Hackett & Rothery – The Roaring Waves

 

Il existe des collaborations artistiques souvent porteuses d’espoirs, parfois déçus, et des albums auxquels l’on ne s’attend pas. Qui aurait pensé en effet que Steve Hackett et Steve Rothery se retrouveraient un jour sur un projet commun? Eux qui partagent avec David Gilmour le statut de guitariste incontournable du rock progressif. Que ce soit avec leurs groupes d’origine – Genesis pour Hackett et Marillion pour Rothery – ou en solo, les deux Steve ont créé ou illustré certaines des plus belles œuvres qui ont élevé le rock au rang d’art à part entière.
Parlant le même langage, les deux musiciens étaient destinés à se rencontrer. Non pas pour se livrer à des joutes démonstratives mais plutôt pour parler un langage commun, celui de l’émotion.
Dès la première écoute de The Roaring Waves, une évidence s’impose. Les intervenants sont en osmose et aucun ne cherche à prendre l’ascendant sur l’autre. Les solos ne sont jamais un concours d’ego et l’harmonie est palpable. Les interventions semblent viser la note juste en évitant les stéréotypes du Prog Rock. Peu d’embrasements techniques, pas d’envolées interminables et aucune course effrénée aux enchevêtrements complexes. Les compositions privilégient la richesse des nuances dans un contexte maîtrisé et sans emphase.
Hackett et Rothery ouvrent cet album conceptuel avec The Storm, un  titre à l’introduction aérienne évoluant vers un riff appuyé pour s’achever sur un superbe dialogue de guitares. The Black Sea. L’exemple parfait de l’élégance. Sur une trame lente et majestueuse, nous est offert un moment de complicité de toute beauté. Ambiance hispanisante pour le morceau titre qui débute avec une guitare à cordes nylon avant que la maestria de la fée électrique ne prenne le relais. Évidemment, il y a d’autres pépites qui méritent le détour. Red Dragon à l’ambiance hindoustanique, Sandsend aux guitares caressantes sur un tempo tout en délicatesse et l’étonnant K-129 et ses lignes mélodiquement subtiles, ses guitares saturées et ses solos inventifs. Pacific Coast Highway, le morceau le plus rythmé de l’album est dominé par l’harmonica. Changements de cadences, orgue Hammond, guitares aux sonorités bluesy, l’album s’achève sur un climax cristallin baigné de chœurs féminins.


The Roaring Waves bénéficie d’une production particulièrement soignée qui met en valeur la délicatesse des arrangements et la dextérité des protagonistes. Chaque moment occupe un espace dans lequel la guitare est plus qu’un instrument. Elle devient une façon de raconter une histoire en exprimant des émotions.


George Underwood – Gentle Giant

 

Durant ses études dans un lycée technique londonien, George Underwood fait la connaissance de David Jones. Il se lie d’amitié avec lui et les deux jeunes garçons jouent ensemble dans le groupe George and the Dragons.
Au cours d’une bagarre pour la fille qu’ils courtisent tous les deux, George frappe son rival à l’œil gauche, provoquant un traumatisme important. Malgré deux opérations, David garde une pupille dilatée de façon permanente et un œil figé, noir et non bleu comme son autre iris. Pour le futur David Bowie, cette anomalie allait devenir un élément essentiel de son look.
Après le lycée, Underwood étudie le design et devient illustrateur indépendant. Il conçoit de nombreuses couvertures de livres, ainsi que des pochettes d’album pour Procol Harum (Shine On Brightly), David Bowie (Hunky Dory), Mott the Hoople (All The Young Dudes) et T. Rex (Futuristic Dragon). Le peintre est également à l’origine de l’illustration du premier album éponyme de Gentle Giant paru en 1970. Le style à la fois réaliste et fantastique de la superbe pochette a sans aucun doute largement contribué au succès du groupe de rock progressif mené par les frères Shulman: Phil, Derek et Ray.


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Quiz – Prog Rock

 

Seul un vrai fan saura trouver les groupes et albums qui se cachent dans ce montage! Au premier coup d’œil certaines des illustrations sont évidentes. Dans d’autres cas les allusions sont plus subtiles car partielles ou présentes à plusieurs endroits. Parfois aussi il est fait appel à plusieurs albums d’un même groupe. Il n’empêche qu’en se focalisant sur quelques détails, l’exercice reste intéressant et fun, avec ou sans prise de tête. 

Sans trop se malmener le neurone, il est possible de trouver une bonne dizaine de références. Amusez-vous bien et essayez de recenser 15 groupes de rock progressif et 18 albums du même tonneau! Si vous capitulez, je vous propose la solution: Quiz Prog Rock.