Marcel Mouchet – Mitterand/Kohl

© Photo:Marcel Mochet/AFP

22 septembre 1984. Commémoration marquant les 70 ans de la Première Guerre mondiale. Alors qu’ils se recueillent côte à côte devant l’ossuaire de Douaumont dans la Meuse, le président Français et le Chancelier Allemand font quelque chose d’inimaginable.
Devant près de 4.000 personnes présentes sur l’un des plus sanglants champs de bataille de la ″ Grande Guerre ″. François Mitterrand prend la main de Helmut Kohl. Ce geste, devenu depuis le symbole de la Réconciliation Franco-Allemande n’était pas prémédité ont assuré par la suite les deux hommes et leurs entourages. Il n’était en tout cas pas prévu par le protocole encadrant la cérémonie.


″ Nous n’en avions pas parlé le moins du monde. Mais nous trouvant debout devant le cercueil symbolique qui représentait nos soldats morts sur le champ d’honneur, instinctivement, je me suis tourné vers lui, je lui ai tendu la main. Sa main est venue en même temps. Nous avons scellé la réconciliation franco-allemande de cette façon visible, sensible et croyez moi profondément ressentie.″ François Mitterrand, 1992.


 

Le lundi c’est permis – Attente

 


[Pierre Corneille]: ″ Qu’en attente de ce qu’on aime une heure est fâcheuse à passer! – Waiting for what we love for an hour is unpleasant to endure. ″


 

Derek Hess – R.L. Burnside

 

Derek Hess est un illustrateur américain installé à Cleveland, dans l’Ohio. Sa carrière s’est largement développée grâce à sa capacité à exprimer les élans des scènes indie, hardcore et metal du milieu des années 1990. Des affiches de concerts aux œuvres d’art engagées, Hess explore les univers de la musique et de l’art depuis plus de 15 ans. Il a débuté sa carrière en créant des flyers promotionnels d’événements musicaux. Ces supports faisant appel à l’encre, l’acrylique et la sérigraphie ont rapidement attiré l’attention d’innombrables groupes mais aussi celle du Rock and Roll Hall of Fame et du Musée Louvre. Deux institutions qui ont intégré des œuvres du peintre dans leurs collections permanentes.
C’est ainsi que Hess acquit une renommée internationale, réalisant des affiches pour Pearl Jam, Deftones, Offspring, Clutch, Pantera ou Pink Floyd. L’artiste a aussi créé une bonne centaine de pochettes d’albums. Sepultura, Converge, Fugazi, Season to Risk et beaucoup d’autres ont ainsi bénéficié de la patte du graphiste. Le style sombre et saisissant, le trait libre et minimaliste ont également accompagné le bluesman R.L. Burnside pour A Ass Pocket of Whiskey en 1996 et Mr. Wizard en 1997. Pour en savoir plus: Derek Hess: Concert Art.


D’autres Histoires sur le Cover Art à retrouver dans le Livre:
👉 In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art 👈


Jim Summaria – Classic Rock Photographs

© Photos Jim Summaria: Jimmy Page – Rory Gallager – Pete Townsend

 

Originaire de la région de Chicago, Jim Summaria a toujours été passionné par le rock et la photo. À 19 ans, armé d’un 35 mm et d’un zoom, il parvient à se faufiler dans la fosse d’un concert de Led Zeppelin. Il shoote et l’un de ses clichés se retrouve affiché dans un magasin de disques local. Impressionné, le gérant de la boutique l’engage en tant que photographe officiel d’un important promoteur de concerts de Chicago. Dès lors et pour le compte de Flip Side Productions, Summaria photographie tous les grands noms du rock des années 70.
En 1999 Jim démarre une carrière d’indépendant et se consacre à la photographie destinée à la communication d’entreprises. Maintes fois récompensé dans ce domaine, il revient à la scène rock en 2008. Sa production est très souvent utilisée dans des articles de la presse spécialisée et certaines photos se retrouvent dans les packagings de disques d’Elvis Presley, Montrose, Johnny Winter, Robin Trower, Savoy Brown et UFO. Des institutions comme le Rock & Roll Hall of Fame, les Grammy Awards, la maison de ventes aux enchères Christie’s et le Victoria and Albert Museum de Londres ont sélectionné ses clichés pour des projets spécifiques. Suivez le guide: Jim Summarie Rock’n’Roll Photography.


En 2019 parait un premier ouvrage co-écrit avec le journaliste Mark Plotnick: Classic Rock – Photographs from Yesterday and Today. Cette collaboration se poursuivra en 2024 avec la publication de  ’70s Chicagoland Rock Concerts, 300 pages consacrées aux 30 groupes/artistes majeurs des seventies.


 

 

 

Le lundi c’est permis – Classe

© Photo:Andreas Magnusson

 


[Bernard Pivot]:  ″ Le chic, la classe, l’élégance, et même le peps, on ne les a pas par comparaison, on les a ou on ne les a pas –  Chic, class, and elegance, and even a touch of flair, you don’t have them by comparison, you either have them or you don’t. ″


 

Walter Chandoha – The Mob

© Photo : Walter Chandoha. The Mob – 1961

Quand on parle de sa rencontre avec un chat, on dit souvent : ″ C’était le destin ″. Peu d’histoires illustrent mieux l’adage que celle de Walter Chandoha (1920–2019). Originaire du New Jersey, dès son enfance, il commence à prendre des photos avec le Kodak familial. Après avoir obtenu son diplôme de la Bayonne High School, il travaille comme assistant avant d’être enrôlé dans l’armée pendant la Seconde Guerre mondiale comme photographe de guerre dans le Pacifique. En 1949, une rencontre impromptue avec un chaton errant le mène vers ce qui allait finalement lui offrir une nouvelle approche de la représentation visuelle des chats.
Avec cette nouvelle activité professionnelle, le succès des premiers clichés est déterminant. Chandoha comprend alors que photographier des chats n’ést pas un simple passe-temps, mais une véritable vocation. Tout au long de sa carrière, le photographe a constitué une collection de plus de 90 000 images – dont beaucoup ont fait la couverture de centaines de magazines – et a publié plus de trente ouvrages. Ses images ont été omniprésentes. Des expositions d’art aux emballages d’aliments pour animaux, elles ont influencé la culture populaire bien avant qu’Internet ne transforme l’image des chats en un phénomène numérique. Source, infos et images: Cats Museum.


[Walter Chandoha]: ″ La plupart des gens ont tendance à considérer les chats comme des animaux solitaires. En réalité, ils sont très sociables. Ils se regroupent tout comme le ferait une famille. ″


 

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Le lundi c’est permis – Stilettos

 


[Harriet Morgan]:  ″ Strong women wear their pain like stilettos. No matter how much it hurts, all you see is the beauty of it – Les femmes fortes portent leur souffrance comme des talons aiguilles. Peu importe la douleur, tout ce que vous voyez, c’est sa beauté. ″


 

Gennadiy Koufay – Heatwave

© Gennadiy Koufay

 

Né en 1961, d’origine russe, Gennadiy Koufay est très tôt encouragé par son ingénieur de père à se lancer dans le dessin industriel. Très vite, le jeune homme va s’orienter par goût vers une autre expression, beaucoup plus artistique. En 1973, il entre à l’École des Arts de Sébastopol où il va développer de réels talents dans le domaine de la décoration. Après des débuts dans la production théâtrale, Gennadiy est nommé décorateur en chef du théâtre de Sébastopol et parallèlement il parvient à acquérir une solide réputation dans l’univers de la mode et de la publicité. En décembre 1995, il s’installe à New York, puis un peu plus tard en Floride. Là, il travaille en tant qu’artiste indépendant et réalise plusieurs projets remarquables, notamment des œuvres décoratives pour le festival Fantasy Fest de Key West où glamour, fantasy art et pin-up sont à l’honneur. Dès lors, l’activité du peintre est axée sur ce qu’il a toujours voulu faire: célébrer la féminité. Bien que son travail, souvent assez suggestif, s’adresse à un public averti, Kouflay ne tombe jamais dans la vulgarité. Élégance et sensualité sont l’apanage de bon nombre d’acryliques, de dessins ou d’aquarelles qui traduisent un amour immodéré pour les courbes féminines. De Marylin, son idole, à Vampirella, l’ambiance torride générée par chaque toile est palpable; ce qui explique certainement pourquoi le premier volume consacré son travail est sous-titré Heatwave (vague de Chaleur).

 

Steven Tyler – Venom GT

© Photo: Barrett-Jackson

 

En 2012, le chanteur d’Aerosmith acheta cette Venom GT, une supercar américaine basée sur le châssis et la carrosserie rallongés de la Lotus Exige. Œuvre du préparateur Hennessey Performance Engineering, la voiture plus rapide qu’une Bugatti détenait le record du monde Guinness du 0 à 320 km/h, avec un temps hallucinant de 14,5 secondes. Sur le papier, de quoi enfumer la Ferrari SP12 EC d’Eric Clapton. Avec 1 200 chevaux et une vitesse de pointe de 435 km/h, elle avait de quoi séduire séduire le tonitruant Steven Tyler pour qui cette Venom a été spécialement conçue en version spyder par l’entreprise texane.
En 2017, le monstre a trouvé acquéreur lors d’enchères organisées par la maison Barrett-Jackson, à Scottsdale en Arizona. Pour la modique somme de 800.000 dollars, le nouvel acquéreur a également remporté une guitare dédicacée par tous les membres d’Aerosmith, ainsi qu’une semaine de vacances dans la villa de la star, à Hawaï. L’intégralité de la somme a été reversée à Janie’s Fund une association philanthropique créée par Tyler pour venir en aide aux femmes victimes de maltraitance.

Le lundi c’est permis – Culture

D’après Agecanonix le personnage dessiné par René Goscinny

 

Disquaires, libraires, éditeurs, gestionnaires de petites salles, commerçants et artisans aux doigts d’or. Tous ceux qui, contre vents et marées, luttent en portant leurs activités à bout de bras. Ne serait-ce que pour survivre face au système. Un système qui ne veut plus d’eux. Un système qui tourne en rond, alimenté par des technocrates sans idées qui sacrifient la Culture sur l’autel de la finance et de la médiocrité. Une véritable OPA préjudiciable à l’ensemble des secteurs créatifs.