Vinyls – Locked Groove

© Jean-Claude Menu: Lock Groove

 

Les disques microsillon possèdent en fin d’écoute un sillon sans fin, vide de toute information sonore. Cette particularité permet d’éviter que le bras ne vienne buter sur le centreur du vinyl, endommageant ainsi la pointe de lecture. Il est possible toutefois d’enregistrer du son sur ce sillon, permettant ainsi d’obtenir une boucle sonore d’un peu plus de 1 seconde se répétant sans fin. Cette technique a été utilisée par plusieurs artistes. La première piste utilisant cette technique se trouve à la fin du Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles paru en 1967. Sur les premiers pressages monophoniques de l’album destiné au marché britannique, la chanson A Day in the Life s’achève sur un collage de phrases prononcées par le groupe et enregistrées à l’envers. À la suite des Fab Four, la même année, les Who enregistrent sur le sillon sans fin de The Who Sell Out une fausse publicité pour leur label Track Records. Avec l’arrivée du numérique et du disque compact, le ″ Locked Groove ″ a laissé sa place au ″ Hidden Track ″, technique consistant à ne faire découvrir un titre qu’après plusieurs minutes de silence. En ce domaine, Placebo remporte la palme; leurs 3 premiers albums recèlent chacun une chanson cachée. Offspring s’est aussi amusé à insérer à la fin de Smash, le troisième album, une version revisitée de ce qui deviendra un tube planétaire : Come out and Play

En 2008, le dessinateur Jean-Christophe Menu fait référence aux sillons sans fin dans Lock Groove Comix,  une bande-dessinée savoureuse qui mentionne notamment beaucoup de curiosités liées aux vinyls.

Patrick BETAILLE, février 2025

Stevie Wonder – I Was Made to Love Her

 

[Extrait]: Multi instrumentiste, auteur, compositeur, aveugle comme son idole Ray Charles. Il est celui qui, à l’âge de 11 ans, signe avec Tamla Motown et obtient un premier tube avec Fingertips en 1962. La grande carrière de ″ Little Stevie ″ est lancée. Tout au long des sixties le label publie pas moins de 11 albums dont sont extraits un nombre conséquent de singles. Stevie Wonder a 17 ans quand sort son septième album qui contient des reprises de Ray Charles, Otis Redding, Smokey Robinson et James Brown, mais aussi des compositions personnelles, dont I Was Made to Love Her qui offre son titre au disque et sort en single en mai 1967. Autobiographique, la chanson parle de Susy, une très belle fille, son premier véritable amour…

Typique du style Motown, le rythme est soutenu, la voix époustouflante et pour la première fois le sitar électrique fait son apparition. Le titre atteindra deuxième place du Billboard Hot 100 et sera dans le top 5 du UK Singles Charts. Reprise par plus de cinquante artistes parmi lesquels The Beach Boys et Tom Jones, I Was Made To Love Her fut également adaptée par Gilles Thibaut et Claude François sous le titre Rien Rien Rien pour l’album Comme d’habitude


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, janvier 2025

Garland Jeffreys – Hail Hail Rock’N’Roll

 

[Hail Hail Rock’N’Roll – Album: D’ont Call Me Buckwheat – 1992]: Toi qui est né du rhythm & blues et de la soul, réveille-moi. Je pensais que je ne vieillirais jamais, ôte-moi d’un doute, ne me laisse pas planté là. Je vois la lumière, la pression monte: Little Richard, Chuck Berry, Bo Diddley, Fats Domino. Et voici Elvis, Gene Vincent, Buddy Holly et Jerry Lee… Salut Rock’n’Roll!

Patrick BETAILLE, janvier 2025

Rock Anthology – 1975

 

Putain 50 ans! En 1975 Pink Floyd pleurait Syd Barrett, Led Zep squattait à Greenwich Village, Queen passait la nuit à l’Opéra et Patti Smith épelait Gloria.

Petit voyage sur un chemin de mémoire musicale pavé de certains de ces albums intemporels, sortis il y a un demi-siècle, et qui ont joué un rôle essentiel dans l’histoire de la musique populaire sur laquelle ne régnait pas encore l’autotune.

Alors oui, je sais. Il en manque dans ce millésime. Beaucoup, et des bons en plus: Bob Dylan: Blood on the Tracks – David Bowie: Young Americans – Neal Young: Tonight’s the Night – Supertramp: Crisis? What Crisis? – Alice Cooper: Welcome to my Nightmare – Aerosmith: Toys in the Attic – Black Sabbath: Sabotage – Mike Oldfield, Fleetwood Mac, Tangerine Dream, Brian Eno, Parliament, Bruce Springsteen, AC/DC, Lou Reed, etc. Le bon temps quoi!

Patrick BETAILLE, janvier 2025

 

La Discothèque Idéale 2024

 

Les divas de l’auto-tune vous donnent des envies de suicide? La soupe radiophonique et télévisuelle vous en touche une sans faire bouger l’autre? Le Viens Poupoule d’André Verchuren vous hérisse? La Symphonie N°5 d’Arthur Honegger vous fait autant d’effet qu’un pet de lapin sur une toile cirée?

Le remède existe. Si, si! Le choix, bien qu’assumé, est bien évidemment relatif, partial et subjectif. Il a juste pour ambition d’entretenir l’espoir que le rock n’est pas encore mort et de prouver que, contre vents et marées, de talentueuses volontés mettent beaucoup de conviction et d’énergie pour que leur passion et leur plaisir deviennent nôtres. Bien sûr, le débat reste entier et ouvert mais il doit obéir à une constante et une seule: ″ La musique c’est comme la vie, ça se respire ″ (Francis Zegut). La discothèque idéale est chroniquée ici: Rock’n’Roll Bordel!

 

Becoming Led Zeppelin – Le Film, Enfin!

 

Le sujet avait été évoqué ici même en août 2021. Déjà à l’époque, le premier documentaire officiellement autorisé sur Led Zeppelin affichait un retard de deux ans. Ce coup-ci, les choses ont l’air d’avancer. La sortie de Becoming Led Zeppelin est planifiée pour le 7 février et la bande annonce est d’ores et déjà disponible. On y voit Robert Plant, Jimmy Page et John Paul Jones évoquant la formation du groupe sur fond de Whole Lotta Love. Le trailer s’achève sur un extrait d’interview du batteur John Bonham: ″ La première fois que nous avons joué ensemble, c’était stupéfiant ″ dit-il. ″ C’était comme un cadeau du ciel. Pas vrai?! ″. 

Patrick BETAILLE, décembre 2024

Mama Lion – Preserve Wildlife

 

[Extrait]: Le cover art de Preserve Wildlife paru en 1972 met à l’honneur la pulpeuse co-fondatrice du groupe de blues rock californien Mama Lion… Même en cage, on devine que ce n’est pas par hasard si Lynn Carey s’est faite remarquer en tant qu’actrice et mannequin, notamment en squattant la une et les pages de Penthouse. Une fois extraite de derrière les barreaux, la chanteuse offre une partie de sa plastique avantageuse en donnant le sein à un lionceau. Loin d’être provocatrice, la pochette sera pourtant bannie dans plusieurs pays…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Patrick BETAILLE, décembre 2024

Link Wray – Rumble

 

[Extrait]: Lors d’un concert en Virginie, Link Wray et son groupe The Ray Men ont créé un instrumental qu’ils ont appelé Oddball. Succès instantané auprès du public qui, ce soir-là, le réclame en rappel à quatre reprises. Milt Grant, un animateur de radio présent sur les lieux, propose de financer une session en studio. En contrepartie, Grant obtiendra les droits sur l’écriture. Sollicité, Archie Bleyer, le producteur de Cadence Records, déteste ce qu’il entend et refuse d’enregistrer le titre. Cédant aux insistances de sa belle fille qui adore le morceau, Bleyer accepte à contrecœur de publier cette histoire sans paroles qui prit le nom de Rumble. Dès sa sortie, au prétexte que le morceau incite la jeunesse à la violence, plusieurs radios américaines en interdisent la diffusion. Une première pour un morceau totalement instrumental !..

Rythme tribal, ambiance menaçante et son crasseux, celui d’un cran d’arrêt tranchant le cœur de la pop tiédasse. Partout, dans les garages, les sous-sols et les chambres à coucher, des musiciens en herbe comme Jimmy Page, Pete Townsend et des milliers d’autres ont reproduit cette puissance distordue. Jouer Rumble était un rite de passage obligé pour tout guitariste qui voulait exploiter le dynamisme mystérieux de cette nouvelle musique. Sans Link Wray, le Rock tel que nous le connaissons n’existerait pas.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, décembre 2024

AC/DC – Au Bloc!

©Arctic-Images

 

Des tests scientifiques révèlent que les chirurgiens améliorent leur précision et leur rapidité avec du hard rock en fond sonore, du AC/DC en particulier. L’étude très sérieuse, publiée dans Langenbeck’s Archives of Surgery, s’est concentrée sur deux genres musicaux emblématiques : le hard rock d’AC/DC et la musique des Beatles. Les morceaux des australiens, tels que T.N.T. et Highway to Hell, ont montré des effets particulièrement significatifs. Les chirurgiens réalisant une coupe de précision ont vu leur temps d’exécution passer de 236 secondes à 139, soit une réduction de 41 %. La précision des gestes a également augmenté de 5 %. Selon Cui Yang, le directeur de recherche: ″ Pour le hard rock, l’effet positif était particulièrement perceptible lorsque la musique était jouée à fort volume. Il est possible que la rythmicité élevée de la musique fournisse un tempo pour maintenir la vitesse de la performance et ainsi améliorer les tâches ″. Source et détails: Santé Magazine.


Actualité de dernière minute: Des tests récents lors d’interventions réalisées avec des chansons de Ayana Nakamura et de Gims en guise de musique d’ambiance ont eu des conséquences inattendues et désastreuses. Alors n’oubliez pas! Avant de monter sur le billard, pensez à demander à votre chirurgien ce qu’il écoute pendant qu’il opère. Votre santé mentale, et peut-être votre vie, en dépendent!


Patrick BETAILLE, décembre 2024

Steve Hill – Hanging on a String

Steve Hill a passé des décennies à définir ce que signifie d’être un groupe de blues rock à lui tout seul. Hanging On A String est probablement un aboutissement. Faute de mieux, le canadien est considéré comme l’un des guitaristes les plus prolifiques au pays de Couillu le Caribou. Également chanteur, auteur, compositeur et homme orchestre, celui qui a commencé à jouer dans les bars à 16 ans et qui est devenu pro à 18 ans, est aujourd’hui une force musicale à ne surtout pas sous-estimer. Enregistré au Studio 606 de Dave Grohl et produit par Darrell Thorp (Foo Fighters, Radiohead), ce treizième album est aussi raffiné que brut. Il est de ce bois dont on fait les cabanes qui doivent résister aux assauts du temps. 8 rondins impeccables, bruts, taillés à la hache par le bucheron de service qui joue de tous les instruments. Du titre éponyme à la reprise du When the Music is Over des Doors, ce disque est un véritable assaut musical. Amateurs de sirop d’érable passez votre chemin. 

Patrick BETAILLE, novembre 2024