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Pete Townshend, Who’s Next

Pete Townshend jumpAutant que John Lennon ou Keith Richard, le leader des Who est sans conteste l’un des personnages clés de l’histoire du Rock anglais. De la période High Numbers et sont Rhythm & Blues barbare à celle des Who, groupe phare de la Mod Ge-ge-génération biberonnée aux succès pop déjantés, l’on retient surtout la folie scénique avec laquelle le guitariste s’ exprime. Bris de guitares, d’amplis, dynamitage de coulisses et d’hôtels, tout est bon pour imposer une image de révolte ravageuse. Monté sur ressorts, Townshend ne conçoit pas de jouer de sa Rickenbaker autrement qu’à un mètre au dessus du sol. Sa technique est sommaire et bien qu’il soit un bon rythmique il ne s’impose guère par son aisance en solos. Il devient ainsi un guitar-hero à l’esbroufe, passant sous silence (sic!) une technique plus que rudimentaire qui l’oblige parfois à faire appel à des pointures pour mener à bien les enregistrements studio du groupe (Jimmy Page sur ″I can’t explain″). Mais Pete c’est heureusement autre chose! Un compositeur inspiré, celui de la période faste des Who (″Tommy″, ″Who’s Next″, ″Quadrophenia″), un mélodiste avisé et habile et surtout un artiste sensible et intelligent qui porte un jugement éclairé sur la société en général et sur les problèmes de la jeunesse en particulier. Tout cela a définitivement imposé Pete Townshend comme une figure évidemment majeure de l’histoire du Rock. On ne se fera plus avoir!

Ecouter″Tommy″ (1969), Culte! ″Live at Leeds″ (1970) Furieux! ″Who’s Next″ (1971) Majeur!.

Voir: Dans la série Classic Albums, ″Who’s Next″. Sur ce Dvd, Pete Townshend, Roger Daltrey, et John Entwistle offrent avis et anecdotes sur la genèse de l’album. Profond, instructif, drôle et donc indispensable!

PB, août 2017

∞ La Guitare dans tous ses états ∞

Dax: Motors n’ Blues 2017

Laura Cox & Popa Chubby

Neuvième édition pour ce festival qui a vu le jour en 2009. Organisé dans les Landes par la ville de Dax, le Motors n’ Blues propose de nombreuses animations avec en point d’orgue des événements autour de la Moto et de la Musique. Cette année encore le Blues est à l’honneur avec des têtes d’affiche de haute tenue. Le vendredi 7 juillet les filles de Little Girl Blue et de Minnie Marks conjugueront le Blues au féminin qui, en clôture, exprimera toute son énergie et sa puissance avec Laura Cox. Samedi 8 Juillet c’est la nuit des Tributes. Deux groupes rendront hommage à Stevie Ray Vaughan et ZZ Top avant de laisser la place à l’ immense (!) Popa Chubby qui lui se consacrera au répertoire de Jimi Hendrix. Le dimanche 9 juillet Mountain Men fermera la scène musicale avec leur dernier album ″Black Market Flowers″ mais pas que. Voilà pour une partie des 14 concerts gratuits sur 3 jours. Mais le Motors n’ Blues festival c’est aussi des tremplins jeunes talents, des balades moto, des expos, des stands (Indian, Victory…) et surtout une ambiance qui fait qu’ en quelques années la fréquentation des lieux est passée de 4000 à 25 000 visiteurs. Infos, détails, programmation et extraits video:  Motors n’ Blues 2017.

PB, juin 2017

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Cordes sensibles: la guitare en mode mineur chez Fender & Gibson

Guitares Eric Clapton

La guitare a allumé le feu du Rock dans les années cinquante et s’est rapidement imposée en tant qu’arme absolue de la révolution musicale qui allait bouleverser le paysage sonore des 60’s et des 70’s. Aujourd’hui les chiffres sont sans appel. En 10 ans, le nombre de guitares électriques vendues aux États Unis est passé de 1,5 millions à moins d’un million d’instruments par an. Il n’y a jamais eu autant de fabricants dans l’histoire de la 6 cordes mais paradoxalement la demande est en baisse constante. Les fabricants sont aux abois, les leaders Fender et Gibson croulent sous les dettes et pour tenir le coup PRS est en train de licencier. Au delà des aspects purement financiers liés aux stratégies commerciales des uns et des autres, force est de constater que le phénomène est assujetti à une mutation profonde quant aux  données sociétales et culturelles. A l’évidence c’est tout un pan de la musique américaine qui est en train de s’effondrer. La faute à qui, à cause de quoi? Les virtuoses d’ hier sont morts et les Clapton, Page, Townsend et consorts trop âgés pour inspirer une jeune génération qui consomme ou fait de la musique électronique. ″What we need is guitar heroes dit George Gruhn, vendeur d’instruments, auteur et surtout, expert mondial incontesté de la guitare. Sources et info: Washington Post > The death of the electric guitar.

PB, juin 2017

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Chris Spedding, Motorbikin’

Chris Spedding, Motorbikin'Ils ont eu beau tout tenter, ils n’ont jamais décroché le banco dans la grande loterie du Rock. Chris Spedding fait partie de ces fils maudits tout simplement parce qu’ au début de sa carrière il eut la malencontreuse idée de se cantonner au rôle de session man. Son énorme talent a été constamment employé à contresens par des têtes d’affiche aussi variées que Bryan Ferry, les Sparks, John Cale et beaucoup d’autres. Chris Spedding est pourtant un vrai rock’n’roll man qui, victime d’une personnalité pas toujours très claire, n’a compris qu’un peu tard qu’il pouvait exploiter pour son propre compte sa virtuosité et ses compostions intéressantes. La popularité, il la rencontre en 1977 à la sortie de son cinquième album. Eponyme, le disque en question contient le fameux ″Guitar jamboree″ au cours duquel Chris imite le jeu d’ Albert King, Chuck Berry, Jimmy  Hendrix, Keith Richard, Eric Clapton, Jimmy, Page etc… En bonne place également, un single déjà publié en 1975 et qui a pour thème la Moto:

″… Too fast to live, too young to die. Écoute, c’est pas des blagues, j’ai eu ma nouvelle bécane aujourd’hui, c’est à couper le souffle! Viens je t’emmène où tu veux! Crois moi, à 150 c’est tellement bon de se sentir vivant″ [Traduction libre: Marcel Destroy, extrait]. Ce titre, qui à l’époque est entré au top 20 anglais, c’est Motorbikin’ !

PB, juin 2017

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Chuck! Le nouvel album de Berry

Le dernier disque sorti du vivant de Chuck Berry date de 1979! A sa sortie, ″Rock it″ ne suscite que peu d’intérêt et, dépité, le chanteur guitariste décide alors de laisser tomber les compos pour se consacrer à la scène. Il se remet toutefois à l’écriture dans les années 2000 et enregistre chaque fois que l’envie et l’enchainement des tournées lui en laisse le loisir. La sortie de ″Chuck″, le nouvel opus, était prévue le jour du 90ème anniversaire de l’artiste. La grande faucheuse en a décidé autrement et c’est 3 mois après la mort de ″Crazy Legs″ que l’on peut découvrir ces dix nouveaux titres qui se révèlent être source d’indéniable plaisir. La voix est claire, assurée et énergique et le jeu de guitare, reconnaissable entre tous, toujours aussi incisif et assuré. Les riffs sont immédiatement reconnaissables; ils sont ceux avec lesquels le Maître a défini les règles du Rock’n’Roll dans les années 50 et 60. Malgré un ″Jamaica moon″ aux accents du même tonneau et ″Enchiladas″, une reprise de Tony Joe White, Chuck fait la part belle au Blues et Berry glorifie ce Rock qui résonne encore des échos de ″Roll Over Beethoven″ ou ″Maybellene″. Qui va s’en plaindre? Certainement pas la Lady B. Goode ou les Big Boys!

PB, juin 2017

♫ La Discothèque idéale ♫

Hotel California: Les Eagles attaquent

Joe Walsh & Don Felder, Hotel California″Welcome to the Hotel California, such a lovely place…″ Bien que les Eagles n’aient jamais entrepris quelque démarche que se soit pour protéger le nom lié à leur tube planétaire, et à l’album du même nom, les voilà qu’ils se réveillent tout chafouins. Au moment du check out, le groupe attaque en justice les propriétaires de l’Hotel California, situé à Todos Santos au Mexique, en les accusant de violer leurs droits d’auteurs. Les Eagles se plaignent que les propriétaires actuels des lieux diffusent des titres du groupe pour faire croire aux clients que l’endroit a un rapport avec la chanson et vendent des goodies sur lesquels figurent la mention ″Legendary Hotel California″. Ils réclament donc une injonction pour empêcher l’Hotel California d’utiliser le nom ou d’en tirer profit. Le titre quant à lui a, de toute évidence, été inspiré par ″We used to know″ de Jethro Tull que Don Henley, en tant que fan inconditionnel, suivait de près à l’époque. Restent 6 minutes et 30 secondes de l’une des plus grandes chansons de tous les temps et plus de 2 minutes au cours desquelles Joe Walsh et Don Felder offrent une prestation à mettre au Panthéon des solos de guitare, comme en témoigne cet enregistrement!

PB, juin 2017

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Joe Perry, Dream on!

Joe Perry, Dream on!Années 70. Avec son faciès de gitan à la Keith Richard, Joe Perry brille par ce style brouillon et volcanique qui provoque toujours le grand frisson parmi le public. Il est vraiment l’âme éruptive, incontrôlable et merveilleusement culottée d’ Aerosmith, alors à son apogée. Son jeu démesuré, son âme de rock’n’roller, tout rappelle chez lui son maître Jeff Beck, et sans doute s’acoquina t’il à Steven Tyler parce que celui ci avait été le roadie de son idole. Joe jette l’éponge en 1979, commet 3 albums solos,  et fait son come back au sein du gang de Boston en 1984. Tout ce que vénère Perry dans le Blues et le  Rhythm ‘n’Blues se retrouve dans l’inoubliable attaque de ″Walk this way″ et dans une des rares power ballads à vraiment mériter ce nom: Dream on!

PB, mai 2017

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Nita Strauss, la ″Poison″ d’ Alice Cooper

Nita Strauss Alice cooper Poison

Née le 7 Décembre 1986 Nita Strauss est une guitariste américaine reconnue en tant que première des 10 instrumentistes qui conjuguent la guitare au féminin (Guitar World). D’abord célèbre pour sa participation au sein de The Iron Maiden (un groupe de filles qui reprennent le répertoire de Iron Maiden), Nita rejoint en 2013 Lorraine Lewis et Courtney Cox lors de la re-formation de Femme Fatale. En Juin 2014 elle renforce son audience en remplaçant Orianthi sur la tournée mondiale d’ Alice Cooper. Poison!

PB, mai 2017

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John Doe: Crossroads, la route du Blues

Crossroads, film John Doe sur Robert JohnsonPour peu que l’on s’intéresse au Blues, vient toujours un moment où se manifeste l’envie d’en savoir plus sur l’une de ses plus belles des légendes. Avec seulement 29 titres enregistrés Robert Johnson est devenu un mythe, la référence suprême, le gardien du panthéon de la musique, celui qui a fait naître chez Jimmy Hendrix, Eric Clapton, Keith Richard, Led Zeppelin et tant d’autres, la passion viscérale pour le Delta Blues qui allait de près ou de loin les influencer musicalement. En 1986, à partir d’un scenario de John Fusco, le réalisateur Walter Hill traite le sujet sous forme de fiction musicale gentillette qui se termine par un duel guitaristique éblouissant entre Ralph Macchio et Steve Vai dans le rôle du serviteur du diable. Il est donc question de ce fameux pacte avec le Malin. Pacte au cours duquel Robert Johnson aurait vendu son âme en échange d’un immense talent.  Avec ″Crossroads, la route du Blues″, John Doe élève le débat au rang d’un subtil mariage des genres qui oscille entre fiction, documentaire et road-movie. ″Fan de Blues, je rêvais depuis mon adolescence de faire la Route 61. Il m’aura fallu 30 ans pour y parvenir avec quelques dollars, un bon copain et une idée : conter les légendes de Robert Johnson. J’ai écrit et vécu cette aventure passionnément. Une année de préparation, 1 mois de tournage, 6 mois de montage et 8 ans de galères pour faire connaitre ce film. Aucun producteur, pas de distribution, pas d’aide financière, juste un entêtement maladif : y croire″. Le résultat est bluffant. La démarche est sincère, les protagonistes étonnants, le ton lugubre et l’ambiance générale très roots. Au final on y croit, on s’y croit même. Au point d’avoir envie de participer, en compagnie de Calvin Russel, à la quête du 30ème morceau, celui  qui délivrera Robert Johnson de sa malédiction. Monsieur John Doe*, qui que vous soyez, merci pour cette belle initiative, pour ce moment intense et pour la mise en images de cette passion dévorante. Enfin et surtout, merci pour le partage sans contrepartie avec la mise à disposition d’infos remarquables et de l’intégralité de l’œuvre au format Dvd ou Divx en Vost.  C’est ici! > La Route du Blues .

*Dans les années 50, John Doe est le pseudonyme utilisé par les réalisateurs américains  qui ne souhaitaient pas ″signer″ leurs œuvres en raison de désaccords avec les règles fixées par l’industrie du cinéma et de la télévision. Une façon de faire de la résistance…

PB, janvier 2017

Nancy Wilson, guitariste de cœur

Nancy Wilson on stage

Il était une fois deux sœurs. Ann Wilson, l’ainée, s’installe à Seattle en 1973  et contribue à la formation du groupe Heart au sein duquel elle chante. Sa sœur Nancy intègre la formation en 1974. Bien qu’à l’ époque les femmes ne soient pas légion dans le monde du Rock, Nancy Wilson parvient à s’imposer sur le devant de la scène. De réels talents de compositeur et un jeu de guitare à la fois subtil et efficace lui valent rapidement  la reconnaissance du public et du milieu professionnel. Après avoir vendu 35 millions d’albums, le groupe Heart en tant que tel n’existe plus mais même si l’esprit à la fois folk et hard rock des débuts fait défaut, les frangines sont toujours opérationnelles. Nancy surtout. 1986, elle épouse le scénariste et réalisateur Cameron Crowe et s’implique dans les BO de films tels que, et entre autres, ″Jerry Maguire″ en 1995 ou ″Almost Famous″ en 2000. Intronisation au Rock’ n’ Roll Hall of Fame en 2012, une étoile sur le Hollywood Walk of Fame la même année et, en 2013, les sœurs Wilson se retrouvent au Kennedy Center Honors où hommage est rendu à Led Zeppelin.  Devant John Paul Jones,  Jimmy Page aux anges, Robert Plant parfois ému aux larmes et accompagnées aux drums par Jason Bonham, Ann et Nancy se livrent à une reprise éblouissante de ″Stairway To Heaven″.

PB, décembre 2016

 La Guitare dans tous ses états 

Duane Allman, Statesboro Blues

Duane Allman Statesboro blues

Duane Allman avait deux passions: le Blues et la moto. La seconde lui coûte la vie quand au guidon d’un Sportster Harley Davidson il percute un camion. Il a  25 ans. L’accident met violemment fin à la carrière prometteuse de celui qui en quelques années s’était imposé en tant que maître incontesté du Blues Blanc. Duane connait une première période au cours de laquelle il contribue en studio a bien des tubes de Wilson Picket, Aretha Franklin ou King Curtis. Parallèlement il s’implique dans différents groupe au sein desquels à l’aide de sa Gibson il exprime à merveille son langage de prédilection: le Blues. Avec son frère Gregg, organiste chanteur, il fonde ensuite le superbe Allman Brothers Band, groupe légendaire du Blues Boom finissant. Avec cette formation le guitariste se met en valeur grâce à un jeu de slide époustouflant. A l’époque, peu de guitaristes sont capables d’afficher autant de verve et de folie avec un bottleneck au doigt. Admiré par Clapton, il participe au chef d’oeuvre de Derek & the Dominoes: ″Layla and other assorted love songs″. Duane Allman, bluesman dans l’âme, mélodiste accompli et initiateur du Southern Rock bénéficie désormais du prestige un peu amer d’une légende disparue le 29 octobre 1971. Classé deuxième par Rolling Stone dans les 100 plus grands guitaristes de tous les temps, qui sait jusqu’où ″Skydog″ aurait pu aller?

Ecouter: Allman Brothers Band: ″Live at Fillmore East″: Duane y excelle sur ″Statesboro Blues″ et ″Whipping Post″. Derek and the Dominoes: ″Layla and other assorted love songs″: Allman pousse Clapton vers le sommet, magique! Duane Allman: ″An Anthology Vol 1 & 2″ : Deux double Cd qui regroupent la quasi totalité des contributions du guitariste plus des compositions personnelles.

PB, novembre 2016

 La Guitare dans tous ses états 

Frank Marino, Johnny B. Goode!

Frank Marino & Mahogani Rush

Dans la guerre de succession que se livrent les martelés d’Hendrix pour le titre de légataire universel du grand Jimmy,  Frank Marino,  en bon possédé du démon qui se respecte, n’est pas loin de figurer au premier rang. Il faut reconnaitre que si effectivement le canadien à la Gibson SG délivre dans chaque solo du Mahogany Rush les plans les plus hendrixiens, le gaillard possède en plus une vitalité qui va bien au delà des pâles imitations habituelles. Il aurait considérablement gagné à ne pas se limiter au seul marché américain, mais il reste néanmoins une figure importante de la six cordes, ne serait ce qu’au travers de l’énergie et de l’intensité de ses prestations scéniques. ″Frank Marino, Mahogani Rush Live″  publié en 1978 en est la meilleure preuve. L’album contient notamment une version explosive d’un des plus grands titres rock jamais crées: Johnny B. Goode!

PB, juillet 2016

 La Guitare dans tous ses états 

Lonnie Mack, Wham!

Lonnie Mack, Gibson Flying VAu cours des Sixties, Lonnie McIntosh, dit Lonnie Mack, prête souvent ses talents à quelques pointures du Blues et du Rock telles que James Brown, Freddie King et Chuck Berry. Guitariste talentueux, en 1970 il participe à l’élaboration de ″Morrison Hotel″ des Doors, notamment sur les parties guitare de ″Roadhouse Blues″. A la même époque il devient source d’inspiration pour Stevie Ray Vaughan qui en 1985 coproduit et participe à l’album ″Strike like Lightning″. Des guitaristes comme Keith Richards, Ron Wood, Ry Cooder le rejoignent d’ailleurs sur scène pendant la tournée de cet album. Un peu plus tard même, Lonnie se produit au Carnegie Hall en compagnie d’Albert Collins et Roy Buchanan. En 2001, l’homme à la Gibson Flying V est intronisé au Panthéon de la guitare. malgré la reconnaissance du milieu professionnel le public, lui, n’a jamais accordé une grand intérêt à une discographie, il faut l’admettre, assez inégale. Lonnie Mack disparait à l’âge de 74 ans, dans l’indifférence quasi générale et, pour ne rien arranger, le même jour que Prince! Alors rien que pour le plaisir: Lonnie Mack & Stevie Ray Vaughan Live!

PB, avril 2016

♠ La grande Faucheuse ♠

 

 

Prisma Skateboard Guitars

Prima Guitars Nick Pourfard

Nick Pourfard voue une passion profonde pour la musique en général, la guitare en particulier et le skateboard. A 24 ans, cet étudiant en design industriel et menuisier autodidacte a trouvé le moyen  de réunir en un seul projet tout ce qui donne du sens à sa vie. A la tête d’une entreprise basée à San Francisco il passe désormais une bonne partie de son temps à réaliser des guitares à partir de skates endommagés qu’il récupère çà et là. Tous les instruments qui sortent de Prisma Guitars sont entièrement fabriqués à la main à partir de planches collées, compressées, découpées et usinées. Le résultat est étonnant. Les traces d’usure et les couleurs multiples font que chaque guitare est unique. Même si Nick compte déjà Steve Harris (le bassiste de Iron Maiden) parmi ses clients, sa production reste abordable. Selon les modèles il faut débourser entre 1000 et 3000 dollars pour jouer du board.

PB, mars 2016

 La Guitare dans tous ses états 

 

 

Joe Perry: Once a Rocker, always a Rocker

Joe Perry, Gibson Billie. Once a Rocker, always a Rocker

1983en rupture d’Aerosmith depuis 5 ans, Joe Perry  anime son propre combo et c’est sous le nom de Joe Perry Project qu’il travaille à l’élaboration de son 3ème album ″Once a Rocker, Always a Rocker. L’un des titres,  Black Velvet Pants″, donne lieu à un clip promotionnel et c’est sur le tournage de la video qu’a lieu la rencontre avec Billie Montgomery. Joe est raide dingue de sa blonde. Au point de décider faire peindre son visage sur une de ses guitares. Parmi les 600 instruments qu’il possède il choisit une Gibson B.B. King ”Lucille” qu’il confie à un peintre aérographe. J’ai ouvert l’étui et j’ai donné la gratte à Billie. Elle n’a pas du tout aimé. Au point de refuser de sortir des loges quand je m’en servais. En fait, durant les concerts, elle ne supportait pas de se voir sur les écrans géants. Maintenant ça va, elle s’y est faite. Le mariage aura lieu en 1985. Un an avant Aerosmith faisait son comeback.

PB, décembre 2015

 La Guitare dans tous ses états 

Femme et Guitare, accord tacite?

Femme GuitareTout concourt à le prouver! De son genre grammatical jusqu’à ses courbes harmonieuses et ses hanches charnues, la guitare fait partie de l’espèce féminine; n’en déplaise à certains besogneux du manche qui la considèrent en tant que prolongement de leur entrejambe. Comme toutes les femmes – enfin non, la plupart -, la guitare ne se laisse pas apprivoiser facilement. Pour l’avoir en main Hendrix faisait gémir la sienne, Pete Townshend lui, la tabassait. D’autres lui donnaient des petits noms. ″Lucille″ pour B.B. King, ″Billie″ pour Joe Perry. Mi la ré sol si mi, c’est la règle. Un accord tacite qu’il faut respecter sous peine de dissonance. Et comme disait Bobby Lapointe dans son cours de guitare sommaire, ″Le Sol c’est cette corde là et le La cette corde ci″. En tout cas Mesdames méfiez vous quand votre copain, compagnon ou conjoint vous dit :″Demain je me mets à la guitare″. C’est une redoutable maîtresse!

PB, décembre 2015

 La Guitare dans tous ses états 

Eddie Hazel, Maggot Brain

Eddie Hazel, Funkadelic, Maggot BrainC’est dans le New Jersey qu’ Eddie Hazel croise la route de George Clinton accompagné de son Funkadelic. Pour le titre-album ”Maggot Brain” le Dr Funkenstein demande au guitariste d’imaginer le son le plus triste qui puisse lui passer par la tête. S’inspirant de la mort de sa mère, Hazel, visionnaire à nul autre pareil, se lance dans 10 minutes ininterrompues de lourds gémissements de guitare qui, chose rare à l’époque, ouvrent le troisième album du groupe en 1971. Extravagant, psychédélique et bourré de feeling, le solo, effectué en une seule prise, n’a pas son pareil pour déclencher émotions et frissons. Souvent étiré à l’extrême lors des concerts, Maggot Brain et son bouillonnement cosmique fera date et sera joué pour la dernière fois lors des obsèques de Hazel en 1992. Maggot Brain!

PB, novembre 2015

 

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Jimi Hendrix, Blues!

Jiimi Hendrix, BluesQue dire de James Marshall Hendrix? Que dire qui n’ait été déjà évoqué à propos de ce guitar héro si ce n’est que le terme de ”héro” ne semble pouvoir s’appliquer à ce créateur génial qui a offert de la folie et de la beauté à la guitare. En à peine  4 ans de carrière le musicien gaucher est parvenu à jeter un pont entre la guitare blues traditionnelle et des sons novateurs et avant-gardistes. Il a uni les deux genres avec éclat et magie et ce qu’il  tirait de sa stratocaster était puissant mais aussi incroyablement lyrique, pointu et inventif. A l’instar de ″Purple Haze″, certains de ses solos incandescents passaient au travers d’un générateur de son à l’octave pour être restitués à la moitié de la vitesse initiale, ouvrant ainsi pour l’instrument une nouvelle ère toujours d’actualité. Mais Jimi Hendrix n’était pas qu’ un technicien surdoué capable d’incendier, au propre comme au figuré, la musique. Humble et modeste, il s’étonnait souvent de la dimension de l’intérêt qu’il suscitait. Quand un journaliste lui demande quel effet ça lui fait d’être considéré comme le plus grand guitariste du monde, Jimi rétorque: ″Je ne sais pas, allez demander ça à Rory Gallagher!″.  Le 18 septembre 1970 Jimi hendrix entrait dans le Club 27, fauché au sommet de la gloire d’une carrière fulgurante. Depuis, son génie a marqué plusieurs générations de musiciens qui voient en lui le plus grand guitariste de l’histoire du rock. ″S’il ne reste qu’un nom dans toute l’histoire du rock’n’roll dans cent ans, ne cherchez pas, ce sera forcément Jimi Hendrix″ (Pete Townhsend).

Ecouter: En priorité les 4 albums parus du vivant de l’artiste: ”Are You experienced?”, ”Axis, bold as love”, ”Electric Ladyland » et ”Band of Gypsys”.  De la myriade de disques posthumes il faut absolument extraire ”Blues”. Publié en 1994, 24 ans après sa mort, l’album consiste en un amalgame de titres enregistrés entre 1966 et 1970. Le résultat, magnifique permet d’entendre quelques uns des plus beaux chorus et surtout d’appréhender la façon dont Jimi avait su transcender l’héritage des grands bluesmen (Rolling Stone). Rien que pour les versions de ”Born under a bad sign”, ”Voodoo chile Blues” ou ”Mannish Boy” ce disque est absolument indispensable!

PB, octobre 2015

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Pamelina H. The heart that rocks the guitar

Pamelina H Stratocaster Hendrix Monterey Pop

Pamelina Hovnatanian, aka Pamelina H, est une artiste américaine free-lance qui depuis une vingtaine d’années peint des guitares Fender, Gibson, Ibanez et bien d’autres. Cette californienne douée et créative a réalisé ″The Hendrix Strat″, ″The Harley Strat″, ″The Marilyn Monroe Strat″qui font désormais partie de l’histoire de Fender Custom Shop pour qui elle travaille souvent. Quant elle a fini de customiser les batteries de groupes tels que  Motley Crue ou Def Leppard et de concevoir des motifs destinés au merchandising des tournées de Scorpions, Aerosmith ou Lollapalooza,  Pamelina H exerce aussi son art sur des motos, des casques et des voitures. Bref, une boulimie indéniable et un énorme talent qui valent à cette peintre une renommée toute méritée dans le monde de l’Art en général et de la musique en particulier. She Rocks! Biographie, interview et galerie sur Guitar International!

Pamelina H Just Marilyn Page guitar

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Andy Summers, vous avez demandé la Police?

Andy Summers, PoliceA la fin des années 70, le fait qu’ Andy Summers ait été révélé par le succès aussi phénoménal qu’inattendu de Police a entraîné une assimilation du petit blondinet à la New Wave. Belle méprise, la même que celle qui frappe le trio en tant que tel puisqu’ en réalité les trois musiciens sont de vieux briscards possédant une expérience musicale des plus conséquentes. déjà en 1968 Andy Summers avait  tenu le manche au sein des Animals d’Eric Burdon. Il a également traîné  sa Telecaster chez Kevin Koyne et Kevin Ayers avant de remplacer Henri Padovani au sein de Police. En fait à l’époque, Summers est un musicien progressiste désireux de prodiguer ses raffinements sonores à une musique gardant l’urgence et la spontanéité du rock’ n’ roll. Il contribue ainsi, par son jeu très peu conventionnel, à donner une dimension fastueuse aux compositions du trio flicard. Enchevêtrement d’effets, chorus dérangeants, rythmique percutante, tout est inspiré dans le jeu du guitariste anglais qui occupe l’espace sonore de façon magistrale. En enregistrant l’album instrumental ″I advance masked″, en duo avec Robert Fripp (King Crimson), il a d’ailleurs totalement dévoilé le fond de sa personnalité complexe, celle d’un technocrate allumé et très doué. Sacré Summers! Le guitariste roi de la nouvelle vague était en fait un suppôt de l’ancienne.

PB, juin 2015

 La Guitare dans tous ses états 

Drouot: Accord majeur pour Guitare

Drouot Vente aux enchères guitares

Il est bien sûr déjà arrivé que la guitare résonne dans les salles des ventes de Drouot. Citons entre autres et pour mémoire sept des guitares d’ Alexandre Lagoya ou encore une Arkane A 66 rouge conçue par le luthier français Michel Lâg, pièce unique  ayant appartenu au député métalleux Patrick Roy. Mais le 11 avril prochain et pour la première fois,  pas moins de 120 pièces anciennes et rares seront mises aux enchères. Des guitares allant du début du XIXème à la fin des années 1970, comme cet instrument espagnol construit aux alentours de 1910 par le célèbre luthier Manuel Ramirez ou cette Gibson L-5CN de 1968 ou encore l’ Epiphone Sheraton produite en 1965 à seulement 13 exemplaires. Sans ignorer d’ incontournables Gretsch ou Fender, deux belles basses Rickenbacker modèle 4001 figurent aussi au catalogue qui peut être consulté Ici.

PB, avril 2015

 La guitare dans tous ses états 

Andy Powell, l’Argus de Wishbone Ash

Wishbone Ash Andy Powell Argus

Wishbone Ash est incontestablement à l’origine du phénomène des guitar-bands. Unique en son genre, le groupe créé en 1969 suscite bien des vocations au cours des seventies et constitue l’élite du genre. Rarement formation n’a proposé un tricotage de cordes aussi dense et ouvragé. A l’époque la formule triomphante se compose de Andy Powell, l’esthète de la Gibson Flying V et remarquable technicien, et de Ted Turner, plutôt porté sur les soli chantournés qu’il sort de sa Les Paul. Turner ayant finalement renoncé à la musique il est remplacé en 1974 par Laurie Wisefield, étonnant virtuose manieur de Stratocaster. Depuis, le Ash a traversé les époques avec succès, il s’est américanisé mais il a toujours maintenu un niveau exceptionnel quant au dialogue de ses guitares.

Ecouter: En priorité Argus. Sorti en 1972 l’album contient ″Time was″, ″The king will come″et ″Warrior″, véritables pépites qui témoignent de la vision complexe et du talent des musiciens. Live Dates de 1973 car c’est sur scène que le groupe flirte avec la quintessence. Time Was: ″The Wishbone Ash Collection″. Un double Cd qui compile la meilleure période studio du groupe en incluant inédits et enregistrements live. 2014 enfin, avec  l’excellent Blue horizon Andy Powell, toujours aux manettes, prouve qu’il n’a pas dit son dernier mot, la preuve: Take it back!

PB, mars 2015

 La Guitare dans tous ses états 

Francis Rossi & Richard Parfitt, Forty-Five Hundred Times

Franci Rossi et Richard Parfitt Status Quo LiveSur la scène Rock, la fantasia électrique ne relève pas forcément d’un exercice individuel qui propulse celui qui le pratique au rang de Guitar Hero. Pour un bon nombre de groupes les chorus font l’objet d’échanges entre partenaires avisés; ce sont alors deux, et parfois trois guitaristes, qui s’ expriment dans d’excitants duels qui deviennent la marque de fabrique des Guitar Band auxquels ils appartiennent. Souvent aussi l’on a affaire à des associations d’instrumentistes qui relèvent d’une osmose parfaite entre rythmique et soli. Depuis 1962 qu’ils frappent le Boogie et enfourchent le Rock’ n’ Roll, Francis Rossi & Richard Parfitt , tous deux adeptes de l’acidité de la Fender Telecaster, peuvent revendiquer le titre de doyens des duos guitaristiques. Ces deux techniciens inépuisables perpétuent la tradition des joutes à la 6 cordes et des duels harmoniques au sein d’un combo trop souvent mésestimé, Status Quo! Malgré une certaine naïveté des phrasés, Richard y assure le rythme avec une constance métronomique pendant que Francis se livre en solo à des exercices inspirés tout en finesse et précision. C’est sur scène que l’union énergique de ce tandem prend toute sa dimension tant  le plaisir de jouer ensemble est communicatif. Avec son Boogie Rock honnête et sans prétention, Status Quo a au moins le mérite de faire secouer les têtes et taper du pied des générations en quête de divertissement.

Ecouter: De ″Dog of two Heads″ à ″Live!″ toute la discographie des années 70. Après ça se gâte un peu malgré un sursaut intéressant avec ″Heavy Traffic″ en 2002 et ″In the search of the Fourth Chord″ en 2007.  S’il n’en faut qu’un: ″Live!sorti en 1977 . Indispensable car bourré de hits et révélateur d’une énergie bienfaisante. Pour s’en convaincre il suffit d’écouter les 17 minutes de 45 hundred times dans lequel à la fin Rossi s’approprie le riff de ″Race with the Devil″ (The Gun).

PB, décembre 2014

 La Guitare dans tous ses états 

Jimmy Page: Whole Lotta Love!

Jimmy Page Whole Lotta Love!

Au milieu des sixties James Patrick Page est déjà un musicien de studio renommé à Londres. Il accompagne notamment les Kinks, les Everly Brothers et produit John Mayall ou Nico. Juste après l’épisode Yardbirds au cours duquel il croisera Eric Clapton et Jeff Beck, Jimmy réunit Robert Plant (chant), John Paul Jones (Basse) et John Bonham (Drums) pour former au cours de l’été 1968 ce qui deviendra le groupe de Rock incontournable par excellence: Led Zeppelin! A part peut être Clapton et Hendrix, il n’est plus grand dieu de la six cordes que son capitaine-amiral. Aujourd’hui encore, et si l’on passe outre les quelques indélicates appropriations de titres, il faut admettre que l’autorité technique et la diversité du jeu de Jimmy Page n’ont rien perdu de leur puissance. En 1969 parait le deuxième album du dirigeable. C’est Whole Lotta Love qui ouvre les hostilités sur un riff de guitare qui, à l’instar de celui de ″You really got me″ des Kinks ou de ″Satisfaction″ des Stones, devient très vite un classique reconnaissable entre tous. Le titre commence ensuite à rugir comme une division de panzers pour exploser en une sorte de tourbillon abstrait, un mélange de bruits issus du ventre d’un acierie en pleine activité, le tout ponctué par les hurlements orgasmiques de Plant. On y entend des sons de guitare étranges obtenus à partir d’un oscillateur qui triture le résultat d’un archet de violon qui glisse sur les cordes; technique élaborée par Jimmy quelques temps auparavant et largement exploitée lors des concerts. ″Led Zeppelin II″ sort dans le commerce le 22 octobre. A partir de cette date la vie du groupe et le monde du Rock ne seront plus jamais pareils. L’enregistrement détronnera le ″Abbey Road″ des Beatles et servira de blue print à bon nombre de formations. Le Heavy Metal était né!

Ecouter: ″Led Zeppelin I, II, III, IV″, ″House of the Holly″ et ″Physical Graffiti″ sont absolument indispensables. ″Live at the Greek″, sorti en 2000: Jimmy Page se joint aux Black Crowes pour une série de concerts. Au répertoire, du led Zep et quelques covers magistralement interprétés.

Voir: Le double Dvd ″Led Zeppelin″ sorti en 2003.  5 heures de concerts sur la période 1969-1979, y compris un passage en France à ″Tous en Scène″ où le groupe interprète ″Communication Breakdown″ et ″Dazed and Confused″ devant un public médusé. Impayable!

PB, octobre 2014

 La Guitare dans tous ses états 

Johnny Winter. Bye, bye Johnny!

Johnny Winter Step Back

Cahors Blues Festival en juillet 2011. A le voir se déplacer soutenu par ses musiciens et assurer tant bien que mal – presque 70 ans, quasiment aveugle, perclus d’arthrose – la quasi totalité du concert sur une chaise je me suis dit que j’avais de la chance de pouvoir assister à l’ un des derniers concerts du dieu vivant du Blues version blanche. Très tôt plongé dans l’ambiance du Chicago Blues Johnny Winter grandit dans l’ombre  de Muddy Waters et se fait remarquer en jammant d’égal à égal avec BB King. Il devient vite une sorte de phénomène et les plus grands parmi lesquels Hendrix et Clapton contribuent à sa révélation auprès du public. Il se manifeste alors par de secouants albums de Blues rugueux qui mettent en avant une guitare volubile, incisive et performante. Une véritable tornade qui lui ouvre rapidement la voie vers un Blues plus hard flirtant avec un Rock des plus vitaminés comme en témoigne le Johnny Winter and… où, accompagné de son frère Edgar, il croise le manche avec Rick Derringer. Accablé plus tard par la pression du succès il se replie sur une carrière plus discrète où il alterne les disques de Hard Blues bien frappé et d’autres empreints d’un répertoire plus traditionnel, fidèle à l’état d’esprit d’origine, sur lesquels il associe souvent son vieux maître Muddy Waters qu’il contribue à faire re-découvrir par la jeune génération en produisant notamment ″Hard Again″ en 1977  (les vociférations sur ″Mannish Boy″ c’est lui!). Une page est tournée! John Dawson Winter III est parti le 16 Juillet 2014, deux jours après sa toute dernière prestation mondiale au  Cahors Blues Festival. Décidément….! Il laisse derrière lui une volée de beaux albums dans lesquels il aime exprimer que: ″le Blues est une musique vivante, pour moi une nécessité″. Ne reste plus qu’a attendre la parution en septembre de ″Step Back″, l’ultime album sur lequel il s’est entouré d’ Eric Clapton, Ben Harper, Billy Gibbons, Joe Perry, Dr. John, Leslie West, Brian Setzer et Joe Bonnamassa. Prometteur tout ça! Et tant pis si, comme dirait l’autre, ″Mourir en été c’est con quand on s’appelle Winter!″

PB, Juillet 2014

♠ La grande Faucheuse ♠

Joe Bonamassa: Blues de luxe

Joe Bonamassa live

Autant le reconnaître tout de suite, ces dernières années les Guitar Heroes se sont fait plutôt discrets. Depuis l’avènement des Hendrix, Page, Beck ou Clapton, peu de prétendants se sont manifestés. Mais ça c’était avant. Avant que ne débarque Joe Bonamassa! Tout petit déjà il attrape le virus du Blues via la musique qu’écoutent ses parents qui tiennent un magasin de guitares aux USA. A 7 ans il reproduit note pour note certains solos de Stevie Ray Vaughan . A 8 ans il joue en première partie de BB King. A 12 ans il tourne régulièrement dans les salles des environs de New York. Et ainsi de suite jusqu’à devenir le maître incontesté du  genre  tout droit issu du British Blues: le Blues Rock. ″…J’ai toujours préféré le British Blues. Lorsque les anglais se sont emparés du Blues, ils ont apporté quelque chose de vraiment nouveau… C’était plus lourd, plus divertissant…″. Sans renier ses influences mais sachant qu’il n’y a rien qui n’ait été déjà joué auparavant, Joe, à force de travail a fini par imposer son propre langage et un talent indéniable. A 36 ans ce stakhanoviste de la six cordes dirige plusieurs projets ( Dont Beth Hart et l’ex Deep Purple Glen Hughes font partie) et sort des disques à la chaîne (24 albums et 9 Dvd depuis 2000!). Même si la discographie s’avère parfois inégale, globalement l’ensemble propulse ce prodigieux instrumentiste à un niveau très élevé. En attendant mieux,  Joe Bonamassa ça fait du bien quand ça gratte.

Ecouter: ″A New Day Yesterday″ (2000). Autant commencer par le début et s’imprégner de ce premier disque énorme qui annonce la couleur avec une reprise fulgurante de ″Craddle Rock″ (Rory Gallagher). Les 12 autres titres sont du même tonneau et bénéficient des contributions de Rick Derringer ,Greg Allman et Leslie West (Mountain). Ce dernier s’ offre le premier solo de ″If Heartaches Were Nickels, une version fascinante d’une compo de Warren Haynes.

Voir: Deux Dvd intenses: ″Live At Rockpalast″ 2006 et ″Live from Royal Albert Hall″ 2009.

PB, mai 2014

 La Guitare dans tous ses états 

Eddie Cochran: Summertime Blues!

Eddie CochranPourquoi, à votre avis, tant de Rockers – de Joe Strummer à Brian Setzer – se sont ils entichés de la fameuse Gretsch White Falcon? Eh bien c’est tout simplement parce que c’était l’instrument de prédilection du fondamental Eddie Cochran. Pourtant Cochran n’eut guère le temps de s’imposer en tant que guitariste de génie puisqu’en 1960 un accident de voiture lui ôta la vie à l’âge de 21 ans. Originaire de l’Oklahoma il délaisse très vite le Hillbilly de sa jeunesse pour se consacrer au Rock’ n’ Roll auquel il offrira une série de hits mémorables (dont ″Summertime Blues″, ″Something Else″ ou ″C’ mon Everybody″) qui lui valurent une belle notoriété des deux côtés de l’Atlantique. L’artiste se distingue aussi et surtout parce qu’il est le seul bon chanteur blanc de Rock’ n’ Roll à afficher des talents guitaristiques certains. En effet, Chuck Berry ou Bo Diddley sont noirs et Elvis Presley ou Gene Vincent grattent plutôt leur cuir chevelu que leur 6 cordes. Sur ses Gretsch, Eddie délivrait des soli mélodiques; il possédait une élégance naturelle en chorus et surtout beaucoup plus de délié que bon nombre de guitaristes de l’époque. Si l’ on considère en outre des figures rythmiques à l’agressivité irrésistible force est de constater qu’ au delà du fait d’avoir été imité et adapté par notre Jojo – ″elle est terrible″– national, Eddie Cochran a définitivement sa place au panthéon des Guitar Heroes.

Ecouter: N’importe quelle compilation pourvu qu’elle intègre ces immanquables du Rock’n’Roll !

PB, décembre 2013

 La Guitare dans tous ses états 

Norbert Krief: L’ Elite!

L' Elite: Norbert Krief, alias Nono

Autrement connu sous le nom de guerre de Nono pour ses prestations au sein de Trust il est le seul Guitar-Hero français digne de ce nom et à l’instar de Louis Bertignac, il est considéré par le microcosme musical et par ses pairs comme un des plus grands guitaristes français. Au cours des 70’s, le style corrosif et engagé du groupe le pousse évidemment à donner priorité à l’urgence via des soli incandescents. Il sait  extirper de son instrument cette profusion sonore qui est l’apanage des vrais baroudeurs du Rock. Il n’en reste pas moins vrai que son goût prononcé pour les guitaristes « techniques » (Neal Schon, Rick Derringer, les frères Shenker…)  lui confère un style efficace et élaboré sur lequel il s’appuie pour conjuguer art et agressivité. Gros talent donc qui lui permet de gérer les silences – forcés ou pas – de Trust en accompagnant sur scène notre Jojo national ou, plus curieusement, en participant à des albums de variété de Pagny, ou Goldman. Qu’importe ! Les riffs de Nono sont taillés pour la légende et le décrassage des cages à miel. Que celui qui n’a jamais pratiqué le Air Guitar sur ″l’Elite″ ou ″Antisocial″ s’y mette derechef et reconnaisse une fois pour toutes que grâce à Nono et sa bande la France a eu son groupe de Hard.

Ecouter: ″Trust″: Le premier album paru en 1979, ou toute bonne compilation sur laquelle figurent, entre autres, ″l’Elite″ et ″Antisocial″. J’ai dit!

PB, juillet 2013

 La Guitare dans tous ses états 

Angus Young: Highway to Hell!

Angus Young Live

Des riffs imparables, des chorus bruts de décoffrage; dès la première note on sait de quoi il s’agit et à qui l’on a affaire : Angus Young. Celui qui avec son frère Malcom a créé un son simple et puissant que tout le monde essaie d’imiter sans jamais y parvenir. Que dire d’autre ? AC/DC est l’exemple parfait d’un groupe sincère et honnête qui joue du Rock, du bon gros Rock bien solide, porté par une espèce de feu follet qui triture sa Gibson SG d’un bout à l’autre de la scène qu’il inonde de sueur et de solos d’anthologie. En transe il est entièrement possédé par la musique et par son jeu ; c’est de là que vient son efficacité. De là et du matériel utilisé. Guitare directement connectée aux amplis, sans détours par la moindre pédale d’effet. Pas même une petite pédale de volume ; le contrôle du niveau de distorsion se fait via le potard de la Gibson. Seul luxe, au moment des solos un technicien déclenche un ampli situé sous la scène (Source Phil Sutclife). Alors est ce que Angus est bon ? La question n’est pas là ! Il a une bonne technique, de l’énergie à revendre et il ne cherche jamais l’épate. Il grimpe sur scène, fait le bœuf et sa musique est béton de la première à la dernière note. Que demander de plus?

Ecouter: ″Highway to Hell″ (1979): un paquet de dynamite ! le dernier album enregistré avec Bon Scott. ″Back in Black″ (1980); personne n’y croyait mais Brian Johnson au chant assure comme une bête. Un des grands albums de Heavy Rock.

Voir: Le Dvd ″Live at Donington″ (1992). 2 heures, 18 titres enregistrés en Août 1991 à Castle Donington Park. Tous les standards y sont. Énorme prestation du groupe au mieux de sa forme.

Lire: AC/DC par Phil Sutcliffe. L’ultime biographie illustrée aux éditions du Chêne. Indispensable!

PB, avril 2013

 La Guitare dans tous ses états 

Edward Van Halen: Eruption!

Edward Van Halen Eruption!

Beaucoup le considèrent comme le successeur de Ritchie Blackmore ou de Jeff Beck tant son style s’apparente au leur. Le premier album de Van Halen révèle en 1978 ce californien surexcité, autant grâce à la version assassine de ″You really got me″ (Kinks) qu’à la folle escapade solitaire de ″Eruption″. Sourire charmeur, attitude sportive sur scène, guitares personnalisées, goût du solo sous forme de parade, tout fait de lui la guitar-hero par excellence. Avec cet obsédé du son, même les lignes les plus simples se transforment en déluges soniques.Edward Van Halen est également un virtuose confirmé et il fait partie de ceux qui ont insufflé à la guitare de nouvelles méthodes de jeu comme par exemple le Tapping grâce auquel la musique prend une dimension excitante et débridée.

Ecouter: ″Van Halen″ (1978) Premier album et 11 brûlots dont  l’immanquable ″Eruption″. Sismique et indispensable a plus d’un titre; chorus, rythmique, gros son, compos… Aucun groupe n’avait sonné comme ça auparavant. Pour le plaisir et l’anecdote: le chorus de ″Beat it″ sur Thriller, l’album de je sais plus qui!

PB, février 2013

 La Guitare dans tous ses états 

Billy Gibbons: La Grange

Billy Gibbons: La Grange!Pour un bon nombre de guitaristes le meneur de ZZ Top est l’un des plus grands instrumentistes. Hendrix lui-même voyait en lui un prodige de la guitare au point de lui offrir la Strat rose sur laquelle il jouait à l’époque. C’est pourtant avec une Gibbson 355 qu’après une période de psychédélisme douteux avec les ″Moving Sidewalks″ Billy déchaîne les tempêtes de boogie et de Rock’n’Roll avec ses deux compères texans. ″La Grange″? C’est le bordel! Tout adepte de la 6 cordes s’y frotte tôt ou tard ; beaucoup s’y piquent ! Relecture brûlante d’un riff de John Lee Hooker, le morceau, d’apparence simpliste, est une petite merveille de technique maîtrisée. Aujourd’hui, barbe de prophète au vent et chapeau melon vissé sur la tête, Billy Gibbons et ses 65 balais continue d’ administrer de sévères doses d’un Boogie Rock compact et astucieux qui fait de ZZ Top un groupe aussi attrayant que fondamental. Pour preuve la sortie toute récente de ″La Futura″ qui est sans conteste le meilleur album du trio depuis les années ″Eliminator″.

Ecouter: Tres Hombres (1973) avec l’immanquable La Grange″. Eliminator (1983) : ZZ Top n’a jamais sonné aussi bien.

Voir: Le Dvd ″Double Down Live″. Dans le 1er Dvd un concert survolté de 1980 au Rockpalast. Le 2ème Dvd est un montage de différents concerts en 2008.

PB, décembre 2012

 La Guitare dans tous ses états 

Terry Kath: Free form guitar

Terry Kath: Free form guitarUn sacré flambeur le Terry ! Fêtes, alcool, drogues… A l’époque on dit souvent : ça passe ou ça Kath ! Il est la comète du Chicago Transit Authority  jusqu’à sa mort stupide en 1978, à 32 ans, lors d’une partie de roulette russe. Au sein du combo aux influences plutôt Jazz-Rock il représente la part de fantaisie rock et d’énergie furieuse. Dans les premiers albums il se fait surtout remarquer par sa hargne, bluesy de fond et hard d’esprit, qui s’exprime dans les soli tendus et teigneux que dégueule sa 6 cordes. Sans doute beaucoup plus terre à terre que ses homologues californiens et bien que ne sachant pas lire la musique, il en impressionne plus d’un. Jimi Hendrix himself aurait dit après avoir assisté en 1968 à une prestation du CTA  au Whiskey à GoGo: ″Il est meilleur guitariste que moi″! Légende ou réalité? Qu’ importe Terry Kath est, et restera, malheureusement un des plus talentueux et le plus mésestimés des guitar heroes aujourd’hui disparus.

Ecouter: Le 1er album (1969): Chicago Transit Authority pour ″I’m a man″ ou ″Poem 58″ bien sûr mais aussi pour l’expérimental et avant-gardiste ″Free form guitar″. Chicago II (1970) : Référence en terme de fusion entre Jazz et Rock et pour le solo de wah wah incendiaire dans ″25 or 6 to 4″.

PB, décembre 2012

 La Guitare dans tous ses états 

Buddy Guy: Blues Giant

Buddy Guy Blues Giant

Il ne s’appelle pas King et pourtant s’il en est un qui mérite ce titre c’est bien l’ami Buddy. Né en 1936 en Lousiane il émigre rapidement à Chicago, patrie de Muddy Waters,  Howlin’ Wolf et John Lee Hooker, où il connaît  un succès quasi immédiat. Ce gars là possède une technique foudroyante, un des plus beau son du blues et fait preuve d’un sens de la progression dramatique inné qui le rend capable d’électriser l’auditoire le plus apathique. Servi par un style puissant et subtil – influence majeure d’ Eric Clapton, Jimmy Hendrix ou Stevie Ray Vaughan –  il parvient à lier les racines du blues le plus traditionnel à une modernité étincelante et ravageuse. Guitariste exceptionnel et chanteur profondément émouvant, aujourd’hui encore et à 76 ans, Buddy Guy n’a rien perdu de sa flamme. Tout le reste n’est que baratin. Pour preuve, sa reprise éblouissante de“Mustang Sally”!

Ecouter: “Buddy’s Blues” : Compilation extraite de la période Chess Record. “Damn Right, I’ve Got the Blues” (1991) et “Living proof” en 2010 : deux brûlots de la période moderne, somptueusement produits.

Voir: Lui, sur scène, tant qu’il est encore temps!

 La Guitare dans tous ses états 

David Gilmour: Comfortably numb!

David Gilmour comfortably numb

En 1968, quand Syd Barrett, ravagé par les acides, quitte Pink Floyd c’est David Gilmour qui le remplace pour prendre en marche le train du Psychédélisme. Il se montre alors tout à fait apte à faire passer sa Fender pour un ovni en mélangeant chorus inspirés et savantes recherches sonores. Dans la période la plus progressiste du groupe (Ummagumma 1969, Meddle 1971) c’est grâce à lui que le contact est maintenu avec le monde du Rock. Quand en 1973 le Floyd se lance, avec Dark side of the moon, dans une musique franchement plus commerciale, David apparaît comme le plus à l’aise pour entretenir la pétulance électrique des débuts. Si Roger Waters donne au Floyd sa teneur conceptuelle c’est bien Gilmour qui apporte un sens incontestable de la dramaturgie. Quand ils n’évoquent pas des ambiances de science fiction (″Echoessur Meddle) ses solos explosent en frénésie suraiguë (″Time″, ″Money″ sur Dark side of the moon)  ou distillent  une majesté incandescente souvent profonde (″Comfortably numb″sur The wall en 1979).  Son jeu assez bluesy s’exprime tout en finesse, tensions et torsions mais possède de grandes qualités mélodiques, parfaitement exprimées en 1975 sur l’admirable prélude de l’album Wish you were here.

Ecouter en priorité: The pipers at the gate of dawn (1967) un des plus grands disques psychédéliques de l’histoire. Wish you were here (1975). Brillantissime ! Un grand disque en hommage à Syd Barrett.

Voir absolument: Dark Side of the moon. En Dvd et dans la série Classic Albums les membres du Floyd racontent la genèse de l’un des albums les plus vendus au monde. Un must !

PB, mai 2012

 La Guitare dans tous ses états 

Wilko Johnson: Roxette!

Wilko Johnson: Roxette!Cet étrange individu aux allures de clergyman sous amphétamines frappa bien des imaginations quand il déboula avec le Boogie encanaillé de Dr. Feelgood. A l’époque sa grande originalité de jeu consiste essentiellement en une rythmique robotique et des chorus teigneux qui font de lui une sorte de Keith Richard d’un Pub Rock ouvrier qui, de pub en pub et de pinte en pinte parvient à séduire un public de plus en plus conséquent. Sur scène Wilko est omniprésent ; gestuelle épileptique, guitare mitraillette, regard halluciné, tout chez lui suinte d’énergie pure. Très inspirée de Mick Green (Johnny Kidd and the Pirates), sa technique faussement simpliste est imparable et sans défaut ; il maîtrise sa Télécaster au point d’assurer rythmique et solos  en un jeu unique bougrement efficace qui contribuera à la renommée de Doctor Feelgood jusqu’en 1977. C’est à cette époque, pendant l’enregistrement du 4ème album ″Sneakin’ Suspicion″, qu’il décide de changer de toubib et de se lancer dans l’auto médication avec des résultats hélas plus ou moins probants mais jamais à la hauteur de ce qu’il a composé pour Lee Brilleaux et sa bande. ″Roxette″, ″She does it Right″, ″Back in the night″, ″Goin’ back Home″ et bien d’autres potions sont toujours prescrites aujourd’hui et témoignent, si besoin en était, du talent  incontestable de Wilko Johnson.

Ecouter: Dr Feelgood – ″Down by the jetty″, la première ordonnance du Docteur en 1975. Indispensable! Pas vrai Bubu?!

Voir: ″Oil city confidential″, Dvd documentaire réussi, subtil et émouvant de Julien Temple sur Dr Feelgood 1ère époque.

PB, avril 2012

 La Guitare dans tous ses états 

Chuck Berry: Johnny B. Goode!

Chuck Berry, Johnny B. Good″S’il fallait trouver un autre nom au rock ‘n’ roll, il faudrait l’appeler Chuck Berry″ (John Lennon). Pas de doute, le Rock a pu acquérir ses lettres de noblesse grâce à lui. Charles Edward Anderson Berry lui a offert une avalanche d’hymnes intemporels et est ainsi devenu le prototype même du Guitar-Hero. Tous les grands guitaristes voient en lui leur père spirituel et tous se sont fait les doigts en apprenant par cœur ses chorus. ″Maybelline″, ″Sweet Little Sixteen″, ″Johnny B. Goode″, ″Roll Over Beethoven″, regorgent de chorus dignes de ce nom. Le style est nerveux, saccadé, élaboré sur de courts phrasés incisifs exécutés sur une Gibson 355 Stéréo rouge entrée depuis au panthéon des six cordes. Quand il se produisait sur scène Chuck avait pour habitude d’exécuter un pas de danse de canard dégingandé qui lui valut le surnom de ″Crazy Legs″.  Ce damné bonhomme de Saint Louis connut au cours des Sixties un succès constant et s’il n’a pas eu droit à la consécration d’un Elvis Presley il le doit sans doute à la couleur de sa peau. Quoiqu’il en soit, son sens de l’innovation et son talent ont enterré toute la concurrence des petits blancs gominés. Le 18 Octobre 1926, date de sa naissance, devrait figurer dans tous les manuels d’histoire et Keith Richard ou Angus Young ne diront certainement pas le contraire !

Ecouter: Démerdez vous avec la foultitude de compils disponibles  sur le marché, pourvu qu’y figure l’indispensable ″Johnny B. Goode″ .
Voir: Pour les 60 ans de Chuck en 1986 Taylor Hackford a filmé le concert de  Berry au Fox Theatre de Saint Louis. Certains membres de la famille ainsi qu’une dizaine d’artistes (Little Richard, Bo Diddley, Willie Dixon, Eric Clapton, Keith Richard, etc…)  apparaissent dans ce documentaire de 2 heures pour raconter l’artiste.

PB, avril 2012

 La Guitare dans tous ses états 

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