Billy Gibbons – CadZZilla

 

À l’origine il s’agissait d’une Cadillac Series 62 Sedanette de 1948. Billy Gibbons, le guitariste de ZZ Top, voulait transformer cette voiture classique en quelque chose de futuriste et c’est en faisant appel à plusieurs pointures de la Kustom Kulture que le projet a pu voir le jour. Le designer Larry Erikson s’est occupé de la fluidité des lignes, le légendaire constructeur de Hot Rods Boyd Coddington a ouvert son atelier à la l’élaboration du bolide et Craig Naff a effectué à la main le travail de carrosserie. Ainsi naquit la CadZZilla, nom tiré d’un mot valise composé de Cadillac, ZZ Top et Godzilla. Même la plaque d’immatriculation affiche I8TOKYO  (I HATE TOKYO: en français: je déteste Tokyo) une référence au célèbre monstre du créateur de la franchise Godzilla: Tomoyuki Tanaka.
Les modifications sont radicales. Le toit est abaissé de manière à créer un profil fuyant. Les ailes avant et le capot sont soudés en une seule pièce basculante et les feux arrières intégrés aux ailerons. Sous une robe à la fois élégante et mystérieuse d’un violet profond se cache un puissant V8 Cadillac de 500 chevaux à double carburateur.
Pour arriver à ce résultat, Billy a déboursé quasiment 1 000 000 de dollars. La CadZZilla est devenue mondialement célèbre dans le monde du Hot Rod et, en 1990, elle a également illustré le cover art de l’album Recycler (Pas le meilleur, loin de là!) qui comporte le titre Doubleback écrit pour le film Retour Vers le Futur 3.

The Shamrocks – Cadillac

 

[Extrait]: Écrite et enregistrée par le chanteur britannique Vince Taylor en 1959, Brand New Cadillac ne connaît qu’un succès confidentiel au Royaume-Uni car la BBC refuse de diffuser ce qu’elle considère comme une publicité pour la marque américaine… Le titre connaît un regain de popularité en Europe occidentale lorsqu’il est repris en 1964 par un groupe de Birmingham, The Renegades, qui, sous le titre simplifié de Cadillac, s’en attribue la paternité. En 1965 c’est en Suède que The Hep Stars reprennent la version des Renegades – crédits d’auteurs compris – en ignorant que la version originale revient à Vince taylor. Énorme succès en Europe du nord et surtout en Finlande. La même année, un autre groupe suédois, The Shamrocks, en enregistre une version garage à la fois vigoureuse et bluesy qui fera elle aussi un tabac en Allemagne, au Japon et surtout en France, atteignant la première place sur les radios de l’hexagone…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

Patrick BETAILLE, août 2023

Elvis Presley – Cadillac Fleetwood Series 60

© Photo: Karin Leperi

 

Elvis Presley a toujours été un inconditionnel de la prestigieuse marque Cadillac. Au cours de son existence il en a possédé une bonne centaine. Sa première Caddy il l’achète début 1955. Il s’agit d’une Fleetwood Series 60 de 1954, de couleur rose. Pour le King, le V8 est essentiellement destiné à le véhiculer – lui et son groupe des Blue Moon Boys – à destination des salles de concerts. En juin 55, suite à problème technique, la berline est complètement détruite dans un incendie. Le 5 juillet de la même année, Elvis achète une autre Fleetwood Series 60 bleue avec le toit noir. À l’époque il obtient un succès conséquent avec une version de Baby, Let’s Play House dont les paroles font référence à sa voiture préférée: ″You may have a pink Cadillac″. Ni une ni deux, la Fleetwood est repeinte en rose avec le toit blanc et offerte en cadeau d’anniversaire à sa mère. Maman Gladys n’ayant pas le permis, c’est le fiston qui continue à utiliser la Elvis Rose. Le 2 septembre il la prête à Scotty Moore qui percute un pick-up, occasionnant de considérables dégâts qui nécessiteront un passage en carrosserie au cours duquel toute la sellerie sera remplacée. Longtemps garée et visible à Graceland, cette Cadillac rose est désormais exposée au Elvis Presley Automobile Museum. En décembre 2006, les administrateurs de Graceland ont accepté de fournir tous les éléments pour que soit fabriquée un copie exacte destinée à promouvoir les campagnes ″Ruban Rose″ pour la collecte de dons destinés à la lutte contre le cancer du sein.

Patrick BETAILLE, novembre 2020