminin qui, en clôture, exprimera toute son énergie et sa puissance avec Laura Cox. Samedi 8 Juillet c’est la nuit des Tributes. Deux groupes rendront hommage à Stevie Ray Vaughan et ZZ Top avant de laisser la place à l’ immense (!) Popa Chubby qui lui se consacrera au répertoire de Jimi Hendrix. Le dimanche 9 juillet Mountain Men fermera la scène musicale avec leur dernier album Black Market Flowers mais pas que. Voilà pour une partie des 14 concerts gratuits sur 3 jours. Mais le Motors n’ Blues festival c’est aussi des tremplins jeunes talents, des balades moto, des expos, des stands (Indian, Victory…) et surtout une ambiance qui fait qu’ en quelques années la fréquentation des lieux est passée de 4000 à 25 000 visiteurs. Infos, détails, programmation et extraits video:  Motors n’ Blues 2017.

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Cordes sensibles: la guitare en mode mineur chez Fender & Gibson

Guitares Eric Clapton

La guitare a allumé le feu du Rock dans les années cinquante et s’est rapidement imposée en tant qu’arme absolue de la révolution musicale qui allait bouleverser le paysage sonore des 60’s et des 70’s. Aujourd’hui les chiffres sont sans appel. En 10 ans, le nombre de guitares électriques vendues aux États Unis est passé de 1,5 millions à moins d’un million d’instruments par an. Il n’y a jamais eu autant de fabricants dans l’histoire de la 6 cordes mais paradoxalement la demande est en baisse constante. Les fabricants sont aux abois, les leaders Fender et Gibson croulent sous les dettes et pour tenir le coup PRS est en train de licencier. Au delà des aspects purement financiers liés aux stratégies commerciales des uns et des autres, force est de constater que le phénomène est assujetti à une mutation profonde quant aux  données sociétales et culturelles. A l’évidence c’est tout un pan de la musique américaine qui est en train de s’effondrer. La faute à qui, à cause de quoi? Les virtuoses d’ hier sont morts et les Clapton, Page, Townsend et consorts trop âgés pour inspirer une jeune génération qui consomme ou fait de la musique électronique. ″What we need is guitar heroes dit George Gruhn, vendeur d’instruments, auteur et surtout, expert mondial incontesté de la guitare. Sources et info: Washington Post > The death of the electric guitar.

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Chris Spedding, Motorbikin’

Chris Spedding, Motorbikin'Ils ont eu beau tout tenter, ils n’ont jamais décroché le banco dans la grande loterie du Rock. Chris Spedding fait partie de ces fils maudits tout simplement parce qu’ au début de sa carrière il eut la malencontreuse idée de se cantonner au rôle de session man. Son énorme talent a été constamment employé à contresens par des têtes d’affiche aussi variées que Bryan Ferry, les Sparks, John Cale et beaucoup d’autres. Chris Spedding est pourtant un vrai rock’n’roll man qui, victime d’une personnalité pas toujours très claire, n’a compris qu’un peu tard qu’il pouvait exploiter pour son propre compte sa virtuosité et ses compostions intéressantes. La popularité, il la rencontre en 1977 à la sortie de son cinquième album. Eponyme, le disque en question contient le fameux ″Guitar jamboree″ au cours duquel Chris imite le jeu d’ Albert King, Chuck Berry, Jimmy  Hendrix, Keith Richard, Eric Clapton, Jimmy, Page etc… En bonne place également, un single déjà publié en 1975 et qui a pour thème la Moto:

″… Too fast to live, too young to die. Écoute, c’est pas des blagues, j’ai eu ma nouvelle bécane aujourd’hui, c’est à couper le souffle! Viens je t’emmène où tu veux! Crois moi, à 150 c’est tellement bon de se sentir vivant″ [Traduction libre: Marcel Destroy, extrait]. Ce titre, qui à l’époque est entré au top 20 anglais, c’est Motorbikin’ !

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Chuck! Le nouvel album de Berry

Le dernier disque sorti du vivant de Chuck Berry date de 1979! A sa sortie, ″Rock it″ ne suscite que peu d’intérêt et, dépité, le chanteur guitariste décide alors de laisser tomber les compos pour se consacrer à la scène. Il se remet toutefois à l’écriture dans les années 2000 et enregistre chaque fois que l’envie et l’enchainement des tournées lui en laisse le loisir. La sortie de ″Chuck″, le nouvel opus, était prévue le jour du 90ème anniversaire de l’artiste. La grande faucheuse en a décidé autrement et c’est 3 mois après la mort de ″Crazy Legs″ que l’on peut découvrir ces dix nouveaux titres qui se révèlent être source d’indéniable plaisir. La voix est claire, assurée et énergique et le jeu de guitare, reconnaissable entre tous, toujours aussi incisif et assuré. Les riffs sont immédiatement reconnaissables; ils sont ceux avec lesquels le Maître a défini les règles du Rock’n’Roll dans les années 50 et 60. Malgré un ″Jamaica moon″ aux accents du même tonneau et ″Enchiladas″, une reprise de Tony Joe White, Chuck fait la part belle au Blues et Berry glorifie ce Rock qui résonne encore des échos de ″Roll Over Beethoven″ ou ″Maybellene″. Qui va s’en plaindre? Certainement pas la Lady B. Goode ou les Big Boys!

Marcel Destroy, juin 2017

♫ La Discothèque idéale ♫

Hotel California: Les Eagles attaquent

Joe Walsh & Don Felder, Hotel California″Welcome to the Hotel California, such a lovely place…″ Bien que les Eagles n’aient jamais entrepris quelque démarche que se soit pour protéger le nom lié à leur tube planétaire, et à l’album du même nom, les voilà qu’ils se réveillent tout chafouins. Au moment du check out, le groupe attaque en justice les propriétaires de l’Hotel California, situé à Todos Santos au Mexique, en les accusant de violer leurs droits d’auteurs. Les Eagles se plaignent que les propriétaires actuels des lieux diffusent des titres du groupe pour faire croire aux clients que l’endroit a un rapport avec la chanson et vendent des goodies sur lesquels figurent la mention ″Legendary Hotel California″. Ils réclament donc une injonction pour empêcher l’Hotel California d’utiliser le nom ou d’en tirer profit. Le titre quant à lui a, de toute évidence, été inspiré par ″We used to know″ de Jethro Tull que Don Henley, en tant que fan inconditionnel, suivait de près à l’époque. Restent 6 minutes et 30 secondes de l’une des plus grandes chansons de tous les temps et plus de 2 minutes au cours desquelles Joe Walsh et Don Felder offrent une prestation à mettre au Panthéon des solos de guitare, comme en témoigne cet enregistrement!

Marcel Destroy, juin 2017

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Joe Perry, Dream on!

Joe Perry, Dream on!Années 70. Avec son faciès de gitan à la Keith Richard, Joe Perry brille par ce style brouillon et volcanique qui provoque toujours le grand frisson parmi le public. Il est vraiment l’âme éruptive, incontrôlable et merveilleusement culottée d’ Aerosmith, alors à son apogée. Son jeu démesuré, son âme de rock’n’roller, tout rappelle chez lui son maître Jeff Beck, et sans doute s’acoquina t’il à Steven Tyler parce que celui ci avait été le roadie de son idole. Joe jette l’éponge en 1979, commet 3 albums solos,  et fait son come back au sein du gang de Boston en 1984. Tout ce que vénère Perry dans le Blues et le  Rhythm ‘n’Blues se retrouve dans l’inoubliable attaque de ″Walk this way″ et dans une des rares power ballads à vraiment mériter ce nom: Dream on!

Marcel Destroy, mai 2017

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Nita Strauss, la « Poison » d’ Alice Cooper

Nita Strauss Alice cooper Poison

Née le 7 Décembre 1986 Nita Strauss est une guitariste américaine reconnue en tant que première des 10 instrumentistes qui conjuguent la guitare au féminin (Guitar World). D’abord célèbre pour sa participation au sein de The Iron Maiden (un groupe de filles qui reprennent le répertoire de Iron Maiden), Nita rejoint en 2013 Lorraine Lewis et Courtney Cox lors de la re-formation de Femme Fatale. En Juin 2014 elle renforce son audience en remplaçant Orianthi sur la tournée mondiale d’ Alice Cooper. Poison!

Marcel Destroy, mai 2017

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Boogie Beasts, Come and Get Me

Boogie Beasts: Come and Get MeBoogie Beasts, formé par Jan Jaspers et Mathias Dalle (guitare et chant) nous prouve qu’il n’est pas obligatoire d’ être né au fin fond d’un désert poussiéreux ou sur les bords du Mississippi pour exprimer un amour démesuré pour le Blues du Delta version rock à l’américaine. Avec ″Come and Get Me″, le quatuor Belge accouche d’un album homogène, conséquent et bourré d’énergie. Les rythmes sont hypnotiques, guitares et harmonica se provoquent pour mieux se rejoindre et les voix s’entremêlent pour alimenter de pesantes mélopées que ne renieraient pas R.L. Burnside ou John Spencer. Entre Boogie Rock et Punk Blues, ce premier essai est un aveu à peine déguisé d’ enthousiasme novateur de la part de musiciens qui ouvrent les portes du temps du temps avec une honnêteté absolue. A écouter absolument! Dig

Marcel Destroy, avril 2017

♫ La Discothèque idéale ♫

John Doe: Crossroads, la route du Blues

Crossroads, film John Doe sur Robert JohnsonPour peu que l’on s’intéresse au Blues, vient toujours un moment où se manifeste l’envie d’en savoir plus sur l’une de ses plus belles des légendes. Avec seulement 29 titres enregistrés Robert Johnson est devenu un mythe, la référence suprême, le gardien du panthéon de la musique, celui qui a fait naître chez Jimmy Hendrix, Eric Clapton, Keith Richard, Led Zeppelin et tant d’autres, la passion viscérale pour le Delta Blues qui allait de près ou de loin les influencer musicalement. En 1986, à partir d’un scenario de John Fusco, le réalisateur Walter Hill traite le sujet sous forme de fiction musicale gentillette qui se termine par un duel guitaristique éblouissant entre Ralph Macchio et Steve Vai dans le rôle du serviteur du diable. Il est donc question de ce fameux pacte avec le Malin. Pacte au cours duquel Robert Johnson aurait vendu son âme en échange d’un immense talent.  Avec ″Crossroads, la route du Blues″, John Doe élève le débat au rang d’un subtil mariage des genres qui oscille entre fiction, documentaire et road-movie. ″Fan de Blues, je rêvais depuis mon adolescence de faire la Route 61. Il m’aura fallu 30 ans pour y parvenir avec quelques dollars, un bon copain et une idée : conter les légendes de Robert Johnson. J’ai écrit et vécu cette aventure passionnément. Une année de préparation, 1 mois de tournage, 6 mois de montage et 8 ans de galères pour faire connaitre ce film. Aucun producteur, pas de distribution, pas d’aide financière, juste un entêtement maladif : y croire″. Le résultat est bluffant. La démarche est sincère, les protagonistes étonnants, le ton lugubre et l’ambiance générale très roots. Au final on y croit, on s’y croit même. Au point d’avoir envie de participer, en compagnie de Calvin Russel, à la quête du 30ème morceau, celui  qui délivrera Robert Johnson de sa malédiction. Monsieur John Doe*, qui que vous soyez, merci pour cette belle initiative, pour ce moment intense et pour la mise en images de cette passion dévorante. Enfin et surtout, merci pour le partage sans contrepartie avec la mise à disposition d’infos remarquables et de l’intégralité de l’œuvre au format Dvd ou Divx en Vost.  C’est ici! > La Route du Blues .

*Dans les années 50, John Doe est le pseudonyme utilisé par les réalisateurs américains  qui ne souhaitaient pas ″signer″ leurs œuvres en raison de désaccords avec les règles fixées par l’industrie du cinéma et de la télévision. Une façon de faire de la résistance…

Marcel Destroy, janvier 2017

Nancy Wilson, guitariste de cœur

Nancy Wilson on stage

Il était une fois deux sœurs. Ann Wilson, l’ainée, s’installe à Seattle en 1973  et contribue à la formation du groupe Heart au sein duquel elle chante. Sa sœur Nancy intègre la formation en 1974. Bien qu’à l’ époque les femmes ne soient pas légion dans le monde du Rock, Nancy Wilson parvient à s’imposer sur le devant de la scène. De réels talents de compositeur et un jeu de guitare à la fois subtil et efficace lui valent rapidement  la reconnaissance du public et du milieu professionnel. Après avoir vendu 35 millions d’albums, le groupe Heart en tant que tel n’existe plus mais même si l’esprit à la fois folk et hard rock des débuts fait défaut, les frangines sont toujours opérationnelles. Nancy surtout. 1986, elle épouse le scénariste et réalisateur Cameron Crowe et s’implique dans les BO de films tels que, et entre autres, ″Jerry Maguire″ en 1995 ou ″Almost Famous″ en 2000. Intronisation au Rock’ n’ Roll Hall of Fame en 2012, une étoile sur le Hollywood Walk of Fame la même année et, en 2013, les sœurs Wilson se retrouvent au Kennedy Center Honors où hommage est rendu à Led Zeppelin.  Devant John Paul Jones,  Jimmy Page aux anges, Robert Plant parfois ému aux larmes et accompagnées aux drums par Jason Bonham, Ann et Nancy se livrent à une reprise éblouissante de ″Stairway To Heaven″.

Marcel Destroy, décembre 2016

 La Guitare dans tous ses états 

Duane Allman, Statesboro Blues

Duane Allman Statesboro blues

Duane Allman avait deux passions: le Blues et la moto. La seconde lui coûte la vie quand au guidon d’un Sportster Harley Davidson il percute un camion. Il a  25 ans. L’accident met violemment fin à la carrière prometteuse de celui qui en quelques années s’était imposé en tant que maître incontesté du Blues Blanc. Duane connait une première période au cours de laquelle il contribue en studio a bien des tubes de Wilson Picket, Aretha Franklin ou King Curtis. Parallèlement il s’implique dans différents groupe au sein desquels à l’aide de sa Gibson il exprime à merveille son langage de prédilection: le Blues. Avec son frère Gregg, organiste chanteur, il fonde ensuite le superbe Allman Brothers Band, groupe légendaire du Blues Boom finissant. Avec cette formation le guitariste se met en valeur grâce à un jeu de slide époustouflant. A l’époque, peu de guitaristes sont capables d’afficher autant de verve et de folie avec un bottleneck au doigt. Admiré par Clapton, il participe au chef d’oeuvre de Derek & the Dominoes: ″Layla and other assorted love songs″. Duane Allman, bluesman dans l’âme, mélodiste accompli et initiateur du Southern Rock bénéficie désormais du prestige un peu amer d’une légende disparue le 29 octobre 1971. Classé deuxième par Rolling Stone dans les 100 plus grands guitaristes de tous les temps, qui sait jusqu’où ″Skydog″ aurait pu aller?

Ecouter: Allman Brothers Band, ″Live at Fillmore East″: Duane y excelle sur ″Statesboro Blues″ et ″Whipping Post″. Derek and the Dominoes, ″Layla and other assorted love songs″: Allman pousse Clapton vers le sommet, magique! Duane Allman, ″An Anthology Vol 1 & 2″ : Deux double Cd qui regroupent la quasi totalité des contributions du guitariste plus des compositions personnelles.

 La Guitare dans tous ses états 

Frank Marino, Johnny B. Goode!

Frank Marino & Mahogani Rush

Dans la guerre de succession que se livrent les martelés d’Hendrix pour le titre de légataire universel du grand Jimmy,  Frank Marino,  en bon possédé du démon qui se respecte, n’est pas loin de figurer au premier rang. Il faut reconnaitre que si effectivement le canadien à la Gibson SG délivre dans chaque solo du Mahogany Rush les plans les plus hendrixiens, le gaillard possède en plus une vitalité qui va bien au delà des pâles imitations habituelles. Il aurait considérablement gagné à ne pas se limiter au seul marché américain, mais il reste néanmoins une figure importante de la six cordes, ne serait ce qu’au travers de l’énergie et de l’intensité de ses prestations scéniques. ″Frank Marino, Mahogani Rush Live″  publié en 1978 en est la meilleure preuve. L’album contient notamment une version explosive d’un des plus grands titres rock jamais crées: Johnny B. Goode!

Marcel Destroy, juillet 2016

 La Guitare dans tous ses états 

Lonnie Mack, Wham!

Lonnie Mack, Gibson Flying VAu cours des Sixties, Lonnie McIntosh, dit Lonnie Mack, prête souvent ses talents à quelques pointures du Blues et du Rock telles que James Brown, Freddie King et Chuck Berry. Guitariste talentueux, en 1970 il participe à l’élaboration de ″Morrison Hotel″ des Doors, notamment sur les parties guitare de ″Roadhouse Blues″. A la même époque il devient source d’inspiration pour Stevie Ray Vaughan qui en 1985 coproduit et participe à l’album ″Strike like Lightning″. Des guitaristes comme Keith Richards, Ron Wood, Ry Cooder le rejoignent d’ailleurs sur scène pendant la tournée de cet album. Un peu plus tard même, Lonnie se produit au Carnegie Hall en compagnie d’Albert Collins et Roy Buchanan. En 2001, l’homme à la Gibson Flying V est intronisé au Panthéon de la guitare. malgré la reconnaissance du milieu professionnel le public, lui, n’a jamais accordé une grand intérêt à une discographie, il faut l’admettre, assez inégale. Lonnie Mack disparait à l’âge de 74 ans, dans l’indifférence quasi générale et, pour ne rien arranger, le même jour que Prince! Alors rien que pour le plaisir: Lonnie Mack & Stevie Ray Vaughan Live!

Marcel Destroy, avril 2016

♠ La grande Faucheuse ♠

 

 

Prisma Skateboard Guitars

Prima Guitars Nick Pourfard

Nick Pourfard voue une passion profonde pour la musique en général, la guitare en particulier et le skateboard. A 24 ans, cet étudiant en design industriel et menuisier autodidacte a trouvé le moyen  de réunir en un seul projet tout ce qui donne du sens à sa vie. A la tête d’une entreprise basée à San Francisco il passe désormais une bonne partie de son temps à réaliser des guitares à partir de skates endommagés qu’il récupère çà et là. Tous les instruments qui sortent de Prisma Guitars sont entièrement fabriqués à la main à partir de planches collées, compressées, découpées et usinées. Le résultat est étonnant. Les traces d’usure et les couleurs multiples font que chaque guitare est unique. Même si Nick compte déjà Steve Harris (le bassiste de Iron Maiden) parmi ses clients, sa production reste abordable. Selon les modèles il faut débourser entre 1000 et 3000 dollars pour jouer du board.

Marcel Destroy, mars 2016

 La Guitare dans tous ses états 

 

 

Joe Perry: Once a Rocker, always a Rocker

Joe Perry, Gibson Billie. Once a Rocker, always a Rocker

1983en rupture d’Aerosmith depuis 5 ans, Joe Perry  anime son propre combo et c’est sous le nom de Joe Perry Project qu’il travaille à l’élaboration de son 3ème album ”Once a Rocker, Always a Rocker”. L’un des titres,  ”Black Velvet Pants”, donne lieu à un clip promotionnel et c’est sur le tournage de la video qu’a lieu la rencontre avec Billie Montgomery. Joe est raide dingue de sa blonde. Au point de décider faire peindre son visage sur une de ses guitares. Parmi les 600 instruments qu’il possède il choisit une Gibson B.B. King ”Lucille” qu’il confie à un peintre aérographe. ”J’ai ouvert l’étui et j’ai donné la gratte à Billie. Elle n’a pas du tout aimé. Au point de refuser de sortir des loges quand je m’en servais. En fait, durant les concerts, elle ne supportait pas de se voir sur les écrans géants. Maintenant ça va, elle s’y est faite”. Le mariage aura lieu en 1985. Un an avant Aerosmith faisait son comeback.

Marcel Destroy, décembre 2015

 La Guitare dans tous ses états 

Femme et Guitare, accord tacite?

Femme GuitareTout concourt à le prouver! De son genre grammatical jusqu’à ses courbes harmonieuses et ses hanches charnues, la guitare fait partie de l’espèce féminine; n’en déplaise à certains besogneux du manche qui la considèrent en tant que prolongement de leur entrejambe. Comme toutes les femmes – enfin non, la plupart -, la guitare ne se laisse pas apprivoiser facilement. Pour l’avoir en main Hendrix faisait gémir la sienne, Pete Townshend lui, la tabassait. D’autres lui donnaient des petits noms. ”Lucille” pour B.B. King, ”Billie” pour Joe Perry. Mi la ré sol si mi, c’est la règle. Un accord tacite qu’il faut respecter sous peine de dissonance. Et comme disait Bobby Lapointe dans son cours de guitare sommaire, ”Le Sol c’est cette corde là et le La cette corde ci”. En tout cas Mesdames méfiez vous quand votre copain, compagnon ou conjoint vous dit :”Demain je me mets à la guitare”. C’est une redoutable maîtresse!

Marcel Destroy, décembre 2015

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Eddie Hazel, Maggot Brain

Eddie Hazel, Funkadelic, Maggot BrainC’est dans le New Jersey qu’ Eddie Hazel croise la route de George Clinton accompagné de son Funkadelic. Pour le titre-album ”Maggot Brain” le Dr Funkenstein demande au guitariste d’imaginer le son le plus triste qui puisse lui passer par la tête. S’inspirant de la mort de sa mère, Hazel, visionnaire à nul autre pareil, se lance dans 10 minutes ininterrompues de lourds gémissements de guitare qui, chose rare à l’époque, ouvrent le troisième album du groupe en 1971. Extravagant, psychédélique et bourré de feeling, le solo, effectué en une seule prise, n’a pas son pareil pour déclencher émotions et frissons. Souvent étiré à l’extrême lors des concerts, Maggot Brain et son bouillonnement cosmique fera date et sera joué pour la dernière fois lors des obsèques de Hazel en 1992. Maggot Brain!

Marcel Destroy, novembre 2015

 

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Jimi Hendrix, Blues!

Jiimi Hendrix, BluesQue dire de James Marshall Hendrix? Que dire qui n’ait été déjà évoqué à propos de ce guitar héro si ce n’est que le terme de ”héro” ne semble pouvoir s’appliquer à ce créateur génial qui a offert de la folie et de la beauté à la guitare. En à peine  4 ans de carrière le musicien gaucher est parvenu à jeter un pont entre la guitare blues traditionnelle et des sons novateurs et avant-gardistes. Il a uni les deux genres avec éclat et magie et ce qu’il  tirait de sa stratocaster était puissant mais aussi incroyablement lyrique, pointu et inventif. A l’instar de ”Purple Haze”, certains de ses solos incandescents passaient au travers d’un générateur de son à l’octave pour être restitués à la moitié de la vitesse initiale, ouvrant ainsi pour l’instrument une nouvelle ère toujours d’actualité. Mais Jimi Hendrix n’était pas qu’ un technicien surdoué capable d’incendier, au propre comme au figuré, la musique. Humble et modeste, il s’étonnait souvent de la dimension de l’intérêt qu’il suscitait. Quand un journaliste lui demande quel effet ça lui fait d’être considéré comme le plus grand guitariste du monde, Jimi rétorque: ”Je ne sais pas, allez demander ça à Rory Gallagher!”.  Le 18 septembre 1970 Jimi hendrix entrait dans le Club 27, fauché au sommet de la gloire d’une carrière fulgurante. Depuis, son génie a marqué plusieurs générations de musiciens qui voient en lui le plus grand guitariste de l’histoire du rock. ”S’il ne reste qu’un nom dans toute l’histoire du rock’n’roll dans cent ans, ne cherchez pas, ce sera forcément Jimi Hendrix” (Pete Townhsend).

Ecouter: En priorité les 4 albums parus du vivant de l’artiste: ”Are You experienced?”, ”Axis, bold as love”, ”Electric Ladyland » et ”Band of Gypsys”.  De la myriade de disques posthumes il faut absolument extraire ”Blues”. Publié en 1994, 24 ans après sa mort, l’album consiste en un amalgame de titres enregistrés entre 1966 et 1970. Le résultat, magnifique permet d’entendre quelques uns des plus beaux chorus et surtout d’appréhender la façon dont Jimi avait su transcender l’héritage des grands bluesmen (Rolling Stone). Rien que pour les versions de ”Born under a bad sign”, ”Voodoo chile Blues” ou ”Mannish Boy” ce disque est absolument indispensable!

Marcel Destroy, Octobre 2015

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Pamelina H. The heart that rocks the guitar

Pamelina H Stratocaster Hendrix Monterey Pop

Pamelina Hovnatanian, aka Pamelina H, est une artiste américaine free-lance qui depuis une vingtaine d’années peint des guitares Fender, Gibson, Ibanez et bien d’autres. Cette californienne douée et créative a réalisé ”The Hendrix Strat”, ”The Harley Strat”, ”The Marilyn Monroe Strat” qui font désormais partie de l’histoire de Fender Custom Shop pour qui elle travaille souvent. Quant elle a fini de customiser les batteries de groupes tels que  Motley Crue ou Def Leppard et de concevoir des motifs destinés au merchandising des tournées de Scorpions, Aerosmith ou Lollapalooza,  Pamelina H exerce aussi son art sur des motos, des casques et des voitures. Bref, une boulimie indéniable et un énorme talent qui valent à cette peintre une renommée toute méritée dans le monde de l’Art en général et de la musique en particulier. She Rocks! Biographie, interview et galerie sur Guitar International!

Pamelina H Just Marilyn Page guitar

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Andy Summers, vous avez demandé la Police?

Andy Summers, PoliceA la fin des années 70, le fait qu’ Andy Summers ait été révélé par le succès aussi phénoménal qu’inattendu de Police a entraîné une assimilation du petit blondinet à la New Wave. Belle méprise, la même que celle qui frappe le trio en tant que tel puisqu’ en réalité les trois musiciens sont de vieux briscards possédant une expérience musicale des plus conséquentes. déjà en 1968 Andy Summers avait  tenu le manche au sein des Animals d’Eric Burdon. Il a également traîné  sa Telecaster chez Kevin Koyne et Kevin Ayers avant de remplacer Henri Padovani au sein de Police. En fait à l’époque, Summers est un musicien progressiste désireux de prodiguer ses raffinements sonores à une musique gardant l’urgence et la spontanéité du rock’ n’ roll. Il contribue ainsi, par son jeu très peu conventionnel, à donner une dimension fastueuse aux compositions du trio flicard. Enchevêtrement d’effets, chorus dérangeants, rythmique percutante, tout est inspiré dans le jeu du guitariste anglais qui occupe l’espace sonore de façon magistrale. En enregistrant l’album instrumental ”I advance masked”, en duo avec Robert Fripp (King Crimson), il a d’ailleurs totalement dévoilé le fond de sa personnalité complexe, celle d’un technocrate allumé et très doué. Sacré Summers! Le guitariste roi de la nouvelle vague était en fait un suppôt de l’ancienne.

Marcel Destroy, Juin 2015

 La Guitare dans tous ses états 

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