Musique de merde – Attention danger!

Shit Music

Attention! La musique de merde multiplie les risques de lésions diverses par deux! Ecouter Vianney, Christine and the Queens, Jain ou Fréro Delavega engendre des acouphènes sévères. Se laisser aller à fredonner Bo le Lavabo, La Danse des Canards ou Le Petit Bonhomme en Mousse nuit gravement à l’entendement. Battre la mesure sur du David Guetta ou du Bob Sinclar génère des arythmies cardiaques. L’addiction à The Voice est source de troubles profonds du sommeil. Baver devant les NRJ Music Awards ou le Concours Eurovision de la chanson est révélateur de dégénérescence mentale. Kiffer Booba et Kaaris rend irrémédiablement con, c’est prouvé. Il faut le savoir: le degré d’atteinte par l’un ou l’autre de ces symptômes peut être étalonné grâce au Mètre Gims. En cas d’atteinte sévère, même le grand sorcier Gaëtan Epouloum-Kouloumba N’gué ne pourra rien pour vous. Prudence donc, la vie est trop courte pour accepter d’écouter de la musique de merde. Allez, salut bande d’enkultés, et sutout, Rock’n’roll Bordel!

Patrick BETAILLE, novembre 2018

Le lundi c’est permis – Einstein et l’Infini

L'infini selon Einstein
© Photo: Mary Evans – SIPA

 


[Albert Einstein]: ″Deux choses sont infinies: l’Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue ″.


 

Jimmy Page – Fender Telecaster: Dragon

Jimmy Page DragonCaster
Capture Écran Youtube

 

Généralement quand on pense au guitariste de Led Zeppelin la première image qui vient à l’esprit c’est Gibson. Effectivement, à quelques exceptions près, Jimmy Page a très souvent joué sur Les Paul et aussi sur la fameuse Gibson EDS-1275, celle de Stairway to Heaven. Ceci admis, c’est oublier un peu vite qu’au tout début du dirigeable le guitariste utilisait une Fender Telecaster de 1959 offerte par Jeff Beck en remerciement d’une intronisation au sein des Yardbirds. En 1967, inspiré par une idée de Syd Barret, le body de la guitare est doté de 8 petits miroirs ronds afin de pouvoir générer sur scène des effets de lumières. Un peu plus tard, les miroirs seront enlevés et la peinture d’origine poncée. Passionné de créatures de légende Jimmy réalise lui même le motif représentant un dragon. Par la même occasion le pickguard noir est remplacé par un modèle transparent sous lequel est glissé un film réfléchissant. A l’occasion du cinquantenaire de la fondation Led Zeppelin, Fender et Jimmy Page sont en partenariat pour rééditer début 2019 et en 50 exemplaires ces deux versions de la Telecaster sur laquelle Jimmy Page a enregistré la majorité des titres du premier album paru en 1969 et que l’on voit lors des concerts du groupe en 1968: Dazed and confused!

 
 
 
 

Dante Orpilla – She only loves you when she’s drunk!

© Dante Orpila

 

 

Ses amis l’appelaient ″ Youngluck ″ (chanceux). Fils de père philippin et de mère métisse, Orpilla a grandi dans les mauvais quartiers d’Oakland. A l’âge de 17 ans, lors d’une fusillade il est blessé à la nuque et à 21 ans il prend une balle dans le bras au cours d’une bagarre. En 2006, sa petite amie rompt et disparaît avec son fils de 3 ans, Orion. Déprimé, ″Lucky″ sombre dans la paranoïa et la drogue.Plus tard, se fait piéger et arrêter en possession de 110.000 dollars destinés à l’achat de 7 Kg de cocaïne. Incarcéré dans un pénitencier fédéral, il purge une peine de trois ans assortie d’une détention à domicile sous contrôle judiciaire. De tout temps Dante été doué pour le dessin mais c’est lors de son séjour en prison qu’ il développe son art, un peu par hasardUn jour en effet, il renverse du café sur une feuille de papier et réalise que la teinte brunâtre donne naissance à des taches qu’il trouve éloquentes. Sa boisson du matin se transforme bientôt en aquarelles. De fil en aiguille, d’échanges de courriers en publications de blog, il acquiert une notoriété et son statut d’artiste reconnu se confirme. Aujourd’hui l’artiste, toujours en liberté conditionnelle, gère son Project Stane pour venir en aide aux enfants en difficulté et persiste dans l’expression de son talent. Comme en témoigne cette peinture intitulée ″She only loves you when she’s drunk″Dante Orpilla  produit des œuvres à l’image de son parcours: sombres, tourmentées, d’une fulgurance et d’une expressivité étonnantes. A voir sur OneUglyBastard

Patrick BETAILLE, novembre 2018

Le lundi c’est permis – Et Dieu dans Tout Ça?

Mircea Pavel porte plainte contre Dieu

 

En 2007, un Roumain porte plainte contre le ″ nommé Dieu, domicilié aux cieux et représenté en Roumanie par l’Eglise orthodoxe ″, l’accusant ″ d’escroquerie, d’abus de confiance, de corruption et de trafic d’influence « . Il reproche notamment à Dieu de ne pas avoir pris en compte ses prières.
Lors de mon baptême, j’ai conclu un contrat avec l’accusé visant à me délivrer du mal. Or, jusqu’ici, ce dernier n’a pas honoré ce contrat, bien qu’il ait reçu de ma part différents biens et nombreuses prières ″, écrit le plaignant.
Le quotidien Evenimentul Zilei a rapporté le 11 juillet 2007 que le parquet de Timisoara a débouté le plaignant, estimant que ″ Dieu n’est pas un sujet de droit et n’a pas d’adresse ″. Mircea Pavel, 40 ans au moment des faits, purge actuellement une peine de 20 ans de prison pour meurtre. Ite missa est!

Jean Eric Perrin – Sexe, Drogues et Rock’n’Roll!

© Photo: Philippe Mogane – Shakin’ Street. Album Cover Art

 

Dans le milieu du cinéma et de la musique des années 70 Fabienne Shine est de toutes les fêtes. Elle donne beaucoup de sa personne, s’amuse avec Aznavour, Dali ou Klaus Kinski. C’est une bombe à qui personne, homme ou femme, ne résiste et l’univers du rock est son domaine de prédilection. Elle court le monde avec de glorieux amants chez les Stones, Led Zep, le Floyd ou la bande à Bertignac. Elle croise aussi la route de Bob Marley, Johnny Thunders et Ike Turner. Pour coller d’encore plus près à la Rock attitude, celle qui ferait passer Pamela Des Barres ou Bebe Buell pour des grenouilles de bénitier, fonde Shakin’ Street en 1976 et chantera Solid as a Rock. C’est en résumé l’hallucinante saga d’une muse électrique racontée par Jean-Eric Perrin: Sexe, drogues et Rock’n’Roll!

 

Steve Grantley & Alan G. Parker – The Who by Numbers

 

Publié en anglais en 2010, The Who by Numbers est désormais disponible en version française. De I Can’t Explain à Tommy, de Won’t Get Fooled Again à Endless Wire en 2006, Steve Grantley et Alan G. Parker décortiquent l’extraordinaire carrière des porte-drapeaux d’une époque, celle de la gé-gé-nération Mods. Ce livre n’est pas une biographie de plus sur The Who mais bien une étude musicale et sociale basée sur le Rock’n’Roll explosif asséné par Pete Townshend, Roger Daltrey, John Entwistle & Keith Moon. Commercialisable le 26 octobre à 24€ les 300 pages, L’histoire des Who à travers leur musique est disponible en précommande sur le site de Rytrut Editions.

Patrick BETAILLE, octobre 2018

 

Jean Paul Pagnon – Blues Entoilé

J.P Pagnon Muddy Waters
© Jean Paul Pagnon

 

Du Delta du Mississippi à Chicago,  des ruelles de la Nouvelle-Orléans aux quartiers de New-York, l’univers de ce peintre français héberge chanteuses et musiciens, micros, guitares et cuivres dans des univers qui ont la chaleur d’une tasse de café qui fume, la rondeur d’une volute de cigare de La Havane et la moiteur d’un été en Louisiane. Jean-Paul Pagnon donne des couleurs à ce rêve américain, et met en images l’éternelle bande-son du Jazz et du Blues. 

The Beatles – La Rumeur Abbey Road

MacMillan photographe d'Abbey Road
© Photo: MacMillan

 

1969. Pour illustrer l’album qu’ils sont en train d’enregistrer et qui au départ devait s’appeler Everest, les Fab Four envisagent de se faire photographier au pied de l’Himalaya. Rien que ça! face au refus de leur label, McCartney propose de sortir dans la rue, devant les studios EMI, pour prendre quelques clichés. Rendez vous est pris avec un ami de John Lennon, un photographe écossais indépendant. Le 8 août 1969 vers 11h30, la circulation est arrêtée sur Abbey Road et MacMillan, perché sur un escabeau, prend des photos des quatre Beatles traversant la rue sur le passage piétons. Il fait chaud, Macca le gaucher ôte ses pompes, marche pieds nus avec une démarche en décalage avec celle des trois autres et tient une cigarette dans la main… droite. S’en suivront de délirantes spéculations sur la prétendue mort du bassiste et son remplacement par un sosie. Quelques jours avant la sortie de l’album le 26 septembre 1969, Lennon annonce son départ du groupe et la théorie conspirationniste enfle. D’après certains, l’immatriculation LMW 28IF de la Volkswagen blanche stationnée à proximité signifierait: ″Living McCartney Would be 28 if″ sous-entendant que Paul McCartney aurait 28 ans s’il n’était pas mort. Plus réaliste et tout aussi anecdotique… Après grand nombre de vols de ses plaques, la Beetle est mise en vente et achetée en 1986 par un collectionneur américain pour être revendue en 1998 et exposée au ZeitHaus Museum, à proximité de l’usine Volkswagen de Wolfsburg… Sur la droite de la photo, au dessus de Lennon, la silhouette d’un passant, celle d’un touriste américain qui assiste à la scène. Ce n’est qu’à la publication d’Abbey Road que Paul Cole, le quidam en question, réalise qu’il est présent sur la pochette de l’album… Enfin, à partir de 2003 aux USA, certains éditeurs de posters décident de gommer la cigarette de l’image d’origine.

Patrick BETAILLE, octobre 2018

Jean-Pierre Leloir – Réunion

Jean-Pierre Leloir: Brel, Brassens & Ferré
© Photo: Jean-Pierre Leloir

 


La photo qui réunit Brassens, Brel et Ferré est pratiquement aussi célèbre que le Baiser de l’hôtel de ville de Doisneau ou le portrait de Che Guevarra d’Alberto Korda.


L’idée de faire asseoir les trois grands poètes de la chanson française pour discuter autour d’une table revient à François-René Cristiani. Pour épater Philippe Koechlin, le rédacteur en chef d’un magazine musical, il lui propose d’interviewer simultanément Brassens, Brel et Ferré. L’idée est acceptée. C’est autour d’une table de salon dans un appartement du VIème arrondissement, et non dans les locaux de RTL comme on le croit généralement, que les trois chanteurs se retrouvent. Le photographe Jean-Pierre Leloir les immortalise. En février 1969, les mesures anti-tabac ne sont pas encore d’actualité et les canettes de bière sont à la parade. La photo fait la couverture du N° 25 de Rock & Folk dans lequel l’interview est à la Une.