Home Taping is Killing Music!

En inventant sa cassette audio au cours des années 60, Lou Ottens n’avait certainement pas prévu l’énorme engouement de la part du public et, par voie de conséquence, la levée de bouclier au sein de l’industrie musicale anglo-saxonne.  ″L’enregistrement sur cassette à domicile tue la musique″ est le slogan d’une campagne lancée dans les années 1980 par la British Phonographic Industry.  Avec la banalisation des magnétophones, la BPI craignait en effet que la copie des disques sur cassettes entraîne une baisse des ventes. Le logo – un pavillon de pirates composé du dessin d’une cassette audio sur deux os croisés et estampillé d’un ″Et c’est Illégal″- c’est vite retrouvé au cœur du débat et parfois apposé sur les pochettes internes des disques. Certains artistes n’ont pas raté l’occasion de réagir contre ce qu’ils considéraient comme une atteinte aux libertés et une entrave à la culture. En juillet 1980, Bow Wow Wow sort son single C30, C60, C90 Go, sur une cassette dont une face était vierge, permettant ainsi à l’acquéreur d’enregistrer sa propre musique. EMI mit fin à sa collaboration avec le groupe, estimant que ce single incitait à l’enregistrement à domicile. En 1981, les Dead Kennedys sortent In God We Trust sur cassette également. La face 2 est vierge et on peut y lire ce message: HOME TAPING IS KILLING RECORD INDUSTRY PROFITS – WE LEFT THIS SIDE BLANK SO YOU CAN HELP (L’enregistrement privé tue les profits de l’industrie musicale. Nous avons laissé cette face vierge afin que vous puissiez apporter votre soutien).

Patrick BETAILLE, avril 2022

Rosetta Tharpe – The Godmother of Rock’n’Roll

Avant Jerry Lee Lewis, Chuck Berry, Little Richard ou Elvis Presley, le rock’n’roll a eu sa pionnière. Née en Arkansas en 1915, de parents métayers et pratiquants de l’Église de Dieu au sein d’une communauté itinérante, Rosetta Tharpe entend régulièrement sa mère chanter lors des tournées d’évangélisation. À l’âge de 6 ans, la fillette commence à pratiquer le gospel et découvre l’instrument qui ne la quittera plus jamais: la guitare. Motivée, assidue et de plus en plus talentueuse, la musicienne est vite repérée. À 23 ans elle est signée par le label Decca et enregistre 4 morceaux dont Rock Me qui n’a déjà plus grand chose à voir avec le gospel. Et c’est là que réside toute la magie du style Tharpe: reprendre les codes du genre religieux en y ajoutant du blues, du jazz, du swing et déjà les prémices du rock’n’roll, avec désormais une guitare qui devient électrique. Au fil des années, le public séduit est de plus en plus présent et fidèle. À la fin des années 40 elle fait la connaissance d’une autre chanteuse, Marie Knight, avec qui elle part en tournée dans le sud des Etats-Unis. Faute! Au prétexte de relations soit disant lesbiennes, le duo se met à dos les institutions religieuses. En signe de contestation et par provocation Tharpe et Knight abandonnent le gospel pour enregistrer un album de blues. C’est un désastre. Non seulement l’album ne se vend pas, mais il est aussi condamné par la communauté religieuse et tous les admirateurs de la première heure. C’en est fini de la carrière de Rosetta! Aux USA du moins car l’Europe, et notamment la France, accueille l’artiste à bras ouverts. Ainsi, en 1960, elle est invitée à la première édition du festival de jazz d’Antibes Juan-Les-Pins. En 1964 elle donne un concert à Paris à la Maison de la Radio puis un autre à Manchester, avec Muddy Waters. Elle meurt dans l’oubli en 1973 à l’âge de 58 ans. Il faudra attendre la sortie de tous ses enregistrements pour prendre conscience de l’importance de cette marraine du rock’n’roll qui finalement sera intronisée au Rock and Roll Hall of Flame en 2018 et gratifiée d’un Grammy Lifetime Achievement Award en 2020. ″Si l’on voulait citer un interprète qui incarne l’essence même du rock’n’roll avant que cette musique n’ait un nom, Rosetta Tharpe serait en tête de liste… Personne – pas même Chuck Berry, Scotty Moore ou Keith Richards – n’a joué un rock’n’roll aussi sauvage et primitif que cette femme″ [Richard Williams – The Guardian].

Patrick BETAILLE, mars 2022

Hipgnosis – Black Sabbath & Rainbow

Particulièrement célèbre pour ses contributions visuelles apportées au rock progressif, le collectif artistique Hipgnosis fut également sollicité par des groupes de hard rock pour réaliser le cover art de certains de leurs albums. Si ces pochettes sont bien moins célèbres que celles de Pink Floyd ou de Yes, elles n’en restent pas moins intéressantes. En voici deux, artistiquement réussies et surtout, étroitement liées par une anecdote.

Paru en septembre 1978, Never Say Die! est le huitième disque studio de Black Sabbath. Deux pilotes de chasse posent devant leur avion. L’histoire raconte que c’est Ozzy Osbourne qui se cache sous l’un des masques, prêt à décoller pour une nouvelle aventure. Et pour cause! C’est le dernier album enregistré avec la formation originelle du groupe avec Ozzy au chant. ″Avec Never Say Die!, nous n’avions aucune chance. Nous étions en train de nous noyer. Nous ne nous entendions plus et nous étions tous défoncés par la drogue et l’alcool. Et j’ai été viré!″. Pendant 35 ans, Osbourne ne participera à aucun autre enregistrement avec Black Sabbath. 

Difficult to Cure est le cinquième album studio de Rainbow. Produit par Roger Glover, il parait en février 1981. Le cliché qui illustre la pochette a d’abord été pris en noir et blanc puis colorisé afin de créer une ambiance inquiétante. L’on imagine bien le patient dans un sale état, allongé sur la table d’opération, son sort entre les mains d’une équipe de chirurgiens. C’est George Galatzon, un ami de Aubrey Powell, qui pose en tant que responsable des opérations. Les autres rôles ont été confiés à Peter Christopherson, Storm Thorgerson et à des assistants de Hipgnosis.

L’anecdote? C’est la jaquette de Rainbow qui à l’origine était prévue prévue pour Never Say Die! Refusée par Vertigo – à l’époque le label du Sabbath Noir – la photo a donc refait son apparition 3 ans plus tard pour habiller le Difficult to Cure de la bande à Ritchie Blackmore. Un point commun? Deux albums dont on peut se passer avec une allégresse sans égale!

D’autres anecdotes sur l’histoire des pochettes de disques et de la censure à retrouver dans le livre:

IN VINYLE VERITAS – ÉLOQUENCE ET DÉSAVEU DU COVER ART

Patrick BETAILLE, mars 2021

Ford – Hot Rod Eliminator de ZZ Top

Véritable passionné de hot rods, le guitariste de ZZ Top possède bon nombre de véhicules incroyables et c’est Eliminator qui a été son premier joujou. En 1976 Billy Gibbons achète une Ford modèle B V8 coupé de 1933 et la fait customiser en rouge vif estampillé ZZ Top. L’opération est confiée à Don Thelen, un préparateur californien. Doté d’un moteur Chevrolet V8 Turbo de 350 chevaux, le Hot Rod effectue sa première sortie officielle sur Sunset Boulevard à Los Angeles en 1982 et deviendra la star incontestée du renouveau de la Kustom Kulture et de l’album qui parait l’année suivante. Vendu à plus de 10 millions d’exemplaires, Eliminator – le disque – sera le plus gros succès historique du groupe. À l’époque, MTV rencontre un énorme succès auprès de la jeunesse avec des recettes tapageuses destinées promouvoir et influencer la musique populaire. Warner Bros Records l’a bien compris et décide d’investir en engageant Tim Newman pour promouvoir l’album à l’aide de vidéo-clips basés sur une recette simple: du rock, des bagnoles et des filles sexy. Celui de Gimme All Your Lovin’ sera le premier. Le bolide survitaminé déboule dans un endroit paumé. À son bord, un trio de pin-up qui, après avoir fait faire le plein, embarquent le jeune pompiste pour une virée prometteuse. La française Danièle Arnaud et les deux américaines Kymberly Herrin et Jeana Keough jouent le rôle des ″Eliminator girls″. Les trois actrices seront également les vedettes de deux autres clips: Legs et Sharp Dressed Man. Billy Gibbons est toujours propriétaire du Hot Rod et de sa réplique destinée à répondre aux nombreuses demandes de figuration. Eliminator, l’original, est exposé au Cleveland Rock and Roll Hall of Fame.

Patrick BETAILLE, mars 2022

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Cahier de Doléances

États généraux de Versailles le 5 mai1789 – Tableau d’Auguste Couder 1839

Nous sommes accablés d’impôts de toutes sortes; nous vous avons donné jusqu’à présent une partie de notre pain, et il va bientôt nous manquer si cela continue. Si vous voyiez les pauvres chaumières que nous habitons, la pauvre nourriture que nous prenons, vous en seriez touché. Cela vous dirait, mieux que nos paroles, que nous n’en pouvons plus et qu’il faut nous diminuer nos impôts. Pourquoi donc est-ce que ce sont les riches qui paient le moins et les pauvres qui paient le plus? Est-ce que chacun ne doit pas payer selon son pouvoir? Nous vous demandons que cela soit ainsi, parce que cela est juste.″

Dans le cadre des États Généraux de 1789, cet extrait du Cahier de Doléances des paysans de  Culmont (Haute Marne) a été rédigé le 14 avril à l’attention du roi Louis XVI. C’est un immense cri de douleur qui s’élève vers un pouvoir dont l’imagination pour rançonner le peuple est sans limites. Trois mois plus tard ça pétait! Qu’en est il deux siècles plus tard? De quoi demain sera t’il fait?

Patrick BETAILLE, janvier 2022

 

Triumph et la Dame de Fer

Après la fermeture de l’usine de Meriden, Leslie Frederick Harris fait une offre en 1983 afin d’acquérir les droits sur la marque Triumph. Malheureusement, sa proposition n’est pas validée. John Bloor, le nouveau propriétaire retenu lui accorde néanmoins une licence renouvelable de cinq ans. L.F. Harris décide alors d’investir dans des entrepôts plus grands et déménage la production à New Abbot dans le Devon. La couverture médiatique de la relance de l’entreprise est mondiale.  Considéré comme le sauveur de la marque, Harris est invité au palais de Buckingham et, en 1987, il reçoit la visite du premier ministre de l’époque, Margaret Thatcher. Refusant poliment de rouler à l’arrière d’une Triumph, la Dame de Fer a néanmoins accepté de poser devant une Bonneville 750 Cc. In 1988 Harris décide de ne pas reconduire les droits de licence Triumph pour lancer sa propre version de la Matchless G80 à moteur Rotax. 

Patrick BETAILLE, décembre 2021

 

Sonic Youth – Goo and the Moors Murders

Après Evol et Sister, deux albums sortis en 86 et 87 sur SST Records, et Daydream Nation en 88 sur Blast Records, le succès et la popularité de Sonic Youth vont grandissant et ouvrent au groupe les portes du label Geffen qui en 1990 publie Goo.  L’occasion de s’attarder sur la petite histoire la pochette de ce septième album de la formation de rock alternatif. Raymond Pettibon en est l’auteur. Dessiné en noir et blanc, un couple occupe un espace qui s’apparente plus à une illustration de fanzine qu’à autre chose. À la sortie de l’album les spéculations vont bon train. Beaucoup sont persuadés que le cover art met en scène le tandem Thurston Moore/Kim Gordon, respectivement guitariste et bassiste de Sonic Youth, mariés à la ville comme à la scène. En réalité le dessin est tiré d’une photo prise par un paparazzi lors du procès d’un couple de serial killers dont les crimes ont secoué l’Angleterre des années 60. Il s’agit donc de Maureen Hindley et David Smith, tous deux témoins clés dans l’affaire des Moors Murders. Maureen était la sœur de Myra Hindley qui, avec son amant Ian Brady, comparaissaient pour avoir torturé, abusé sexuellement, mutilé et assassiné plusieurs enfants. Les tueurs n’auraient peut-être jamais été arrêtés sans le témoin principal David Smith, le beau-frère de Maureen. Invité pour un apéro chez les Hindley, David arrive alors que ses hôtes venaient de commettre l’un de leurs crimes. Après avoir aidé le couple à nettoyer les lieux et à se débarrasser du cadavre, très choqué et pris de remords, Smith a révélé les faits à la police. Finalement le couple diabolique a été condamné à la prison à perpétuité en 1966. Comme à son habitude, histoire de titiller les imaginations tout en entretenant le mythe des tueurs psychotiques en cavale, Raymond Pettibon s’est fendu d’une annotation à la hauteur des faits:  ″J’ai piqué le petit ami de ma sœur. C’était un véritable tourbillon de chaleur et d’éclairs. Au bout d’une semaine, nous avons zigouillé mes parents et taillé la route″. Merci à Gaël (actionnaire majoritaire chez Pochtron & Sofa, et voilà!).

Censure et autres anecdotes dans le livre : In Vinyle Veritas!

Patrick BETAILLE, novembre 2021

Fabienne Shine – Electric lady

En 1979, après de nombreux concerts en France et après avoir été signé par le manager de Blue Öyster Cult et Black Sabbath, Shakin’ Street part en tournée aux États-Unis. Excusez du peu, le groupe y effectue des tournées avec Blue Öyster Cult, Cheap Trick, Pat Travers, Journey et AC/DC. Débuts prometteurs pour ce combo français qui bénéficie alors d’une visibilité à nulle autre pareille et qui aurait pu se faire une belle place sur la scène internationale s’il n’avait pas, peu après, explosé en vol. Shakin’ Street c’est aussi et surtout l’histoire d’une jeune chanteuse-comédienne-mannequin sexy des années 70, Fabienne Shine. Très jeune, elle est de toutes les fêtes parisiennes, fréquente les people du cinéma, de la littérature, des arts et surtout de la musique, celle dont elle rêve. C’est une bombe à qui personne ne résiste. À 17 ans, elle a une aventure avec Aznavour (44 ans à l’époque), s’amuse aussi avec Dali, Klaus Kinski et fréquente Jean-Pierre Kalfon, Valérie Lagrange et Jean-Pierre Léaud. Mais c’est dans l’univers du rock qu’elle fait un carnage. Au cours de ses pérégrinations elle a eu des amants chez Téléphone, les Stones, Pink Floyd, New York Dolls, Led Zeppelin et a connu de près Ike Turner, Bob Marley et Damon Edge (Chrome) qui l’épousera en 1980. Admise dans le gotta du rock, la muse électrique l’avoue: ″ J’ai réalisé plus tard que j’avais fait des rencontres spectaculaires. Alberto Moravia, qui avait 67 ans et moi 17 à l’époque, m’a beaucoup appris. Tout Comme Johnny Thunders et surtout Jimmy Page, qui m’a propulsée dans une sphère inconnue. Mais j’avais conscience de la fragilité de ma position, je n’ignorais pas que j’étais le parfum du jour″. Ses aventures éclipseraient presque celles de groupies célèbres (Pamela Des Barres, Bebe Buell) en les faisant passer pour d’innocents chahuts de collégiennes. ″I just don’t need any relations. I feel like a revolution. My heart is a rebellion. I feel like a fight, as a seduction. [ Extrait de Solid as a Rock ].

Patrick BETAILLE, novembre 2021

Bebe Buell – Almost Famous

Bien qu’elle s’en défende en refusant l’étiquette de groupie, Beverle Lorence – aka Bebe Buell – fait incontestablement partie de celles qui comme Cynthia Albritton, Pamela Des Barres ou Anita Pallenberg ont marqué de leur empreinte le macrocosme rock. Mais pas que! À 18 ans elle est mannequin et, en 1974, sa plastique lui ouvre les pages de Playboy Magazine dans lequel elle pose au mois de novembre. Au cours de cette période elle fréquente Mick Jagger, Iggy Pop, David Bowie, Rod Stewart, Steve Bator, Jimmy Page et Elvis Costello à qui elle inspire certaines chansons. Dans l’intervalle [ NDLR: désolé mais le terme est approprié! ], Bebe entretient une relation sérieuse mais intermittente avec Todd Rundgren, et, en 1977, elle met au monde le fruit d’un brève relation avec un certain… Steven Tyler. Afin d’être protégée de la réputation de toxicomane du chanteur d’Aerosmith, l’enfant déclarée sous le nom de Liv Rundgren ne connaitra son père biologique qu’à l’âge de 9 ans. C’est la (re) naissance de la future actrice Liv Tyler [ NDLR: bordel, on se croirait dans Voici! ]. Mais en réalité c’est de musique dont rêve la playmate. En 1980 elle forme The B-Sides et, en 1981, elle enregistre un EP produit par Rick Derringer avec les Cars en tant que backing band. En 1985, elle fonde un autre groupe, The Gargoyles, et sort quelques singles jusqu’à la dissolution en 91. Après quelques errances newyorkaises avec le Bebe Buell Band, c’est la parution en 2011 de Hard Love, un album aux influences grunge et glam rock, puis en 2018 de Baring it All, probablement sa production la plus aboutie de celle qui a inspiré le personnage de Penny Lane du film Almost Famous de Cameron Crowe en 2000 et qui prochainement fera l’objet d’un documentaire retraçant l’ascension, la chute et la renaissance de cette figure incontournable de la scène rock des années 1970.

Patrick BETAILLE, novembre 2021

 

Deep Purple – In Rock

En juin 1969, Jon Lord, Ian Paice et Ritchie Blackmore louent un petit local de répétition à Londres. Ils sont rejoints par Ian Gillan (chant) et Roger Glover (basse), désignés à remplacer Rod Evans et Nick Simper. C’est l’avènement de Deep Purple Mark II et un nouvel album est en préparation.
Peu après le Led Zeppelin II et le premier album de Black Sabbath, In Rock sortira en juin 70 et posera avec ces deux prédécesseurs les bases d’un nouveau genre musical: le hard rock. Mais préalablement et une fois le titre choisi il convient décider du cover art du quatrième album du Pourpre. Tony Edwards, le manager du moment, propose l’idée qui sera retenue:  reproduire le mont Rushmore en remplaçant les têtes présidentielles américaines par celles des musiciens. C’est à l’agence londonienne Nesbit, Phipps & Froome qu’est confiée la mise en œuvre du projet. Une fois sélectionnés, les clichés sont découpés et collés sur un agrandissement de la photo de la sculpture en granite. À l’époque les outils de retouche numérique n’existent pas, le montage est donc entièrement réalisé à la main. Idem pour le lettrage. Incapables de trouver une police de caractères originale et représentative, les designers créent de toutes pièces une typographie qu’ils mettent en valeur sur un fond uni bleu. Plus simple, l’intérieur se contente d’héberger paroles et photos des musiciens, le tout en noir et blanc. Nesbit, Phipps & Froome fera deux autres illustrations pour le groupe : Burn en 1974 et la compilation 24 Carat Purple en 75.

L’histoire et la censure du Cover Art en Livre: In Vinyle Veritas!

 

Patrick BETAILLE, octobre 2021