Vinyls – Tout un Art!

© Photo: Jennifer Stenglein

 

Vous avez succombé à la folie mercantile du 33 tours. Vous appréciez la chaleur du son du microsillon. Vous avez découvert sur les jaquettes le plaisir de voir ce que vous entendez. Vous avez choisi votre platine, vous l’avez réglée. Vous voilà prêt pour un bon décrassage des cages à miel. Avant tout, si vous voulez renouveler et prolonger le plaisir dans le temps, il faut considérer que l’objet est fragile et qu’il mérite une attention particulière. La manipulation doit se faire en prenant soin de ne pas poser les doigts sur la surface gravée. Le vinyle n’aime pas la poussière qu’il attire comme un aimant. Pour remédier à ce phénomène, investir dans des pochettes intérieures anti-statiques est LA solution. Il faut aussi prendre le temps de dépoussiérer le LP à l’aide d’une brosse souple, avant et après l’écoute. Le packaging doit être lui aussi manipulé avec soin et surtout protégé grâce à des enveloppes souples en polyéthylène transparent. Votre collection commence à prendre de l’ importance et vous devez faire face à un nouveau problème: le rangement. Lorsqu’il s’agit de classer ses galettes, il n’y a pas de règle précise. Vous pouvez procéder comme bon vous semble; par ordre alphabétique, par artiste, par genre ou par label. En revanche, pour les ranger dans de bonnes conditions une règle s’impose: le stockage de vos  ″ Prééécieueueux ″ doit absolument se faire à la verticale, dans une pièce exempte d’humidité, chauffée mais pas trop. Protégés de la lumière directe du soleil, qu’ils soient conservés dans une bibliothèque ou dans des bacs façon disquaire, il faut aussi veiller à ce que la quantité de 33 tours soit suffisante; ainsi, légèrement compressés mais pas trop, les disques ne subiront aucune déformation. Bienvenue dans le monde de la collectionnite aiguë, de la recherche compulsive et du classement obsessionnel. L’occasion peut être de découvrir High Fidelity une comédie sympathique de Stephen Frears dans laquelle John Cusack joue le rôle d’un disquaire de Chicago qui tient une boutique fréquentée par des amateurs d’albums rares et ésotériques des années soixante et soixante-dix.

Metallica – Whiskey in the Jar

Whisky MetallicaEn 1999 Metallica enregistre une version de ″Whiskey in the Jar″ la chanson traditionnelle irlandaise la plus chantée au monde et popularisée en son temps par Thin Lizzy. Aujourd’hui, de whisky il est encore question mais cette fois  le groupe envisage d’élaborer et de commercialiser sa propre eau de vie. Dixit Dave Pickerell, ancien maître distillateur et partenaire de ce projet, trois emplacement potentiels seraient actuellement envisagés pour accueillir les structures de la distillerie; Louisville, le temple du whisky, Nashville, le berceau de la musique et bien sûr San Fransisco, la patrie des hardeux métalliques. D’autres avant James Hetfield et sa bande ont eu une relation ponctuelle avec certaines marques. En partenariat avec des enseignes officielles et souvent à titre de sponsoring promotionnel, des artistes ont associé leur nom à des boissons alcoolisées. Iron Maiden et sa ″Red and Black Beer″, AC/DC et la ″Australian Hardrock Beer″, le ″Motorhead Whisky″, la ″Pura Vida Tequila″ de Billy Gibbons, ou la ″Killer Queen Vodka″ de … Queen. Même si par le passé Metallica s’est associé à Budweiser pour le lancement d’une bière, avec cette nouvelle initiative le groupe serait le premier à posséder sa propre marque de whisky et ses propres moyens de production. Danny Zimmer, promoteur du festival annuel ″Bourbon & Beyond″ dans le Kentucky est aux anges et il le dit. ″Nous sommes ravis qu’un groupe de leur niveau puisse transformer un buveur marginal en buveur à plein temps″. Propos qui évidemment n’engage que son auteur!

PB, mars 2018

Danny Lyon – The Bikeriders

Danny Lyon, Bikers hors-la-loi

En 1968, juste avant qu’ Easy Rider ne s’empare des consciences en devenant l’un des symbole de la contre culture, le photographe américain Danny Lyon publie The Bikeriders. Édité pour la première fois en France en 2014, cet ouvrage nous invite à prendre la route avec le gang du Chicago Outlaws Motorcycle Club auquel l’auteur – qui roule en Triumph – appartient à l’époque. L’ouvrage est un fac-similé de l’édition originale, enrichi de nouvelles reproductions photographiques et consiste en un constat authentique et personnel à propos d’ hommes et de femmes vivant en marge de la société traditionnelle. Une cinquantaine d’images en bichromie regroupant portraits, clichés sur le vif et une quinzaine d’entretiens jalonnent les 100 pages d’un ouvrage indispensable à la compréhension de la culture Biker née il y cinquante ans.

Dominique Valla – Noir Mat hyperréaliste

Noir Mat, peintre surréaliste
© Dominique Valla

 

Un père artiste peintre, une Harley Davidson acquise dans les années 90, une passion dévorante pour la Kustom Kulture, voilà ce qui anime cet artiste autodidacte quand il plonge dans l’univers de la mécanique et des chromes. Armé d’un pinceau ou d’un aérographe, Dominique Valla a fait sienne une culture américaine imprégnée de motos, de voitures, de trucks et de pin-up. L’artiste signe ses œuvres ″ Noir Mat ″ et pourtant rien n’est noir et rien n’est mat. Ses acryliques irradient de couleurs, s’animent d’ambiances chaudes et pétillent de détails précis qui s’inscrivent dans un mouvance hyperréaliste très convaincante. Talentueux peintre multi-facettes, Dominique excelle également dans l’art urbain ou animalier et à l’occasion il s’adonne aussi avec bonheur au Pop Art. Si vous appréciez ce mode d’expression, n’hésitez pas à faire appel à lui pour une mise en peinture, sur toile originale, de la photo de votre bolide préféré, avec ou sans vous. 

Patrick BETAILLE, février 2018

Marie Meier – Les Enfers du Rock

Illustrations Marie Meier
© Marie Meier

 

Alsacienne d’origine, Marie Meier est une artiste qui se définit elle même en tant qu’illustratrice Goth’n’Roll. Son domaine de prédilection c’est essentiellement le rock et le Burlesque qu’elle met en scène dans un univers où la mort et l’ésotérisme occupent une place prépondérante. Entre tattoos et comics, son style inimitable torturé et très encré, exprime toute sa puissance dans une série consacrée au Club 27, mais se retrouve aussi à l’honneur dans Rock & Folk, Power Glide magazine et sur des jaquettes de bouquins (Virginie Despentes) ou des affiches de festivals. Citée en tant que référence dans des ouvrages tels que Be Burlesque, Marie Meier a aussi œuvré pour la télévision (Tracks), le cinéma (Bye bye Blondie) et en 2009 elle a même collaboré à l’écriture du livre Les Enfers du Rock. Quand les nombreuses expos en France et en Europe lui en laisse le temps il lui arrive aussi de se consacrer, comme ici, aux tarots ou de peindre des guitares sur lesquelles les effigies d’Hendrix et de Robert Johnson sont à l’honneur.

Marie Meier Les Enfers du Rock
© Marie Meier

Patrick BETAILLE, février 2018

Jack Daniel’s – Le Old No.7 recrute!

Seasick Steve Jack Daniel's
Screenshot Youtube: Seasick

 

Gendarme, footballer, astronaute, pilote de course ou chien policier, c’est généralement ce qui nourrit les envies d’avenir d’une enfance banale. En grandissant, les rêves de salaires mirobolants, de défense de l’opprimé ou de shoots d’adrénaline, s’écroulent, souvent! Alors pourquoi ne pas valider des aspirations carriéristes, certes plus modestes, mais ô combien euphorisantes en devenant par exemple testeur? Jack Daniel’s est à la recherche de volontaires pour apprécier les nouvelles saveurs du Old No.7. Pas besoin d’être un expert ou un fin palais; il suffit juste de goûter et d’évaluer le nouveau ″ Tennessee  Fire ″ aux saveurs de cannelle pimentée. C’est gratuit. Il faut s’inscrire avant le 31 janvier et être sélectionné pour, après avoir donné un avis argumenté, pouvoir bénéficier d’une bouteille gratuite. Seule ombre au tableau: il faut résider au Royaume Uni. 

 

Ross Halfin – Photographe Rock!

Ross Halfin photographe rock
© Photos: Ross Halfin – De gauche à droite: Eddie Van Halen – Gary Moore période Thin Lizzy – Eric Clapton – Randy Rhodes, période Ozzy Osbourne.

Au cours des Seventies Ross Halfin entreprend des études à la Wimbledon School Of Art afin de devenir artiste peintre. Déçu par le milieu de l’Art, il décroche assez vite et c’est un peu par hasard qu’il s’oriente vers la photographie. Lorsque pour ses loisirs il assiste à des concerts de rock il a l’habitude d’amener avec lui un appareil photo et saisit ainsi l’opportunité de prendre des clichés des Who, AC/DC et Led Zeppelin. Halfin commence à se faire un nom auprès de la presse musicale et parvient à travailler pour Sounds Magazine. Avec l’émergence du mouvement Punk, le Sounds mais aussi le Melody Maker et le New Musical Express s’intéressent au phénomène et offrent au photographe l’occasion de shooter  Clash, Sex Pistols, Jam, Adam Ant, Specials ou Blondie. Mais son truc c’est le Heavy Metal, les grands groupes et les shows accrocheurs des années 80. Il partage ainsi ses activités entre séances photos dans les concerts, contributions diverses pour des magazines (Kerang!), projets d’affiches et éditions d’ouvrages photographiques. A partir des années 90 Ross Halfin prend un peu de distance avec la scène pour se consacrer d’avantage à la photographie de voyage. Il reste néanmoins l’un des grands photographes et l’un des témoins majeurs des manifestations musicales d’une époque. Pour tout savoir: Ross Halfin Photography.

Barney Hoskyns – LED ZEP

Led Zeppelin, gloire et décadence

 

Un train de marchandises en pleine tronche! C’est ce que l’on ressentais en 1969 en découvrant le premier album de ce qui allait devenir le plus grand groupe de rock de tous les temps. ″Au XXIe siècle, il n’y aura pas d’autre Led Zeppelin parce que jamais plus un groupe ne réunira quatre génies. L’époque et l’environnement sont différents″. l’auteur de cette lapalissade, Kim Fowley (producteur et figure de la scène de Los Angeles) fait partie des quelques 200 voix qui s’expriment sur l’histoire du dirigeable. En effet, plutôt que de raconter cette saga par lui même, l’auteur, Barney Hoskyns, a préféré donner la parole à ceux qui de près ou de loin ont vécu la gloire et la décadence de Led Zeppelin. Des musiciens, des producteurs, des managers, des groupies, des journalistes, des roadies, les amis, la famille, tous sont au rendez vous pour donner leur propre version ou leur perception des événements  qui ont jalonné les hauts et les bas de la carrière osmotique de Page, Plant, Bonham et Jones. Des morceaux d’interviews, des anecdotes, des témoignages croisés, le tout sous forme de patchwork assemblé sur les 800 pages du livre. Le travail est colossal et l’assemblage chronologique captivant. Des débuts en studio de Jimmy Page et John Paul Jones au pont d’or refusé par Plant pour reformer le groupe (240 millions de dollars) en passant par la création de Stairway to Heaven, les femmes, la drogue, les destructions d’hôtels, la folie des concerts, le décès de john Bonham, et le reste y compris le pire. Une lecture passionnante et indispensable pour le fan qui au bout du compte saura ce qu’il ne voyait pas et verra ce qu’il ne savait pas. Chez le même éditeur (RivagesRouge) que l’épatant Altamont, Gloire et décadence du plus grand groupe du monde est disponible en format poche pour la modique somme de 11,50€.

Patrick BETALLE, janvier 2018

Bonnes Résolutions 2018 – Iznogoud

Bonnes Résolutions 2018

 

Resolutions? Me? What are you just implying? That I need to Change? Well, Budy, as far as I’m concerned, I’m perfect the way I am! Got it?!

Iznogoud, personnage de Tabary

 

Zapping Photo – 2017 en images

The Atlantic: 2017 in photos
© Photo: Zakaria Abdelkafi – AFP

 

Louable démarche que celle du magazine américain The Atlantic qui au travers de 120 clichés soigneusement sélectionnés propose de parcourir les événements significatifs de 2017. Un magnifique zapping pour se focaliser sur l’essentiel en passant outre l’orgie d’images insipides et de vidéos inconsistantes consommées quotidiennement. La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie″ (Milan Kundera). C’est ici et c’est en 3 volets   The Atlantic: 2017, the year in photo