Sam Shaw – Marilyn

© Photo: Sam Shaw

 

Iconique! Marilyn Monroe en robe blanche au-dessus d’une grille de métro new-yorkais. Le photographe américain Sam Shaw a rencontré celle qui allait devenir sa muse au début des années 1950 et l’a suivie durant toute sa carrière. Ce cliché de la star hollywoodienne a été pris en 1954 lors du tournage du film de Billy Wilder Sept ans de réflexion. Dans une des scènes, Marilyn porte une robe blanche plissée qui se soulève au-dessus de sa taille grâce à une soufflerie placée en sous-sol. Une fois le tournage terminé, une reconstitution a été organisée pour une séance photo promotionnelle avec la presse. Shaw, qui avait orchestré l’événement, s’était assuré la meilleure place pour immortaliser le moment qui a définitivement marqué les esprits de l’époque et est resté gravé à jamais dans les mémoires. Pou-pou-pi-dou!

B.B. King – Gibson ES 335: Lucille

Source Image: Screenshot – BB King live at Montreux 1993

 

Au début de sa carrière, B.B. King a joué sur des guitares de différentes marques  mais il est surtout connu pour avoir joué sur Gibson ES-335 dont une version baptisée Lucille. L’anecdote liée à ce baptême est racontée par le bluesman lui-même dans une interview qu’il avait accordé à JazzWeekly alors qu’il en était à sa 16ème guitare affublée du même nom.

Le concert avait lieu dans la salle d’un petit patelin au nord-ouest de Memphis. Il faisait donc assez froid en hiver. Pour chauffer la pièce, ils se servaient d’un bidon posé au milieu de la piste, dans lequel ils brûlaient du bois et du kérosène. Les gens dansaient autour, il n’y avait habituellement pas de problème. Mais ce soir là, deux gars ont commencé à se battre. Et l’un d’eux à fait tomber le poêle qui a déversé du carburant sur le sol. Ça a fait comme un fleuve de feu et tout le monde s’est précipité vers la sortie, moi compris ″ expliquait-il.
Une fois dehors, j’ai réalisé que j’avais laissé ma guitare à l’intérieur. J’y suis donc retourné pour la récupérer ″ précisant que le local était en bois, et qu’il avait littéralement craint d’y laisser sa vie. ″ Le lendemain, nous avons appris que les deux individus s’étaient battus pour une fille qui travaillait là et qui s’appelait Lucille. Donc, j’ai nommé ma guitare Lucille pour me rappeler de ne jamais faire une chose comme ça! ″ 

Pour rendre hommage au Roi du Blues, Gibson Brands a commercialisé au début des années 80 la B.B. King Lucille. Basée globalement sur le modèle ES-355, cette version est dépourvue d’ouïes de façon à réduire les problèmes de larsen [B.B. King avait pris l’habitude de bourrer l’intérieur de sa demi-caisse de coton pour limiter le phénomène en concert].

Danko Jones – Leo Rising

 

Fidèle à la tradition, le douzième album studio de Danko Jones propose un heavy rock sec, carré et percutant. Leo Rising ne fera pas certainement basculer la carrière du groupe canadien mais il confirme une sincérité qui n’est pas étrangère au fait que l’on apprécie ce power trio depuis plus de 20 ans. Certes, pas de quoi faire oublier la frénésie de We sweet Blood paru en 2003 mais les onze titres du nouvel opus prouvent que, sans chichis, sans esbrouffe et loin des tendances, le rock n’est pas encore mort dans l’Ontario. Pour preuve, Diamond in the Rough et son clip en hommage à Kiss s’impose avec un solo incandescent de Marty Friedman (Megadeth) qui transforme le morceau en explosion de virtuosité et de flamboyance.
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Le lundi c’est permis – Résille

Source Photo: Kitty Thomas/Goodreads

 


[VideoClub-Roi]: “ Je n’aime que tes bas résille qui dans mes pensées grésillent – I only like your fishnet stockings which sizzle in my thoughts “


In Vinyle Veritas – Sous le Sapin!


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Steve Vaï – Grover Jackson: Crossroads

© Source Photos: Screenshots du Film Crossroads

 

En 1974, Wayne Charvel crée un atelier de réparation et de customisation de guitares, essentiellement de marque Fender. En 1978, à la suite de difficultés, il vend la boutique et la marque Charvel à Grover Jackson avec qui il avait déjà noué un partenariat. C’est ainsi que la marque Jackson voit le jour en 1980.
En 1986 parait Crossroads, film inspiré par la légende du musicien de blues Robert Johnson, réalisé par Walter Hill sur un scénario de John Fusco. Bien que Keith Richards, Frank Zappa, et Stevie Ray Vaughan aient été pressentis, c’est Steve Vaï qui fut choisi pour interpréter le rôle de Jack Butler, le guitariste du diable. Quelques temps auparavant, Grover Jackson avait offert une guitare pailletée rouge vif de sa fabrication à Steve qui la proposa pour le road movie. Une fois le choix validé, l’équipe demanda au fabriquant Jackson de faire des copies destinées au tournage de la scène durant laquelle jack Butler, furieux et frustré par son échec, devait laisser tomber son instrument par terre. À ce sujet, Grover déclara: ″ Certaines des copies n’avaient même pas de sous-couche; il ne s’agissait que de maquettes. Aucune n’a survécu intacte ″ .
Pour remettre les choses en perspective, cette guitare n’a servi que d’accessoire mais c’est incontestablement l’une guitare les plus célèbres. Elle a inspiré de nombreuses carrières musicales et est finalement devenue le symbole d’une génération qui a repoussé les limites de l’expression technique et musicale. Aujourd’hui, l’instrument du Mâlin est exposé au Hard Rock Cafe & Casino de Biloxi dans le Mississippi. Un lieu tout indiqué, puisque le carrefour de la légende se situait dans cet État du Sud profond.


Pour la fameuse scène finale du duel entre le diable et Ralph Macchio, Steve Vaï écrivit et joua toutes les parties de guitare en y incluant un hommage au Caprice N°5 de Nicolo Paganini. Les phrasés de slide guitar sont joués par Ry Cooder, l’auteur de la bande originale.


 

Le lundi c’est permis – Bombe

 


[Frédéric Beigbeder/Au Secours Pardon]: ″ Les bombes, je les préfère sexuelles, et les attentats, à la pudeur – I prefer bombs to be sexual, and attacks to be modesty.


 

Righteous Brothers – Unchained Melody

 

[Extrait]: Unchained Melody est définitivement entrée dans l’imaginaire collectif en 1990 à cause de la scène du film Ghost. Scène au cours de laquelle Molly (Demi Moore) et Sam (Patrick Swayze) s’adonnent chaudement à la poterie. Écrite en 1955 pour le film Unchained, la chanson évoque l’histoire d’un prisonnier qui souffre de l’absence de sa petite amie…
Avec plus de 500 versions différentes, elle est l’une des mélodies les plus enregistrées du vingtième siècle. La version la plus connue du titre est évidemment celle qui fait partie de la BO de Ghost. Crédité au duo américain The Righteous Brothers, le single produit par Phil Spector sort en juillet 1965. Romantico-dramatique à souhait et admirablement chanté par Bobby Hatfield, le titre devient l’une des références de la ″ Blue Eyed Soul ″ [la soul aux yeux bleus – NDLR]…
L’adaptation en français, sous le titre Les enchaînés, a été enregistrée par Mouloudji en 1956, Les Chaussettes Noires en 1962 et Johnny Hallyday en duo avec Joss Stone en 2008.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

 William V. Robertson – Elvis Presley

© Photo: William V. Red Robertson/RCA

 

En novembre 1955, Sam Phillips fait face à des difficultés financières et pour se renflouer il décide de vendre son poulain à RCA pour 35 000 dollars. La nouvelle maison de disques veut sortir un album à partir des bandes récupérées chez Sun auxquelles sont ajoutés de nouveaux enregistrements. En mars 1956 sort Elvis Presley, le premier album éponyme du King.
Pour le cover art du EP, le Colonel Parker décide d’utiliser une photo de William V. ″ Red ″ Robertson. Le cliché en noir & blanc pris le 31 juillet 1955 lors d’un concert à Tampa en Floride est recadré et colorisé afin de mettre en valeur la personnalité d’Elvis et l’essence même de sa musique. Simplicité, énergie et violence, ce que la jeunesse aime et trouve dans le rock’n’roll se retrouve au cœur d’une composition à la typographie graphique saisissante grâce à laquelle la pochette se retrouvera plus tard à la 40ème place du classement des 100 meilleures pochettes d’albums du magazine Rolling Stone. Concept et lettrage ont été repris par The Clash pour la pochette de leur album London Calling paru en 1979.

Slash – Live at the S.E.R.P.E.N.T

 

C’est en 2024, durant les sessions de Orgy of the Damed, que Slash met en place le concept S.E.R.P.E.N.T (Solidarity-Engagement-Restore-Peace-Equality-N-Tolerance). Le but? Via une série de concerts organisés aux États-Unis, célébrer et promouvoir le blues en se produisant avec d’autres artistes pour collecter des fonds destinés à plusieurs associations caritatives.
Dans ce contexte l’album Live at the SERPENT Festival a été enregistré et filmé LE 17 juillet 2024, lors du concert au Mission Ballroom à Denver Colorado. Slash et sa bande s’attaquent à un mélange de standards ayant inspiré toute une génération de musiciens. Les 14 titres reprennent quasiment tous les morceaux de Orgy of the Damned, à l’exception de Hoochie Coochie Man, Awful Dream et Living for the City. La setlist passe ainsi de Parchman Farm Blues de Bukka White et Killing Floor de Howlin’ Wolf à Oh Well de Fleetwood Mac, Born Under A Bad Sign de Booker T. & the MG’s et Shake Your Money Maker d’Elmore James. La version de Papa Was A Rolling Stone des Temptations repose sur un groove envoûtant, tandis que Stormy Monday ralentit le rythme jusqu’à une intensité croissante avant d’exploser en une catharsis soul. Le guitariste dévoile également une nouvelle composition originale, Metal Chestnut, un morceau puissant, arrogant et en parfaite harmonie avec tout le reste.
Sous le nom de Slash’s Blues Ball, l’ex pistolero des Guns’N’Roses est accompagné de Teddy Andreadis (claviers, harmonica et chant), Tash Neal (guitare rythmique et chant), Johnny Griparic (basse et chœurs) et Michael Jerome (batterie). Ensemble ils nous offrent un concert brut de fonderie en rendant un hommage puissant aux légendes qui ont façonné le rock et le blues.
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