Barney Hoskyns – LED ZEP

Led Zeppelin, gloire et décadenceUn train de marchandises en pleine tronche! C’est ce que l’on ressentais en 1969 en découvrant le premier album de ce qui allait devenir le plus grand groupe de rock de tous les temps. ″Au XXIe siècle, il n’y aura pas d’autre Led Zeppelin parce que jamais plus un groupe ne réunira quatre génies. L’époque et l’environnement sont différents″. l’auteur de cette lapalissade, Kim Fowley (producteur et figure de la scène de Los Angeles) fait partie des quelques 200 voix qui s’expriment sur l’histoire du dirigeable. En effet, plutôt que de raconter cette saga par lui même, l’auteur, Barney Hoskyns, a préféré donner la parole à ceux qui de près ou de loin ont vécu la gloire et la décadence de Led Zeppelin. Des musiciens, des producteurs, des managers, des groupies, des journalistes, des roadies, les amis, la famille, tous sont au rendez vous pour donner leur propre version ou leur perception des événements  qui ont jalonné les hauts et les bas de la carrière osmotique de Page, Plant, Bonham et Jones. Des morceaux d’interviews, des anecdotes, des témoignages croisés, le tout sous forme de patchwork assemblé sur les 800 pages du livre. Le travail est colossal et l’assemblage chronologique captivant. Des débuts en studio de Jimmy Page et John Paul Jones au pont d’or refusé par Plant pour reformer le groupe (240 millions de dollars) en passant par la création de Stairway to Heaven, les femmes, la drogue, les destructions d’hôtels, la folie des concerts, le décès de john Bonham, et le reste y compris le pire. Une lecture passionnante et indispensable pour le fan qui au bout du compte saura ce qu’il ne voyait pas et verra ce qu’il ne savait pas. Chez le même éditeur (RivagesRouge) que l’épatant Altamont, Gloire et décadence du plus grand groupe du monde est disponible en format poche pour la modique somme de 11,50€.

PB, janvier 2018

Veetess 3 – Des ateliers hors du temps

Vincent Debacker: Veetess 3Il aura fallu attendre huit années pour pouvoir renouer avec l’immense et rare ravissement généré par la lecture de Veetess, deuxième du nom. Vincent Debacker revient de ses errances motorisées avec dans ses valbombes des personnages hors du temps et des modes, des témoignages de moments sublimes, des images de lieux aux atmosphères improbables et des projets qui mettent un ″P″ majuscule au mot passion.  Ce bouquin est un Must! Des images aux cadrages parfaits aux textes à la justesse redoutable en passant par une mise en page attrayante, tout concourt à une immersion bienfaitrice dans le monde fascinant de la ferveur mécanique. 200 exemplaires numérotés, 200 pages en couleur, la visite de 15 ateliers, la rencontre de 15 lascars atypiques, des bagnoles, des bécanes, des ateliers, des ambiances… Que demander de plus? Rien! Cet ouvrage est à lui seul un voyage dans le temps, une étude de mœurs, un témoignage sur un monde hélas appelé à disparaitre; mais il est peut être aussi un message d’espoir ou un appel à l’indiscipline pour que les vraies valeurs ne meurent jamais, à condition de se réveiller et de se sortir les doigts du cul. Loin du brassage d’air et de la sodomie de diptères qui n’apportent rien, il existe encore des individus qui vivent par et pour une furieuse envie de partager leur part de rêve. Vincent Debacker est de ceux là;  il n’hésite pas à financer, fabriquer, éditer et distribuer le fruit de son travail pour que nous aussi puissions apprendre de ceux qui font ce qu’ils aiment et qui aiment ce qu’ils font. Alors 45 euros port compris pour un tel pavé c’est que dalle, surtout quand on sait que pour le prix on part tranquille: le pare brise est nettoyé, les niveaux sont faits, la pression des pneus contrôlée et les freins vérifiés. A condition de ne pas redouter les moucherons sur les dents, toutes les conditions sont réunies pour un beau voyage et un moment d’indicible bonheur. Foncez! Histoire, aperçu et bien sûr  modalités de commande de Veetess 3 sont ici!

Carlingue #7 – Happy Planet

Carlingue7 Vintage & LocomotionLes machines les plus farfelues, les bolides les plus improbables, les véhicules les plus emblématiques, c’est du pain bénit pour Carlingue. Happy Planet ne déroge pas à la règle. Du Flying Pankake au Big Red Truck en passant par la résurrection d’un coupé Willis et la magnificence des Paddle Boats du Mississippi, ce ne sont pas les moyens de transport qui manquent pour faire faire de belles balades à nos neurones engourdis par les prémices hivernaux. Billy Redden s’invite au voyage. Avec un peu de chance il vous jouera ″Dueling Banjos″ et, si besoin, vous pourrez l’en convaincre en lui mettant sous le nez le légendaire Colt 45. Le must reste qu’à la lecture d’un superbe article sur les Converse All Stars vous réalisez qu’en les portant vous avez réussi votre vie. Ça valait le coup de patienter pour la version papier de ce somptueux numéro 7 pour lequel le Rédac Chef s’est battu pour que la qualité soit au rendez vous d’un satisfecit méritoire et mérité. C’est ça la presse indépendante et créative, celle à laquelle il faut s’abonner, celle qu’il faut offrir, celle qu’il faut soutenir avant qu’elle ne disparaisse à jamais: Carlingue!

PB, novembre 2017

Altamont 69 – les Rolling Stones, les Hells Angels et la fin d’un rêve.

Altamont 69 Rolling Stones & Hells AngelsLe 6 décembre 1969, un grand festival Rock a lieu sur le circuit automobile d’Altamont en Californie. Santana, Jefferson Airplane, Grateful Dead et les Rolling Stones sont à l’affiche. La soirée tourne au cauchemar quand des Hells Angels, bourrés, défoncés et brutaux, agressent plusieurs musiciens et commettent l’irréparable en poignardant à mort un spectateur. Tout ceci est depuis longtemps acté, notamment grâce au film Gimme Shelter. Ce que l’on connait moins par contre c’est l’histoire dans l’Histoire, souvent sordide, celle que nous raconte l’auteur, Joël SERVIN, en apportant un nouvel éclairage sur des faits  et des comportements on ne peut plus douteux. 300 pages magnifiquement résumées par Vincent Debacker qui conclut son analyse par ces mots: ″Même si les protagonistes du récit donnent parfois envie de gerber tellement leur soif de pouvoir, leur vanité et leur mépris transpirent de leurs petites personnes, ce livre se dévore d’une traite. Il est riche, bien documenté et sérieux. Un vrai bonheur pour qui aime le Rock et son histoire (glorieuse ou décadente)″. Lire l’article complet sur Veetess Speereet!

PB, août 2017

Carlingue #6 – 1969!

Carlingue, Vintage et LocomotionLa RD 001 démarre, l’afficheur du compteur spatio-temporel à compensation gyroscopique amplifiée calé sur MCMLXIX, l’ année érotique selon le beau Serge. Carlingue (mâtin quel mag!) fait une halte dans une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre: 1969! Judy Garland et Jack Kerouac laissent vacants des espaces qui seront vite occupés par ces petits branleurs de Dave Grohl et Michael Schumacher. On ne le sait pas encore mais plus tard ça va faire du bruit, et pas qu’un peu! Pour l’heure, André Turca, aux commande du Concorde, se prépare à franchir le mur du son pour atteindre Mach 2 et rejoindre les USA en moins de 3 heures. Nous sommes en Mars. Le 26 juin, Petre Fonda, Dennis Hopper et Jack Nicholson se retrouvent à l’affiche d’ Easy Rider, le road movie déjanté qui, sur fond de dope, de bécanes et de liberté, allait devenir le fer de lance cinématographique de la contre-culture hippie. En Juillet, le 16 à 13h32 exactement, c’est un mercredi, les 3000 tonnes du lanceur Saturn V s’arrachent de cap Canaveral. 3 jours après, Neil Armstrong descend d’Apollo XI et pose le pied sur la Lune. Le mois suivant à Bethel, Max Yasgur assiste sur son terrain au déferlement des vagues de décibels qui dégueulent des amplis pour se répandre pendant 3 jours sur les 500 000 acteurs du festival de Woodstock. Et c’est pas fini! Dans ce numéro 6 il est aussi question d’aérotrain, celui de Jean Bertin, de Glastron, ces bateaux avec lesquels James Bond met le feu au lac dans ″Live and let die″ et de quelques joujoux (Gordini 24S, Frerrari, Jaguar ou Aston Martin) si chers au cœur et aux délires de Françoise Sagan. Munissez vous quand même d’une bonne paire de solaires parce que l’emballage du mag à remonter le temps pique les yeux et c’est pas peu dire. Le rédac chef nous avait habitué à mieux mais c’est pas grave! Oubliez ″la famille à remonter le temps″ de M6 et réservez sans plus attendre votre place pour ce beau voyage riche, documenté et, comme d’habitude, bougrement bien organisé: Carlingue!

Elspeth Beard – Lone rider

Charlie Hebdo – Virez Hanouna!

Charlie Hebdo: Virez HanounaAprès la séquence homophobe diffusée dans ″Touche pas à mon poste″ et la polémique qui a suivi, certains chroniqueurs avaient invoqué ″le droit à la caricature″ pour défendre Cyril Hanouna. Valérie Bénaïm a même rappelé en plateau que ″des gens sont morts pour le droit à la caricature″. Celle à la Une de ″Charlie Hebdo″ ne devrait donc pas trop les émouvoir. Cette semaine, Coco représente l’animateur en anus, la langue tirée et titre ″Virez Hanouna, virez l’hémorroïde du PAF″. Ce n’est pas la première fois que la dessinatrice tape sur l’animateur de C8; déjà en décembre 2016 la Une de l’hebdo titrait : ″Hanouna, le virus qui rend con″.