AC/DC – High Voltage Rock’n’Roll

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AC/DC High Voltage Rock’n’Roll

 

J’ai toujours été fan d’ AC/DC; à des degrés divers certes, et notamment avec un creux au cours de la période 1981-2000 (putain 30 ans!) qui a brillé par une production discographique qualitativement légèrement en dessous. Il faut quand même reconnaitre aussi qu’après Back in Black (2ème place des albums les plus vendus au monde… quand même!) faire mieux relevait plus de la quête du Graal que des courses à carrefour un premier samedi du mois. Fan donc! au point que quand se pose la question –Tiens qu’ est ce que je vais bien pouvoir m’écouter là tout de suite maintenant? – et que la fulgurance de la réponse n’est pas au rendez vous, il se passe quasiment toujours la même chose. Le tiroir avale goulument soit un Doctor Feelgood première époque, soit un skud d’Angus et sa bande. Et ça marche! Impossible de rester en place, vous avez des fourmis dans les jambes et vous tapez du pied (Jimmy Page). Fan disais-je, mais pas au point de dévorer ou de collecter tout ce qui de près ou de loin concerne les Anglo/Australiens High Energy. En clair je me souciais peu de leur histoire. Jusqu’à ce qu’une âme bien intentionnée mette entre mes mains l’ultime et splendide biographie par Phil Sutcliffe. Cet éminent journaliste anglais écrit sur le monde du rock depuis les années 70, il a arboré son pass backstage sur les scènes du monde entier pour interviewer les plus grands et alimenter de nombreuses publications. Autant dire que nous avons à faire à un spécialiste, un fan et un passionné surtout. Il n’en est pas à son coup d’essai le Phil! Il avait commis, entre autres publications, un très bel ouvrage consacré à Queen et publié aux Editions du Chêne en 2010. Aujourd’hui, avec High Voltage Rock’n’roll l’auteur retrace avec précision et exaltation la carrière de ceux qui ont donné au Heavy Rock ses lettres de noblesse. Au travers des 224 pages illustrées (pas moins de 150 photos couleur, une centaine de photos en noir et blanc) et bourrées d’anecdotes le lecteur est littéralement pris en otage. Consciencieusement et chronologiquement, des Easybeats à la mort de Bon Scott et au nouveau départ, on apprend tout et le reste. Tout, vous saurez tout sur: les line up successifs, les bastons, la diabolisation du groupe et même le type de cordes qu’affectionne Angus, c’est dire! Personnellement ce que j’ai particulièrement apprécié c’est la façon dont sont décortiqués tous les albums et les touches d’humour qui, çà et là, ponctuent le récit:  » We’re going to be one of the greatest bands in the world It’s a shame Hendrix is dead: I wanted to blow him off stage. (Angus Young). Voilà pour le contenu. Couverture animée, papier glacé et mise en page soignée rendent la lecture agréable et placent incontestablement le contenant au rang des beaux objets. Au final le résultat est un superbe hommage à AC/DC et à la puissance sonore. Il se peut que cette année, le 24 décembre à minuit pour être précis, vous entendiez un gros son de cloches… Ne paniquez surtout pas, c’est juste que Belzébuth aura fait un queue de poisson au traineau du père Noël pour arriver chez vous le premier! Heeeells Beeeells!

 

 

 

Imelda May – Love Tattoo.

Imelda May L’ Irlandaise Imelda May, est à mon humble avis l’une des plus intéressantes découvertes du moment; le problème reste qu’il parait difficile d’exprimer en quelques mots tout le bien que je pense de cette artiste accomplie. Love Tattoo, commercialisé en France depuis Octobre 2011, est une nouveauté sans l’être puisque il nous arrive en fait trois ans après sa parution initiale. Il y a au cœur de cette galette un savant mélange d’ influences rétro qui composent un univers où la voix est en parfaite harmonie avec ce qui ne cesse et ne cessera d’inspirer les artistes : le good old time of rock’n’roll. L’album vaut essentiellement par cette évocation impeccable, elle même mise en valeur par des musiciens pour qui le Jazz, le rockabilly ou le Blues n’ont aucun secret. Il suffit d’écouter attentivement pour comprendre que Darrel Highman (son mari) à la six corde et Al Gare à la contrebesse y sont pour beaucoup quant à la finesse et à l’homogénéité de l’ensemble. Cela dit, et bien qu’excellent, l’album est d’après moi légèrement en dessous de Mayhem sorti l’année dernière et sur lequel figurait déjà ″Johnny Got a Boom Boom″.  Au final la reconnaissance est au rendez vous. Imelda May a été élue Meilleure artiste féminine aux Ireland Music Awards en 2009 ; elle a aussi remporté le Breakthrough award aux Classic Rock Awards 2010. Rassurant ? Valorisant? Who cares! Par ces temps de morosité l’essentiel reste de pouvoir jouir d’un peu de fraîcheur. Ce fut le cas avec Jungle Blues  de C.W. Stoneking ; ça le reste aujourd’hui avec cette nouveauté bien agréable. Faut il s’en priver ? Vous je ne sais pas, mais moi c’est hors de question !

Patrick BETAILLE, novembre 2011

 

Scorpions – In Trance & Virgin Killer

Scorpions censure In Trance

[Extrait]: Sorti en 1975, In Trance, le troisième album des teutons s’inscrit comme déterminant quant au Hard Rock mélodique qui assurera au groupe un succès grandissant. La bande à Klaus Meine se fait donc remarquer et pas qu’au travers des compositions. La pochette de l’album, oeuvre du photographe Michael Von Gimbut  exhibe une femme au téton apparent,  tenant une guitare (la Stratocaster de Ulrich Roth) sous elle. Ce sera  la première de la série de pochettes du groupe à avoir été censurée. Quand je pense qu’à l’époque j’avais acheté le disque rien que pour la pochette, sans connaitre le goupe, ni même écouter. C’est grave docteur?

L’année suivante sortira Virgin Killer: La pochette originale fait à nouveau scandale. Une jeune fille pré-pubère pose entièrement nue et le sexe est caché par un impact sur une vitre. Excepté en France, la pochette est censurée et remplacée par une photo du groupe. La polémique dure, enfle et culmine en décembre 2008. Le IWF (Internet Watch Foundation)  juge la photo de l’album non seulement indécente mais potentiellement illégale de par son aspect pédopornographique. Plusieurs FAI britanniques interdisent alors l’accès à la consultation de la page de Wikipédia.

Sorpions censure Virgin Killer


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Patrick BETAILLE, novembre 2011