Keith Richards – Life.

Keith Richard LifeComment dire…Une biographie qui débute bien avec l’enfance, la jeunesse, la découverte du blues et ses influences, les rencontres, les débuts du groupe et les galères. Un bouquin qui s’achève bien également avec notamment une peinture assez pointue de la dégradation relationnelle Jagger/Richards qui débouche sur le changement de cap musical de l’auteur avec les X-pensive Winos et son implication avec les jamaïcains de Wingless Angels. En gros c’est 200 pages sur les quelques 600 qui composent ce pavé. Non, le problème c’est les 400 autres pages. Dope mode d’emploi ! Tout ou quasiment tourne autour de çà, rien que çà. On savait qu’on y couperait (Mmouarf !) pas  mais que c’est loooong… même si au détour d’un joint ou d’un fix on arrive à glaner quelques infos dignes de ce nom : les problèmes avec Anita, les compos, les embrouilles judiciaires, les rencontres, les gosses, l’open tunnig etc… Globalement rien de fondamental et somme toute une peinture assez People et frustrante. On aurait aimé en savoir plus sur les relations avec Mick Taylor ou Lennon, les rencontres avec  d’autres musiciens (le passage de Rory Gallagher au sein des Stones n’est même pas évoqué !). Et puis faut quand même pas déconner, à en croire Keith tous les albums des Stones sont d’un très bon niveau ! Or tout le monde sait que depuis It’s only Rock’n’Roll en 1974 la production discographique des Glimmer Twins est assez moyenne, et ce, même si Some Girls et Tatto You sortent un peu du lot. Bref, en refermant le livre on aurait aimé avoir les Sticky Fingers ; ce n’est pas le cas et c’est dommage. Allez, disons que ça restera un assez  bon bouquin… dès qu’il sera disponible en format Poche.

PB, février 2011