Mick Jagger – Aston Martin DB6

© Photo Mick Jagger: Gered Mankowitz

 


Même si Mick Jagger n’est pas un collectionneur compulsif, il a possédé de nombreuses voitures. Des Rolls-Royce – dont une Silver Shadow, une Silver Wraith et une Phantom dorée – quelques Morgan qu’il adorait conduire et de nombreuses Bentley Continental.


Au cours des sixties, la British Invasion bat son plein en envahissant l’imaginaire des adolescents. C’est l’époque au cours de laquelle les musiciens de rock en vogue aiment s’afficher au volant de voitures remarquables. Aston Martin est également au sommet de son art avec une voiture de sport performante, stylée et récemment lancée: la DB6.
À l’été 1968, Mick Jagger, alors âgé de 22 ans, s’offre ce modèle en version bleu nuit. La photographie prise par Gered Mankowitz, immortalise le chanteur des Rolling Stones nonchalamment assis sur les pavés d’un quartier proche de Baker Street à Londres, devant sa récente acquisition. ″ Je l’ai achetée lorsque l’album Beggars Banquet a rencontré le succès partout dans le monde. En deux ans, nous avons gagné plus d’argent que nous n’aurions jamais pu l’imaginer, et nous en avons dépensé des tonnes en fêtes et en excès. Je me souviens bien de cette voiture car c’était ma façon de dire à ma famille que j’avais enfin franchi un cap et que j’étais indépendant ″.

Patrick BETAILLE,  octobre 2025

Le lundi c’est permis – Look

© Source Image: WallHere

 


[Catherine Zeta-Jones]: ″ It’s true, I don’t like the whole cutoff-shorts and Tshirt look, but I think you can look fantastic in casual clothes – C’est vrai, je n’aime pas trop le look short coupé et t-shirt, mais je pense qu’on peut être superbe en tenue décontractée.


Patrick BETAILLE, octobre 2025

 Eddie Adams – Nguyen Van Lem

© Photo: Wikimedia Commons: Eddie Adams – Associated Press

 

En 1968, le photojournaliste américain Eddie Adams couvre la guerre du Vietnam pour le compte de Associated Press. Le premier février dans une rue de Saigon et alors qu’il pense assister à une technique d’intimidation, il est le témoin d’une exécution sommaire. Nguyen Ngọc Loan, le chef de la police du Sud Viêt Nam, tire une balle dans la tête d’un prisonnier Viêt-Cong: le capitaine Nguyen Van Lem.
Ce cliché fit le tour du monde et obtint en 1969 le prix Pulitzer. Eddie Adams déclara alors: ″ Deux personnes sont mortes sur ce cliché. Le colonel a tué le prisonnier, j’ai tué le colonel avec mon appareil photo ″.

Un cameraman de NBC également présent sur les lieux a filmé la scène. Bien que diffusée sur la chaine le 2 février à une heure de grande écoute, la vidéo de quelques secondes a eu beaucoup moins d’impact dans le monde que la photo elle même. 

Patrick BETAILLE, octobre 2025

Christone Ingram – Hard Road

 

C’est incontestable, Christone ″ Kingfish ″ Ingram est l’un des guitaristes les plus doués de sa génération. Adoubé par Keb’ Mo et Buddy Guy il est l’avenir d’un blues moderne solidement ancré dans le delta du Mississippi et jusqu’alors brillamment promu par Alligator Records. Kingfish a néanmoins décidé d’aller de l’avant en s’émancipant de la tutelle de la prestigieuse maison de disques et fonder son propre label: Red Zero Records. Changement de cap donc, avec à la clef un tournant significatif témoignant de l’étendue de la vision et du talent du jeune prodige de 26 ans. Hard Road, son nouvel album, est un pari; celui d’établir un pont entre tradition et modernité. Du blues classique (Memphis) au blues rock puissant (Cosses, S.S.S.) en passant par  l’audace du funk (Truth et Bad Like Me) et la magie de la soul (Nothin’ But Your Love, Standing on Business et Clearly), le natif de Clarksdale poursuit une croisade consistant à perpétuer l’esprit du blues dans une nouvelle dimension. Quel que soit le genre, sa guitare s’épanche avec la voracité d’un alligator irascible. La fureur syncopée de Back To L.A donnerait à n’importe quel guitariste l’envie de réduire son instrument à l’état de petit bois. Plus flamboyant encore, le renversant Voodoo Charm achèvera de séduire les nostalgiques du gaucher de Seattle. 

Avec Hard Road, Christone Ingram apporte avec panache et brio une preuve supplémentaire qu’il détient la force indispensable pour porter le flambeau du blues.

Patrick BETAILLE, Octobre 2025

Gibson ES 345 – Lost to the Future

© Screenshot: Retour Vers le Futur


Doc! C’est une catastrophe! Ma Gibson 345 a disparu! – Nom de Zeus Marty! Prenons la DeLorean, convecteur temporel calé sur 2025! Nous allons retrouver la Cherry Red!


Flashback sur ce moment de 1955. Au cours du bal de fin d’année du lycée de Hill Valley, un adolescent monte sur la scène, prend une guitare et lance à l’orchestre : ″ Ok les gars, on va jouer un blues en Si. Regardez moi pour les changements et essayez de suivre ok?! ″ Riff d’intro sur deux cordes, solo survolté, Duckwalk et tapping devant un public médusé qui découvre le rock’n’roll avec Johnny B. Goode. En coulisse Marvin Berry téléphone: ″ Hey Chuck! C’est Marvin! Marvin Berry ton cousin! Tu m’as dit que tu cherchais un son nouveau hein?! Bon, alors écoute ça! ″.

La mythique Gibson ES-345 Cherry Red sur laquelle Marty joue dans le film Retour Vers le Futur a disparu après le tournage en 1985 et personne ne sait ce qu’est devenu l’instrument. Quarante ans plus tard, l’équipe du film est bien déterminée à la retrouver. Pour tenter de remettre la main sur cette guitare, les acteurs de la trilogie et le fabricant Gibson ont lancé un avis de recherche mondial via une campagne baptisée Lost to the Future: ″ Si vous savez où elle est, écrivez-nous! implore Michael J. Fox, l’acteur qui joue le rôle de Marty McFly.

Patrick BETAILLE, octobre 2025

Le lundi c’est permis – Bas

© Photo: Flickr/Alcide Sarin

 


[Alain Bremond Torrent. Romancier anglais]: ″ Girls with stockings, they know how to make the atmosphere nice – Les filles qui portent des bas, elles savent comment rendre l’ambiance agréable. 


Patrick BETAILLE, octobre 2025

Ho Tong Lang – Taï Phong

 

Taï Phong (signifie grand vent et désigne un typhon) est un groupe français fondé en 1972 par deux frères vietnamiens Khanh Maï (guitare et chant) et Taï Sinh (basse, guitare, chant, claviers). Ils sont rejoins en 1974 par un guitariste et chanteur qui joue des solos extatiques et chante avec une voix haut perchée qui colle à merveille à leur répertoire rock progressif dans la veine de Yes et Genesis. Le premier LP éponyme n’est pas révolutionnaire mais il a le mérite de bénéficier d’un gros son et de compostions savoureuses. Parmi celles-ci, Sister Jane, un tube intemporel qui, au format single, s’est vendu a plus de 200 000 exemplaires (50 000 copies pour l’album).

C’est Ho Tong Lang, frère des deux membres fondateurs, peintre et dessinateur à ses heures, qui est à l’origine de la représentation du samouraï qui sublime le cover art des premiers albums publiés chez WEA: Taï Phong en 1975 et Windows en 1976. Quant au talentueux guitariste et chanteur dont il est question ici, il s’agit de… Jean-Jacques Goldman!


D’autres chroniques à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Patrick BETAILLE, octobre 2025

Bad Cop Bad Cop – Lighten Up

 

Bientôt 15 ans d’existence pour le quatuor féminin de punk rock formé en 2011 et basé à Los Angeles: Bad Cop Bad Cop. Retour aux affaires avec un quatrième album pour les angelinas du quartier de San Pedro qui n’avaient rien produit depuis 2020. Comme ses prédécesseurs Lighten Up fait preuve d’une énergie débordante mais gagne incontestablement en maturité. De la part d’un groupe qui a toujours tout misé sur la baston musicale, la métamorphose est évidente. Sans pour autant renier leur addiction à l’explosivité, les filles se livrent à un exercice un tantinet espiègle. Note to Self fricote avec un reggae speedé, Las Ventanas étonne avec une intro résolument jazzy, See Me Now bénéficie d’un mid tempo aux accents blues et le Johnny Appleseed de Joe Strummer est adapté à l’humeur du moment. Pour autant Stacey, Linh, Myra et Alex ne cèdent pas aux sirènes du mainstream. Ici l’esprit punk et la démarche insoumise sont encore et toujours au rendez-vous. All Together Now, Strugglin, Straight of Detox ou I4NI, dans lesquels rythmes effrénés et guitares rageuses occupent une place prépondérante, sont les témoignages convaincants d’un rock sans compromis. Lighten Up est audacieux, authentique, joyeux et efficace. Un bel album qui donne envie de pogoter et d’aimer la vie.

Patrick BETAILLE, Octobre 2025

 

Le lundi c’est permis – Migraine

 


[Honoré de Balzac]: ″ L’affection dont les femmes connaissent le mieux les ressources est la migraine. Cette maladie est la plus facile de toutes à jouer car elle est sans symptômes apparents. Il suffit, pour l’avoir, de dire : J’ai la migraine 


Patrick BETAILLE, septembre 2025

Gene Vincent – Be Bop A Lula

 

[Extrait]: Gene Vincent reçoit sa première guitare à l’âge de douze ans et joue régulièrement les succès de l’époque pour les passants et les clients de l’épicerie de ses parents. À dix-sept ans, il quitte l’école et s’engage dans la marine. Au retour d’une campagne en Méditerranée il est victime d’un accident de la route au guidon de sa moto et il échappe de peu à l’amputation. C’est à cette époque que le chanteur commence à se produire sur scène. Il participe à un concours de chant dont l’un des membres du jury est l’animateur d’une radio de Norfolk qui va lui offrir l’antenne chaque week-end. C’est ainsi que Gene Vincent interprète pour la première fois en public Be-Bop-A-Lula, chanson qui fait l’objet d’une maquette envoyée chez Capitol. En mai 1956, Gene Vincent And His Blue Caps partent enregistrer à Nashville. Placé en Face B de Woman Love, Be-Bop-A-Lula sort en single le 2 juin…
Grâce à une composition originale, une voix remarquable, et un guitariste exceptionnel en la personne de Cliff Galup, Be-Bop-A-Lula se vend a plus de deux millions d’exemplaires et devient disque d’or.
Très souvent reprise, la chanson est aussi au cœur de l’histoire des Beatles. C’est le premier disque acheté par Paul McCartney et lorsqu’il rencontre John Lennon pour la première fois, celui-ci est en train de chanter Be-Bop-A-Lula avec les Quarrymen.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, septembre 2025