Fender – Game of Thrones series

Fender Trônes de FerDifficile de passer à côté, marketing consumériste oblige, le Trône de Fer s’invite chez Fender. La division Custom Shop du fabriquant de guitare vient de sortir trois séries limitées de ses modèles emblématiques.

  • Fender Telecaster Game of Thrones House Stark  pourvue d’un corps en frêne des marais à filet argenté pour évoquer les paysages de Winterfell.
  • Fender Jaguar Game of Thrones House Lannister dont la table et la tête sont recouvertes de feuilles d’or 25k  symbolisant l’opulence de la famille Lannister.
  • Fender Stratocaster Game of Thrones House Targaryen avec un corps en aulne sculpté reproduisant la peau des dragons.

Etui custom recouvert de fausse fourrure de loup pour la Telecaster, Tolex doré pour la Jaguar et cuir façon peau de serpent pour la Strat. Même si la démarche a de quoi séduire les fans de Game of Thrones il y a fort à parier que le tarifs affichés risquent de calmer les ardeurs des plus endurcis. Il faudra en effet débourser 25.000$ pour la House Stark, 30.000$ pour la House Lannister et pas moins de 35.000$ dollars pour la House Targaryen. Ça fait cher le bend ou le tapping mais à ce tarif la promo est assurée par Nuno Bettencourt d’Extreme, Tom Morello de Rage Against the Machine, et Scott Ian d’Anthrax. Bien évidemment le certificat d’authenticité accompagne ces guitares des Rois et c’est un minimum! Avec un boulot somme toute remarquable on peut se surprendre à rêver d’une série spéciale Notre-Dame de Paris incluant une Jazz Bass au décor fumé et une Précision Bass… flammée bien sûr. Non?

Patrick BETAILLE, avril 2019

 

Dick Dale – La légende de la Surf Music disparaît

Dick Dale MisirlouEncore un des piliers de la révolution musicale des 60’s qui disparaît! Dick Dale est à l’origine d’un style essentiellement instrumental appelé Surf Rock qui lui vaut à l’époque le surnom de King of Surf Music et une influence majeure sur les Beach Boys , les Ventures et le Trashmen. De son vrai nom Richard Monsour, ce californien d’origine libanaise est un inconditionnel de la Stratocaster. Avec cet instrument fabriqué sur mesure il pratique un jeu puissant au staccato saturé et noyé de réverbération. Il fera d’ailleurs appel à Leo Fender afin de mettre au point des amplis capables de supporter de tels effets sonores à fort volume. En 1962, celui que l’on surnomme également le Père du Heavy Metal, enregistre avec son groupe The Del Tones le morceau endiablé qui lui vaudra une immense notoriété: Misirlou. Dans les années 90, l’utilisation de ce titre par Quentin Tarantino sur la bande-son du film Pulp Fiction accompagnera le retour du guitariste californien sur le devant de la scène. Dick Dale est décédé à l’âge de 81 ans le 16 mars. ″On te doit tous beaucoup! Rock on!, a déclaré  Brian May, le guitariste de Queen, qui, comme Jimmy Hendrix, Brian Wilson et Stevie Ray Vaughan, reconnaissait en ce gaucher un talent énorme.

Patrick BETAILLE, mars 2019

 

Joanna Connor – Six String Stories

Joanna Connor Six Strings Blues[Source Blues Web]: Joanna Connor voit le jour en 1962 du côté de Brooklin. Elle passe son enfance dans le Massachusetts et se retrouve très tôt baigné dans le Blues des albums de Taj Mahal et Jimi Hendrix que sa mère écoute à longueur de journée. Elle reçoit sa première guitare à 7 ans et adolescente elle forme plusieurs groupes à la High School qu’elle fréquente. Elle devient professionnelle en 1981, elle a 19 ans. En octobre 84 elle s’installe à Chicago et se retrouve au sein de The 43rd Street Blues Band, le groupe du guitariste Dion Payton. Joanna ravage littéralement les bars blues de la région avec ses solos de slide incendiaires et sa voix écorchée. Très vite sa réputation grandit allant jusqu’à la faire remarquer lors d’une prestation éblouissante quand elle assure derrière Payton pendant le concert au Chicago Blues Festival de 1987. Le signal est donné. La guitariste est prête et se sent capable de sillonner les Etats-Unis avec son propre groupe. Son premier album ″Believe It″ sort sur Blind Pig en 89 et un critique musical du Chicago Magazine décrit l’artiste comme ″le nouveau talent le plus excitant de la scène blues″. La même année, les lecteurs du magazine américain Guitar, la classent parmi les trois ″leading female guitar players″ de l’année reconnaissant en elle ″the spirit of Freddy King″. Elle reçoit également les félicitations de Buddy Guy, d’Otis Rush et de Jimmy Page. La dame enregistre ensuite plusieurs albums, notamment ″Living On The Road″, ″Rock’n Roll Gipsy″ et ″Big Girl Blues″. Sur ″Six String Stories″ paru en 2016, son style continue de s’affirmer sur des titres essentiellement Blues et Blues Rock, parfois teintés de Jazz mais toujours imprégnés de son jeu de slide guitar fulgurant. Alors bien sûr question physique et look vestimentaire nous sommes bien loin des canons guitaristiques à la Joanne Shaw Taylor ou Ana Popovic. Qu’importe! La Big Girl Blues n’a pas besoin de ça. Son talent a largement de quoi faire pâlir d’envie le haut du panier de la guitare au féminin. C’est sur scène, quand explosent une spontanéité, une énergie, une décontraction et une efficacité sans pareilles que Joanna Connor est inégalable, y compris lorsqu’elle s’exprime en petit comité lors d’une BBQ party. Hallucinant!

Patrick BETAILLE, janvier 2019

Poison Ivy – Smell of Female

Kristy Marlana Wallace aka Poison IvySous sa tignasse incendiaire, sommairement vêtue de tenues en latex ou transparentes, Kristy Marlana Wallace fait indéniablement partie de ces musiciennes qui savent manier le manche, souvent bien mieux que certains poseurs prétendument virtuoses. Depuis toujours Kristy Wallace est une bad girl. Maquillage outrancier, tenues sexy, indiscipline chronique lui valent d’ailleurs une expulsion de l’université de Sacramento et même un peu plus tard un séjour en prison. En 1972, alors qu’elle fait de l’auto stop, elle rencontre Erick Lee Purkhiser. Tous deux s’installent peu après à New York. Elle devient Poison Ivy, il prend le pseudo de Lux Interior et ensemble ils fondent The Cramps. Cette pulpeuse et provocatrice guitariste à marqué le Rock de sa forte personnalité au sein de ce combo formé à en 1975 et qu’elle dirige comme un gang. Son jeu, très influencé par Link Wray qu’elle vénère, est à l’image de sa vie violente, chaotique et speed. Porté par l’utilisation de cordes à fort tirant, une vitesse d’exécution fulgurante et une amplification fuzzy, le son de la Gretsch Chet Atkins 6120 de Poison Ivy Rorschach vomit ce son trash complètement explosif qui se marie parfaitement à l’excentricité de son compagnon de scène. Ainsi, la musique du couple influencée au départ de Surf Music et de Rockabilly vire rapidement à un Punk Rock à la tonalité Garage qui, surtout sur scène, s’exprime sur fond de drogue, de sexe et d’agressivité. What’s inside a Girl?

Patrick BETAILLE, décembre 2018

Michael Bloomfield – Super Session

Michael Bloomfield Paul Butterfield Blues BandAvant Eric Clapton, avant Jimmy Hendrix, avant Jimmy Page, Michael Bloomfield est l’un des premiers guitaristes à s’mmerger dans le Chicago Blues. En 1964, Bob Dylan ne s’y trompe pas en faisant appel à lui pour électriser l’album Highway 61 revisited. Interpellé par le talent du musicien, John Hammond qui à l’époque assiste aux enregistrements parvient à convaincre CBS de le signer. Des enregistrements ont lieu mais ne voient pas le jour, le label n’ayant aucune idée sur la façon de promouvoir un guitariste de Blues blanc. En 65 Bloomfield rejoint l’exceptionnel harmoniciste, chanteur et compositeur Paul Butterfield, pour former un groupe basé sur le son d’un blues électrique urbain mais en y apportant une approche furieusement novatrice qui séduit immédiatement le public. Malheureusement la collaboration entre les deux artistes ne dure que le temps de deux albums de The Paul Butterfield Blues Band et en 1967 le guitariste part pour fonder The Electric Flag qui oeuvre dans la même veine mais avec une connotation plus Soul via l’apport d’une section de cuivres. Mésentente et cocaïne ont raison du projet après un seul album en 1968: A Long Time Comin’. S’en suit une collaboration avec Al Kooper, rencontré lors des sessions de Highway 61 revisited, et un enregistrement mythique auquel participe également Stephen Stills: Super Session. L’artiste, qui n’accorde aucun importance à la célébrité et encore moins au star system, continue d’enregistrer sur de petits labels confidentiels et écume les scènes de San Francisco avec des groupes locaux sans grande envergure. Le 15 février 1981, Michael Bloomfield est retrouvé mort dans sa voiture victime d’une overdose d’héroïne. Il n’avait que 38 ans et il restera l’un des plus sous-estimés au sein de la confrérie des grands sorciers de la 6 cordes. Pour s’en convaincre il suffit de l’écouter faire décoller avec le BBB ce standard popularisé à une époque par Elmore James: Look over yonders wall!

Ecouter: 1966 – The Paul Butterfield Blues Band: East West. Probablement la genèse de ce qu’allait devenir le Blues Rock dans toute sa splendeur. En prime East West, titre de 13 minutes, prémices d’un Acid Rock fusionnant Blues et Jazz au cours duquel Bloomfield est tout simplement éblouissant! 1968 – Bloomfield/Kooper/Stills: Super Session. Non seulement ce disque est une tuerie mais il n’a pas pris une ride! Une osmose collaborative sans nulle autre pareille.

Patrick BETAILLE, novembre 2018

Gibson – Le Retour!

Gibson LegendsEn mai dernier, criblées de dettes les guitares Gibson étaient sur le point de déposer le bilan! Quelques mois après ce coup de tonnerre sur le monde de la 6 cordes, l’orage semble s’éloigner. En effet, le fond d’investissement Kohlberg Kravis Roberts & Co (KKR pour les intimes) est sur le point de passer actionnaire majoritaire de la marque. James Curleigh, qui a déjà oeuvré en tant que redresseur d’entreprises en difficultés telles que les jeans Levi’s ou les confiseries Mars, sera le nouveau PDG de Gibson. ″En tant que musicien j’ai toujours pris soin de mes Gibson et j’éprouve le plus profond respect envers la marque et ceux qui ont choisi de lui faire confiancedéclare t’il en précisant que l’entreprise aura pour objectif de se recentrer sur son métier historique: la lutherie et la fabrication d’instruments. Allez Angus! Un coup de Mars et ça repart!

Patrick BETAILLE, novembre 2018

Jimmy Page – Fender Dragon Telecaster

Jimmy Page DragonCasterGénéralement quand on pense au guitariste de Led Zeppelin la première image qui vient à l’esprit c’est Gibson. Effectivement, à quelques exceptions près, Page a très souvent joué sur Les Paul et aussi sur la fameuse Gibson EDS-1275, celle de Stairway to Heaven. Ceci admis c’est oublier un peu vite qu’au tout début du dirigeable le guitariste utilisait une Fender de 1959 offerte par Jeff Beck en remerciement d’une intronisation au sein des Yardbirds. En 1967, inspiré par une idée de Syd Barret, le body de la guitare est doté de 8 petits miroirs ronds afin de pouvoir générer sur scène des effets de lumières. Un peu plus tard, les miroirs seront enlevés et la peinture d’origine poncée. Passionné de créatures de légende Jimmy réalise lui même le motif représentant un dragon. Par la même occasion le pickguard noir est remplacé par un modèle transparent sous lequel est glissé un film réfléchissant. A l’occasion du cinquantenaire de la fondation Led Zeppelin, Fender et Jimmy Page sont en partenariat pour rééditer début 2019 et en 50 exemplaires ces deux versions de la Telecaster sur laquelle Jimmy Page a enregistré la majorité des titres du premier album paru en 1969 et que l’on voit lors des concerts du groupe en 1968: Dazed and confused!
Patrick BETAILLE, novembre 2018

Uli Roth – Sky Guitar

Uli Jon Roth Electric SunA la croisée d’un Jimmy Hendrix et d’un Jeff Beck, sorte d’osmose entre feeling cosmo- funky et perversions électroacoustiques, Uli Jon Roth s’impose d’emblée comme l’un des guitaristes les plus novateurs et inspirés. Natif de Düsseldorf en Allemagne, le musicien s’impose au départ avec Scorpions, groupe au sein duquel il restera jusqu’au triomphe Japonnais de Live Tapes en 1978. Lassé d’un répertoire dans lequel il se sent à l’étroit, Roth quitte la formation pour se lancer dans l’aventure power trio d’un Electric Sun à la Hendrix. Il y chante, compose, joue et tente de faire éclater au grand jour sa propre vision d’une musique imprégnée d’ambiances sombres, aériennes et mystiques. Malheureusement et comme souvent, exception faite de quelques curieux et connaisseurs, le public n’adhère pas et l’aventure Electric Sun prend fin en 1985 après trois albums. A cette époque il joue surtout sur une Stratocaster qui, malgré ses qualités, lui impose trop de limites quant à l’expression de sa créativité. Le concept de la Sky Guitar est lancé. C’est avec le luthier britannique Andréas Demetriou qu’il conçoit un prototype qui verra le jour en 82 et connaîtra diverses évolutions. Cinq versions de ces guitares verront le jour. Les modifications successives concernent principalement le nombre de frettes, les micros et le nombre de cordes. Ainsi, le modèle « Mighty Wing » se voit doté d’une 7ème corde et compte 32 frettes pour offrir une gamme de 6 octaves avec des touches creusées en U, à partir de la 8ème frette. De quoi donner à Jon les moyens d’exprimer son approche de l’exploration musicale qui consiste en compositions originales fusionnant guitare électrique et musique classique. La réussite n’est toujours pas au rendez vous. Désormais la carrière de Roth consiste en tournées au cours desquelles il partage la scène avec Michael Schenker, Steve Vaï, Joe Satriani et d’autres, en hommages live à Hendrix et en adaptations discutables de Bach, Vivaldi, ou Beethoven. Il lui arrive aussi de participer avec succès aux concerts du groupe de Klaus Meine, ce qui l’amène à sortir des albums dans lesquels il revisite les titres composés, enregistrés, et publiés au cours de sa période Scorpions. Quel dommage de constater qu’après avoir vécu une période si souterraine, celui qui devait jouer les comètes autour de la planète metal néo-classique se retrouve réduit à racler les fonds de tiroirs pour se faire entendre.

PB, août 2018

 

 

 

 

Joan Jett – I love Rock’n’Roll!

Joan Jett & the BlackheartsClisson. Vendredi 22 juin 2018, 17 heures. Mainstage 01 du Hellfest. Joan Marie Larkin, alias Joan Jett, déboule avec ses Blackhearts. Fine silhouette, coupe courte, débardeur noir, tatouages et bracelets, musicalement elle n’a pas pris une ride. A 58 ans celle qui débute sa carrière en 1975, passant quatre ans au micro du groupe The Runaways a toujours la guitare bien pendue et le timbre vigoureux. Le parterre s’agite aux accords de Cherry Bomb et de You drive me wild des Runaways, s’enthousiasme sur Light of day (Springsteen) et s’époumone sur Crimson & Clover (Tommy James and the Shondells). Accueil chaleureux bien sûr pour des titres du cru comme Bad Reputation ou I Hate Myself for Loving You et, à mi course, ovation prévisible aux premiers accords du titre des Arrows que la pionnière du rock féminin a repris et propulsé au sommet des charts en 1982: So put another dime in the jukebox, baby, I love Rock’n’Roll″!

PB, juillet 2018

 

 

 

Fender – The Tim Armstrong Hellcat

 

Tim Armstrong HellcatGuitariste et chanteur des groupes punk américains Rancid et The Transplants, Timothy Lockwood Armstrong est aussi le gérant d’un label indépendant spécialisé dans le punk, le psychobilly et le hardcore: Hellcat Records. Sollicité par Fender, Tim Armstrong a donné à son acoustique un caractère et un style modernes en reprenant le logo du chat hargneux ″Hellcat″ de son label pour décorer en version nacrée les frettes 3, 5 et 7. La 12ème elle, est ornée de deux têtes de mort. La teinte brune de la table massive en acajou prédomine comme sur la Fender des années 60 que le guitariste utilise pour composer. Récemment relookée, la Fender Tim Armstrong Hellcat existe en plusieurs versions et coloris; on peut citer également la présence d’un pré-ampli Fender à accordeur intégré. Plus d’infos: Thomann.