
[Beth Moore – Auteure américaine]: ″ Even if the steering wheel fits, you don’t have to keep gripping it – Même si le volant vous convient, vous n’êtes pas obligée de le tenir en permanence ″
Nik Purdy est un artiste peintre irlandais reconnu pour ses œuvres qui captivent le public du monde entier depuis plus de 35 ans. Ses créations, commandées par des institutions publiques et privées, témoignent de sa vision artistique et de son talent exceptionnel pour métamorphoser les espaces.
En 2022, c’est au street artiste que le Conseil du comté de Donegal fait appel pour un hommage à Rory Gallagher (1948-1995) lors de l’International Tribute Festival qui a lieu tous les ans à Ballyshannon, au nord ouest de l’Irlande.
La fresque murale à l’effigie de Rory a été peinte dans le quartier de Bridgend, en haut de la rue où Rory a d’abord vécu avec ses parents, Danny et Monica. Magnifique témoignage posthume en l’honneur de cet exceptionnel musicien qui, localement, a donné son nom à une place, un centre culturel. Depuis 2010, ″ Follow Me ″ – une statue en bronze grandeur nature à la gloire du guitariste irlandais – trône en centre-ville.
Outre une volonté farouche de laver l’affront subi lors de l’attaque de Pearl Harbor en décembre 1941, les américains avaient plusieurs raisons de bombarder le Japon: imposer un régime démocratique en évinçant l’empereur Hirohito qui refusait de capituler, tester en grandeur nature deux nouvelles armes atomiques, et surtout, afficher leur supériorité militaire face aux autres nations, notamment à l’URSS.
Le 6 août 1945, le Boeing B-29 Enola Gay largue sur Hiroshima Little Boy, une bombe à l’uranium enrichi. Trois jours après, le Superfortress Bocscar lâche sur Nagasaki Fatman, une bombe au plutonium cette fois. L’image du champignon s’élevant à plus de 18 kilomètres au dessus de la ville a été prise par le lieutenant Charles Levy depuis Big Stink, l’un des deux autres avions accompagnant la mission afin d’analyser les conséquences de l’explosion de l’engin.
En faisant plus de 200 000 victimes, ces épisodes dramatiques ont ouvert une nouvelle ère, celle d’une peur qui repose sur la dissuasion nucléaire, avec l’idée selon laquelle la fin justifie les moyens.
La Mémoire érigée au rang de ″ Devoir ″ suffira t’elle pour se prémunir contre les dérives du perpétuel recommencement qu’est l’Histoire? Vous avez 4 heures!
À la fin de sa vie, l’artiste franco-danois Émile Frandsen réside dans le sud de la France. Il meurt en 1969 à Valbonne, laissant derrière lui 500 toiles peu connues, sauf une: La Fille au bouquet. Son fils né d’une seconde union mais non reconnu, offrit un an après la mort du peintre ce tableau à un certain Eric Clapton alors en goguette sur la Côte d’Azur. Le leader de Derek and the Dominos tombe littéralement sous le charme de cette représentation de la femme qui pour lui symbolise celle dont il est tombé éperdument amoureux: Pattie Boyd, l’épouse de George Harrison. Ni une, ni deux, le tableau est reproduit sur la pochette de l’album Layla and Other Assorted Love Songs, produit en 1970 par Polydor.
Pendant 40 ans, les ayants droit n’ont jamais trouvé à redire quant à l’exploitation du travail de leur père. En 2011 cependant, un coffret célébrant le quarantième anniversaire du disque accompagné de goodies voit le jour et déclenche de la part des héritiers légitimes une cascade de procédures judiciaires au titre du droit patrimonial et de l’exploitation abusive de l’image. Procès, appels, cassation, finalement, en 2018 la justice tranche en faveur d’Eric Clapton et de Polydor.
En 2024, Pattie Boyd, unique propriétaire de l’œuvre originale depuis son divorce d’avec Slowhand, décide de vendre le portrait qui sera adjugé aux enchères 2,3 millions d’euros. Un joli bouquet!
In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art
Quatrième de couverture: Les 15, 16 et 17 août 1969, dans un immense pâturage perdu dans le sud-ouest de l’État de New York, a eu lieu le plus grand festival de musique jamais organisé au monde. Pendant ces trois jours a brusquement surgi une véritable ville de 500 000 personnes, entièrement peuplée de très jeunes gens. Attirés par l’annonce d’un festival de folk, de blues et de rock psychédélique, des jeunes de la côte est des États-Unis, de tous les milieux, de toutes les origines, ont convergé vers ce site, dans des proportions jamais atteintes, pour écouter, entre autres, Joan Baez, Janis Joplin, Jefferson Airplane, les Who et Jimi Hendrix. Ceux qui ont assisté à Woodstock ont vécu une expérience au sens plein : collective, bien sûr, mais aussi existentielle et mystique. L’expérience de Woodstock a été pleine de chaos, de ferveur, de joie et même de délire, bien au-delà de ces fameux trois jours d’amour, de musique et de paix, trop souvent limités à une mode vestimentaire et à un message superficiel.
Trente ans plus tard, les 23, 24 et 25 juillet 1999, un autre Woodstock, d’une même ampleur, a réuni une génération nouvelle autour des groupes Korn, Rage Against the Machine, Metallica et Red Hot Chili Peppers. Hélas, ce Woodstock ‘99 a été un very bad trip, déchaînant une tempête de bestialité et de rage destructrice. Loin des rêveries utopiques d’une société d’entraide universelle, Woodstock ’99 a, d’une certaine façon, été un anti-Woodstock, révélant le visage grimaçant et fissuré de l’empire américain.
Riche et passionnant, le livre de Michka Assayas (GM Editions) s’adresse à ceux qui s’intéressent à l’Histoire du Rock mais pas que. Il est aussi destiné aux chanceux qui ont assisté à l’événement mais qui en ont loupé l’essentiel car trop occupés à chercher de la bouffe, des toilettes, un abri ou à lutter contre la pluie, la boue et les mauvais trips. Aux friands de détails sur les dessous d’une organisation chaotique. À certains qui ont usé le triple album jusqu’au fond des sillons et visionné plusieurs fois le documentaire de Michael Wadleigh en ignorant que pour des raisons diverses et variées de nombreux artistes brillent par leur absence. Et bien sûr, à tous les autres car ce Very Good Trip est indispensable!