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Zündapp K800, l’ ancêtre de la Honda GoldWind

Zündapp-K800

Des décennies avant que la Honda Goldwing ne fasse ses premiers tours de roues, le moteur 4 cylindres à plat existait déjà chez Zündapp. Cette société allemande, à l’époque spécialisée dans la fabrication d’armements se convertit en 1921 en lançant le concept ″Motorrad für Jedermann″ (La moto pour tous). En 1933 Zündapp met sur le marché une machine dotée d’un 4 cylindres qui développe 26 Cv, d’un entrainement par cardan, d’une boite 4 vitesses et équipée et de deux échappements 2 en 1. Produite à 7500 exemplaires, idéale pour être équipée d’un side car, la K800 est aujourd’hui considérée comme l’un des plus beaux modèles du marché d’avant guerre. Source et infos: Zundapp.

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Hollister Gypsy Tour: Eddie Davenport

Eddie Davenport, Hollister CaliforniaCette célèbre photo prise le 4 juillet  1947 et publiée dans le San Francisco Chronicle était censée illustrer les événements de Hollister. Le cliché montre le biker Eddie Davenport, étendu sur son Harley Davidson, les jambes en avant, visiblement dans un état d’ivresse profond, avec une bouteille de bière dans chaque main et de nombreuses autres dispersées sur le sol. Sur le cliché on peut voir un personnage en arrière. Cet homme c’est Gus Deserpa, un habitant de la ville. Il livra au journal sa propre version des faits. ″Ma femme et moi avons vu deux hommes qui amassaient des bouteilles. Ensuite, ils ont placé une moto au milieu. Quelques minutes plus tard, ils ont interpellé un homme ivre qui sortait du bar, lui ont demandé de s’asseoir sur la moto et ont commencé à faire des photos…″ Eddie ne s’imaginait pas que le photographe était en train de se servir de lui pour illustrer un article à charge, et que cette photo prise le lendemain de la fête et reprise le 21 juillet par Life, ferait non seulement le tour du monde, mais deviendrait aussi le symbole même de la sauvagerie motarde. Source: L’ Assaut des Motards!

∗ Arrêt sur Image ∗

Croft-Cameron Super Eight

Croft-Cameron super Eight 1924

Années 20. ″La Super Eight″ est le modèle haut de gamme de la marque Croft-Cameron. Peu connu du fait d’une durée de vie très courte (1923-1926), le constructeur anglais est en concurrence directe avec Brough Superior et Coventry Eagle. Tous ces modèles affichent d’ailleurs de flagrantes similitudes qui relèvent plus des pratiques techniques du moment que d’un quelque espionnage industriel malsain. Pourtant en y regardant de plus près, la Super Eight se distingue des autres grâce à son cadre. Alors que les concepteurs du moment exploitent un tube unique, Croft-Cameron développe un cadre double berceau qui enserre un V-Twin 8 soupapes de 996cc. Pour l’époque et grâce à cette technique l’engin bénéficie d’ une rigidité exceptionnelle qui devient un argument publicitaire pour le moins original: ″Aussi rigide qu’un bunker. On ne sait exactement combien (une vingtaine tout au plus!) de Croft-Cameron ont été produites au cours des 3 ans de vie du constructeur. Pas plus que l’on ne sait combien d’unités ont survécu. Cet exemplaire historiquement sublime date de 1924 et il a été restauré en 1962. Hier vendue 140£, la moto est aujourd’hui estimée aux environs de 250 000 euros. Détails et infos: Bonhams.

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Ratier L7 & C6S, la Béhème française

1962: La Ratier C6S escorte De GaulleFin 1944, le C.M.R. (Centre de Montage et de Réparation) est mis en place afin de maintenir les stocks de motos abandonnées par l’Allemagne lors du replis de ses troupes. L’essentiel de l’activité du centre consiste alors à retaper des BMW puis à fabriquer des ″Bitzas″. En 1947, le CEMEC (Centre d’Etudes de Moteurs à Explosion et à Combustion) prend le relais et continue d’exploiter les stocks pour fabriquer de nouveaux modèles, dont la CEMEC L7 à destination exclusive de l’administration française. En 1954 Ratier, spécialisé dans la fabrication d’hélices d’avions, rachète le CEMEC alors en dépôt de bilan et reprend la fabrication de la L7 qui intègre pour un temps le parc moto de la Gendarmerie Nationale. Parallèlement, l’usine poursuit l’étude d’une 600 culbutée qui devient la C6S. Très inspirée d’une BMW R 75, mais cette fois entièrement ″Made in France″ elle équipe l’escorte ­présidentielle du Général De Gaulle qui refuse catégoriquement de parader avec du matériel allemand. On se demande bien pourquoi… Ratier semble alors promis à un bel avenir, mais malheureusement la Gendarmerie se tourne vers BMW. Suite à des problèmes de trésorerie de plus en plus contraignants, l’entreprise française tente d’échapper à la faillite en s’associant avec CSF  (Compagnie générale de télégraphie Sans Fil). Peine perdue, la clientèle n’est pas au rendez-vous et après le flop d’une tentative de conquête du marché US avec la C6S America, Ratier tire définitivement un trait sur son activité moto fin 1962. Ajourd’hui, les usines Ratier, établies à Figeac, réalisent des pièces d’aviation, en particulier pour Airbus. Sources, infos et détails: La Maison Ratier

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Le Levi’s 501, The Original

Levi's 501 the originalLorsqu’un objet de retrouve au rendez-vous de l’Histoire, élevé au rang du mythe, du symbole, il l’est en général de façon imprévisible et totalement à son insu. A  l’origine le 501 n’est qu’un vêtement rustique, confortable et robuste destiné au travail et ce sont ces qualités qui vont rapidement lui donner un statut privilégié qu’un siècle de paire de fesses n’a pas encore fini d’user. Le terme de Jean puise son origine dans la ville italienne de Gênes. Il désigne une catégorie de vêtements en toile ou coton teinté que portent les marins. C’est ce de type de tissu  que Jacob Davis s’inspire et il fait le choix d’un tissage mêlant coton blanc et coton teinté fabriqué dans la ville de Nîmes. D’où le nom Denim. 1873, en pleine ruée vers l’or, Davis, dont l’activité consiste à confectionner des salopettes, entend souvent les chercheurs se plaindre à propos de ruptures au niveau des poches. Pour les renforcer le tailleur pense alors à utiliser des rivets. l’efficacité et le succès de l’idée sont tels qu’il décide de déposer un brevet en demandant le soutien financier d’un homme d’affaires: Levi Strauss. Peu à peu, l’ habit de travail est adopté pour devenir le triomphe de simplicité qui allait habiller le quotidien de tout un chacun avec une poche pour la montre, des rivets de cuivre, des boutons à bretelles, une patte arrière pour ajuster la taille et un ton indigo unique. La couture d’un double arc sur la poche arrière devient la touche finale qui identifie définitivement la marque et son concept qui portera le nom de 501 à partir de 1890. Le mythe est né et il commence à s’adapter au besoins du XXème siècle. Suppression des rivets et des boutons à bretelles. Ajout d’une poche arrière et d’un patch de cuir comportant le logo 501. Dès lors le Levi’s s’installe définitivement dans les mœurs et devient l’icône, d’abord de l’Amérique moderne, puis du monde entier quand les GI’s débarquent en Europe en 1945. Avec les années 60 l’âge d’or se met en marche. Le 501 devient symbole de liberté et d’émancipation. Gary Cooper, John Wayne, James Dean, Marilyn ou encore Marlon Brando contribuent à façonner sa légende. Quant au monde musical, l’appropriation est immédiate. Elvis, Springsteen, Ramones, Debbie Harry, Doors, Rolling Stones et bien d’autres ont écrit les plus belles pages de l’histoire du Rock en Denim délavé, déchiré et rapiécé. C’est d’ailleurs sur des plages musicales bien senties que Levi Strauss & Co s’appuie pour illustrer les campagnes de pub qui font grimper les ventes; l’occasion d’ entendre les Ronettes, Marvin Gaye, Percy Sledge, Ben E.King, Steve Miller ou, comme en 1988, Muddy Waters et son ”Mannish Boy” qui aime porter le 501 bien frais: Pub!

≈ Trucs en Vrac ≈

 

Matchless version Vickers

Side-Car militaire Matchless/VickersLa démarche consistant à doter une moto d’équipement militaire date quasiment de l’époque de la mise sur le marché en grandes séries de ce moyen de locomotion. Légèreté, faible encombrement, maniabilité et mobilité, ces avantages déjà prisés en terme de communication deviennent les atouts évidents de la version side-car dès lors qu’il est envisagé d’utiliser une mitrailleuse et de transporter son servant. La Première Guerre mondiale est le premier conflit au cours duquel l’utilisation du trois roues armé se développe, prouve son efficacité et obtient une place significative dans l’arsenal des pays en guerre. Au Royaume Uni, de nombreux fabricants fournissent les forces britanniques et celles de leurs alliés qui ne sont pas en capacité de produire ce type de matériel. Royal Enfield et Sunbeam font partie des fournisseurs, tout comme Douglas et Triumph qui ont la préférence du gouvernement. Pour honorer une commande de l’armée Russe, à l’époque alliée, Matchless met en oeuvre une machine alimentée par un V-Twin JAP de 1000 Cc. Le side-car en question est équipé par le fabriquant d’armement Vickers qui pour la circonstance fournit accessoires militaires, plaques de blindage et surtout une mitrailleuse sur support pivotant. Les 250 exemplaires produits ne seront jamais livrés car en 1917 la révolution d’Octobre sonne le glas de la Triple Entente entre la Russie, la France et le Royaume-Uni. Sources, infos et photos Ici .

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Indian Chief, la première moto de Steve McQueen

Steve McQueen Indian Chief king of cool

S’il est bien un symbole qui colle à la peau de cette tête brûlée c’est bien la moto. Que ce soit sur circuits, à l’ écran ou au quotidien, sa passion immodérée pour les deux roues a amené Steve McQueen à piloter des machines qui restent définitivement associées à sa légende. Comme tout passionné qui se respecte, l’anti-héro déclarait que sa première bécane occupait une place toute particulière dans son cœur. Cette Indian Chief de 1946 il en fait l’acquisition en 1951. A l’époque, le cinéma et la célébrité ne sont pas encore au rendez -vous et ce sont les économies personnelles qui passent dans l’achat d’un side-car Indian plus tard amputé de son panier. Steve est heureux, sa copine du moment moins. Lassée d’être secouée… dans le side qu’elle commence à détester elle lui dit un jour: ”C’est ta moto ou moi”! La moto est restée. On est le ”King of Cool” ou pas!

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