In Vinyle Veritas-Éloquence et désaveu du Cover Art

Après 15 mois de sévices envers mon neurone, le voici ! Conçu et écrit by myself, autofinancé et auto-distribué – mon bouquin est désormais disponible. In vinyle Veritas évoque, de façon illustrée et argumentée, la censure des pochettes de disques dans l’histoire de la musique populaire, mais pas que ! Il y est aussi question de la petite histoire du rock, celle qui se cache derrière certaines pochettes emblématiques!

276 pages – 155 Chroniques – 362 Artistes référencés – 245 Images – Format 24 cm x 16.5 cm – Reliure dos collé – Imprimé sur papier couché 170 grammes – Couverture brillante 300 Grammes. Poids 930 Gr! Tout ça pour évoquer l’Éloquence et le Désaveu du Cover Art au cœur de l’histoire du Vinyle.

Si la passion de ceux qui aiment ce qu’ils font et font ce qu’ils aiment vous interpelle, un petit partage avec vos amis serait le bienvenu. Merci beaucoup et rock’n’roll bordel! Pour en savoir plus sur In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art: infos, détails, images et modalités de commande c’est par ici: Le livre!

Patrick BETAILLE, Février 2021

Le lundi c’est permis – Désert

Le désert c’est un paysage qui a de la gueule, il y a des perspectives et des lignes de fuite. L’œil a de quoi être nourri – Desert is a stunning landscape, there are perspectives and vanishing points. The eye has something to be fed.

Patrick BETAILLE, février 2021

Andy Warhol & Alan Aldridge – Chelsea Girls

Quand lui vient l’idée de ce film, Andy Warhol pense d’abord le tourner dans l’arrière-salle du Max’s Kansas City, sa boîte de nuit préférée. Chemin faisant, le concept évolue et finalement, à l’automne 1966 la décision est prise. C’est le Chelsea Hotel qui servira de décor. C’est là en effet que logent à l’année de nombreux artistes de la pouponnière d’artistes de la Factory. Sur un peu plus de trois heures et en mode Split-Screen, Andy Warhol et Paul Morrissey suivent la vie de certains des occupants des chambres de l’hôtel newyorkais. Entre expérimentation et contre-culture si chères à l’artiste, chaque scène comporte sa propre bande son et joue avec des alternances d’images photographiques noir et blanc et couleur. En cette période de libération de mœurs, la connotation avant-gardiste et érotique de Chelsea Girls fait sensation mais pas toujours de façon positive.  Roger Ebert, critique cinéma du Chicago Sun, décrit le documentaire comme ayant ″peu de valeur intrinsèque″. Le magazine Variety parle de ″trois heures et demie inutiles et terriblement ennuyeuses″.  Le public, lui, est au rendez-vous et offre à Warhol son premier grand succès commercial sur lequel vient se greffer un engouement inouï pour l’affiche du film.

C’est Alan Aldridge, un graphiste designer et illustrateur anglais, qui est à l’origine de l’illustration à propos de laquelle un Warhol dithyrambique dira: ″j’espère que le film soit aussi bon que son affiche″. L’image en question parvient à capter et traduire de façon mémorable l’essence même de Chelsea Girls: psychédélisme et érotisme à la frontière de la pornographie.  Pour atteindre son but, l’artiste joue avec plusieurs élément suggestifs et torrides. Des personnages dans des situations sans équivoque s’affichent aux fenêtres. En toile de fond, Clare Shenstone – une artiste en herbe alors âgée de 16 ans – pose nue et son entrejambes, comme une invite, héberge la porte d’entée de l’hôtel. Tout un programme et surtout un tour de force de la part du designer qui la même année se fait remarquer avec la pochette de A Quick One des Who, plus tard avec des illustrations de livres consacrés aux Beatles, et en 1975 avec celle de Captain Fantastic and the Brown Dirt Cowboy de Sir Elton John (Merci Globrocker!). C’est également Alan Aldridge qui est à l’origine du logo du Hard Rock Cafe.

Patrick BETAILLE, février 2021

Jimi Hendrix – South Saturn Delta

À l’évocation de Jimi Hendrix il est bien sûr toujours question du talent exceptionnel du gaucher de Seattle et de sa place au panthéon des musiciens. L’importance de son influence dans le milieu des guitaristes de rock est aussi très souvent évoquée, au même titre que sa consommation d’alcool et de drogues diverses. Son décès enfin – survenant après celui de Brian Jones et précédant ceux de Janis Joplin et Jim Morrison – n’en finit plus d’entretenir le mythe et de nourrir la légende du Club des 27. Ce dont il est rarement question, c’est de son attachement pour Harley Davidson. Cette photo (merci André, correspondant permanent!) a été prise par Ed Thrasher au cœur des décors extérieurs permanents des studios cinéma de la Warner. Peu de temps avant sa mort, le guitar-hero pose sur un Panhead de 1964 transformé en chopper. L’un des clichés de la séance sera utilisée plus tard pour illustrer South Saturn Delta, un album mélangeant inédits et titres connus du catalogue qui couvrent la période 1967-1970. Publiée par MCA Records en 1997, cette compilation est produite par Janie Hendrix et Eddie Kramer.

Patrick BETAILLE, février 2021

Richard Aujard – Epitath

Enfant du Pays Basque, champion de moto-cross dans sa jeunesse, dur à cuire et en cuir, Richard Aujard s’était forgé au fil du temps un univers simple et à part qui le distinguait des autres photographes. ″La sophistication me met mal à l’aise, j’aime à la fois la force et les fêlures chez les êtres″, disait-il à propos de ses photos. Ses amis bikers, acteurs, boxers et marginaux le surnommaient Ritchy et appréciaient particulièrement cet éternel ado à l’œil malin, sa vie rock’n’roll et déjantée, son humour, son sens de l’humain et son talent pour le mettre en valeur en noir et blanc argentique. Cet artiste intègre aimait à sillonner le monde. De l’Australie où il taillait la route avec un gang de bikers, à l’Amérique pour rencontrer les Indiens Navajos, en passant par la Mongolie des paysans ruinés, des sans-logis et des vagabonds. Auteur de nombreux ouvrages, ce boulimique du reportage a aussi à son actif plusieurs courts-métrages, notamment sur la boxe, les Hells Angels ou le Free Wheels. Il venait de tourner un documentaire pour Arte au titre évocateur : Epitaph. Le photographe et réalisateur y invitait ses proches – Rachida Brakni, Eric Cantona, Béatrice Dalle, Samuel Le Bihan, Vincent Moscato, Joey Starr, Franck Tiozzo, et sa compagne Lza Steyaert – à méditer sur la mort. Il faudra attendre pour visionner ce court-métrage toujours en cours de montage. Attendre également pour la parution de Hot Wheels, un recueil de photographies prises dans les années 80-90. Attendre et pour cause! Richard Aujard est décédé le 1er février dernier, à l’âge de 56 ans. ses obsèques ont eu lieu à paris ce vendredi 12 février. Hommage: Galerie Photos de Richard Aujard

Patrick BETAILLE, février 2021

 

Led Zeppelin – ″Ride the Winds of Change″

1972. Entre le Led Zeppelin IV et House of the Holly, Led Zeppelin pose son dirigeable en Australie pour une série de concerts. Entre deux prestations, les membres du groupe s’occupent la nuit en dévastant leurs chambres d’hôtels et le jour en peaufinant leur bronzage à la plage. À l’occasion, il leur arrive également de s’adonner aux plaisirs des balades à moto. Cette photo à été prise en février dans un endroit appelé Frenchs Forest (la forêt des français) et situé dans la banlieue nord de Sidney. Derrière l’objectif, un certain Yan Torv, le frère du patron d’une grosse radio locale. Il a immortalisé 3 des membres du groupe en goguette motorisée sur des monos Suzuki. Jimmy Page et Robert Plant posent sur des trails 125 TS 2 Temps alors que John Bonham a jeté son dévolu sur un VanVan. Des anglais sur des japouilles! Shame on you! ″There’s still time to change the road you’re on″ (il est toujours temps de prendre une autre direction).

Patrick BETAILLE, février 2021

 

Naomie Marmorat – Gasoline M.A.B.B

Passionnée de dessin depuis son plus jeune âge, Noémie Marmorat est une passionnée par tout ce qui touche au monde de la moto et de l’automobile. Des études en arts appliqués afin de devenir designer permettent à cette jeune dessinatrice de développer un incroyable talent pour illustrer le monde des sports mécaniques. Pour la petite histoire, l’artiste originaire de Mâcon est issue d’une famille de motards et c’est son frère jumeau qui, un jour, lui demandé de dessiner sa première moto, une Kawa Ninja 300. Depuis, à tout juste 26 ans, elle parcourt le monde  pour présenter et diffuser son art qui lui vaut une notoriété grandissante et méritée. Triumph a été la première marque avec laquelle j’ai travaillé. J’ai exposé pour Triumph sur de nombreux événements comme le lancement de la Triumph 800 Street Triple RS à Elysée Motor Paris ainsi  qu’à l’Ace café Luzern pour Triumph Switzerland″. Pour immortaliser bolides à quatre roues, bécanes et portraits, elle utilise des feutres à alcool, des crayons de couleur et des Posca. Le résultat est saisissant. Tant au niveau de la profondeur et de la luminosité qu’au niveau de la mise en valeur des détails. Toutes les œuvres sont signées Gasoline M.A.A.B:  Moto-Auto-Aviation-Bateaux. Avions et bateaux font partie des domaines que Naomie compte développer, au même titre que les commandes personnelles qu’elle réalise déjà.  Pour plus de détails, c’est Ici et .

Patrick BETAILLE, février 2021


 

William Stout – Trademark of Quality

Il y a une poignée d’années, pratiquant fébrile de l’immersion en milieu vinylique, je rencontrais par hasard les Who en cage dans un zoo. Ni une ni deux, je me portais acquéreur pour un temps hélas trop bref de ce que l’on appelait à l’époque un DISQUE PIRATE. Reste l’occasion (merci Lolo!) de parler de celui qui dessina la pochette de cette compilation: William Stout. 1968, diplômé du California Institute of the Arts, l’artiste débute sa carrière en tant qu’illustrateur de bandes dessinées et de fanzines underground. Avec un style assez proche de celui de Robert Crumb, il commence à se faire un nom et, en 1973, travaille comme illustrateur pour Trademark of Quality, une maison de disques spécialisée dans la diffusion d’enregistrements non-officiels. En 1974, il créé le logo du label Rhino Records et, de 1975 à 1977, se retrouve directeur artistique des magazines rock Bomp! et Heavy MetalStout continue à travailler occasionnellement à la conception d’affiches et de pochettes d’albums. Parmi ses travaux, la comédie musicale Rock’n’Roll High School et en 81 la pochette de Beatlesongs, une compilation de titres parodiant la musique des Beatles dont l’illustration suscita un tollé. En cause, le personnage de gauche, qui tient la banderole; c’est David Chapman, l’assassin de John Lennon. Dans une interview, William Stout déclarait: ″mes groupes favoris étaient les Yardbirds, les Who, Led Zeppelin, les Rolling Stones, Humble Pie, Jeff Beck, Fleetwood Mac et les Kinks. Musicalement j’étais un anglophile convaincu″! L’interview dans son intégralité, la biographie de l’artiste, les pochettes, ses travaux, sa filmographie, etc.  sont à retrouver ici: The Worlds of William Stout.

Patrick BETAILLE, février 2021

 

Robert Vargas – Eddie Van Halen

Au 7425 du Sunset Boulevard à Hollywood de trouve l’un des plus importants magasins de guitares au monde. Le Guitar Center à récemment mis à disposition l’une de ses façades à l’artiste Robert Vargas afin qu’il réalise une peinture murale en hommage à Eddie Van Halen. L’œuvre a été dévoilée le 26 janvier, date à laquelle le guitariste aurait fêté ses 66 ans si la maladie n’en avait pas décidé autrement. Il aura fallu deux semaines à Vargas pour que se matérialise à temps un gros plan sur Edward jouant de son iconique Frankenstrat. Sur 5 mètres de haut et 32 mètres de long, la fresque orne désormais la totalité de la façade arrière du Guitar Center californien. ″Eddie était l’un de mes héros″ déclare le peintre en ajoutant: ″Jeune, le premier album de Van Halen fut le premier que j’ai jamais possédé. Quand j’ai appris son décès, j’ai su que je devais faire quelque chose de créatif en son honneur et je ne pouvais imaginer un autre endroit que celui-ci pour cet hommage″.

Patrick BETAILLE, janvier 2020